Mois : avril 2026

Une ancienne résistante du Loiret, Yvette Choquet-Kohler, va être honorée, dimanche 26 avril à Lorris
Lors de la journée des victimes et des héros de la Déportation, dimanche 26 avril, le musée départemental de la Résistance à Lorris va rendre hommage à Yvette Choquet-Kohler, en dévoilant une plaque à son nom. Originaire de Châteauneuf-sur-Loire, elle a rejoint un mouvement de Libération, dès 17 ans.

Yvette Choquet-Kohler s’est éteinte en 2008, à 83 ans. Photo recadrée. © Musée de la résistance et de la déportation de Lorris
Dimanche 26 avril, se tiendra la journée souvenir des victimes et héros de la Déportation. Comme chaque année, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation va rendre hommage à un résistant déporté Loirétain, au cours de cette journée en mémoire des victimes des camps de concentration et d’extermination nazis de la Seconde Guerre mondiale.

Une cérémonie dans les jardins du musée sera organisée. Cette année, à 11 heures, une plaque en l’honneur d’Yvette Choquet-Kohler (1925-2008) sera inaugurée. Cette dernière a été une résistante de Châteauneuf-sur-Loire, surnommée « Chouquette » au sein du mouvement Libération Nord.

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Journée de la Déportation : « La résistance juive a bel et bien existé mais a trop longtemps été ignorée »

Journée de la Déportation : « La résistance juive a bel et bien existé mais a trop longtemps été ignorée »

Alors qu’il évoquera la vie de Marie-José Chombart de Lauwe, résistante et sociologue française, déportée entre le 22 mai 1942 et le 22 avril 1945, à l’occasion des cérémonies de la Journée nationale du souvenir de la déportation, ce samedi 25 avril, l’historien Gérard Domange lève le voile sur une réalité trop longtemps ignorée : la résistance juive durant la Deuxième Guerre mondiale.

Gérard Domange, pourquoi avez-vous travaillé sur le thème de la résistance juive ?

« J’ai été troublé, même alarmé, devant le recul de la connaissance historique et la fragilisation de la mémoire collective après un sondage réalisé en 2025 (NDLR : pour l’ONG Conference on Jewish Material Claims Against Germany) aux États-Unis et dans plusieurs pays européens dont la France pour évaluer la connaissance de la Shoah. Il s’est avéré que la méconnaissance est supérieure en France par rapport aux autres pays évoqués puisque 46 % des 18-29 ans disent ne pas avoir entendu le mot “Shoah”…

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Jean Lafaurie, 102 ans : survivre aux camps et résister encore

Jean Lafaurie, 102 ans : survivre aux camps et résister encore

À 102 ans, Jean Lafaurie, ancien maquisard déporté à Dachau, continue inlassablement de témoigner, notamment auprès des plus jeunes. Lui, qui a survécu à l’enfer des camps grâce à la solidarité entre les prisonniers, tient à transmettre un message d’alerte alors que les conflits font rage dans le monde. France 24 l’a rencontré et livre son récit à l’occasion de la journée nationale en mémoire des victimes et des héros de la déportation

Par : Stéphanie TROUILLARD

« Je suis toujours résistant. Je résiste à tout ! La preuve, je suis encore là. » Dans un sourire espiègle, Jean Lafaurie résume le mot d’ordre de toute une vie : résister envers et contre tout. Ses 102 ans ne semblent avoir aucune prise sur lui. Il vit seul chez lui, en Seine-et-Marne, depuis le décès de son épouse et gère lui-même son agenda bien chargé. Tiré à quatre épingles, il reçoit ses visiteurs le sourire aux lèvres et la cravate autour du cou. Le centenaire fait encore face au monde avec des yeux pétillants d’un ancien gamin qui a dit très tôt « non ».

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À la gare de Redon, une œuvre mémorielle en hommage aux personnes déportées pendant la Seconde Guerre mondiale

À la gare de Redon, une œuvre mémorielle en hommage aux personnes déportées pendant la Seconde Guerre mondiale

Dimanche 26 avril 2026, à 10 h à la gare de Redon (Ille-et-Vilaine), des élèves de l’école Eugène-et-Maria-Renaudeau-d’Allaire (Morbihan) vont dévoiler avec Antoinette Baudu, déportée rescapée du « convoi de Langeais », une œuvre mémorielle en hommage aux personnes résistantes et déportées originaires du pays de Redon et autour.

14 juin 1944, la lumière du soleil d’été éclaire la cour de la petite école publique d’Allaire (Morbihan). Devant les enfants, ses « petits », l’instituteur Eugène Renaudeau est arrêté par la milice locale pour actes de résistance. Il sera déporté au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne), où il meurt le 15 novembre 1944.

