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Journée d’étude : “LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE”

Journée d’étude : “LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE”

L’UNION DES ASSOCIATIONS DE MÉMOIRE DES CAMPS NAZIS

Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen

 

vous prie d’assister à la journée d’étude

  

LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE

 

dimanche 24 novembre 2019

de 9h30 à 16h30

 à l’Auditorium de la Préfecture de Paris / Ile-de-France

5 rue Leblanc 75015 Paris

 

Accès dans la limite des places disponibles

Réponse impérative avant le 18 novembre 2019

de préférence par mail : interamicale1945@gmail.com

tél : 06 16 46 06 21

 

Métro ligne 8 : arrêt Balard – RER C : arrêt Pont du Garigliano – Tramway 3 ou en bus PC1 : arrêt Pont du Garigliano –

Bus 30, 88, 169 : arrêt terminus Hôpital Européen Pompidou

 

Représentations visuelles et textuelles par des déportés ou des artistes non déportés

 

Visées didactiques

Statuaire et images, sur les sites des camps ou dans l’espace commémoratif

(Père-Lachaise, Buchenwald, Mauthausen, Natzweiler, Vél d’Hiv, média).

Avec la contribution de Walter Spitzer, déporté, peintre et plasticien.

 

Images à vif 

Quatre cas, parmi les créations dans ou après le camp : Thomas Geve (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald) – Jeannette L’Herminier (Ravensbrück) – Pierre Provost (Buchenwald) –

Walter Spitzer (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald)

 

Gestes d’artistes 

Ceija Stojka (Auschwitz, Ravensbrück, Bergen Belsen) – Edith Kiss (Ravensbrück) –

Zoran Mušič (Dachau) et Miklos Bokor (Auschwitz, Buchenwald).

 

Avec la participation de Pascal Convert (plasticien, écrivain et réalisateur) et Lou Simon (comédienne).

Journée animée par Agnès Triebel (Association Buchenwald-Dora)

et Daniel Simon (Amicale de Mauthausen).

 

Les œuvres choisies seront présentées par :

Anne Bernou, Yvonne Cossu*, Aurélie Cousin, Dominique Durand*, Marie Janot, Sylvie Ledizet*,

Gisèle Provost*, Daniel Simon*, Walter Spitzer*, Agnès Triebel*, Caroline Ulmann*.

 

*membres des associations organisatrices

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

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L’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exprime sa totale réprobation de la Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Si elle approuve sans réserve l’importance de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, elle ne saurait reconnaître comme fondée sur le plan historique la confusion entre communisme et nazisme et ses conséquences éminemment préjudiciables et contestables sur le plan mémoriel, politique et juridique.

Notre association, apolitique de par ses statuts, a été fondée en 1945 par des rescapés d’opinions diverses et reste profondément attachée à cette pluralité et à l’unité forgée dans la Résistance en France autour du Conseil national de la Résistance et poursuivie derrière les barbelés du camp de concentration de Buchenwald au sein du Comité des intérêts français. Parmi ces résistants figuraient de nombreux communistes. Nous ne saurions donc assimiler les communistes aux criminels nazis et leurs collaborateurs qui furent leurs bourreaux comme ceux du continent européen tout entier. Nous ne saurions accepter de ne pouvoir rendre hommage à tous les Résistants au IIIe Reich, en cautionnant une réécriture de l’histoire qui en exclurait les communistes lesquels pourtant en payèrent un lourd tribut.

Cette réécriture de l’histoire présente dans la Résolution du Parlement européen est également inacceptable concernant l’évocation des origines de la Seconde Guerre mondiale fondée sur une interprétation historique parcellaire et biaisée.

L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos apporte son plein soutien à la déclaration du Comité international Buchenwald-Dora du 8 octobre 2019.

Les mémoires des crimes contre l’humanité et le combat contre les dictatures sont des composantes majeures de la construction européenne. Il importe de les préserver sans opposer les victimes, ni procéder à des amalgames ou des réécritures funestes qui contribuent à occulter la nécessité de poursuivre, en Europe comme ailleurs, la lutte pour les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les populismes.

C’est pourquoi l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exige le retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Paris, le 8 novembre 2019

Histoire. La Libération dans les pas d’un résistant quimperlois

Histoire. La Libération dans les pas d’un résistant quimperlois

« Hôtel de Bretagne » : voici le récit unique d’un historien qui explore sans fard le passé et les passions d’une famille, la sienne, et d’une ville, Quimperlé, transfigurée par la guerre et l’Occupation. Le récit de Grégoire Kauffmann est traversé par d’inimaginables figures.

