Après la guerre, des milliers de nazis ont réussi à prendre la fuite à l’aide de l’Église catholique

Après la guerre, des milliers de nazis ont réussi à prendre la fuite à l’aide de l’Église catholique

En mai 1945, profitant du chaos qui régnait en Allemagne, où des millions d’anciens prisonniers de guerre, de forçats et de survivants de l’Holocauste étaient sur les routes, des milliers de nazis hauts placés en profitèrent pour filer à l’étranger. Parmi eux, rappelle l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, des criminels tels que Adolf Eichmann, responsable de l’organisation de la «solution finale», Josef Mengele, médecin au camp de concentration d’Auschwitz, et Franz Stangl, commandant des camps d’extermination de Treblinka et Sobibor.

Sans le soutien de l’Église catholique, un si grand nombre de nazis n’auraient pas réussi à fuir:

«Ils pouvaient compter sur un réseau de passeurs bien organisé en Autriche et en Italie. La CIA surnomma la route la plus empruntée la “ligne des rats”: via les Alpes autrichiennes jusqu’au Tyrol du Sud, puis dans la ville portuaire de Gênes, et de là vers l’Amérique du Sud. De hauts dignitaires de l’Église catholique aidèrent avec zèle les assassins à s’exiler. Les criminels de guerre quittaient le territoire avec des passeports de la Croix rouge qui avaient été certifié par des prêtres. Ils furent également nombreux à gagner l’Espagne franquiste déguisés en moines, allant de monastères en monastères, et à quitter l’Europe depuis Barcelone.»

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L’ancienne déportée d’Auschwitz, Ida Grinspan, est décédée à 89 ans

L’ancienne déportée d’Auschwitz, Ida Grinspan, est décédée à 89 ans

Par Ouest-France

Ida Grinspan, l’une des dernières survivantes de la Shoah, est décédée dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 89 ans.

Une des dernières survivantes de la « Shoah », l’ancienne déportée d’Auschwitz, Ida Grinspan, est décédée à l’âge de 89 ans, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho sur son compte Twitter.

« J’ai l’immense tristesse de faire part aux Deux-Sévriens de la disparition de notre protégée Ida Grinspan, femme exceptionnelle de courage et de joie de vivre », a annoncé la députée. « Survivante de la Shoah, elle témoignait toujours auprès des jeunes et nous rendait souvent visite. Elle était mon amie », a ajouté Delphine Batho.

Ida Grinspan est née à Paris en 1929, de parents originaires de Pologne et arrivés en France six ans plus tôt pour fuir l’antisémitisme, selon la survivante qui a témoigné à plusieurs reprises devant des collégiens de France.

Au début de la Seconde guerre mondiale, ses parents la confient à une nourrice dans un petit village des Deux-Sèvres où elle sera arrêtée dans la nuit du 30 au 31 janvier 1943. Elle fut déportée le 10 février 1944 vers le camp d’Auschwitz. Avant elle, sa mère – arrêtée le 16 juillet 1942 lors de la rafle du Vel d’Hiv – avait été aussi déportée vers Auschwitz. Le père, lui, avait été déporté en juillet 1944.

Libérée le 2 mai 1945 du camp de Neustadt-Glewe en Allemagne elle ne retrouvera que son frère.

DOMINIQUE FAGET / AFP PHOTO

Comment la police de Vichy s’est totalement soumise aux nazis

Comment la police de Vichy s’est totalement soumise aux nazis

Longtemps passée sous silence, taboue, la police de Vichy a pourtant eu un rôle déterminant dans la collaboration avec les Allemands. Sans elle, ils n’auraient jamais été capables de rafler autant de Juifs de France. Dans un remarquable documentaire à voir sur France 3 le 19 septembre, Laurent Joly et David Korn-Brzoza reviennent sur l’histoire indigne de nos forces de l’ordre.

“La police française a réalisé jusqu’ici une tâche digne d’éloges”. Cinq jours après la rafle du Vel’ d’hiv, le général en chef de la SS en France, Carl Oberg, acclame en ces mots les forces de l’ordre françaises. Elles viennent d’orchestrer et de réaliser une opération colossale, arrêtant 13 152 Juifs parisiens en quelques jours.

