Mois : avril 2026

Commémoration de la rafle d’Izieu

Commémoration de la rafle d’Izieu

Une cérémonie de recueillement en mémoire des 44 enfants et des 7 adultes arrêtés lors de la rafle d’Izieu est organisée le 3 avril au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot.

Contexte historique

Le 6 avril 1944, 44 enfants âgés de 4 à 17 ans et 7 adultes sont arrêtés puis déportés sur ordre de Klaus Barbie, responsable à la Gestapo de Lyon. À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Aucun des enfants ne survécut. Seule Léa Feldblum en est revenue, elle témoignera lors du Procès Barbie en 1987.

La rafle d’Izieu demeure l’un des crimes les plus emblématiques perpétrés en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle incarne, à jamais, l’innocence brisée et la barbarie antisémite, et rappelle avec force l’exigence de vigilance face à toutes les formes de haine et d’exclusion.

Des élèves de CM1-CM2 de l’école Berlioz (Lyon 9ᵉ) participeront à cette cérémonie co-organisée par la Ville de Lyon et l’association « Fils et filles de Déportés Juifs de France », témoignant de la nécessité de porter cette mémoire auprès des jeunes générations.

La cérémonie se tiendra le vendredi 3 avril à 10 heures, au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot (côté rue Victor Hugo) – Lyon 2ᵉ.

 

Plusieurs temps de mémoire en écho à cette commémoration

  • Jeudi 2 avril, de 18h30 à 20h :  le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) organise une conférence intitulée « Les enfants juifs déportés de la région lyonnaise : itinéraires personnels et parcours de la colonie d’Izieu »
    Sur inscription : En savoir plus

 

  • Lundi 6 avril : Cérémonie à Brégnier-Cordon et à la Maison d’Izieu
    10h45 – 11h : Moment commémoratif devant la stèle de la Bruyère à Brégnier-Cordon
    11h15 – 12h : Cérémonie devant la Maison d’Izieu
    En savoir plus
Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Jusqu’au 30 avril, au centre-ville, le service des Archives municipales et les Arolsen Archives présentent «Stolen Memory». Plus de mille familles de propriétaires de ces objets ont été retrouvées en dix ans. Accès libre, visite commentée sur inscription.

La Ville de Dijon accueille l’exposition itinérante « #StolenMemory » dédiée à la mémoire des déportations, dont la journée nationale du souvenir se tient chaque dernier dimanche d’avril.

Réalisée et prêtée par les Arolsen Archives, centre international sur les persécutions nazies dont le siège est en Allemagne, elle présente les effets personnels confisqués aux déportés à leur arrivée dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale.

A travers objets et documents, elle retrace les parcours de vie et cherche à identifier leurs propriétaires lorsque cela n’a pas encore été possible.

Depuis 2023, cette exposition a déjà été présentée en France au Panthéon, au Conseil de l’Europe et dans plusieurs grandes villes de France.

Exposition en accès libre
place de la Sainte-Chapelle,
du 1er au 30 avril
de 10h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite

Visites commentées de l’exposition

Durée : 1 heure par une médiatrice culturelle des Archives municipales

 

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Le Mémorial de la Résistance et de la Déportation va déménager en 2027 : l’association dissoute

Le Mémorial de la Résistance et de la Déportation va déménager en 2027 : l’association dissoute

Inauguré en 1999, le Mémorial de la Résistance et de la Déportation vit sa dernière année dans ses locaux actuels. L’association, qui gère et anime ce lieu de mémoire, prépare son déménagement programmé en 2027 dans l’immeuble Emile-Loubet. Faute de relève, Jean-Michel Blanchardon, le président, annonce la fin de la structure. La Ville devrait prendre le relais.

Le temps fait son œuvre. Inexorablement. Le 25 avril 1999, le Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire, situé rue du Théâtre, aux Ursules, a été inauguré par la Ville, en présence de ses membres fondateurs, anciens résistants et déportés (Joseph Sanguedolce, Claudius Volle, Théo Vial-Massat, Lucien Neuwirth, Ado Raimond, Camille Pradet, Baptiste Beaulaygue, Violette Maurice, Maurice Falissard, Janine Silberberg…).

À l’aube de son vingt-septième anniversaire, le musée, conçu dans un esprit de pédagogie et de transmission, est orphelin, depuis plus d’une dizaine d’années, de ces témoins directs de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale et de la barbarie des camps de concentration.

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Une exposition sur les résistants et déportés de la Vendée

Une exposition sur les résistants et déportés de la Vendée

L’exposition « Visages de la Résistance et de la déportation en Vendée », conçue par l’Association pour un mémorial de la Résistance et de la déportation en Vendée (AMRDV), créée en 2013, présente, sur fond d’histoire de la Seconde Guerre mondiale et des événements qui se sont déroulés durant cette période en Vendée, des portraits d’hommes et de femmes qui se sont levés contre l’occupation nazie. Opposés à l’armistice de juin 1940 et au régime de Vichy, ils se sont engagés pour défendre l’indépendance et la liberté de la France, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

L’exposition préfigure le projet d’un mémorial départemental de la Résistance et de la déportation en Vendée. Le projet de ce lieu était porté depuis 1995 par Gaston Marceteau, résistant déporté à Buchenwald.

Une cinquantaine de portraits sont exposés ainsi que des panneaux présentant cette période noire de notre histoire. L’association est preneuse de toute information qui viendrait compléter ses recherches.

Exposition jusqu’au 14 avril inclus, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h, salle du conseil de la mairie. Contact : amrdv@laposte.net