Mois : janvier 2022

Chemin de vie vers Mauthausen

Chemin de vie vers Mauthausen

Chemin de vie vers Mauthausen.
Pour que les élèves et les enseignants puissent traiter les questions éthiques et morales sur le national-socialisme et les camps de concentration avant la visite du Mémorial du Centre Mauthausen, il est recommandé de le faire gratuitement. le matériel pédagogique « Chemin de vie à Mauthausen ». C’est pour les étudiants de la 8ème année. Niveau scolaire. Bref, des textes simples, les biographies des personnes qui ont été emprisonnées dans le camp de concentration de Mauthausen, commis des crimes dans le camp ou vivaient dans les environs du camp.
Ces incitations à la réflexion créent des liens entre le passé et le présent.
Pour toute question à ce sujet, veuillez contacter :
education@mauthausen-memorial.org
Photo : Michael Car / Brochure Achmed Kranzmayr
Disparition de Henri Soum

Disparition de Henri Soum

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Henri Soum.
Originaire de Toulouse, il s’engage très tôt dans les rangs des FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français) et participe à quelques actions de résistance urbaine. En 1944, il rejoint un maquis au sein de l’Armée Secrète dans le secteur de Cazères. Son groupe installé sur les crêtes des Petites Pyrénées, à Balesta, organise de nombreuses actions et autres coups de main contre les troupes allemandes jusqu’à la libération du département le 19 août 1944.
Très modeste et discret, Henri Soum a fait le récit au jour le jour de cette épopée. Il a consacré toute une partie de sa vie à écrire l’histoire de la Résistance haut-Garonnaise dans une série de cinq ouvrages intitulée « Chronique des bords de Garonne ». Ses ouvrages constituent aujourd’hui une source précieuse pour mieux connaître l’histoire de la Résistance conçue à partir d’archives et témoignages qu’il a consciencieusement rassemblés.
Il est décédé mercredi 12 janvier 2022 à l’âge de 96 ans.
Ses obsèques auront lieu lundi 17 janvier à 15h au cimetière Sainte-Marie-des-Champs de Villeneuve Tolosane.
Illustrations : Henri Soum lors de son entretien filmé par le musée en 2019. / Groupe Pluton – maquis AS de Balesta près de Cazères coll.part
Cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000

Cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000

Afmd Mémoire Vigilance

La cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000, s déroulera dimanche 30 janvier prochain à 10 heures à la Mairie de Romainville – devant la statue de Danièle CASANOVA – et à 11 heures devant la porte du fort de Romainville aux Lilas. Nous vous espérons nombreux pour rendre hommage à ces femmes dont Marie Claude Vaillant Couturier,…Charlotte Delbo, …Maie Politzer, …Danielle Casanova, …Marie Alizon, ..Anne Marie Epaud, …Hautval Adelaide, …Louise Losserand,…Marie Elisa Cohen-Nordmann,… Jacqueline Quatremaire,… Raymonde Salez, ..Rose Blanc, …Joséphine Umido

Hennebont. L’expo Vivre à en mourir s’installe au lycée Emile-Zola

Hennebont. L’expo Vivre à en mourir s’installe au lycée Emile-Zola

Jusqu’à la fin du mois de janvier, le lycée professionnel Émile-Zola accueille au CDI l’exposition Vivre à en mourir, qui évoque vingt combattantes et résistantes européennes de la Seconde Guerre mondiale.

Préparée par le comité du pays d’Auray de l’Anacr (Association nationale des anciens combattants) et des Amis de la Résistance, c’est la première fois que cette exposition itinérante, inaugurée en novembre dernier, est présentée dans un établissement scolaire.

Une grande satisfaction pour Maryline Le Sauce, présidente de la section locale d’Auray de l’association, qui est venu à la rencontre des élèves de 3e du lycée pour leur présenter le parcours de ces vingt femmes d’exception qui se sont battues pour la liberté.  Ne pas en parler, c’est oublier , a-t-elle tenu à expliquer à ces collégiens qui continueront à travailler sur l’exposition dans différentes matières notamment en cours de français où ils aborderont la poésie de la Résistance.

Jusqu’à la fin du mois de janvier, le lycée professionnel Émile-Zola accueille au CDI l’exposition Vivre à en mourir, qui évoque vingt combattantes et résistantes européennes de la Seconde Guerre mondiale.

Préparée par le comité du pays d’Auray de l’Anacr (Association nationale des anciens combattants) et des Amis de la Résistance, c’est la première fois que cette exposition itinérante, inaugurée en novembre dernier, est présentée dans un établissement scolaire.

Une grande satisfaction pour Maryline Le Sauce, présidente de la section locale d’Auray de l’association, qui est venu à la rencontre des élèves de 3e du lycée pour leur présenter le parcours de ces vingt femmes d’exception qui se sont battues pour la liberté.  Ne pas en parler, c’est oublier , a-t-elle tenu à expliquer à ces collégiens qui continueront à travailler sur l’exposition dans différentes matières notamment en cours de français où ils aborderont la poésie de la Résistance.

Jusqu’à fin janvier, l’exposition Vivre à en mourir, au CDI du lycée Zola.

