DISPARITION DE MAURICE CLING, UN ENFANT À AUSCHWITZ !

DISPARITION DE MAURICE CLING, UN ENFANT À AUSCHWITZ !

« La première valeur du récit de Maurice Cling réside dans le fait qu’il nous livre le témoignage de l’un des très rares enfants juifs qui ont survécu à la « solution finale » et aux dures épreuves du système concentrationnaire. Qu’il ait survécu à l’âge de quinze ans est déjà un fait exceptionnel qui relève du miracle. Mais, par-delà cet aspect essentiel en soi, le caractère exceptionnel du récit que nous livre Maurice Cling réside ailleurs. En effet, contrairement à la grande masse des témoignages dont nous disposons et qui sont le résultat d’un « effort de mémoire », l’écrit de Maurice Cling se compose exclusivement des abondantes et très détaillées notes qu’il a prises sur son vécu concentrationnaire dès son retour en France, alors qu’il avait à peine seize ans !
Ni les exigences de la maturité, ni les amples lectures ultérieures, ni le fervent engagement politique de l’auteur vieillissant ne viennent altérer les sentiments, les perceptions et les paroles du jeune enfant d’alors. Ni thématisées par le travail de la mémoire, ni remémorées par de douloureux forages dans l’épaisseur des souvenirs, les perceptions de l’enfant sont livrées dans leur état brut, direct, sans aucune espèce de médiation, voir de médiation a posteriori.
Témoignage de l’intérieur, à partir de son lieu d’origine et qui nous fait découvrir, sous un angle inédit, le quotidien du vécu concentrationnaire à Auschwitz »
Extrait de la préface de Yannis Thanassekos, ami de Maurice et directeur de la fondation Auschwtiz (Bruxelles)
DÉCÈS DE DANIEL CORDIER, COMMUNIQUE DU CPL

DÉCÈS DE DANIEL CORDIER, COMMUNIQUE DU CPL

Le Comité Parisien de Libération s’incline avec un grand respect et un profond chagrin devant la
dépouille de Daniel Cordier, décédé le 20 novembre. Compagnon de la Libération, Officier de la
France libre, il sera le secrétaire de jean Moulin, unificateur de la résistance intérieure et fondateur
du Conseil National de la Résistance. Du tout premier jour du combat libérateur et jusqu’à son
dernier souffle, Daniel Cordier demeurera le symbole de l’engagement et de l’honneur de la
Résistance française, de la fusion de la France Libre et de la Résistance intérieure.

D’autres que nous diront la singularité du parcours de ce jeune homme, antisémite assumé et
admirateur de Pétain dont il rejettera immédiatement la trahison et au prix d’une douloureuse
réflexion personnelle le fera s’engager dans la lutte pour le retour de la démocratie et la
République. Il deviendra un rouage décisif du combat contre l’ennemi nazi, la collaboration et le
régime de Vichy.

Le Comité Parisien de la Libération, coordinateur de la Journée Nationale de la Résistance à Paris ,
gardera précieusement le souvenir de la participation de Daniel Cordier à la cérémonie du 27 mai
2018, rue du Four, hommage à la première réunion du CNR, en 1943. Entouré d’élèves d’écoles
parisiennes, et de lycéen-ne-s, Ce jour, il sut, malgré son grand âge, leur faire partager les leçons
toujours d’actualité de son engagement indéfectiblement républicain. Ce dialogue aussi amical
qu’animé lui avait aussi permis de mettre au premier plan l’exigence culturelle qu’il considérait
comme un des piliers de notre démocratie.

Le CPL appelle à lire et faire lire les ouvrages de Daniel Cordier, écrivain et historien de la
Résistance française et de l’engagement humaniste universel. C’est le moyen le plus fécond de
poursuivre son combat et de l’accompagner dans son éternité.

