Mois : décembre 2023

Disparition de Marthe Mille, figure de la Résistance saint-rémoise

Disparition de Marthe Mille, figure de la Résistance saint-rémoise

Notre concitoyenne Marthe Mille, bien connue des Saint-Rémois, s’est éteinte paisiblement le dimanche 17 décembre au matin, “dans un sourire“, précise sa famille.

Il y a quelques semaines à peine, le 11 novembre dernier, Marthe avait été décorée chevalier de la Légion d’honneur par son parrain Francis Guillot, pour ses services éminents rendus à la Nation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Née en 1926, Marthe Mathieu était encore adolescente lorsqu’elle a rejoint en 1942 le Mouvement unifié de la Résistance (MUR) dont son père Casimir Mathieu était le dirigeant. Jusqu’à la Libération de Saint-Rémy, elle participe aux actions de renseignement, de cache d’armes et de secours aux militaires alliés, au péril de sa vie.

En octobre 1944, elle épouse André Mille, jeune sous-officier aviateur également membre de la Résistance, avec qui elle aura 2 enfants, Max et France.

Après la guerre, elle exploite une bijouterie située au 16 rue Lafayette, d’abord avec son mari, puis seule, au décès de celui-ci en 1971.

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Résistance : l’un des fils de Joséphine Baker sera à Sainte-Mère-Église le 2 juin 2024

Résistance : l’un des fils de Joséphine Baker sera à Sainte-Mère-Église le 2 juin 2024

Lors de la présentation des projets et des actions en projet pour célébrer le 80e anniversaire du débarquement allié, Aurélie Renou, la directrice de l’office de tourisme de la Baie du Cotentin, a évoqué le salon du livre histoire et mémoire de Sainte-Mère-Eglise (Manche).

Jean-Claude Bouillon-Baker a publié le livre Un château sur la lune

L’événement, qui se tiendra dimanche 2 juin 2024, aura comme invité d’honneur Jean-Claude Bouillon-Baker, fils de Joséphine Baker. Icône des années folles, dans les années 1920, la chanteuse de music-hall d’origine américaine s’est engagée dans la résistance française durant la Seconde Guerre mondiale.

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JEUDI 14 DÉCEMBRE 2023 – HOMMAGE AUX FUSILLES DU 15 DÉCEMBRE 1941

JEUDI 14 DÉCEMBRE 2023 – HOMMAGE AUX FUSILLES DU 15 DÉCEMBRE 1941

L’Association Nationale des Familles de Fusillés
et Massacrés de la Résistance (Anffmrfa)
L’Association du Souvenir des fusillés
du Mont Valérien et de l’IDF (Asfmvidf)
L’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt (Acvra)
L’UJRE-Moi-Mrj
Le Musée de la Résistance Nationale
le Dictionnaire Maitron des fusillés de 1940 à 1944
en partenariat avec la Ville de Paris

HOMMAGE AUX FUSILLES DU 15 DÉCEMBRE 1941

JEUDI 14 DÉCEMBRE 2023

10h 30 CÉRÉMONIE AU MONUMENT AUX MORTS
1 Boulevard Auguste Blanqui (Place d’Italie)
***
14h – CONFÉRENCE

LA RÉPRESSION SUITE A L’AVIS DE VON STULPNAGEL DU 14 DÉCEMBRE 1941

à la Mairie du 13ème arrondissement, Place d’Italie (Métro Place d’Italie)
salle d’attente des mariages (Entrée gratuite)
PROGRAMME
– Résistance dans le 13e, Avis du 14 décembre 1941
par Serge Boucheny, ancien député, ancien sénateur
– Les fusillades du 15 décembre 1941
par Jenna Massieux, directrice adjointe du mémorial du Mont Valérien
– Les rafles, le convoi n°1, l’amende
par Karen Taieb, directrice des archives du Mémorial de la Shoah
– La mémoire des fusillés, le Témoin des Martyrs (Aragon)
par Louis Poulhès, agrégé d’histoire
Nouveau podcast de France Inter : « Les Résistantes » une série de Philippe Collin, en ligne dès maintenant