Ce mercredi 6 novembre, paraît « Hôtel de Bretagne. Une famille française dans la guerre et dans l’épuration » (Ed. Flammarion). L’historien Grégoire Kauffmann y décrypte le parcours de son grand-père, Pierre Brunerie, qui dirigea la Résistance, dans le secteur de Quimperlé, en 1944.

Votre récit retrace l’histoire d’un grand-père, un résistant, une image tutélaire et contrastée.

C’est un exercice émouvant. C’était un inconnu, ce grand-père. Il est mort quand j’avais 4 ans. J’en avais une image très fantasmée. Dans l’imaginaire familial, c’était la figure de la Résistance, notable quimperlois, s’étant couvert de gloire. Ça a été une rencontre. Via les archives familiales, j’ai trouvé d’innombrables documents, passionnants, concernant la période de la Résistance. Et quelque chose de très émouvant qui était la correspondance amoureuse de mon grand-père. C’est une très belle histoire d’amour. Avec Imelda, une jeune femme de Clohars, dont la famille fonde l’Hôtel de Bretagne. Je voulais raconter cette rencontre romantique. Les parents d’Imelda sont contre cette union. Mais contre la fatalité familiale, les convenances, ils se sont rebellés parce qu’ils étaient amoureux.

Ce grand-père, à 20 ans, a une certaine candeur, un enthousiasme. Puis, quand il va choisir, pour les beaux yeux d’Imelda, de s’engager dans l’armée. Il vit la campagne de France, en mai-juin 1940. Et on oublie souvent que c’est le théâtre d’une extraordinaire violence, d’une hécatombe dans les rangs de l’armée française. Ce spectacle du sang a été à l’origine de son absence d’illusions sur la nature humaine. Il campe déjà alors ce héros tout en raideur qui sera celui de la Résistance.

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Grenoble : “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, l’exposition événement au Musée dauphinois

Grenoble : “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, l’exposition événement au Musée dauphinois

 

Du 5 novembre 2019 au 27 avril 2020, le musée Dauphinois présente “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, une exposition qui retrace la parcours hors-norme de cette figure iséroise de la Résistance. L’événement s’inscrit dans le cadre des commémorations du 75e anniversaire de la Libération.

Par A.M avec communiqué

À Grenoble, c’est un hommage à une grande dame de la Résistance en même temps qu’une plongée dans l’Histoire que nous propose en cette fin d’année le Musée dauphinois avec sa nouvelle exposition temporaire.

Intitulée “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, celle-ci retrace la parcours de cette figure locale de la Résistance.

Née le 1er novembre 1898 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en Isère, Rose Valland, de son vrai nom Rosa Antonia Valland se passionne très jeune pour les beaux-arts et l’histoire de l’art.

De l’Ecole  normales des institutrices de Grenoble, à l’Ecole du Louvre et passant par les Beaux-arts de Lyon, elle accomplit un brillant cursus

Puis, à l’Institut d’art et d’archéologie de l’université de Paris, elle obtient  les trois certificats d’études supérieures d’histoire de l’art moderne, d’archéologie médiévale, et d’archéologie grecque.

Conservatrice au musée du Jeu de Paume

À la fin des années trente, Rose Valand travaille comme “attachée de conservation” bénévole au Musée du Jeu de Paume où sont exposées les avant-gardes européennes. Elle s’y occupe du catalogue des collections du musée, puis travaille à la réalisation d’une quinzaine d’expositions internationales.

Titularisée en 1941,  elle reste à son poste alors que le musée devient le dépôt principal des œuvres enlevées par les nazis aux familles juives et aux collections publiques.

Blois : la résistante Marthe Hoffnung Cohn présente le film de sa vie

Blois : la résistante Marthe Hoffnung Cohn présente le film de sa vie

Un film a été tourné sur la vie de Marthe Cohn, héroïne de la Résistance. Il est présenté à Blois le 11 novembre au cinéma Les Lobis en sa présence.

Pour la quatrième année consécutive, Marthe Hoffnung Cohn revient à Blois. Les fois précédentes, elle venait témoigner de son passé de Résistance et d’héroïne de la Deuxième Guerre mondiale devant les lycéens ; cette fois-ci, elle est venue pour présenter le film qui a été tourné sur sa vie « Chichinette, ma vie d’espionne ».