Paris le 21 novembre 2020

Disparition de Daniel Cordier

Disparition de Daniel Cordier

Daniel Cordier vient de s’éteindre. D’autres que nous dirons qui il fut, la singularité d’un parcours qui conduira un jeune homme qui avait Pétain en admiration, refusera sa trahison et deviendra pour combattre cette forfaiture le secrétaire de Jean Moulin, fondateur du Conseil National de la Résistance.
Les organisateurs de la Journée nationale de la Résistance ont eu le plaisir et la chance de l’accueillir le 27 mai 2018 lors de la cérémonie de la rue du Four. Là où le Conseil National de la Résistance s’est réuni pour la première fois dans des conditions que Robert Chambeiron secrétaire général de l’organisation clandestine disait avec quelles difficultés et précautions elle dû être organisée et protégée pour avoir lieu.
Ce 27 mai 2018,déjà marqué par le poids des ans, il mit un point d’honneur à se lever durant le Chant des Partisans et, revigoré par la présence de jeunes de lycées et la chorale de CM2 des enfants du 13e, il passa debout un temps qui souciait fort les personnes qui l’accompagnait.
Ce qui ce jour a impressionné, c’est sa jubilation d’être avec les jeunes, lesquels, sérieux, prenant garde à sa fragilité le questionnaient et lui leur répondant, expliquant.
Ces jeunes, d’ici quelques temps pourront, se rappelant de ce moment , mesurer le cheminement de sa réflexion. dans laquelle quelque part Il y a un peu de Mauriac, mâtinée à celle d’un d’Estienne d’Orves, irriguée de leur colère commune les conduisant au rejet de la défaite et de la trahison.
Cela va le mener, au contact de Jean Moulin, à faire une douloureuse réflexion interne, dans les pires conditions de la clandestinité pour devenir ce que l’Histoire, munie de ces clés, doit maintenant porter de sa mémoire.
Cela lui permettra d’abattre la plus grande partie de ses murs idéologiques et accepter les aspérités de ceux qui ne s’abattront pas mais seront non pas face à lui mais des points de convergences et d’appuis pour lutter contre la trahison et l’occupant pour le combat libérateur.
Un cheminement qui le conduira à d’autres engagements, indéfectiblement républicains parce que nés dans la lutte contre le fascisme, illuminés par la volonté de faire partager l’exigence culturelle comme pilier de la démocratie.
Mieux que ce qui est dit ici, Il faut vite lire Daniel Cordier. Dans cette période, plus que tout protocole qui ne l’emballait pas, certainement un des meilleurs moyens de continuer son combat et de l’accompagner vers son éternité.
Le Comité Parisien de la Libération
Disparition d’Yvan KOROLITSKI

Disparition d’Yvan KOROLITSKI

C’est avec un profond regret que je vous fais part de la disparition d’un résistant qui était très attaché aux actions menées par notre association. Yvan KOROLITSKI avait été très jeune un combattant FTP-MOI des groupes Carmagnole et Liberté de Lyon et de Grenoble.
Témoin inlassable, il participait depuis toujours aux soirées de réflexion que nous organisons au lycée Hélène Boucher. Il était un homme d’une gentillesse extrême, particulièrement chaleureux; et très apprécié des élèves auxquels il s’adressait. Souvent il me parlait, avec beaucoup d’émotion, des lettres que les jeunes lui envoyaient après ces rencontres.
C’est un grand humaniste qui disparaît, victime du Covid, tout comme son épouse, fille d’un républicain espagnol, riche des mêmes qualités.
Lors de la dernière rencontre avec les élèves du lycée Hélène Boucher, le 6 mars dernier, tout juste avant le confinement,Miguel Vallecillo, qui filme nos sections, avait réalisé plusieurs petits films avec Yvan. Vous pouvez les voir sur notre site:advr.fr
Pour l’ADVR : Yves Blondeau

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre « son patron »

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre « son patron »

Publié par via le Cercle Jean Moulin sur 20 Novembre 2020, 17:58pm

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre «  son patron ».

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre «  son patron ».