L’abbé et l’instituteur, deux héros et martyrs de la résistance dans le Loiret

L’abbé et l’instituteur, deux héros et martyrs de la résistance dans le Loiret

L’historien Georges Joumas a donné une conférence ce vendredi 14 janvier 2022 à Fay aux Loges sur l’abbé Thomas et l’instituteur Roger Giry. Deux personnalités issues de deux mondes différents. Rien ne les prédestinait à se rencontrer et encore moins à oeuvrer ensemble. Mais la seconde guerre mondiale est passée par là et a tout bouleversé, jusqu’à leur fin tragique en août 1944.

par Sophie Deschamps

Georges Joumas, historien a évoqué deux figures emblématiques de la résistance loirétaine le 14 janvier 2022 à Fay-aux-Loges. Photo Sophie Deschamps
La quarantaine de personnes présentes ce vendredi 14 janvier 2022 à la salle des fêtes de Fay-aux-Loges ont suivi avec un grand intérêt cette plongée dans la résistance loirétaine. Une période dramatique de notre histoire avec ses héros et ses martyrs, souvent les mêmes d’ailleurs. L’historien Georges Joumas avait choisi de mettre l’accent sur deux grands résistants l’abbé Georges Thomas et l’instituteur Roger Giry. Deux hommes qu’à priori tout séparait mais qui ont néanmoins lutté main dans la main contre les nazis. Mais avant de parler de leurs actes de bravoure, l’historien a dressé tout d’abord leurs portraits.

L’abbé Georges Thomas
C’est le héros de Fay-aux-Loges avec de nombreuses marques de respect et d’hommages disséminées dans toute le village : la rue principale porte son nom, une grande plaque lui rend hommage. Il est cité sur le monument aux morts, dans l’église et bien sûr ses faits d’armes sont mentionnés sur sa tombe.

Fils d’un agriculteur puis apiculteur catholique très pratiquant, Georges Thomas nait le 31 juillet 1914 donc à Fay-aux-Loges, juste avant la déclaration de la 1ère guerre mondiale. Brillant élève, il arrive jusqu’au certificat d’études primaires. Musicien, il joue du trombone et apprend à piloter une moto, ce qui lui sera fort utile dans la Résistance.

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« Garder de la force pour transmettre, c’est très important » : l’inlassable témoignage de Lili Leignel, survivante des camps de la mort

« Garder de la force pour transmettre, c’est très important » : l’inlassable témoignage de Lili Leignel, survivante des camps de la mort

Lili Leignel, née Keller-Rosenberg, ne cesse, depuis quarante ans, de décrire l’horreur de la déportation et de la barbarie nazie devant des lycéens et des collégiens. « Le Monde » a suivi cette femme de 89 ans, en décembre 2021, dans des établissements scolaires du Loiret.
Nuit noire. Le calme règne au 42, boulevard d’Armentières, à Roubaix, un petit immeuble en briques. Au moment du coucher, une excitation joyeuse s’est emparée des enfants car, le lendemain, c’est l’anniversaire de leur mère, Charlotte. Lili, tout juste 11 ans, Robert, bientôt 10 ans, et André, 3 ans et demi, ont préparé l’événement avec amour : ils ont appris des poèmes, dessiné, tandis que Joseph, leur père, se débrouillait pour trouver un gâteau et des fleurs.

A 3 heures du matin, un fracas épouvantable réveille la maisonnée. Ce lundi 27 octobre 1943, plusieurs hommes de la Feldgendarmerie, la police militaire allemande, grimpent quatre à quatre les escaliers pour arrêter la famille Rosenberg. Ils passent sans s’arrêter au premier, où se trouvent la cuisine et la salle à manger, et ouvrent violemment les portes des chambres au second, où dorment les enfants et leurs parents. « Los ! Schnell ! [Allez ! Vite !] », hurlent-ils, en défonçant tout sur leur passage.

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Le prix de la BD chrétienne décerné à « Têtes de mule », album sur des résistantes catholiques

Le prix de la BD chrétienne décerné à « Têtes de mule », album sur des résistantes catholiques

Dans une sélection de bon niveau, le jury de la BD chrétienne a récompensé jeudi 13 janvier l’album Têtes de mule, qui raconte l’histoire vraie d’un réseau de résistance créé par une équipe de Guides de France dans l’Alsace occupée.
Le prix international de la BD chrétienne 2022 a été décerné à Têtes de mule, d’Étienne Gendrin (La Boîte à Bulles). Le jury – dont est membre l’auteur de ces lignes –, qui s’est réuni début décembre, l’a annoncé jeudi 13 janvier. Ce remarquable album retrace l’histoire vraie de jeunes Guides de France alsaciennes engagées dans la Résistance.

De 1940 à 1942, ces jeunes filles montent un réseau de passeurs, « l’équipe Pur-Sang », qui procédera à l’exfiltration de plus de 500 prisonniers de guerres et jeunes Alsaciens promis à l’enrôlement dans l’armée nazie, avant d’être démantelé par l’occupant qui emprisonnera les responsables. Plusieurs d’entre eux échapperont de peu à la peine capitale.

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Disparition

Disparition

J’ai le regret de vous annoncer que Jean Vaislic vient de nous quitter.
J’ai une pensée particulière pour sa femme Marie et ses deux fils.
Arrêté en 1942, et intégré au Kommando de Harzungen (camp satellite de Dora et Buchenwald), il participera malgré lui, à la construction des fusées V2. En août 1944, il est transféré à Auschwitz-Birkenau, puis à Gleiwitz, Blechhammer, Gross-Rosen et, au terme d’une longue « Marche de la mort », à Buchenwald où il recouvre la liberté le 11 avril 1945.
Infatigable témoin dans les écoles et autres moments mémoriels, dont les deux derniers événements publics furent lors de la remises du « Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora » à la Cité de l’Espace de Toulouse par le directeur de l’ONAC-VG, Renaud Schouver et sa participation au Concert de la Liberté à l’oratoire du Louvre en hommage aux déportés, organisé par l’AFMD.