Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre « son patron »

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre « son patron »

Publié par via le Cercle Jean Moulin sur 20 Novembre 2020, 17:58pm

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre «  son patron ».

Daniel Cordier, Secrétaire de Jean Moulin, est parti rejoindre «  son patron ».

 

Il était Président d’Honneur du Cercle Jean Moulin, avec Hubert Faure, vétéran des 177 du Commando Kieffer.

Suzanne Escoffier, petite cousine de Jean Moulin,  décédée récemment était elle-même membre d’Honneur.

Nous avions rencontré Daniel Cordier à plusieurs reprises et notamment pour nos films :

« Jean Moulin et moi, 18 mois d’une vie » et « 3 vies, 3 destins, 3 mémoires ».

Nous garderons de lui le souvenir de son élégance, de son sourire, de son rire,  de sa vivacité d’ esprit, sa mémoire exponentielle et son émotion quand il parlait de sa rencontre à Paris avec ce père juif et son enfant  qu’on empêchait d’entrer dans le square. Grande mémoire et si grande émotion surtout quand il parlait de Jean Moulin.

Il était Chancelier d’Honneur de l’ordre de la Libération et Grand Croix de la Légion d’Honneur.

Après un parcours de vie exemplaire, face aux attaques d’un ancien résistant contre Jean Moulin, il n’aura de cesse d’écrire pour sa mémoire de nombreux ouvrages dont « l’inconnu du Panthéon ».

C’est un grand Homme qui nous a quitté, un grand Monsieur.

C’est une terrible perte pour notre association. C’est une très grande perte pour la Mémoire et pour la France.

Cordialement

Salut et Fraternité

Mort de la résistante Noëlla Rouget, la déportée qui fit gracier son bourreau

Mort de la résistante Noëlla Rouget, la déportée qui fit gracier son bourreau

Morte à Genève dimanche à l’âge de 100 ans, cette ancienne institutrice s’est battue pour obtenir la grâce de celui qui la déporta et fut responsable de l’exécution de son fiancé.

Par Publié hier à 17h17, mis à jour hier à 17h28

En se dressant contre les nazis, dès les débuts de l’Occupation, Noëlla Rouget, qui est morte le dimanche 22 novembre à Genève à l’âge de 100 ans, aura combattu moins un ennemi que l’inhumanité. Et cela, cette volonté arc-boutée de faire triompher la bonté, ce besoin viscéral de vaincre la haine par le pardon, ce refus obstiné de venger le sang versé par un autre sang versé, ses camarades de la Résistance ne le comprendront que difficilement quand, vingt ans après la fin de la guerre, elle plaidera devant les juges pour sauver la tête de son bourreau.

Noëlla, née Peaudeau à Saumur (Maine-et-Loire) le 25 décembre 1919, est élevée dans une fervente foi catholique. A Angers, où la famille a très tôt déménagé, la guerre interrompt tous ses projets d’avenir. Dès 1941, devenue institutrice, elle entre dans la résistance, comme agente de liaison, au sein du mouvement gaullien « Honneur et patrie », puis du réseau Buckmaster Alexandre Privet, monté par les services d’espionnage britanniques. Au cœur de ces années sombres, elle se fiance avec Adrien Tigeot, également instituteur et également résistant, au sein du réseau Front national, d’obédience communiste.

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Une rue pour la résistante Héléna Fournier

Une rue pour la résistante Héléna Fournier

Sur les hauts de Sainte-Radegonde, une rue portera le nom d’Héléna Fournier, comme l’a décidé le dernier conseil municipal. Elle est née en 1904 à Cussay et a tenu une épicerie, rue Febvotte, avec son mari Raymond. Pendant la guerre, ils rejoignent le mouvement de résistance Libé-Nord. Le 29 octobre 1942, Héléna est arrêtée, sur dénonciation, par la Gestapo. Son mari, absent à ce moment, échappe à l’arrestation. Elle est déportée à Auschwitz en 1943, à Ravensbrück en août 1944 et à Mathausen en mars 1945. Elle est la seule du groupe des 20 femmes parties de Tours à survive et revenir des camps. Elle rejoint Tours le 1er mai 1945 et se charge de contacter les familles des autres Tourangelles mortes en déportation pour leur annoncer leur décès, leur apporter réponses et réconfort. Elle reprendra sa vie d’épicière, toujours rue Febvotte. Les honneurs arrivent plus tard : caporal dans la Résistance intérieure française, médaillée du Combattant volontaire de la Résistance, Légion d’honneur en 1966 puis promue au grade d’officier en 1984. Elle décède en 1994. À Tours, seulement 1,6 % des noms de rue correspondent à une femme. La députée Sophie Auconie avait fait un rapport sur ce sujet : en France, 6 % des rues portent le nom d’une femme.

