Hommage à Cécile ROL-TANGUY

Hommage à Cécile ROL-TANGUY

Hommage à Cécile ROL-TANGUY
Hommage à Cécile ROL-TANGUY rendu par ses amis de la CGT Métallurgie, de l’UFM, de l’IHS CCGT et l’association Ambroise Croizat :
jeudi 8 octobre 2020 à partir de 18 heures,
à la CGT 263 rue de Paris à Montreuil.

Les adhérents de l’ACER sont cordialement invités à cet hommage.
pour s’inscrire : contact@ufm-idf.fr – 01 53 36 46 00

Actuellement et jusqu’au 13 décembre, vous pouvez visiter l’exposition biographique « Cécile ROL-TANGUY, une vie d’engagement 1919-2020) » au Musée de la Libération de Paris, Place Denfert-Rochereau (entrée gratuite).

« Résistons à l’oubli »

« Résistons à l’oubli »

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A l’occasion du 75ème anniversaire de la libération des camps nazis, notre association AFMD de Paris propose un nouvel ouvrage,

« Résistons à l’oubli »

Ce recueil rappelle vingt-quatre biographies de victimes, aux itinéraires de vie très divers, assassinées dans les prisons ou les camps allemands, arrêtées pour faits de Résistance à l’occupant ou conséquentes des politiques racistes du IIIème Reich nazi soutenues par le gouvernement de Vichy. « Chaque visage aura droit aux caresses » (Eluard)
Préface de M. Richard Ferrand, Président de l’Assemblée nationale, 70 pages, en vente au prix de 12 euros (+ 4 euros de port) à la boutique de l’Assemblée nationale ou auprès de la Délégation AFMD de Paris (à l’intention de Mme J. Belliot, 31 bd Saint-Germain 75005 Paris


Exposition La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés

Exposition La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés

Exposition
La fin du système concentrationnaire :
le retour à la liberté des déportés

Du 14 au 25 septembre 2020,
au Conseil économique, social
et environnemental 
(CESE, Palais d’Iéna),

la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), en partenariat avec le CESE,  présente une exposition : « La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés ».
Plusieurs panneaux de l’exposition « Lutetia » y sont inclus.
Pour y accéder, Inscription obligatoire auprès du CESE :
Tél : 01 44 43 60 00 Courrielcontact@lecese.fr ;
Métro : Station Iéna (ligne 9) ; Bus : Arrêt Iéna (lignes 32, 63 et 82)

 Voir le blog de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
https://fondationmemoiredeportation.com/2020/09/01/a-decouvrir-au-cese-lexposition-la-fin-du-systeme-concentrationnaire-le-retour-a-la-liberte-des-deportes/

 Voir le site du CESE
https://www.lecese.fr/fondation-memoire-deportation-exposition-retour-deportes

Initiatives autour de l’exposition : le mercredi 23 septembre à partir de 17h30 au CESE :

Têtes de Mule, une belle histoire de résistance

Têtes de Mule, une belle histoire de résistance

Têtes de Mule, une belle histoire de résistance aux éditions La Boîte à Bulles le 7 octobre 2020

C’est un témoignage émouvant qui parait le 7 octobre aux éditions La Boîte à Bulles. Alors que la France tombait sous le joug nazi en 1940, quelques jeunes femmes décidaient d’organiser un réseau d’évasion de prisonniers français et d’alsaciens fuyant le service du travail obligatoire. Sans moyens au-delà de leur propre volonté et de leur courage, elles ont contribué à la fuite de 500 individus. La BD raconte cette histoire difficile à imaginer aujourd’hui et pourtant belle et bien véridique.

Des destins de jeunes femmes admirables

L’auteur et dessinateur Etienne Gendrin s’est livré à un travail de recherche minutieux pour exhumer cette histoire enfouie dans les caves de l’histoire. Il faut s’imaginer Strasbourg en 1940 alors que le pays est vaincu et que l’Alsace a été rattachée à l’Allemagne nazie. Peu ont fait le choix d’une réaction à l’ennemi, pour des raisons qui touchent à l’intime. Protéger les siens, peur des représailles, inaction naturelle. Mais comme le dit le titre de l’ouvrage, Alice Daul est une tête de mule et elle ne peut se résoudre à courber l’échine. Avec des camarades aussi déterminées qu’elle, elle organise un réseau d’exfiltration qui a tout de l’artisanat. Mais à force d’organisation et de persévérance, elles réussissent à berner l’ennemi pendant de longs mois. Le dessin rappelle les grandes heures de la BD belge avec ces faciès rappelant Tintin, mais c’est surtout le scénario qui interpelle, rappelant que rien n’est impossible pour qui a la force d’y croire, et la foi en ce qui concerne ces personnages féminins anciennes scouts. Si la première moitié de la BD fait frémir par crainte qu’elles soient découvertes, la seconde moitié montre la détermination de l’héroïne à s’évader de son camp d’internement. Car les jeunes femmes ont été découvertes et l’ennemi, stupéfait de se retrouver face à des simples jeunes femmes, n’a pas le cœur de faire autrement que de les emprisonner. Après l’aventure de l’action vient le récit d’une résolution à s’évader pour une Alice Daul qui ne recule devant rien pour mener son entreprise à bien, malgré le froid et les risques de se faire attraper.