 

Il était Président d’Honneur du Cercle Jean Moulin, avec Hubert Faure, vétéran des 177 du Commando Kieffer.

Suzanne Escoffier, petite cousine de Jean Moulin,  décédée récemment était elle-même membre d’Honneur.

Nous avions rencontré Daniel Cordier à plusieurs reprises et notamment pour nos films :

« Jean Moulin et moi, 18 mois d’une vie » et « 3 vies, 3 destins, 3 mémoires ».

Nous garderons de lui le souvenir de son élégance, de son sourire, de son rire,  de sa vivacité d’ esprit, sa mémoire exponentielle et son émotion quand il parlait de sa rencontre à Paris avec ce père juif et son enfant  qu’on empêchait d’entrer dans le square. Grande mémoire et si grande émotion surtout quand il parlait de Jean Moulin.

Il était Chancelier d’Honneur de l’ordre de la Libération et Grand Croix de la Légion d’Honneur.

Après un parcours de vie exemplaire, face aux attaques d’un ancien résistant contre Jean Moulin, il n’aura de cesse d’écrire pour sa mémoire de nombreux ouvrages dont « l’inconnu du Panthéon ».

C’est un grand Homme qui nous a quitté, un grand Monsieur.

C’est une terrible perte pour notre association. C’est une très grande perte pour la Mémoire et pour la France.

Cordialement

Salut et Fraternité

Mort de la résistante Noëlla Rouget, la déportée qui fit gracier son bourreau

Mort de la résistante Noëlla Rouget, la déportée qui fit gracier son bourreau

Morte à Genève dimanche à l’âge de 100 ans, cette ancienne institutrice s’est battue pour obtenir la grâce de celui qui la déporta et fut responsable de l’exécution de son fiancé.

Par Publié hier à 17h17, mis à jour hier à 17h28

En se dressant contre les nazis, dès les débuts de l’Occupation, Noëlla Rouget, qui est morte le dimanche 22 novembre à Genève à l’âge de 100 ans, aura combattu moins un ennemi que l’inhumanité. Et cela, cette volonté arc-boutée de faire triompher la bonté, ce besoin viscéral de vaincre la haine par le pardon, ce refus obstiné de venger le sang versé par un autre sang versé, ses camarades de la Résistance ne le comprendront que difficilement quand, vingt ans après la fin de la guerre, elle plaidera devant les juges pour sauver la tête de son bourreau.

Noëlla, née Peaudeau à Saumur (Maine-et-Loire) le 25 décembre 1919, est élevée dans une fervente foi catholique. A Angers, où la famille a très tôt déménagé, la guerre interrompt tous ses projets d’avenir. Dès 1941, devenue institutrice, elle entre dans la résistance, comme agente de liaison, au sein du mouvement gaullien « Honneur et patrie », puis du réseau Buckmaster Alexandre Privet, monté par les services d’espionnage britanniques. Au cœur de ces années sombres, elle se fiance avec Adrien Tigeot, également instituteur et également résistant, au sein du réseau Front national, d’obédience communiste.

LIRE LA SUITE

Une rue pour la résistante Héléna Fournier

Une rue pour la résistante Héléna Fournier

Sur les hauts de Sainte-Radegonde, une rue portera le nom d’Héléna Fournier, comme l’a décidé le dernier conseil municipal. Elle est née en 1904 à Cussay et a tenu une épicerie, rue Febvotte, avec son mari Raymond. Pendant la guerre, ils rejoignent le mouvement de résistance Libé-Nord. Le 29 octobre 1942, Héléna est arrêtée, sur dénonciation, par la Gestapo. Son mari, absent à ce moment, échappe à l’arrestation. Elle est déportée à Auschwitz en 1943, à Ravensbrück en août 1944 et à Mathausen en mars 1945. Elle est la seule du groupe des 20 femmes parties de Tours à survive et revenir des camps. Elle rejoint Tours le 1er mai 1945 et se charge de contacter les familles des autres Tourangelles mortes en déportation pour leur annoncer leur décès, leur apporter réponses et réconfort. Elle reprendra sa vie d’épicière, toujours rue Febvotte. Les honneurs arrivent plus tard : caporal dans la Résistance intérieure française, médaillée du Combattant volontaire de la Résistance, Légion d’honneur en 1966 puis promue au grade d’officier en 1984. Elle décède en 1994. À Tours, seulement 1,6 % des noms de rue correspondent à une femme. La députée Sophie Auconie avait fait un rapport sur ce sujet : en France, 6 % des rues portent le nom d’une femme.

