Cinq figures de la Résistance ont reçu une distinction honorifique

Cinq figures de la Résistance ont reçu une distinction honorifique

Cinq Marcellais (Morbihan), fusillés en 1944, se sont vus attribuer début mars 2026 à titre posthume, le titre de combattants volontaires de la Résistance.

Pour leur action dans la Résistance, l’Office national des Anciens combattants et de victimes de guerre a récemment annoncé que cinq figures de Saint-Marcel (Morbihan) ont été retenues en vue de l’attribution à titre posthume du titre de combattants volontaires de la Résistance. Il s’agit d’Yves Ayoul, Félix Guil, Emile Morel, Jean Morlas et Pierre Moussard.

C’est Stéphanie Trouillard, journaliste et spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, qui a épaulé les familles pour constituer le dossier en vue de l’obtention de ce qui n’est pas seulement une reconnaissance symbolique mais un acte de justice mémorielle, consent Jean-Claude Guil, historien et auteur local, dont le nom de son père Félix fait l’objet de cette reconnaissance officielle de la Nation.

Une étape avant la médaille
Constituer les dossiers demande un travail de longue haleine : il faut se déplacer, consulter les archives, solliciter des documents et aussi partir à la recherche d’éventuelles familles de ces héros de l’ombre. Des recherches fructueuses puisque nous avons retrouvé une nièce d’Yves Ayoul, habitant Limoges, un arrière-petits-fils de Jean Morlat qui habite Béganne, un membre de la famille de Emile Morel, qui habite Missiriac, le fils de Pierre Moussard, qui habite Malestroit, résume Jean-Claude Guil. La prochaine étape pour les familles sera de demander l’attribution de la médaille de la Résistance française auprès du Ministère des armées.

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Visite-portrait « François P. : une mémoire retrouvée »

Visite-portrait « François P. : une mémoire retrouvée »

François P., résistant tarbais, est déporté à la fin de l’année 1943 au camp de Buchenwald. Rescapé, il ne survivra que quelques années après son retour. La transmission de sa mémoire est ainsi rapidement interrompue, mais les archives et les objets restent. L’un de ses descendants, de la quatrième génération, proposera aux visiteurs du musée la redécouverte de l’histoire de cet aïeul.

Accès PMR :

  • Rez-de-chaussée : OUI
  • Étage : NON

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel (OT de Tarbes|CDT65). Date de dernière mise à jour le 19/03/2026.

Renseignements

TARBES, au Musée de la Déportation et de la Résistance, 63 rue Georges Lassalle 65000 Tarbes

Contacts :

<span class= »tel »>+33 5 62 51 11 60
musee.deportation@mairie-tarbes.fr
www.facebook.com/musee.deportation.tarbes
</span class= »tel »>

Dates et horaires :

  • Mercredi 8 Avril 2026 à 14h30

Tarifs :

Gratuit

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

L’auteur et scénariste Ollivier Pourriol travaille sur un projet de film de fiction qui raconterait l’attaque du train à Annonay pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est donc à la recherche de témoignages inédits.

Originaire du sud de la France ayant grandi dans le Var et professeur agrégé de philosophie, Ollivier Pourriol est également écrivain et scénariste. Il a publié des romans et écrit des films dont le dernier, Pour la France, est co-écrit avec Rachid Hami à partir d’une histoire vraie.

Ami avec Jean Lescure qui a participé à la création des Éditions de minuit pendant la Seconde Guerre mondiale, Ollivier Pourriol est intéressé depuis l’adolescence par cette période de l’Histoire. Collégien, il avait participé au Concours national de la Résistance et de la déportation, et depuis, son intérêt n’a pas cessé. « Ce sont des thèmes que j’ai beaucoup arpentés », confie-t-il.

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Regina Felsen-Torn et ses compagnes d’infortune

Regina Felsen-Torn et ses compagnes d’infortune

Dans le cadre de son cycle annuel des Mercredis du Musée, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Castelnau-le-Lez propose, mercredi 11 mars à 18 h 30, la conférence « Regina Felsen-Torn et ses compagnes d’infortune ».