 

SAMEDI 10 OCTOBRE 2020 à 15h

SAMEDI 10 OCTOBRE 2020 à 15h

L’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la  Résistance française et de leurs Ami(e)s (ANFFMRFA)

Vous invite

À la Cérémonie d’Hommage

Aux Résistants Fusillés dans la Région Parisienne

Et inhumés au Cimetière parisien d’Ivry.

SAMEDI 10 OCTOBRE 2020 à 15h

Rassemblement (à 14h45)

Devant l’entrée du cimetière parisien d’Ivry

Avenue de Verdun (nationale 305) – Ivry-sur-Seine.

Métro porte de Choisy, bus 183

Festival Avignon Off – Lecture « Marie-Claude ou le muguet des déportés » par Jean-Pierre Thiercelin

Festival Avignon Off – Lecture « Marie-Claude ou le muguet des déportés » par Jean-Pierre Thiercelin

En partenariat avec le Billet des Auteurs de Théâtre (BAT), l’Espace Alya innove cette année en offrant au public des séances de lecture libres menées par divers auteurs de théâtre contemporains.

Le 7 juillet à 21h, Jean-Pierre Thiercelin inaugurait donc cette section avec son texte « Marie-Claude ou le muguet des déportés ».

Elle  vend son muguet avec gouaille et passion… Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes, elle si !… Ils lui ont donné le prénom de Marie-Claude Vaillant-Couturier, qui de la résistance au procès de Nuremberg, d’Auschwitz à Ravensbrück, du parti communiste à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation sut allier engagement et amour de la vie. Un regard sur la Mémoire au fil des premiers mai, du temps qui passe et des temps qui changent…

Dissidence et résistance aux Antilles et en Guyane pendant la Seconde Guerre mondiale

Dissidence et résistance aux Antilles et en Guyane pendant la Seconde Guerre mondiale

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

es terres de Guyane, de Martinique, de Guadeloupe et ses dépendances1, sont en 1939-1945 des lambeaux caribéens de la colonisation française ayant débuté au XVIIe siècle. On disait alors qu’elles étaient de « vieilles colonies ».

 

Or en 1939, il y a moins d’un siècle que l’esclavage a été aboli (1848) et 108 ans (depuis 1831) que la traite négrière devenue clandestine a été surmontée. Ces nouvelles sociétés post-abolitionnistes ont affronté de nombreux drames en quatre-vingt-dix ans.

Une société post-abolitionniste face à ses traumatismes

Ce furent d’abord les 18 années du régime de Napoléon III pendant lesquelles une fraction des anciens maîtres a cru pouvoir revenir sur les acquis des révoltes de mai-juin 1848 et a fait perdurer les préjugés racistes, les rigoureux modes de vie ségrégationnistes et les pratiques bien affirmées d’exploitation de classes.

Ces sociétés vécurent ensuite les trois phases de la terrible crise du sucre de canne entre 1884 et 1910, entraînant une affreuse misère dans les campagnes tant pour les afro-descendants que pour les émigrés récents (Hindous, Chinois et Congos, ces derniers aussi afro-descendants). Cette débâcle a généré une résistance populaire suivie en contrepoint de multiples massacres d’ouvrierEs agricoles comme par exemple celui de février 1900 au François (en Martinique) ou de l’usine Sainte-Marthe en février 1910 (en Guadeloupe) ou à Capesterre en mars 1910 (toujours en Guadeloupe). La Guyane pour sa part connut les tragédies liées au bagne (répression des fuyards et des révoltés chez les relégués et les déportés) et de récurrentes émeutes populaires dans d’autres secteurs.

Ces sociétés subirent encore, dans l’entre-deux guerres, les enchaînements catastrophiques du contingentement du rhum que les planteurs s’appliquèrent à faire payer aux ouvrierEs d’usine et de champs par des despotiques baisses de salaire. Ce fut de nouveau, une époque de fermes luttes des travailleur/ses face à une répression brutale et meurtrière et d’assassinats de militants syndicaux et politiques (dont André Aliker en Martinique en 1934). La célèbre marche de la faim en février 1935 à Fort-de France est -ne illustration de cette vigoureuse riposte. Cette faim des pauvres et surtout des gens des campagnes pour ces trois zones, n’était que le prolongement dans tout le bassin caribéen de la crise capitaliste mondiale de 1929.