La vie de celle qui en vingt ans a donné entre mille et deux mille conférences à travers le monde, a été mise en images par l’Allemande Nicola Hens, et est désormais devenue un documentaire de 86 minutes. Le titre « Chichinette » vient d’un surnom désobligeant que lui a donné un gradé à qui elle avait tenu tête.
Une espionne juive dans l’Allemagne nazie Mais qui est Marthe Hoffnung Cohn alias Fräulein Ulrich – cette femme de l’ombre, au service des résistants français et luttant contre les forces nazies ? Née à Metz en 1920, elle maîtrise parfaitement l’allemand, un atout majeur lorsqu’elle devient une espionne juive qui a infiltré les lignes ennemies. Elle raconte son parcours dans un livre paru en 2002, « Derrière les lignes ennemies – Une espionne juive dans l’Allemagne nazie ».

Eugène Heim, ancien président de l’association Blois-Weimar est une fois de plus à l’origine de la venue de la résistante à Blois. « Elle est en tournée à travers la France pour la promotion de son film jusqu’en décembre, et nous avons profité d’une fenêtre dans son emploi du temps pour lui demander de venir à Blois présenter son film. »

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Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération Source : article Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération | Place Gre’net – Place Gre’net

Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération Source : article Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération | Place Gre’net – Place Gre’net

De nombreuses personnalités, parmi lesquelles le maire de Grenoble Eric Piolle, le préfet de l’Isère Lionel Beffre et Lionel Boucher, Secrétaire de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française, ont participé aux cérémonies commémoratives de la remise de la Croix de la Libération à la ville de Grenoble, le mardi 5 novembre 2019. Une journée sous le signe de l’émotion.

Journée chargée d’émotions, ce mardi 5 novembre 2019, à l’occasion de la cérémonie commémorative du 75e anniversaire de la remise de la Croix de la Libération à Grenoble. Celle-ci a débuté par l’inauguration, dans la matinée, de la rue de Vassieux-en-Vercors, sur la Presqu’île scientifique, non loin de la rue des Martyrs. Un village déjà distingué pour ses hauts faits de résistance durant l’Occupation et dont le maire, Thomas Ottonheimer, a salué l’histoire.

Le village de Vassieux-en-Vercors avait en effet reçu la Croix de la Libération par décret du général de Gaulle, le 4 août 1945. Et était ainsi devenu la quatrième des cinq collectivités civiles françaises élevées à ce rang avec la mention suivante :

« Village du Vercors qui, grâce au patriotisme de ses habitants, s’est totalement sacrifié pour la cause de la Résistance française en 1944. Principal centre de parachutage pour l’aviation alliée sur le plateau, a toujours aidé de tous ses moyens les militaires du Maquis dans les opérations de ramassage d’armes. Très violemment bombardé le 14 juillet, attaqué par 24 planeurs allemands les 21 et 22 juillet, a eu 72 de ses habitants massacrés et la totalité de ses maisons brûlées par un ennemi sans pitié. Martyr de sa foi en la résurrection de la Patrie.«

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Haute-Savoie : le cimetière oublié des miliciens fusillés de la Libération

Haute-Savoie : le cimetière oublié des miliciens fusillés de la Libération

Au Grand-Bornand, sur les pentes d’un village de Haute-Savoie, trône le cimetière oublié de 76 miliciens fusillés au moment de la Libération. Cette étrange nécropole tombée dans l’oubli depuis 1944, abrite un récit douloureux.

Par Mérième Stiti

Au Grand-Bornand en Haute-Savoie, le cimetière des miliciens fusillés demeure discret. Pourtant l’alignement des croix blanches, témoigne d’un lourd héritage. Les miliciens qui y reposent, ont été jugés, abattus pour “trahison” et enterrés sur place.

Depuis, ce cimetière de miliciens a été oublié par la famille des défunts et n’a toujours pas d’existence légale.

“Tous ces gars qui ont donné leur vie pour notre liberté, certains à peine sortis de l’adolescence !” confiait Chantal, au Dauphiné Libéré le 30 juin 2012.

Retraitée dans l’Aude, elle visite la Haute-Savoie avec son mari Ben. Au Grand-Bornand, le hasard les a guidés jusqu’au bois de la Pezerettaz, dans le seul cimetière de miliciens du département.

Sur les croix blanches, aucune autre mention que le nom, la date de naissance et l’année de la mort des 44 miliciens. Un silence qui marque la volonté de ne pas raviver la mémoire d’un épisode dramatique de la Libération.

Dans la nuit du 18 au 19 août 1944, alors qu’Annecy est encerclée par les maquisards, les Allemands fuient dans le département voisin de la Savoie.

Après des heures de tractations, une centaine de miliciens se constituent finalement en prisonniers, contre la promesse d’un procès. Ils seront escortés par la Résistance au siège des Forces françaises de l’intérieur (FFI) : le Grand-Bornand.