Quatre-vingt-deux ans après, dimanche 26 avril 2026, à 10 h, à la gare de Redon (Ille-et-Vilaine), des élèves de l’école Eugène-et-Maria-Renaudeau-d’Allaire vont dévoiler avec Antoinette Baudu, déportée rescapée du « convoi de Langeais », une œuvre mémorielle en hommage aux personnes résistantes…
 
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Exposition LA GUERRE EN JEUX à Lyon

Exposition LA GUERRE EN JEUX à Lyon

L’exposition LA GUERRE EN JEUX, présentée au CHRD à Lyon jusqu’au 7 juin 2026, dresse un portrait sensible de l’enfance en temps de guerre, en choisissant le prisme original du jeu et des jouets.

L’exposition révèle comment ces objets du quotidien, porteurs de messages et de mémoire, ont façonné le vécu, l’imaginaire et l’éducation des enfants, tout en reflétant les enjeux sociaux et politiques de leur époque.

Une invitation à découvrir l’histoire autrement, à hauteur d’enfant.

UN PARCOURS POUR LES PLUS JEUNES, DÈS 7 ANS

Peluches, jouets, jeux de société… sont des objets familiers pour les jeunes visiteurs. Mais au sein de l’exposition, ils s’inscrivent dans un contexte historique complexe, marqué par la guerre, la privation, l’exil ou la persécution. Le musée, conscient de la dualité entre l’attrait visuel du jouet et la dureté de leur histoire, propose un parcours spécifiquement conçu pour les enfants dès 7 ans, afin de rendre l’exposition compréhensible, engageante et respectueuse de leur sensibilité.

Une médiation ludique et immersive

Un audioguide jeune public, mis en voix et en musique, plonge les visiteurs dans l’univers de l’époque à travers un récit immersif inspiré des objets exposés. Il propose une création originale, sensible et documentée autour d’une sélection de 11 objets de référence. Le CHRD s’est entouré de la compagnie Mademoiselle F* pour concevoir ce parcours. Ensemble, ils ont imaginé une mise en récit partant des objets pour raconter le destin des enfants auxquels ils sont liés.
Ce choix narratif revendiqué confère au parcours une dimension émotionnelle et pédagogique.
Pour compléter le parcours : un livret-jeu, gratuit, accompagne les enfants dans leur découverte, mêlant informations historiques, devinettes et activités ludiques.

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Le Concours de la Résistance innove avec une épreuve autour de l’intelligence artificielle

Le Concours de la Résistance innove avec une épreuve autour de l’intelligence artificielle

L’académie de Normandie franchit une étape nouvelle dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) en proposant, cette année, une épreuve expérimentale intégrant l’intelligence artificielle. Cette initiative, portée à la demande de la rectrice, s’inscrit pleinement dans la volonté de donner un nouvel élan au concours tout en préservant la place centrale accordée à la démarche historique et au travail sur les archives.

Une initiative née en Normandie, pour la Normandie

Ce projet expérimental est le fruit d’une dynamique proprement normande. Les référents académiques Mémoire et Citoyenneté de l’académie de Normandie en sont les concepteurs, avec la volonté de s’appuyer sur les archives et le patrimoine mémoriel du territoire. Les élèves participants seront ainsi invités à travailler directement sur des sources historiques en lien avec l’histoire normande, ancrant l’expérimentation dans une réalité locale forte et singulière.

Une mobilisation partenariale de grande envergure

Depuis octobre, l’académie a fédéré autour de ce projet un réseau dense de partenaires institutionnels et associatifs. La Direction générale de l’enseignement scolaire, les directions des services départementaux de l’Éducation nationale, la division des examens et concours, mais aussi l’Office national des combattants et victimes de guerre, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, le Mémorial de la Shoah, plusieurs associations mémorielles, la DRANE et les acteurs de l’Éducation aux médias et à l’information ont tous contribué à construire cette épreuve expérimentale. Une commission de plus de 25 participants s’est réunie le 12 février pour finaliser le sujet.

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Une exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

Une exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

En Saône-et-Loire, 35 personnes ont été reconnues comme « Justes parmi les Nations ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont pris des risques pour sauver des femmes, des hommes et des enfants juifs en danger de mort, suite aux lois raciales de l’Allemagne nazie et de la France. Une exposition aux Archives départementales à Mâcon leur rend hommage, pendant tout le mois d’avril.

