Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Le camp de Ravensbrück, les conditions de « vie » en son sein, le portrait aussi de femmes y ayant été déportées pour faits de Résistance. Tel est le contenu de l’expo conçue par les Archives nationales et présentée par le Musée de la Résistance et de la Déportation jusqu’en juin.
Entre janvier 1942 et septembre 1944, l’opposition au régime nazi a valu à quelque 9 000 femmes – parmi lesquelles 7 000 au camp de concentration de Ravensbrück – d’être déportées en Allemagne. Sur les dizaines de milliers de détenues au camp, 1 500 étaient françaises. Autant de femmes sous surveillance bien avant leur arrestation, au motif de leur engagement contre l’oppression. Parmi elles il y a eu Pierrette Brochay, Rose Deville, Germaine Coupat, Lucienne Volland, qui à leur retour ici ont conté les conditions de leur enfermement, le quotidien au camp et la façon dont elles sont parvenues à vivre malgré tout. L’exposition s’intéresse aussi à l’après. À la reconstruction, et à la transmission telle que s’y sont attelées ces survivantes. Pour ne jamais oublier.
Déportées à Ravensbrück, 1942-1945
Jusqu’au 17 juin, au Musée de la Résistance et de la Déportation
Autour de l’expo :
• Conférence Les femmes déportées de France, par Philippe Mezzasalma
Jeudi 9 avril à 18 h (gratuit, durée 1 h 30)
• Spectacle Il se passe quelque chose de bizarre avec les rêves, par la cie Golem théâtre
Trois comédiens font revivre les souvenirs de cinq témoins, cinq anciens enfants de la Maison d’Izieu, pour conter l’histoire d’une Europe écartelée.
Samedi 25 avril à 15 h, salle André-Malraux (sur réservation, dès 8 ans)
• Spectacle Avant la nuit, par la Compagnie du bord de l’eau
La compagnie met en scène le témoignage de Rose Deville arrêtée à Chougeat et déportée à 22 ans. La voix de Sophie Haudebourg met en relief ce texte brut, sans retouche et saisissant.
Samedi 23 mai à 20 h (sur réservation, dès 12 ans)
• Visites guidées jeudi 9 avril à 17 h et jeudi 16 avril à 15 h, LSF dimanche 6 juin à 15 h

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