Mois : octobre 2020

Retracer le parcours d’un résistant ou d’un Français libre. Guide d’orientation dans les fonds d’archives.

Retracer le parcours d’un résistant ou d’un Français libre. Guide d’orientation dans les fonds d’archives.

Parution aux éditions Archives et Culture de l’ouvrage

Retracer le parcours d’un résistant ou d’un Français libre. 

Guide d’orientation dans les fonds d’archives.

Cet ouvrage de près de 120 pages a été réalisé avec l’aide de Frédéric Queguineur, responsable des fonds du bureau Résistance au Service historique de la Défense de 2013 à 2018. La préface est signée de Fabrice Grenard, directeur historique de la Fondation de la Résistance.

Ce guide qui bénéficie du parrainage de la Fondation de la Résistance et du Service historique de la Défense, est disponible dans toutes les librairies.

Fabrice Bourrée
Chef du département AERI (Musée de la Résistance en ligne)
Fondation de la Résistance – Département AERI
16-18 place Dupleix
75015 Paris

EN SAVOIR PLUS

Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

 

#VendrediLecture Dernière lecture que je vous conseille. Une très belle BD au graphisme soigné qui raconte l’histoire d’une famille juive d’origine polonaise qui s’est installée en France.
Après les premières rafles de 1942, à l’âge de 16 ans, Wally Aviam est envoyée par ses parents à Corenc, un petit village au-dessus de Grenoble. Ses souvenirs racontent une vie de faim, de froid et d’attente de ses parents et de son frère déportés, mais aussi la découverte de la montagne, de la nature, de l’amitié et de l’amour.
L’ancien résistant Lucien Miral est décédé

L’ancien résistant Lucien Miral est décédé

Lucien est né à Paris le 16 septembre 1921. Devenu orphelin, il entre dans un centre de jeunesse à l’école forestière des Barres. Le jeune homme est bientôt pris dans la tourmente de la guerre. À la débâcle, Lucien fuit Paris. Il passe au centre d’incorporation des armées de Blois où il s’engage pour le 10e régiment de chasseurs d’Afrique à Meknès, au Maroc. Son engagement est transformé et il intègre le 8e régiment de cuirassiers, le 18 novembre 1941, basé dans la caserne Bertrand, à Châteauroux. Des liens de camaraderie se lient avec un certain Batiste Chaumard lui aussi engagé, habitant au lieu-dit « Les Brandes », à Crevant.
Sportif, peintre et citoyen investi Les événements vont vite, l’armée allemande entre en zone libre, leur chef de corps leur conseille de fuir et c’est à Crevant, avec son camarade Chaumard, qu’il se retrouve en clandestinité. Lucien est hébergé chez Mme Ballaire. Il devient réfractaire dès le 5 avril 1943, entre dans la résistance, dans le groupe Chauffour, basé à Crevant, et rejoint ensuite le groupe Indre Est au bois de Montpeget, suivi de l’incorporation aux Forces françaises de l’intérieur Indre, du 6 juin 1944 au 10 septembre 1944. Il participe à diverses missions, dont le parachutage de Peuparon. Rappelé le 20 décembre 1944 au 12e escadron du train, caserne Ruby, à Châteauroux, il est démobilisé.
Lucien était titulaire de la carte de réfractaire remis par le préfet de l’Indre en date du 31 janvier 1963. La médaille du réfractaire lui a été remise le 8 mai 2011. Il était titulaire aussi de la croix du combattant volontaire.
La guerre terminée, il se marie en 1946 avec Madeleine Ballaire. En 1950 naîtra leur fils, Serge. La famille s’installe définitivement à Crevant. Lucien travaille dans une imprimerie puis il devient représentant avant de mettre ses compétences au service d’une entreprise de matériel agricole et de travaux publics où il reste durant vingt-trois ans.
Lucien a participé à l’essor associatif de la commune en tant que membre actif mais aussi en assurant plusieurs présidences dont celle du comité des fêtes. Joueur de foot amateur d’après-guerre, sollicité par son ami Pierre qui voulait créer une association sportive, il répondait présent. L’association fut créée et Lucien en prit tout de suite la présidence en 1964, pour la tenir jusqu’en 1990.
Il fut aussi président de l’association de pétanque locale mais aussi président départemental de la commission de pétanque Ufolep pendant dix ans, puis président d’honneur ensuite. Il reçut à ce titre la médaille d’argent de la Jeunesse et des sports.
Lucien a aussi assuré la présidence de la section ACPG jusqu’en 2009 avant de fusionner avec la section UNC-AFN dont il deviendra président d’honneur. À la retraite, Lucien décide de prendre des cours de gouache à la MJC ; il devient un maître au fil du temps. Désireux de toujours participer à la vie associative de la commune, il a accepté de faire partager ses connaissances et dispensa bénévolement des cours. Les obsèques du dernier résistant de la commune, mais aussi du citoyen jovial, ont été célébrées jeudi 8 octobre.
16 octobre 1943 : Rafle du ghetto de Rome.