Le Centre de Documentation « Résistance et Déportation » de Saône-et-Loire (CDRD71) propose une exposition itinérante intitulée « Les Justes parmi les nations » de Saône-et-Loire. Sa circulation accompagnera la pose de plaques mémorielles effectuée par l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (ANACR71) et le Souvenir français, dans 17 communes du département concernées par la présence sur leur territoire de « Justes parmi les nations ».

Composée de 13 panneaux, l’exposition présente les 35 « Justes » de Saône-et-Loire. Quatre panneaux précisent la position géographique des « Justes » en Saône-et-Loire ; la situation générale des Juifs en Europe et en France ; l’entrée des « Justes » au Panthéon et la ligne de démarcation en Saône-et-Loire.

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Déportés oubliés des camps nazis : un professeur basque a retrouvé la trace de républicains espagnols assassinés

Déportés oubliés des camps nazis : un professeur basque a retrouvé la trace de républicains espagnols assassinés

À Toulouse et Tournefeuille (Utopia), un livre et un film sont présentés au cours de deux soirées cette semaine pour se souvenir d’aspects méconnus de la déportation de républicains espagnols dans les camps de la mort nazis. Professeur basque d’arts plastiques, Unai Eguia évoquera son précieux travail d’enquête, mené durant plusieurs années entre l’Espagne, la France, l’Allemagne et la République tchèque, au service de la mémoire commune européenne.

Après la terrible guerre d’Espagne (dont on commémore les 90 ans du déclenchement en juillet prochain), de nombreux exilés espagnols, vaincus par les troupes du général Franco, se réfugient en France en février et mars 1939.

Pour beaucoup, ce n’est que la suite de leurs tourments. Enfermés dans des camps d’internement du Roussillon par les autorités françaises puis utilisés comme main-d’œuvre sans droits dans des chantiers pour l’armée, ces républicains sont ensuite faits prisonniers par les nazis et envoyés dans des camps de travail et d’extermination tels que Mauthausen ou Buchenwald comme « indésirables » à éliminer en raison de leurs convictions et de leur lutte antifasciste.

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Le matin du 11 avril 1945…

Le matin du 11 avril 1945…

 

Le 11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré, sur fond d’insurrection armée organisée par une partie des déportés.

Le matin du 11 avril, des unités américaines avancent en direction du camp. À 10 heures, les SS reçoivent l’ordre de quitter les lieux. Le Comité international du camp mobilise ses résistants et commence à distribuer des armes cachées. À midi, les commandants SS et les gardes s’enfuient. Vers 14 h 30, les chars américains traversent le complexe SS sans s’arrêter. Les détenus armés prennent le contrôle du camp et maîtrisent les derniers SS. Une heure plus tard, des éclaireurs des 4e et 6e divisions blindées sont les premiers soldats américains à atteindre le camp. 21 000 détenus sont libérés dont quelque 900 enfants et adolescents.

Le même jour, le camp de Mittelbau-Dora et le kommando de Nordhausen sont découverts par des soldats de la 1ere armée américaine. Seuls 500 détenus y sont encore. Le camp et l’usine où étaient construits les V2 sont intactes. La quasi-totalité des détenus avait été évacuée les jours précédents vers le camp de Neuengamme.

Évènement : « In Liebe, Eure Hilde » (Berlin, été 42)

Évènement : « In Liebe, Eure Hilde » (Berlin, été 42)

In Liebe, Eure Hilde (Berlin, été 42)
Maison Heinrich Heine
27C, boulevard Jourdan, Paris 14e
Le lundi 13 avril 2026
À 20 h

Le film sera introduit par une discussion avec Mechthild Gilzmer, professeure et commissaire de l’exposition « Résistance, Répression, Déportation. Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück (1942-1945) », présentée au Mémorial des martyrs de la Déportation à Paris du 8 mars au 8 mai 2026.
Drame historique, Allemagne, 2024, 124 min, vostfr
réalisé par Andreas Dresen
avec Liv Lisa Fries, Johannes Hegemann et Alexander Scheer
Alors que la guerre fait rage, Hilde rencontre Hans. Elle tombe amoureuse de lui et s’engage à ses côtés dans un réseau de résistance clandestin chargé de transmettre des informations à l’Union soviétique par radio, que les nazis surnomment « l’Orchestre rouge ». Malgré le danger permanent qui pèse sur elle, Hilde vit un été d’une intensité et d’un bonheur rares. À l’automne, lorsque la Gestapo démantèle le réseau, elle est arrêtée à son tour, enceinte.
Le film sera introduit par une discussion avec Mechthild Gilzmer, professeure et commissaire de l’exposition « Résistance, Répression, Déportation. Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück (1942-1945) », présentée au Mémorial des martyrs de la Déportation à Paris du 8 mars au 8 mai 2026.

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