Toutefois, avec cette résistance populaire consistante dès la fin du XIXe siècle, un mouvement syndical endurant, axé sur la lutte de classes, se développa pour aboutir, au moment du Front populaire dans les années 1930, tant en Guadeloupe qu’en Martinique, à des affiliations à la CGT. Concomitamment, l’idéologie socialiste s’ancrait (voir un article de Rosa Luxemburg en 1898 sur Hégésippe Légitimus en Guadeloupe) tandis que l’idéologie communiste en Martinique put arracher l’élection d’un conseiller général en 1937.

La petite bourgeoisie noire et mulâtresse émergente et le vibrant rêve français

Cette ébullition des idéologies socialistes et communistes, mûrie par un jaillissement de l’action syndicale combative qui payait de lourds tributs humains, venait-elle en contrepoint de la pratique politique des Républicains, issus des couches élitistes des Noirs et des mulâtres ?

Ceux-ci, pendant soixante-dix ans, avaient d’abord intégré quelques activités économiques lucratives dans les distilleries traditionnelles, s’étaient implantés dans les professions libérales et les fonctions administratives, avaient acquis largement, sous la Troisième république, les mandats politiques, s’étaient montrés farouchement opposés à la « plantocratie des Blancs créoles » (comme ils disent) quand bien même ils réalisèrent plusieurs fois des compromis incontestablement douteux.

Leur républicanisme s’habilla de la glorification de la République de 1792 abolissant l’esclavage, le 4 février 1794 (16 pluviôse an II).

Ils s’attachèrent de même, sentimentalement, aux abolitionnistes des années 1820 à 1848 comme Schoelcher, Arago, Isambert et même aux plus modérés de la Seconde république de 1848 Garnier-Pagès, Lamartine ou Armand Marrast.

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Noor Inayat Khan, résistante musulmane au service de Churchill

Noor Inayat Khan, résistante musulmane au service de Churchill

Romane Carmon

« Maladroite », « émotive », « trouillarde », voilà comment elle était décrite par ses chefs dans la résistance. Pourtant, c’est avec sang-froid et courage émérite que cette princesse musulmane a donné sa vie pour lutter contre l’oppression nazie.

Première femme envoyée en France occupée comme opératrice radio pour le SOE (Special Operation Executive), le destin héroïque et tragique de Noor Inayat Khan témoigne du rôle – longtemps tu, minimisé du moins – des femmes dans la résistance.

Née à Moscou d’une mère américaine et d’un père indien musulman, Noor Inayat Khan a 26 ans quand l’armée allemande envahit la France, sa terre d’adoption où elle mène une vie romantique faite de poésie et de musique.

Elle raconte.

(Ceci est un récit posthume, qui ne constitue pas les dires de Noor Inayat Khan)

En novembre 1940, j’avais rejoint la WAAF (Women’s Auxiliary Air Force), une section de l’armée britannique qui formait les femmes aux tâches administratives et logistiques principalement ou, dans mon cas, à l’espionnage. Quoi de mieux que l’innocence d’une femme pour éviter les soupçons de l’ennemi ?

Une fleur au bout du fusil

Mon destin bascule un jour d’octobre 1942 lorsque, dans la chambre 238 de l’Hôtel Victoria, je fais la connaissance d’un officier recruteur du SOE, les services secrets britanniques dépendant directement de Churchill.

Il est responsable de la section « F », « F » pour « France », où l’heure devient grave pour la résistance. Les agents capables de parler correctement le français se faisant rares dans les rangs de la section, je devenais un agent intéressant à envoyer sur le terrain.

Face aux réserves de quelques leaders douteux de mon courage, j’accepte cette mission périlleuse à condition de ne jamais avoir à tuer quiconque. Ce refus de la violence, c’était un héritage du soufisme paternel.

De Noor à Madeleine

La nuit du 16 juin 1943, ma passion ardente pour la liberté m’envoie tout droit sur le front de l’ombre, où l’espérance de vie d’un opérateur de radio ne dépasse pas les 6 mois. Soldate sans uniforme, je renonce donc à toute protection des lois de Genève, et risque la torture, voire peut-être même la mort.

Des faux papiers, quelques tickets de rationnement et du cyanure en guise d’armes, je deviens Jeanne-Marie Renier, bonne d’enfants insignifiante au nom de code « Madeleine ». En réalité, j’allais vite devenir la seule opératrice radio en activité en terre parisienne et dans les alentours.

Les temps sont durs pour la résistance : les coups de filet allemands se multiplient, les résistants tombent comme des mouches en raison notamment de la présence d’agents double, sans oublier les progrès ennemis en radiogoniométrie.

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