Nouveau podcast de France Inter : « Les Résistantes » une série de Philippe Collin, en ligne dès maintenant

« Les Résistantes »
Une nouvelle série de podcasts de Philippe Collin

A découvrir sur l’application de Radio France et franceinter.fr, dès aujourd’hui

Dans la collection de podcasts Face à l’histoire, Philippe Collin propose une nouvelle série pour mettre en lumière le rôle crucial des femmes dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale à travers cinq femmes, cinq destins. Parmi elles, deux figures illustres : Lucie Aubrac et Geneviève de Gaulle. Ainsi que trois femmes restées dans l’ombre : Mila Racine, Simonne Mathieu et Renée Davelly.
« Souvent réduites à une poignée de clichés romantiques – celui d’une jeune messagère à vélo ou d’une combattante qui pose avec sa mitraillette en bandoulière – les femmes sont longtemps restées invisibles dans l’histoire de la Résistance française. La lutte contre le régime de Vichy et les nazis semblaient a priori une « affaire d’hommes ». Or, dans un pays vaincu, humilié et privé en partie de sa population masculine emmenée en captivité en Allemagne dès l’été 1940, les femmes furent les premières à réagir, à initier un esprit de résistance. Cet engagement féminin paraît d’autant plus remarquable qu’il impliquait une double transgression : face à l’ordre imposé par Vichy et l’occupant, d’une part, et face à la place assignée aux genres dans la société française de l’époque, d’autre part.
Coco Chanel, résistante ? « Les gros doutes » d’un historien sur des documents présentés à Londres

Coco Chanel, résistante ? « Les gros doutes » d’un historien sur des documents présentés à Londres

Gabrielle « Coco » Chanel, dont le passé collaborationniste est connu, pourrait également avoir été membre de la Résistance française pendant l’Occupation, selon des documents révélés en septembre à Londres. Mais selon un historien qui a analysé ces nouvelles preuves, l’icône française de la mode pourrait avoir cherché à redorer son blason après la guerre.

La créatrice de mode française Gabrielle "Coco" Chanel, à Paris, en 1944.
La créatrice de mode française Gabrielle « Coco » Chanel, à Paris, en 1944. © AFP

Agent secret du régime nazi, Coco Chanel a-t-elle aussi eu un passé de résistante ? Des documents inédits révélés au grand public à la mi-septembre, lors de l’inauguration d’une exposition londonienne retraçant la vie et l’héritage de la couturière française, suggèrent que « Coco » a pu jouer un rôle dans la Résistance pendant une partie de l’Occupation.

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Lyon dans la guerre. Dans les traboules, la Résistance s’organise

Lyon dans la guerre. Dans les traboules, la Résistance s’organise

Après l’invasion allemande de 1940, Lyon se trouve en zone libre, et ce jusqu’en 1942. Comment Lyon, proclamée « capitale de la Résistance » par le général de Gaulle en 1944, s’est-elle adaptée à la Seconde Guerre mondiale ? Quelles sont les caractéristiques de la Résistance lyonnaise ?

Avec
  • Laurent Douzou Professeur émérite d’histoire contemporaine à Sciences Po Lyon et à l’université Lumière Lyon 2
  • Isabelle Doré-Rivé Directrice du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon

En 1940, Lyon est déclarée « ville ouverte », ce qui évite des combats et des destructions au cœur même de la ville, et n’est que brièvement occupée par les Allemands. Très vite, Lyon se distingue à l’échelle du territoire national, car c’est une grande ville, située en zone libre près de la ligne de démarcation. Beaucoup de réfugiés, Juifs ou non, y passent ou s’y arrêtent. Lyon devient rapidement un foyer de résistance, qui prend de l’importance entre 1940 et 1943. Les trois principaux mouvements de résistance de la zone libre sont représentés à Lyon. Combat et Franc-Tireur sont créés à Lyon en 1940, Libération ou Libération-Sud, bien que fondé à Clermont-Ferrand, est également très actif à Lyon.

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