Peu connue, la police française est pourtant “la principale force du régime de Vichy” et “le principal atout de la Collaboration”, rappelle le documentaire La police de Vichy. Diffusé sur France 3 mercredi 19 septembre, en prime time à 20h55, ce film revient sur la proximité extrême des forces de l’ordre avec le régime nazi, jusqu’à la Libération.

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Journées Européennes du Patrimoine 2018 à la Forteresse du Mont-Valérien

Journées Européennes du Patrimoine 2018 à la Forteresse du Mont-Valérien

Au programme de ces Journées Européennes du Patrimoine 2018 à la Forteresse du Mont-Valérien : Visites, découvertes, théâtre, peinture, et beaucoup d’autres activités ludiques et pédagogiques !

VISITES GUIDÉES | DE 10H À 15H | DÉPART TOUTES LES 30 MIN
Découverte de la Forteresse militaire, du Parcours des Fusillés et du Mémorial de la France Combattante. Carte d’identité obligatoire. L’entrée se fait par la Forteresse du Mont-Valérien, rue du Colonel Hubert Delestrée à Suresnes.
Informations : infocom.dirisi.idf.8rt@gmail.com


20h00 | Projection gratuite | Au revoir les enfants | Réalisé par Louis Malle

En janvier 1944, le jeune Julien Quentin, collégien dans un pensionnat catholique proche de Paris, se prend d’amitié pour un nouvel élève, brillant et mystérieux, Jean Bonnet. Derrière sa timidité, Jean semble cacher un lourd secret. Intrigué, Julien ne tarde pas à découvrir qu’il s’appelle en réalité Kippelstein, qu’il est Juif et persécuté par un régime antisémite à la solde de l’occupant nazi, et qu’il est caché grâce au courage et à la conviction du Père Jean.
À travers ce film, vecteur des valeurs humaines et de l’innocence des enfants, Louis Malle se penche sur ces années sombres de notre histoire et sur un événement traumatisant de son enfance.

En présence Raphaël Fejtö (Jean Bonnet), Gaspard Manesse (Julien Quentin) et Irène Jacob (Mlle Davenne) (sous réserve).

Lieu | Esplanade du Mont-Valérien

Informations | reservation@mont-valerien.fr | 0147284635


VISITES THÉÂTRALISÉES LES 15 & 16 SEPTEMBRE

Enfin, le samedi 15 et dimanche 16 à 18h30, le Mont-Valérien vous propose de découvrir le mémorial et son histoire sous le prisme du théâtre, à travers une visite théâtralisée intitulée “Ces étrangers de l’ombre”. Après plusieurs représentations complètes jouées au Mont-Valérien cette année, le Théâtre des Oiseaux réitèrent ce projet pour cette nouvelle édition des JEP. Positionnés à différents endroits sur le parcours du souvenir, ces visites théâtralisées alternent des temps de médiation historique et des scénettes évoquant l’engagement des étrangers dans la Résistance et lors des combats de la Libération. L’inscription est obligatoire et est à adresser à reservation@mont-valerien.fr.

 

 

 

Parution de “Mon oncle de l’ombre”

Parution de “Mon oncle de l’ombre”

 

12 juillet 1944. Des rafales de mitraillettes brisent le silence de l’aube dans une ferme du Morbihan. André Gondet, 23 ans, s’écroule sous les balles au milieu de ses camarades résistants. Ce sanglant épisode marque les habitants des environs au fer rouge. Dans la famille Gondet, la douleur serre la gorge et scelle les lèvres. La souffrance est aussi vive que silencieuse. Soixante-dix ans plus tard, André n’est plus qu’un nom sur un monument aux morts. De lui, il reste seulement un portrait dans un vieux cadre accroché sur un mur de la maison familiale. Une photo qui finit par attirer le regard et la curiosité de l’une de ses petites nièces. Qui était cet homme dont son grand père ne prononçait pas le nom? Quel était son combat? Par quoi était-il animé? Pendant cinq ans, la jeune femme arpente les salles d’archives, interroge des témoins de cette période, s’échine à briser la solide chape de plomb qui continue d’entourer ce massacre.