 

La bibliothécaire d’Auschwitz : l’histoire vraie

La bibliothécaire d’Auschwitz : l’histoire vraie

Dita Kraus n’a que quatorze ans lorsqu’elle devient la bibliothécaire d’Auschwitz. Grâce à elle, les enfants s’évadent par la lecture. Dans son bloc, un autre jeune homme accomplit des miracles, il s’appelle Otto et réalise des tours de magie…
À la Libération, Otto et Dita se marient et sont emportés par le vent de l’histoire qui les conduit de Prague aux kibboutz d’Israël pour échapper aux Soviétiques.
Sa vie durant, Dita est restée une passeuse de savoir. Elle s’est battue pour l’éducation des esprits en devenant professeure, puis en allant témoigner aux quatre coins du monde afin d’honorer la mémoire des victimes de la Shoah et éviter que de telles atrocités se reproduisent.
11 novembre : Quinquin un petit Valenciennois plus jeune résistant de France honoré aujourd’hui

11 novembre : Quinquin un petit Valenciennois plus jeune résistant de France honoré aujourd’hui

Par , France Bleu Nord, France Bleu

Le nom de Marcel Pinte, alias Quinquin, sera aujourd’hui dévoilé sur le monument aux morts d’Aixe-sur-Vienne près de Limoges où sa famille avait déménagé. A 6 ans, il était une sorte d’agent de liaison pour le maquis fondé par son père Eugène Pinte. Il est mort en août 1944 par un tir accidentel.

Marcel Pinte plus jeune résistant de France
Marcel Pinte plus jeune résistant de France – photo transmise par Alexandre Brémaud

Loin de l’image habituelle des soldats de l’ombre, Marcel Pinte, né à Valenciennes en 1938, était un petit blondinet aux yeux bleus,  en culotte courte qui avait commencé ses missions à 5 ans, et pourtant il avait un rôle important dans le maquis  crée par son papa Eugène Pinte, alias le commandant Athos à Aix-sur-Vienne près de Limoges.

Un homme du Nord membre du Bureau central de renseignement et d’action et de l’organisation de résistance de l’armée qui avait « enrôlé » ses 5 enfants, jusqu’à déscolariser sa fille devenue « petite main » au maquis. Le petit dernier Marcel  était lui une sorte d’agent de liaison raconte son petit neveu Alexandre Brémaud, qui fait des recherches depuis 5 ans pour réhabiliter la mémoire de son aieul

Des messages surement assez brefs qu’il cachait sur lui, des informations parfois assez basiques pour confirmer un rdv, etc, les femmes, les enfants n’attiraient pas forcément les soupçons, ils arrivaient à passer inaperçus, ce qui a permis que ça fonctionne. Et je pense que les femmes et les enfants ont un peu été les oubliés de l’histoire

Nommé sergent à titre posthume, et reconnu comme « mort pour la France »

Surnommé Quinquin pour ses origines nordistes, Marcel savait très bien ce qu’il faisait assure son petit neveu, car toute la famille était mobilisée et vivait à l’heure de Londres. Mais il restait quand même un petit garçon de son âge avec encore un peu d’insouciance, et quand il apprenait les chansons contestataires des maquisards dans les bois, il lui arrivait de les chanter à tue tête sur le chemin du retour, mais il a été « sermonné sur ce point » assure son petit neveu.

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HOMMAGE. Bernard Bouveret, dernier passeur de Franche-Comté et Résistant, est décédé à 96 ans

HOMMAGE. Bernard Bouveret, dernier passeur de Franche-Comté et Résistant, est décédé à 96 ans

Bernard Bouveret, jurassien Résistant, passeur mais aussi ancien déporté de Dachau est décédé ce samedi 7 novembre à l’âge de 96 ans.

Il était un sacré personnage. Ceux qui ont eu la chance de le rencontrer, dans son Haut-Jura natal ou ailleurs, se souviennent de lui comme d’un homme hors du commun. « Nous nous souviendrons de l’homme que tu étais : courageux, engagé, simple, généreux, attentionné. Merci pour ce beau passage sur terre ! Beaucoup de chagrin mais nous te gardons solidement dans notre coeur. Tu seras un exemple pour ces autres passagers que nous sommes » peut-on lire sur une page web qui lui est destinée, et sur laquelle les hommages se multiplient depuis l’annonce de son décès.

Il faut dire que le Jurassien a eu une vie incroyable. En 1940, à l’âge de 16 ans, il s’engage dans la Résistance française par l’intermédiaire d’un ami de son père. Commencent alors des va-et-vient incessants entre Chapelle-des-Bois, son lieu de vie, et la Suisse voisine, mais en passant par les bois pour éviter les troupes allemandes.

Près de 200 personnes passent la frontière avec Bernard

Le massif du Risoux, il finit par le connaître par coeur. Il transporte des documents secrets, des micro-films, puis lorsque la guerre se durcit, ce sont des familles juives fuyant les Nazis qu’il aide à traverser.

Le passeur aura guidé près de 200 personnes, souvent en pleine nuit, jusqu’aux bornes suisses, en prenant des risques considérables. L’un de ces amis passeurs perdra la vie dans ce bois, mort sous les balles des Allemands.