Créée le 30 janvier 1943 par le régime de Vichy, la Milice française a  pour mission de combattre la Résistance. Durant les combats de la Libération, les miliciens sont ainsi les cibles privilégiées des épurations pratiquées par la FFI.

Au cours de l’Occupation, on estime à 2 160 morts en Haute-Savoie, dont la moitié est imputable à la seule milice.

“Les miliciens ont semé tellement de haine derrière eux. Je peux vous dire que l’épuration était réclamée à cor et à cri” réagit l’historien Michel Germain.

Au Grand-Bornand, pour les miliciens savoyards, le procès est expéditif et les cercueils sont commandés avant même la fin du jugement.

“Ils ont été emmené en camions jusqu’au Grand-Bornand, protégés de la foule très vindicative. Ils vont y rester quatre jours et sont interrogés dans la salle des fêtes” relate Michel Germain.

Une cour martiale est créée pour l’occasion, sous la houlette de Jean Comet, magistrat révoqué par Pétain. Les peines sont fixées selon des règles et une hiérarchie édictées par le gouvernement provisoire à Alger.

Sur les 97 miliciens, 76 sont condamnés à mort. Les miliciens sont fusillés par groupes de cinq… les chefs Barbaroux, Voisin, Montmasson et Chambaz en premier.

Digne sur le peloton d’exécution, Chambaz retire sa montre et son alliance pour confier la mission au greffier du tribunal de les amener à sa femme.

“Quelques croix parsemées sur un coin de prairie”

Au départ provisoire, le cimetière devient définitif. Progressivement, il tombe dans l’oubli. Pourtant, dans les années 1950, différents préfets tentent d’écrire aux familles pour venir récupérer les cercueils. Mais peu le font.

Dans son livre La Vérité vraie sur le procès de la Milice et des miliciens au Grand-Bornand, Michel Germain explore les biais de l’occultation de ce lieux : “depuis ce procès emblématique, des forces obscures oeuvrent à ressusciter les fantômes de Vichy, de la Collaboration. Comme un travail de mémoire mené à l’envers ?”

Années 30 : la tenniswoman Simonne Mathieu, de la résilience sportive à la Résistance active

Années 30 : la tenniswoman Simonne Mathieu, de la résilience sportive à la Résistance active

Par Gilles Dhers

Héritière de Suzanne-Lenglen sans en atteindre la célébrité, elle abandonna sa carrière en 1939 pour rejoindre De Gaulle et fonder l’unité des Auxiliaires féminine de l’armée de terre. Depuis cette année, un court de Roland-Garros porte son nom.

Chaque samedi avec RetroNews, le site de presse de la BNF, retour sur une histoire de sport telle que l’a racontée la presse française de l’époque. Ce samedi, alors que l’équipe de France féminine de tennis dispute la finale de la Fed Cup : Simonne Mathieu.

Du tennis féminin français de l’entre-deux-guerres, on n’a longtemps retenu que Suzanne Lenglen et pas celle qui lui a succédé, si ce n’est dans les cœurs, au moins sur les courts. De la divine, Simonne Mathieu ne possédait ni la grâce aérienne, ni le jeu tout en variations, ni le sens du contact que ce soit avec la balle ou avec la presse. A Match du 14 octobre 1930, elle répond d’ailleurs en préambule : «Vous voulez m’interviewer ? Eh bien, j’en profiterai d’abord pour vous dire qu’en plusieurs occasions les journalistes n’ont pas été gentils pour nous, faibles femmes…»

A l’époque, Simonne (un double n qui viendrait de l’étourderie d’un agent de l’état-civil) Mathieu trône déjà sur le tennis féminin hexagonal depuis deux ans et le passage chez les professionnelles de Suzanne Lenglen. Elle n’est pas née une raquette à la main mais une cuillère en argent dans la bouche. Fille d’un banquier de Neuilly-sur-Seine, elle voit le jour en 1908. Elle a commencé le tennis à 12 ans après qu’un médecin, la jugeant trop chétive, a conseillé à ses parents de la mettre au sport. Sur les terrains huppés du Stade français où elle croise son futur mari, fils d’un dirigeant du club, qu’elle épouse à l’âge de 17 ans. Son époux et entraîneur sera à l’origine de la revue Smash, premier magazine français consacré au tennis, et présidera longtemps la commission presse et propagande de la Fédération française de tennis. Elle a déjà ses deux enfants lorsqu’elle devient championne de France juniors, en 1926. L’année précédente, elle a perdu en quart de finale à Roland-Garros contre Suzanne Lenglen.

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