Elle sera présentée par Michèle Descolonges et reviendra sur l’histoire du camp d’internement de Rieucros. Le camp de Rieucros, installé dans les dépendances de l’ancien séminaire de Mende, en Lozère, et ouvert en 1939, est le premier camp d’internement français de la Seconde Guerre mondiale. Il est d’abord destiné aux membres des Brigades internationales, qualifiés d’« étrangers indésirables », ainsi qu’à des hommes ayant eu affaire à la justice. Des hommes puis des femmes, porteurs de l’histoire des révoltes et des conflits européens du début du XXe siècle, y ont été internés.

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Nouvelle saison et nouvelles découvertes au musée de la Résistance et de la Déportation

Nouvelle saison et nouvelles découvertes au musée de la Résistance et de la Déportation

Le musée de la Résistance et de la Déportation, à Nantua, lance sa saison ce dimanche 15 mars. Voici ce qui est prévu ces premiers mois. Escape game, exposition, ateliers et stage de survie sont notamment au menu.

Après la pause hivernale, le musée de la Résistance et de la Déportation de Nantua lance sa saison ce dimanche 15 mars. Cette année, deux expositions temporaires sont programmées. La première, “Déportées à Ravensbrück 1942-1945” sera à voir dès le 20 mars. Elle retrace le parcours de femmes qui ont fait acte de résistance, en France puis dans le camp. Les objets présentés montrent les conditions extrêmes dans lesquelles elles tentaient de survivre. Il sera aussi question de Pierrette Brochay, Rose Deville, Germaine Coupat ou Lucienne Volland, actives dans les réseaux de résistance dans l’Ain.

Ensuite, il y aura une exposition Playmobil®, qui présentera la vie quotidienne dans les années 30 à 50, du 10 juillet 2026 au 2 janvier 2027. L’occasion de voir, grâce aux saynètes présentées par les jouets, l’évolution sociétale. La vie rétro des Playmobil® sera, pour les enfants à partir de 7 ans, accompagnée d’un livret-jeu. Cette exposition est réalisée avec la collection privée de Dominique Béthune, avec l’autorisation de Playmobil®. Le passionné s’est spécialisé dans les reconstitutions historiques à l’aide de ses nombreux jouets. Il y a un peu plus d’un an, c’est à Brou qu’il avait aidé à concevoir l’expo “Playmobil®, en avant l’Histoire !”
Cette année, des visites flash auront lieu tous les samedis, à plusieurs moments de la journée (hors vacances).

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Le fort de Romainville accueillera un mémorial pour les résistantes

Le fort de Romainville accueillera un mémorial pour les résistantes

Le Mémorial national des femmes résistante et en déportation ouvrira en 2030 au fort de Romainville (Seine-Saint-Denis). Pendant la Seconde Guerre mondiale, une grande partie des résistantes arrêtées en France par Vichy et les Allemands est passée par ce camp, avant leur déportation.

Fort de Romainville, une des fortifications de la ceinture parisienne construites au XIXe siècle. Depuis la fin du service militaire au début des années 2000, l’armée a déserté l’enceinte. Le fort est connu aujourd’hui pour son imposante tour hertzienne de TDF. Depuis 1984, elle domine la commune des Lilas (Seine-Saint-Denis) du haut de ses 141 m.

Mais l’empreinte mémorielle du site devrait lui redonner une nouvelle dimension. À l’horizon 2030, le Mémorial national des femmes en résistance et en déportation doit y ouvrir ses portes. Le premier mémorial en France consacrée aux femmes de la Résistance, le deuxième en Europe avec Ravensbrück (Allemagne).

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Une immersion au cœur de l’histoire des déportés de la Résistance française

Une immersion au cœur de l’histoire des déportés de la Résistance française

SAINT-VALERIEN – Une immersion au cœur de l’histoire des déportés de la Résistance française

Projection du docu-film sur Pierre Jobard au collège du Gâtinais en Bourgogne de Saint-Valérien

En fin de semaine dernière, les élèves de la classe Défense du collège du Gâtinais en Bourgogne de saint Valérien, ainsi que la classe de 3e de Julien Soupeaux, ont assisté à la projection du docu-film sur Pierre Jobard, dernier résistant déporté de Côte d’Or.

On dénombre plus de 89.000 déportés par mesure de répression pendant la Seconde Guerre mondiale, dont 45.000 déportés de la Résistance, au sens strict du terme. Cette appellation, créée en 1948, vise à honorer celles et ceux dont les actes de résistance ont directement entraîné l’arrestation, puis la déportation dans les camps de concentration nazis.

