Suite, et hélas certainement pas fin
Après R Vautier à Elne, H Bassis dans le collimateur du maire de Champigny, le vote antisémite et anticommuniste à Bergerac contre Hélène Sapir, à Billy Montigny le maire R-Haine retire le nom de Léon Delfosse de centre culturel.
C’est la Résistance dans son ensemble au travers de sa composante ouvrière et communiste qui est visée par les forces de la réaction , l’ultra et celle dite classique mais se glissant avec délice vers l’ultra.
Militant syndical CGTU avant guerre, mobilisé en 39, Leon Delfosse est fait prisonnier en 1940, s’évada, puis reprit une activité clandestine.
Arrêté en 1943 et condamné à six ans de prison, il s’évada du camp d’Éperlecques en juillet de la même année.
Responsable régional du Nord pour les mineurs au sein du comité d’unité syndicale et d’action, il prépara la grève insurrectionnelle d’août 1944, puis participa au combat de Waziers du 31 août au 2 septembre 1944. Il termina la guerre avec le grade de Capitaine FFI.
À la Libération de nouveau mineur et militant syndical, responsable communiste, L.Delfosse fut nommé directeur général adjoint des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais. Il participa à la période de reconstruction et de relance de la production minière, souvent désignée comme la « bataille du charbon ». Il fut également président de la Fédération CGT du sous-sol.
De René Vautier à Léon Delfosse en passant par Henri Bassis et Hélène Sapir, la voilà la haine pétainiste ou (et) péri-pétainiste où l’anticommunisme reste avec un antisémitisme et une xénophobie permanentes le liant de leur purulente activité.
Les silences des ministres de l’intérieur et des anciens combattants en un domaine qui est de leur ressort est assourdissant.
Guy Hervy