 

La bibliothécaire d’Auschwitz : l’histoire vraie

La bibliothécaire d’Auschwitz : l’histoire vraie

Dita Kraus n’a que quatorze ans lorsqu’elle devient la bibliothécaire d’Auschwitz. Grâce à elle, les enfants s’évadent par la lecture. Dans son bloc, un autre jeune homme accomplit des miracles, il s’appelle Otto et réalise des tours de magie…
À la Libération, Otto et Dita se marient et sont emportés par le vent de l’histoire qui les conduit de Prague aux kibboutz d’Israël pour échapper aux Soviétiques.
Sa vie durant, Dita est restée une passeuse de savoir. Elle s’est battue pour l’éducation des esprits en devenant professeure, puis en allant témoigner aux quatre coins du monde afin d’honorer la mémoire des victimes de la Shoah et éviter que de telles atrocités se reproduisent.
11 novembre : Quinquin un petit Valenciennois plus jeune résistant de France honoré aujourd’hui

11 novembre : Quinquin un petit Valenciennois plus jeune résistant de France honoré aujourd’hui

Par , France Bleu Nord, France Bleu

Le nom de Marcel Pinte, alias Quinquin, sera aujourd’hui dévoilé sur le monument aux morts d’Aixe-sur-Vienne près de Limoges où sa famille avait déménagé. A 6 ans, il était une sorte d’agent de liaison pour le maquis fondé par son père Eugène Pinte. Il est mort en août 1944 par un tir accidentel.

Marcel Pinte plus jeune résistant de France
Marcel Pinte plus jeune résistant de France – photo transmise par Alexandre Brémaud

Loin de l’image habituelle des soldats de l’ombre, Marcel Pinte, né à Valenciennes en 1938, était un petit blondinet aux yeux bleus,  en culotte courte qui avait commencé ses missions à 5 ans, et pourtant il avait un rôle important dans le maquis  crée par son papa Eugène Pinte, alias le commandant Athos à Aix-sur-Vienne près de Limoges.

Un homme du Nord membre du Bureau central de renseignement et d’action et de l’organisation de résistance de l’armée qui avait « enrôlé » ses 5 enfants, jusqu’à déscolariser sa fille devenue « petite main » au maquis. Le petit dernier Marcel  était lui une sorte d’agent de liaison raconte son petit neveu Alexandre Brémaud, qui fait des recherches depuis 5 ans pour réhabiliter la mémoire de son aieul

Des messages surement assez brefs qu’il cachait sur lui, des informations parfois assez basiques pour confirmer un rdv, etc, les femmes, les enfants n’attiraient pas forcément les soupçons, ils arrivaient à passer inaperçus, ce qui a permis que ça fonctionne. Et je pense que les femmes et les enfants ont un peu été les oubliés de l’histoire

Nommé sergent à titre posthume, et reconnu comme « mort pour la France »

Surnommé Quinquin pour ses origines nordistes, Marcel savait très bien ce qu’il faisait assure son petit neveu, car toute la famille était mobilisée et vivait à l’heure de Londres. Mais il restait quand même un petit garçon de son âge avec encore un peu d’insouciance, et quand il apprenait les chansons contestataires des maquisards dans les bois, il lui arrivait de les chanter à tue tête sur le chemin du retour, mais il a été « sermonné sur ce point » assure son petit neveu.

EN SAVOIR PLUS