Grâce à ses remarquables recherches, un incroyable travail de fourmi qui l’amène jusqu’en Allemagne, elle assemble petit à petit les pièces du puzzle de la courte existence de ce maquisard breton. En se lançant sur les traces de ce héros ordinaire, elle rencontre aussi tous les acteurs de la guerre, aux rôles plus ou moins troubles, parfois glorieux, parfois honteux. De son minutieux travail est né un récit poignant, “Mon oncle de l’ombre”.

Journaliste pour France 24, Stéphanie Trouillard est originaire de Nantes avec des racines familiales dans le Morbihan. Depuis plusieurs années, elle s’est spécialisée dans l’histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment réalisé en 2017 un webdocumentaire “Si je reviens un jour”, les lettres retrouvées de Louise Pikovsky, une jeune lycéenne parisienne déportée à Auschwitz. Ce travail de mémoire a étérécompensé par de nombreux prix en France et en Europe.

Message de l’auteure : “Heureuse de vous présenter l’affiche pour la soirée de lancement du livre! N’oubliez pas! Elle aura lieu le vendredi 21 septembre, au bar Les Chaises, dans le 20e arrondissement, à Paris. Vous pourrez vous faire dédicacer le livre. Nous vous préparons également une ambiance musicale années 40! 📻🎵🎶 Au plaisir de vous rencontrer !”

25 août 1944 : le massacre de Maillé

25 août 1944 : le massacre de Maillé

Maillé (Indre et Loire), 500 habitants en 1944. Face à l’héroïsme de la résistance locale, les troupes du IIIème Reich massacrent 124 civils du village
La reconnaissance de ce massacre a été tardive, notamment parce qu’il a eu lieu en parallèle de la Libération de Paris et que contrairement à Oradour sur Glane, le village a vite été reconstruit.

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25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

Lundi, 25 Août, 2014

Après quatre ans sous le joug allemand, la capitale sort de la nuit. L’action armée des résistants unis au sein des FFI, 
conjuguée avec le soulèvement de la population, 
parachevée par les blindés de Leclerc, chasse l’occupant.

Samedi 26 août 1944, 15 heures. À l’Arc de triomphe, de Gaulle contemple le spectacle des Champs-Élysées, qu’il s’apprête à descendre. « Ah ! C’est la mer ! » relate-t-il, lyrique, dans ses Mémoires de guerre. « Une foule immense est massée de part et d’autre de la chaussée. Peut-être deux millions d’âmes. (…) Si loin que porte ma vue, ce n’est qu’une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore. Je vais donc, ému et tranquille au milieu de l’exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom. (…) Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre histoire. » Le peuple de Paris fête sa victoire, même si, chez beaucoup, le coeur n’y est pas vraiment, trop lourd encore des drames vécus. Le général de Gaulle, fort de l’auréole de celui qui a su dire non dès juin 1940 à l’asservissement du pays, ramasse les lauriers de la gloire.

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Un ancien résistant fait un don d’exception à sa ville

Un ancien résistant fait un don d’exception à sa ville

Michel Baudot, fils de Marcel, l’ex-patron des maquisards de l’Eure, lègue les carnets de son père. Lesquels recèlent les noms de 5 000 résistants eurois des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

La source, au sens historique du terme, est inestimable. Les carnets de Marcel Baudot, responsable des maquisards des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) de l’Eure, répertorient quelque 5 000 noms. Ceux des résistants qui se sont opposés à l’occupant nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Son fils Michel âgé de 93 ans aujourd’hui, lui aussi résistant en son temps, léguera officiellement ces carnets à la ville d’Évreux (Eure) dimanche 26 août. « Il s’agit bien uniquement d’un répertoire, rappelle Michel Baudot. Il référence tous les résistants FFI de l’Eure. Je n’en avais pas connaissance jusqu’à l’été dernier. C’est grâce aux époux Calame que nous avons découvert ces carnets. »

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