16 octobre 1943 : Rafle du ghetto de Rome.

Le saviez-vous?
À l’aube du samedi 16 octobre 1943, jour choisi spécialement car férié pour les Juifs, plus de 350 hommes de la police allemande, sous les ordres de 14 officiers et sous-officiers effectuent une rafle dans le ghetto de la communauté juive romaine, principalement dans la Via del Portico d’Ottavia et les rues adjacentes, ainsi que dans d’autres quartiers de Rome. Aucun italien n’étaient estimé digne de confiance pour effectuer cette tâche.
Le dimanche 17 septembre, un fonctionnaire du Vatican se rendit au Collegio Militare, se limitant à demander la libération des Juifs baptisés. Cette requête fut rejetée car, sur la base de la législation allemande en vigueur à l’époque, les Juifs convertis appartenaient toujours à la race juive.
Les personnes arrêtées furent transférées à la gare de Rome Tiburtina, chargées sur un convoi composé de 18 wagons à bétail.
Le convoi, parti le lundi 18 octobre à 14h05, arriva au camp d’Auschwitz le 22 octobre à 23h. Les déportés restèrent enfermés dans les wagons jusqu’à l’aube.
Une fois sortis des wagons, les déportés furent divisés en deux colonnes : d’un côté 820 personnes jugées physiquement inaptes au travail et de l’autre 154 hommes et 47 femmes déclarées physiquement sains. Les 820 personnes du premier groupe furent immédiatement conduites dans les chambres à gaz nommées « zone douche ». Le jour même, leurs cadavres lavés avec un jet d’eau et privés des dents en or furent brûlés dans les fours crématoires.
Ceux du deuxième groupe furent transférés dans d’autres camps d’extermination. Les juifs qui restèrent à Auschwitz périrent tous.
À la fin du conflit, seuls 15 hommes et une femme retournèrent en Italie.
Lors des rafles suivantes, la majorité des juifs parvint à se cacher, souvent aidés par la population italienne.
Ci-dessous, une photo de Lello di Segni, dernier survivant de la rafle du 16 octobre 1943, décédé le 26 octobre 2018 à l’âge de 91 ans. 🐝
1940 : LES PARISIENS DANS L’EXODE

1940 : LES PARISIENS DANS L’EXODE

Actuellement : première exposition temporaire

1940 : LES PARISIENS DANS L’EXODE

jusqu’au 13 décembre 2020

Inauguré le 25 août 2019 à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin retrace, dans sa première exposition temporaire, l’épisode tragique de l’exode vécu par les Parisiens en juin 1940. Alors que cette année a lieu la commémoration de cette période charnière dans l’histoire de la France, des archives, photographies, films, dessins et témoignages réunis pour la première fois dans une exposition, éclairent ce traumatisme collectif.

Juin 1940 : il y a 80 ans, Belges, Luxembourgeois et Français partent sur les routes, fuyant l’avancée des troupes allemandes.

Deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants quittent Paris en quelques jours… Ils rejoignent les six millions de personnes déjà prises dans la tourmente. Ce mouvement de masse vers le sud ou l’ouest de la France prend de telles proportions que la référence à la Bible s’impose rapidement pour le nommer : l’exode.
Au fil du parcours les principales origines de ce mouvement de panique inédit sont expliquées. Les imaginaires des Parisiens, comme ceux de tous les Français, ont été nourris par les descriptions des violences à l’encontre des civils lors des précédentes guerres. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont préparé une guerre défensive, sans prendre en compte l’éventualité d’une invasion ennemie sur le territoire français jusqu’à la capitale.

COMMISSAIRES :

Hanna Diamond, historienne, professeur à l’université de Cardiff, auteur de l’ouvrage : « Fleeing Hitler » ; Sylvie Zaidman, historienne, conservatrice en chef, directrice du musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin.

L’accent est mis sur une expérience collective faite de millions d’histoires individuelles, mêlant les Parisiens aux autres Français, aux Belges ou aux Luxembourgeois.

PHOTOGRAPHIES ET FILMS D’ARCHIVES MÉCONNUS

En s’appuyant sur des films d’époque, des témoignages, des dessins – d’enfants notamment – et des archives, les commissaires ont choisi de plonger le visiteur dans cette période singulière de l’histoire. Il découvre peu à peu le sentiment d’urgence qui saisit les Parisiens et leur départ en catastrophe pour se retrouver dans la masse de réfugiés qui encombrent les routes. « 1940 : les Parisiens dans l’exode » permet de suivre les itinéraires de quatre familles partant de Paris, plongées au milieu de la masse de tous ceux qui s’en vont de façon parfois désordonnée et irrationnelle.

la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

LE PARISIEN

Les travaux enfin lancés pour transformer la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

Prévus depuis plusieurs années, les travaux de transformation de la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire ont débuté. La ville espère pouvoir inaugurer ce nouveau lieu en janvier 2022.

Le 11 octobre 2020 à 18h59, modifié le 11 octobre 2020 à 19h14

C’est un lieu empli d’histoire, encore peu connu du grand public. Un endroit qui a joué un rôle dans les temps les plus sombres du XXe siècle. Entre juillet 1943 et août 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, 22 453 personnes de confession juive ont été déportées depuis la gare de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Une station aujourd’hui désaffectée, qui permettait de relier la commune, alors village maraîcher, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne). Et qui sera demain un lieu de mémoire : les travaux ont en effet débuté en août dernier avec pour objectif de l’inaugurer en 2022.

Les convois partaient vers Auschwitz

Ouverte dans un premier temps aux voyageurs, cette gare de la Grande Ceinture est devenue uniquement réservée au transport de marchandises dès 1939. Située seulement à deux kilomètres du camp de Drancy, où étaient internés de nombreux juifs, la gare a sans doute été choisie par les Allemands pour son emplacement plus discret que celle du Bourget où ont débuté les déportations.

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Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

les dates de dédicaces et de conférences pour les prochaines semaines:
➡️mardi 3 novembre : conférence virtuelle avec l’Institut français d’Edimbourg en Ecosse.
➡️samedi 7 et dimanche 8 novembre : dédicace au salon du livre d’Histoire de Verdun (55).
➡️vendredi 13 novembre : dédicace à partir de 17h30 à la librairie Le Chat Pitre de Fécamp (76)
➡️mercredi 18 novembre: conférence à 15h au musée de la Résistance et de la Déportation de Toulouse (31).
➡️dimanche 22 novembre: conférence à 16h au musée de la Résistance et de la Déportation de Blois (45) dans le cadre de BD Boum.
➡️samedi 28 novembre : conférence à 15h au café historique de Chaville (92).

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Documentaire. « Les 7 vies de Madeleine Riffaud » de Jorge Amat.

Documentaire. « Les 7 vies de Madeleine Riffaud » de Jorge Amat.

Tous les jours à 13h au Cinema saint-André des Arts.