Au fil des décennies, la liste des survivants de cette déportation s’est inexorablement réduite. Aujourd’hui, les derniers témoins encore en vie sont pour la plupart centenaires. Parmi eux figurent notamment Jean Lafaurie, originaire des Hauts-de-Seine, ou encore Jean-Maurice, résidant à Rosoy, sur le territoire du Nord-Yonne.

L’émotion était vive dans la salle de classe vendredi dernier, lorsque les élèves de la Classe Défense et des élèves de 3e ont découvert l’histoire bouleversante de l’un de ces derniers survivants au destin tragique : Pierre Jobard, originaire de l’Auxois en Côte-d’Or. Dans ce documentaire intitulé Pierre Jobard, matricule 185 784, Emmanuel Phelippeau retrace son parcours de résistant, membre du réseau Navarre et du maquis.

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Exposition « Résistance, Répression, Déportation Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück 1942-1945 »

Exposition « Résistance, Répression, Déportation Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück 1942-1945 »

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, les Hauts lieux de la mémoire nationale en Île-de-France vous invitent à assister au vernissage de l’exposition Résistance, Répression, Déportation : Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück 1942-1945 conçue par le Mémorial de Ravensbrück, qui aura lieu au Mémorial des martyrs de la Déportation.

Entre janvier 1942 et septembre 1944, 9 000 femmes vivant en France ont été déportées en Allemagne pour des motifs de répression. Environ 7 000 d’entre elles sont envoyées au camp de concentration de Ravensbrück. La plupart sont résistantes.

L’exposition met en lumière les trajectoires et les expériences de ces femmes ainsi que leurs diverses origines sociales et nationales. Elle montre que la résistance et la répression sont empreintes de stéréotypes de genre, que les femmes remettent partiellement en question par leurs actes. Présentée sous forme de parcours biographiques, l’exposition illustre les multiples formes de résistance, de détention et de survie.

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Lot-et-Garonne : une quête collaborative afin de connaître l’histoire de ces femmes résistantes déportées

Lot-et-Garonne : une quête collaborative afin de connaître l’histoire de ces femmes résistantes déportées

À l’appui de leur mémorial virtuel, les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation 47 sont à la recherche de photos, documents et informations pour redonner toute leur place à ces victimes et transmettre le récit de leur vie

Alida Castaing, Simone Delmas, Marie-Louise Chrétien, Marguerite Filhol, Marie-Jeanne Garnier… Sur les 38 noms de femmes résistantes lot-et-garonnaises déportées recensées dans le mémorial virtuel tenu par l’antenne départementale des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD), seules les deux dernières disposent, pour l’heure, d’une note biographique rédigée à partir de documents historiques et d’autres personnels transmis par la famille. Derrière son ordinateur, ou plongée dans les classeurs d’archives qui s’empilent dans son bureau, Françoise Teyssier, trésorière de l’association et responsable du projet départemental, réalise un travail colossal, en « militante de la mémoire. Pour ne pas qu’elle s’efface ».

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Jean Maurice, centenaire, résistant et déporté face à des lycéens

Jean Maurice, centenaire, résistant et déporté face à des lycéens

Jean Maurice, doyen des habitants de Rosoy, est centenaire. À l’initiative de Claude Prieur, Jean Maurice a donné une conférence sur sa vie d’ancien résistant déporté.

Claude Prieur (au centre) et Jean Maurice (assis à droite) ont captivé l’auditoire de l’Orangerie qui avait convié des lycéens de Sainte-Colombe vendredi après-midi. © Droits réservés
Jean Maurice a tenu en haleine par la force de ses récits épiques un auditoire de seniors vivant à l’Orangerie (résidence Domitys) et un parterre de lycéens de la classe de terminale service à la personne de l’établissement Sainte-Colombe, conviés pour l’occasion. L’ambiance était intergénérationnelle.

Transfert à Buchenwald et Dora

Le 23 juillet, Jean Maurice fêtera ses 102 printemps. Sa mémoire demeure intacte et il a conté des tranches de sa vie qui n’a rien d’un long fleuve tranquille. Alors jeune résistant, ce fils de maçon sarthois est arrêté par la Gestapo le 25 novembre 1943, après une dénonciation d’un membre du réseau nommé Jarry. Il sera emprisonné à la prison du Prépigeon à Angers (Maine-et-Loire), après avoir résisté à un interrogatoire musclé.

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