Le Manifeste du Conseil National de la Nouvelle Résistance

Le Manifeste du Conseil National de la Nouvelle Résistance

Le Manifeste du Conseil National de la Nouvelle Résistance

SORTIE LE 15 OCTOBRE en kiosque et en librairie sur commande

« Ceux qui se battent peuvent perdre, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu», Brecht

Face à l’incapacité du gouvernement et à la tentation, chaque jour plus grande, de l’autoritarisme, il nous faut agir. Pour mener le combat du jour d’après, nous avons lancé la création d’un Conseil National de la nouvelle Résistance (CNNR) en nous plaçant sous la tutelle de l’histoire, mais aussi des luttes sociales et écologiques contemporaines.

Notre ambition est d’offrir un point de ralliement à toutes celles et ceux (individus, collectifs, mouvements, partis ou syndicats) qui pensent que les « Jours heureux » ne sont pas une formule vide de sens mais l’horizon d’un programme politique véritable.

Dans un premier temps, il s’agit d’énoncer les principes selon lesquels notre
société devra désormais être gouvernée et de sommer les responsable politiques de prendre des engagements vis-à-vis d’eux. Dans un deuxième temps, il s’agira d’établir un programme à partir de ces principes, mais aussi des idées et expériences de chacun, afin de le mettre en oeuvre au plus vite.

MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL DE LA NOUVELLE RÉSISTANCE (CNNR) :
Benjamin Ball, Sabrina Ali Benali, Julien Bartoli, Samuel Churin, Martine Durix, Katell Gouëllo, Yannick Kergoat, Xavier Ricard Lanata, Ludwig Lechere, Alain Lenud, Dorine Le Pêcheur, Florent Massot, Paloma Moritz, Maxime Ollivier, Fatima Ouassak, Gilles Perret, Benoît Piédallu, Véronique Pinoteau, Anne-Claire Rafflegeau, Jean-Charles Raymond, Cécilia Rinaudo, Denis Robert, Pablo Servigne.

15 octobre 2020 Prix TTC : 3,90 €
ISBN version librairie papier : 9782380352702
ISBN numérique : 9782380352719
Diffusion kiosque : L 11663
Format : 125 x 210 mm
32 pages

Pierre Simonet, l’un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort à 99 ans

Pierre Simonet, l’un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort à 99 ans

Engagé dès juin 1940 dans les Forces françaises libres au côté du général de Gaulle, combattant de Bir Hakeim en 1942, il s’était ensuite mis au service de plusieurs institutions internationales.

Par Publié le 06 novembre 2020 à 00h17 – Mis à jour le 06 novembre 2020 à 05h05

A Toulon, la maison de Pierre Simonet, dont les fenêtres ouvraient sur le mont Faron, racontait une vie hors norme qui vient de s’achever, jeudi 5 novembre à l’âge de 99 ans. Le décor faisait voyager le visiteur d’Asie en Afrique, bien plus que les phrases parcimonieuses, pudiques, de l’hôte, qui buvait son thé et racontait sa vie par courtes lampées. « On n’aime pas les grands mots dans la famille », s’excusait-il. Le récit était ponctué de longs silences qui en disaient bien plus. Les pensées semblaient alors s’évader vers un ailleurs sans doute indescriptible à qui ne l’avait pas connu.

Comment raconter cette guerre qui l’a trimbalé à travers la moitié de la terre ? Comment décrire, par exemple, la guerre de hasard, de maraude dans le désert libyen, où l’on pouvait être tour à tour chasseur et proie ? Comment raconter la bataille de Bir Hakeim et sa pluie d’acier ? Et la Syrie avec ces journées exténuées de chaleur ? Et l’Italie ? Et la libération de la France ? Comment ?

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La manifestation des étudiants, à l’Étoile le 11 novembre 1940,

La manifestation des étudiants, à l’Étoile le 11 novembre 1940,

Résumé de l’article. La « manifestation des étudiants » du 11 novembre 1940 occupe une place bien identifiée dans l’histoire de la résistance française, celle de la première forme d’opposition publique aux Allemands, et elle suscite à ce titre l’objet d’un récit assez consensuel sur son déroulement et ses suites.

Sources universitaires, policières et allemandes à l’appui, Alain Monchablon vient opportunément rappeler le caractère spontané de l’événement ainsi que la complexité de la composition des participants, des différents acteurs institutionnels impliqués comme des réactions allemandes et françaises, très dures même si elles ne firent pas de morts comme on l’a longtemps cru. Ces faits permettent alors, dans un bel exercice d’histoire de la mémoire, de dégager les logiques à l’œuvre dans la lente reconstitution du souvenir et notamment dans sa réappropriation communiste après-guerre. Les épisodes apparemment les plus balisés de l’histoire des réactions françaises à l’occupant recèlent ainsi des surprises qui permettent de mieux comprendre les situations du moment.

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