Mois : novembre 2023

Emmanuel Saugeron, auteur de « La Milice française dans les Basses-Pyrénées » : « C’est un sujet encore tabou »

Emmanuel Saugeron, auteur de « La Milice française dans les Basses-Pyrénées » : « C’est un sujet encore tabou »

Emmanuel Saugeron, auteur de « La Milice française dans les Basses-Pyrénées » a mené trois ans d’enquête, de travail minutieux pour essayer de recouper des informations sur cette période trouble. Son ouvrage vient de paraître aux éditions Cairns.

Il y a beaucoup d’ouvrages sur la Seconde Guerre Mondiale, mais très peu, voire aucun, traitent du sujet de la Milice française dans les Basses-Pyrénées, ceux qui ont collaboré avec le régime de Vichy et les Allemands pendant l’occupation. « C’est un sujet très tabou, sujet à polémique« , reconnait l’auteur de l’ouvrage, Emmanuel Saugeron, également vice-président du musée de la Résistance et de la Déportation à Pau. « Et finalement en ne voulant pas en parler, ce qu’il se passe, c’est que tout le monde associe notre département à d’autres Milices en France, par exemple, en Ariège ou en Haute Savoie, des notions souvent sanglantes, des combats. C’est odieux, mais la milice des Basses Pyrénées, ce n’est pas la même chose. J’essaye de le démontrer dans le livre.« 

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Madeleine Riffaud, figure de la Résistance : « Après ce que nous avions traversé, on ne pouvait plus vivre comme les autres »

Madeleine Riffaud, figure de la Résistance : « Après ce que nous avions traversé, on ne pouvait plus vivre comme les autres »

Entretien« Je ne serais pas arrivée là si… » Chaque semaine, « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. A 99 ans, celle qui fut poète, journaliste et longtemps militante communiste, revient sur le « coup de pied au cul » d’un nazi qui a fait basculer sa vie.

Trois jours plus tôt, un début d’incendie a ravagé son salon. Madeleine Riffaud, 99 ans, était seule dans l’appartement. Les pompiers sont arrivés à temps et, une fois de plus, l’ancienne résistante a survécu. Alitée et aveugle, la poétesse garde une mémoire très vive de son incroyable vie et tient à témoigner. En s’offrant, au milieu de l’entretien, un de ces petits cigares qu’elle apprécie tant…

Je ne serais pas arrivée là si…

… Si je n’avais pas reçu un formidable coup de pied au cul, à la gare d’Amiens, en novembre 1940. C’est un officier allemand qui me l’a administré parce que je refusais les avances de ses soldats. Je suis tombée à terre. Je n’aime pas être humiliée. Surtout à un moment où la France entière était humiliée. Alors, ce coup de pied d’un nazi m’a poussée à m’engager dans la Résistance. Encore fallait-il trouver comment y entrer. Je n’avais que 16 ans. Qui aurait voulu d’une pareille gamine dans son réseau ? Ce n’était pas commode de trouver la bonne porte.

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Projection

Projection

 Et une soirée avec l’une de nos infatigables témoins, ça vous dit ?
Vendredi 8 décembre à 19h, Le Mémorial de Caen, projection de « Ginette » d’Antoine Lifaut et de Caroline Protat suivie d’un échange avec Ginette Kolinka et les réalisateurs, en présence des auteurs Aurore D’Hondt – dédicace, Victor Matet et Jean-David JD Morvan
Séance de signatures avec Ginette Kolinka et les auteurs BD avant et après cette séance.
JEAN VILLERET (1922-2023)

JEAN VILLERET (1922-2023)

