Germaine Tillion : la mémoire et la raison

Germaine Tillion : la mémoire et la raison

Ethnologue et écrivaine, Germaine Tillion est un témoin des moments douloureux de l’Histoire du XXème siècle. Entrée en Résistance dès 1940, elle est arrêtée en 1942, emprisonnée à la Santé puis à Fresnes, avant d’être déportée à Ravensbrück en octobre 1943. Germaine Tillion continuera, malgré tout, à écrire textes et témoignages.

Cette lecture théâtralisée conçue par le Théâtre de l’Imprévu, mise en scène et interprétée par Claire Vidoni, rend hommage au parcours et au courage de cette femme hors du commun. Elle couvre plus particulièrement la période de 1940 à 1945.

Plaçant les écrits de Germaine Tillion au cœur de leur mise en scène, le public pourra découvrir, simplement, la richesse, la volonté et l’intelligence de cette figure exceptionnelle et humaine.

Jeudi 26 avril | 19H00

Entrée gratuite | Réservation obligatoire : reservation@mont-valerien.fr

Informations pratiques :

Informations | communication@mont-valerien.fr

Réservations | reservation@mont-valerien.fr | 06 61 06 14 81

 

 

Décès de Raymonde Jeanmougin

Décès de Raymonde Jeanmougin

« L’Ange Bleu » de la 2nd DB s’en est allé. Raymonde JEANMOUGIN, la dernière des Rochambelles, est décédée ce 19 avril.

Son aventure, entre 1942 et 1945, fut celle d’une jeune française d’une vingtaine d’années brûlant de servir, d’une patriote à la flamme résistante. Parvenue en Afrique du Nord, Raymonde JEANMOUGIN devint conductrice ambulancière dans la célèbre Division LECLERC.

A bord de son Dodge WC54, elle fut chargée de récupérer les blessés et de les évacuer vers les hôpitaux de campagne. Comme elle aimait le dire, elle fit « la guerre en cravate », celle-ci lui servait souvent à faire des garrots.

Début aout 1944, elle débarqua à Utah Beach. Elle accompagna la Libération du territoire national de la Normandie à Paris et jusqu’à ce que « nos belles couleurs, flottent sur la cathédrale de Strasbourg ». De l’autre côté du Rhin, elle fut terriblement marquée par le souvenir des horreurs du camp de Dachau.

Des soldats sont morts dans ses bras mais combien, avec ses consœurs, a-t-elle sauvé ? Nombre de Français, d’Américains et de Britanniques durent la vie à ces femmes héroïques. Héroïque, oui ! Car engagées volontairement au péril de leur vie pour servir, pour apporter des secours et du réconfort à ceux qui souffrent au combat.

Jusqu’au bout, elle fut une gardienne du souvenir, un témoin modeste et une passeuse de mémoire. Jusqu’au bout, elle fut une ambassadrice du courage, de l’abnégation et de l’engagement.

Commandeur de la Légion d’honneur, c’est une héroïne discrète et généreuse de notre histoire de France qui vient de s’éteindre.

Visite guidée « Mémoire juive et résistante du quartier “Marolles-Midi” », 5 mai 2018

Visite guidée « Mémoire juive et résistante du quartier “Marolles-Midi” », 5 mai 2018

Visite guidée organisée par l’ASBL Mémoire d’Auschwitz le samedi 5 mai de 11 à 13 heures.

L’inscription passée d’une communauté juive parsemée autour de la gare du Midi à Bruxelles semble aujourd’hui à peu près complètement oubliée. Qu’en reste-t-il sur le terrain ? Terre d’asile pour de nombreux réfugiés ayant fui le nazisme dans les années qui précédèrent la Seconde Guerre mondiale, la population juive ne put que très partiellement échapper à l’emprise de l’occupant. Quels lieux comptèrent pour les immigrés ? Quelles furent les interactions avec les habitants de souche ? La résistance se manifesta-t-elle dans le quartier face à l’occupant qui mit en place, comme dans tous les pays occupés, des procédures visant à répertorier, isoler, puis éliminer, notamment par des rafles, les populations juives via les déportations ? Comment procédèrent-ils dans le quartier pour arriver à leurs fins ? Certains arrivèrent-ils à se cacher ? Les deux heures du parcours, qui s’effectuera dans l’axe de la rue des Tanneurs et s’achèvera sur la petite ceinture à proximité de la gare du Midi, seront ponctuées d’une quinzaine de lieux d’intérêt mémoriel.

Le parcours sera présenté par Daniel Weyssow, chargé de projets à l’ASBL Mémoire d’Auschwitz depuis 1992. Ses domaines d’intervention portent sur la mémoire d’Auschwitz dans l’art contemporain, la mémoire juive et résistante du quartier « Marolles-Midi » et le siège de la Gestapo à Bruxelles.

Modalités pratiques :

  • Inscription obligatoire auprès de l’ASBL Mémoire d’Auschwitz, rue aux Laines, 17 boîte 50 – 1000 Bruxelles – Tél. : 02 512 79 98 – daniel.weyssow@auschwitz.be
  • Inscriptions limitées à 20 personnes par visite.
  • Durée : 2 heures.
  • Rendez-vous à 11 heures au coin de la rue du Poinçon et de la rue des Alexiens (à 100 mètres du Manneken-Pis) devant la fresque murale de Gaétan Tarantino.
  • Fin du parcours au Boulevard du Midi (petite ceinture)
  • Sur réservation uniquement !

 

Cycle “Archéologie de la Guerre”

Cycle “Archéologie de la Guerre”

Centré sur l’apport de l’archéologie française ou d’archéologues français à l’Histoire, ce cycle de conférences envisage de traiter différents aspects de l’archéologie de la Guerre, au sens large (étude d’objets, fouille, archéologie des textes…), dans la lignée d’une série de manifestations faisant écho aux commémorations 1917-1918. Co-organisé par le service Histoire, le département des Monnaies, médailles et antiques et la direction des études de l’Ecole française d’Athènes, l’idée est de montrer à travers l’exposé de travaux récents comment archéologie, matériel archéologique ou épigraphie dialoguent pour créer un discours historique.

Prochaine séance : Trois contributions à l’archéologie du camp de Drancy
Par Benoît Pouvreau, Chercheur au Service du patrimoine culturel, Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

mercredi 11 avril 2018 18h30-20h00

Trois contributions à l’archéologie du camp de Drancy

Par Benoît Pouvreau, Chercheur au Service du patrimoine culturel, Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Le classement au titre des Monuments historiques (2001) puis la première restauration engagée ont beaucoup renforcé le temps dédié à la cité de la Muette, théâtre du camp de Drancy entre 1941 et 1944. En 2009, un important corpus de graffiti d’internés fut mis au jour. Sa valorisation fut en partie articulée à un projet plus vaste de mise en réseau des lieux d’histoire de la Déportation du département. La médiation de celui-ci permit une redécouverte : l’œuvre d’un interné connu par quelques estampes constituant, en fait, un ensemble cohérent et majeur. Dessinateur mais aussi écrivain, Georges Horan-Koiransky fut, enfin, un témoin clé documentant d’une façon unique le lieu de départ des convois de déportation en gare du Bourget-Drancy, ultime sujet de recherches autour de ce site primordial de la persécution des Juifs de France.

Autre séance :

 Archéologie sous-marine du débarquement de Normandie

mercredi 20 juin 2018

Lien : http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.archeologie_histoire.html?seance=1223928225681