« Combattante en quête de vérité
À partir d’archives et d’entretiens, Jorge Amat retrace le parcours de la résistante, poétesse et journaliste qui couvrit pour l’Humanité les guerres d’Algérie et du Vietnam.
Les 7 vies de Madeleine Riffaud
de Jorge Amat
France, 100 minutes
Une existence, l’écriture, trois guerres et un amour. Dans un documentaire où s’entrelacent images d’archives et longs entretiens avec la résistante, poétesse et journaliste, Jorge Amat explore la vie dense et folle de Madeleine Riffaud, depuis ses premiers pas dans la Résistance jusqu’aux maquis du Sud-Vietnam.
Dans son appartement parisien, à 95 ans, la vieille dame, front plissé, traits durs, regard perçant malgré la cécité, déplie un récit sûr, précis, ponctué du pépiement des oiseaux qui l’entourent, dans leurs grandes volières. Vêtue de noir, cheveux nattés de côté, elle fume et se souvient, l’intime et l’histoire, et jusqu’à la première blessure, longtemps enfouie dans l’oubli, un viol enduré alors qu’elle devait passer, adolescente, la ligne de démarcation pour rejoindre le sanatorium. La tuberculose est tombée sur elle comme un malheur de plus, dans l’exode, alors que sa famille fuyait Paris occupée. De la maladie, elle se relève, pour embrasser le combat. « Je suis entrée dans la Résistance avec un nom d’homme, un nom d’Allemand, un nom de poète » : dans la clandestinité, elle sera Rainer, pour Rainer Maria Rilke. « Je suis un antihéros, quelqu’un de tout à fait ordinaire. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce que j’ai fait, rien du tout », insiste-t-elle.
Arrêtée et torturée par la Gestapo
Elle organise d’abord le ravitaillement des clandestins, puis passe à des actions « plus dures » : recrutements, planques, attaques de dépôts d’armes. L’affiche rouge placardée dans les couloirs du métro lui brise le cœur. Comme Missak Manouchian, comme Joseph Epstein qu’elle admire, elle est de ceux que l’occupant tient pour des « terroristes ». Ce mot-là lui reste encore en travers de la gorge : « Jamais nous n’attaquions des civils. Jamais nous ne faisions quoi que ce soit qui puisse les mettre en danger. On se serait plutôt fait crever. » Des explosifs cachés sous le manteau, dans Paris quadrillée par l’occupant, elle échappe par miracle à l’arrestation, grâce au langoureux baiser d’un camarade. La mort d’un ami abattu d’une balle tirée dans le dos, à bout portant, décuple sa rage. Elle se vengera. Sur le pont de Solférino, elle attendra que le soldat allemand qu’elle a choisi pour cible se retourne vers elle pour lui mettre deux balles dans la tempe. « Il n’a pas souffert. J’ai enfourché ma bicyclette, je suis repartie sur les quais. » Elle est arrêtée, conduite rue des Saussaies, au quartier général des SS. « La suite, je n’aime pas la raconter. » Elle est torturée, passe entre les mains de la police de Vichy, puis de la Gestapo, manque d’être fusillée, se soustrait in extremis à la déportation.
Oublier la fureur nazie, la boue, le sang
Quand l’insurrection éclate, elle est libérée de prison, prend part au combat, dirige la capture d’un train allemand aux Buttes-Chaumont. Ce soir-là, avec ses camarades, elle s’offre un festin : « Jamais depuis quatre ans nous n’avions si bien mangé. » Paris est libérée, elle a 20 ans, il faut oublier la fureur nazie, la boue, le sang. Mais elle se sent vide, n’a pas de métier, traîne sur le pavé, sans but. Elle est prête à se noyer, lorsqu’elle rencontre Claude Roy qui la présente à Aragon, Tzara, Vercors. Dans ses yeux, Éluard décèle une infinie détresse. Elle lui fait lire les poèmes griffonnés dans sa prison : « Je n’ai jamais donné vos noms / Je serai fusillée demain. » Il les fait publier, Picasso fait son portrait, elle apprend le métier de journaliste en couvrant les grèves.