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du doyen des survivants de Natzweiler-Struthof, M. Jean VILLERET (matricule 19410 NN et 101923 à Dachau et Allach) qui vient de s’éteindre aujourd’hui dans sa 101e année.
Encore présent lors de notre Assemblée générale le 24 juin dernier, il aura été jusqu’au bout un infatigable témoin de la déportation, la sienne et celle de ses camarades non rentrés. Il reste fortement associé à la mémoire d’Arthur Poitevin (5967 NN) dont il a tenu à maintenir vivant le souvenir en se faisant le fidèle interprète de « La Voix du Rêve », chant que ce dernier avait composé à Natzweiler en janvier 1944 et qui était devenu l’hymne des Français du KL Natzweiler.
En mai paraissait « Un jour, nos voix se tairont », livre d’entretiens conduits par le journaliste Julien Le Gros. Si la voix de Jean a cessé de résonner à nos oreilles, elle demeure vivante dans ce livre-testament comme dans les nombreux enregistrements audio et vidéo réalisés avec lui, ainsi que dans le souvenir des milliers de scolaires et d’auditeurs qui ont pu l’entendre un jour narrer son récit et celui de ses camarades.
Ils ne sont plus que trois aujourd’hui à avoir connu Natzweiler-Struthof : MM. Roger Boulanger, Henri Mosson et Henri Grand (arrivé au Struthof dans le même convoi que Jean, le 10 juillet 1944).
À son épouse Nicole ainsi qu’à ses enfants, descendants et proches, l’Amicale adresse ses très sincères condoléances.
Photos : Jean VILLERET à Port-en-Bessin (14) lors de l’inauguration de la rue Arthur Poitevin (29/01/2020) ; fait commandeur de la Légion d’honneur à Maisons-Alfort (09/03/2020) ; avec Henri Mosson (6290 NN) près du Gisant (CERD – 24/06/2023) et à son domicile le 3 octobre 2023 (Crédit : Jean-Luc Schwab).
Histoire. Toulouse : découvrez l’incroyable destin de « Sœur Mitraillette »

Histoire. Toulouse : découvrez l’incroyable destin de « Sœur Mitraillette »

Histoire. Toulouse : découvrez l’incroyable destin de « Sœur Mitraillette »

Il y a 80 ans, le général de Gaulle créait la médaille de la Résistance française. Parmi les personnalités qui ont l’ont reçu, une religieuse atypique :  » Soeur Mitraillette « .

» Reconnaître les actes remarquables de foi et de courage, qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger, auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et contre ses complices depuis le 18 juillet 1940 « .

Le 9 octobre 1943, le chef de la France combattante (ex France libre) institue par ordonnance cette distinction. Une manière pour lui de renforcer sa légitimité mise à mal à la fois par les Alliés, en particulier le président américain Roosevelt, et par certains chefs de mouvements résistants en métropole comme Henri Frenay.

Parmi les 65 000 récipiendaires (dont un peu plus de 25 000 à titre posthume), on compte des personnalités célèbres telles que la vedette de music-hall Joséphine Baker, les poètes Louis Aragon et Elsa Triolet, le député de l’Eure (et futur président du Conseil) Pierre Mendès-France ou encore le prêtre Henri Grouès plus connu sous le nom de l’abbé Pierre. Du côté des  » soutiers de gloire  » selon l’expression de Pierre Brossolette, le porte-voix à Londres des combattants de l’ombre, se trouvent 5 635 femmes.

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Toulouse : Des collégiens rendent hommage à Marcel Langer, héros de la Résistance

Toulouse : Des collégiens rendent hommage à Marcel Langer, héros de la Résistance

 

Mardi, à Terre-Cabade, des élèves de 3e au lycée agricole L’Oustal de Montastruc-La-Conseillère rendaient hommage au résistant Marcel Langer.

La cérémonie, à l’initiative du Souvenir Français haut-garonnais s’est déroulée après une visite guidée du cimetière sous la houlette de Jean-Pierre Mezure du comité de Toulouse. « Marcel Langer a été choisi par le siège du Souvenir Français pour représenter le Combattant de la Haute-Garonne pour l’année 1943. C’est aussi l’occasion de commémorer le 80e anniversaire de la Médaille de la Résistance française, une médaille que ce héros a reçu deux fois à titre posthume pour son exceptionnel courage » a-t-il souligné. Rassemblés devant la tombe du résistant, les jeunes ont lu un texte évoquant son parcours jusqu’à sa condamnation à mort par décapitation en 1943. Né en Pologne dans une modeste famille juive, Mendel (Marcel) Langer fut membre du mouvement ouvrier révolutionnaire et adhéra au parti communiste, d’abord en Palestine puis en France lorsqu’il arrive à Paris avant de s’installer dans le Sud-Ouest.

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