Lire aussi : Madeleine Riffaud « Et nous partirons réveiller les hommes »
À Berlin, au Festival mondial de la jeunesse, elle rencontre le poète vietnamien Nguyen Dinh Thi, l’amour de toute une vie. Lorsqu’elle le retrouve à Hanoi en 1955, leur idylle fait grand bruit : « Tout le monde voulait nous marier, comme un symbole de la paix retrouvée. » Hô Chi Minh ne l’entend pas ainsi, il lui demande de repartir à Paris. Elle pleure. « On ne fait rien avec des larmes. Tu es journaliste : fais ton travail », tranche-t-il. Une autre guerre, déjà, s’est allumée.
Jamais, de ma vie, je n’ai vu une guerre aussi sale.
Madeleine Riffaud, à propos de la guerre d’Algérie
Au retour, l’Humanité l’envoie en Algérie. Dans ses reportages, elle témoigne des atrocités, de la violente répression qui s’abat sur tout un peuple : « Jamais, de ma vie, je n’ai vu une guerre aussi sale. » La tuberculose la rattrape, la cloue en France. Aux Algériens, elle dédie alors un recueil de poésie : Si j’en crois le jasmin. Le préfet Papon la poursuit pour ses articles sur « les caves qui chantent » où l’on pratique la torture à Paris et l’OAS la prend pour cible : elle est grièvement blessée dans une attaque au plastic.
Témoin des bombes sur Haiphong
À l’indépendance, Henri Alleg, qui a repris la tête d’ Alger républicain, la met en relation avec l’antenne du Front de libération du Sud-Vietnam dans la Ville blanche. Elle recueille les témoignages de ses membres, revient avec des photos. L’Humanité les publie, sous le titre : « La deuxième guerre du Vietnam a commencé ». Madeleine Riffaud se rend sur le front en 1964. Dans la forêt, dans les galeries souterraines, sous les bombes, elle restera trois mois auprès des combattants de la guérilla communiste, en ramènera, avec son confrère australien Wilfred Burchett, des images exceptionnelles de cette guerre d’indépendance.
Il n’y a aucune cause perdue, excepté celles qu’on abandonne en chemin.
Revenue au Nord, elle retrouve Nguyen Dinh Thi, qu’elle n’a jamais cessé d’aimer, et sera le seul témoin étranger de la première pluie de bombes déversée sur Haiphong par les B52 américains. Le retour dans l’atmosphère insipide de la France pompidolienne la désole. Elle se fait alors embaucher comme fille de salle dans un hôpital, en tire un récit poignant sur les vies de ces héroïnes anonymes. Les Linges de la nuit remportent un succès prodigieux.
Au crépuscule de sa vie, Madeleine Riffaud a acquis une certitude : « Il n’y a aucune cause perdue, excepté celles qu’on abandonne en chemin. » « J’ai toujours cherché la vérité. Au Maghreb, en Asie, Partout où des peuples se battaient contre des oppresseurs. Je cherchais la vérité : pas pour moi, mais pour la dire. Ce n’est pas de tout repos. J’ai perdu des plumes à ce jeu. J’en ressens encore les effets dans mes os brisés. Mais si c’était à refaire, je le referais. »
L’humanité, le 11 octobre 2020.

https://www.google.fr/…/documentaire-les-7-vies-de…

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Fontevraud : la détention des Résistants. Patrimoine des Pays de la Loire

Fontevraud : la détention des Résistants. Patrimoine des Pays de la Loire

Témoignage recueilli dans le cadre de l’Inventaire du patrimoine culturel de Fontevraud : Roger Poitevin, fils de détenu, retrace le parcours de son père militant communiste puis Résistant, de son arrestation en 1942 à sa déportation quelques semaines plus tard. Il rappelle que Fontevraud était appelée « la Centrale du silence » et qu’une discipline très dure y régnait. Il parle également de la difficulté qu’a eue ce lieu à assumer le fait d’avoir été un centre de détention de Résistants.