Mois : décembre 2025

On a lu « Lumière sur Caluire » et l’énigme de l’arrestation de Jean Moulin en 1943

On a lu « Lumière sur Caluire » et l’énigme de l’arrestation de Jean Moulin en 1943

Le récit du Girondin Jean-Pierre Delvigne se confronte à cette question : par qui Jean Moulin a-t-il été trahi ?

C’est à quelques kilomètres de Lyon, la « capitale de la Résistance », que, le 21 juin 1943, Jean Moulin, représentant du général de Gaulle en France, chef des Mouvements unis de la résistance et président du Conseil national de la résistance, est arrêté par l’officier SS Klaus Barbie et la Gestapo, à l’occasion d’une réunion clandestine à Caluire. Il est fait prisonnier et torturé avec sept autres résistants responsables de l’Armée secrète. Il meurt lors de son transfert en Allemagne le 8 juillet 1943. Le 19 décembre 1964, son urne funéraire rejoint la crypte du Panthéon. Dans son discours resté célèbre, André Malraux salue le « chef d’un peuple de la nuit ».

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Daniel Huillier, l’un des derniers résistants du maquis du Vercors pendant la Seconde Guerre mondiale est mort à l’âge de 97 ans

Daniel Huillier, l’un des derniers résistants du maquis du Vercors pendant la Seconde Guerre mondiale est mort à l’âge de 97 ans

Il était l’un des derniers témoins de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. Daniel Huillier est mort, mercredi 24 décembre à l’âge de 97 ans. Durant son adolescence, il avait rejoint le maquis du Vercors comme combattant volontaire.

Il s’engage dans la Résistance à 16 ans
À l’âge de 16 ans, Daniel Huillier, s’engage dans la Résistance en rejoignant son père et ses oncles dans le maquis du Vercors, dès le début de la guerre. « Il participe à des liaisons, des réceptions et transports de parachutages, de ravitaillement et d’armes et de munitions », indique l’Association nationale des pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors. « Je n’ai jamais eu peur. On défendait notre peau, la peau de la France », a confiait Daniel Huillier en 2024 à France 3 Alpes.

En juillet 1944, Daniel Huillier est rapatrié à Grenoble auprès de ses grands-parents alors que les menaces de la Gestapo sur les résistants du plateau du Vercors sont de plus en plus pesantes. Il échappe de peu au massacre à Grenoble le 14 août 1944, de 20 résistants du Vercors. « Ils sont morts pour notre liberté ».

Un chef d’entreprise et un sportif accompli
Après la guerre, l’ancien maquisard était devenu chef d’entreprise. Il a fondé avec son frère l’entreprise automobile Huillier, basée à Saint-Égrève. Le président honoraire du groupe avait bâti « une entreprise solide et pérenne en ayant su être fidèle et transmettre les valeurs de travail et de bon sens », a salué le groupe Huillier sur les réseaux sociaux.

Daniel Huillier, était également un sportif accompli. Ancien international de hockey sur glace, il était licencié des Ours de Villard-de-Lans dès 1938, club dont il a été le président, et avait sélectionné en équipe de France en 1953.

 

Dans le 19e, une place porte désormais le nom de la résistante Madeleine Riffaud

Dans le 19e, une place porte désormais le nom de la résistante Madeleine Riffaud

Dans le 19e, une place porte désormais le nom de la résistante Madeleine Riffaud.
A l’emprise située à l’angle de l’avenue Simon Bolivar et de la rue Manin (19e), une place rend hommage à cette femme au destin exceptionnel, décédée en novembre 2024 à l’âge de 100 ans.
A 100 ans, elle avait vécu mille vies. Décédée en novembre 2024, Madeleine Riffaud fut tour à tour résistante, poétesse, militante anticolonialiste et correspondante de guerre.
Pour découvrir la place qui porte désormais son nom, il faut se rendre à l’angle de l’avenue Simon Bolivar et de la rue Manin. Située dans le 19e arrondissement, cette place se trouve face aux Buttes Chaumont : tout sauf un hasard. En 1944, en pleine Libération de Paris, Madeleine Riffaud, alors âgée de 20 ans, se voit chargée d’une mission par les Francs-Tireurs et partisans (FTP), le mouvement de résistance intérieure française fondée par la direction du Parti communiste français.
Elle doit intercepter un train allemand devant emprunter la voie ferroviaire de la Petite ceinture qui traverse les Butte Chaumont via un tunnel débouchant sur la gare de Ménilmontant. A la tête d’un détachement de quatre hommes seulement, elle réussit grâce à des explosifs à neutraliser puis à capturer les 80 soldats allemands occupant le train ! Un acte exceptionnel parmi d’autres pour cette femme qui avait échappé aux camps de la mort quelques semaines plus tôt en sautant d’un train en marche pour Ravensbrück.
HOMMAGE au Père Lachaise au COLONEL FABIEN

HOMMAGE au Père Lachaise au COLONEL FABIEN

HOMMAGE au Père Lachaise au COLONEL FABIEN LUNDI 29 décembre 2025 à partir de10 h 30 à l’entrée du Père Lachaise rue des Rondeaux
Cérémonie à 10 h 45/
Intervention de Jacques VARIN, secrétaire général national de l’ANACR.
Comme chaque année, l’ANACR et ses comités d’Ile de France, les anciens et les amis du 151è Régiment d’infanterie (Rancourt-Verdun), la FNDIRP, l’ACER, MRN Paris, rendent hommage au Colonel FABIEN, brigadiste et Résistant / (http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50415) jour anniversaire de sa mort, puis à Pierre VILLON, mort le 6 novembre 1981, architecte, dirigeant communiste, député de l’allier (http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php
Hier soir, Madeleine Riffaud recevait la médaille d’honneur de la CGT…

Hier soir, Madeleine Riffaud recevait la médaille d’honneur de la CGT…

Hier soir, Madeleine Riffaud recevait la médaille d’honneur de la CGT, des mains de Sophie Binet, pour son travail de journaliste dans La Vie Ouvrière, mais pas que. Elle l’avait acceptée mais était trop faible pour qu’elle lui soit remise l’an dernier. Ce n’est donc pas une médaille obtenue à titre posthume, même si c’est Philippe Denimal et moi qui l’avons récupérée pour elle.

Ensuite nous avons fait une table ronde pour parler d’elle, c’était bien.
Merci à Pablo Aiquel et Céline Autin d’avoir organisé ça, et à Aurora Velez et pour ce qu’elles ont dit sur elle, sans oublier qnour Elassy pour son poème.
Merci à Michel Barbier pour les photos !
Figure de la Résistance, Madeleine Riffaud honorée à titre posthume par la CGT

Figure de la Résistance, Madeleine Riffaud honorée à titre posthume par la CGT

Née à Arvillers, dans la Somme, la résistante et journaliste Madeleine Riffaud a été honorée à titre posthume par la CGT, lundi 15 décembre 2025, un an après sa mort. Une médaille d’honneur pour saluer son engagement et son combat.

Un grand nom de la Résistance armée au nazisme. Née à Arvillers dans l’est de la Somme en 1924, Madeleine Riffaud, figure majeure de la Résistance française, poétesse et journaliste engagée, a été honorée à titre posthume par la CGT ce lundi 15 décembre 2025, un peu plus d’un an après son décès le 6 novembre 2024.

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Sauver Paris : le rôle méconnu des pompiers dans la Résistance enfin révélé

Sauver Paris : le rôle méconnu des pompiers dans la Résistance enfin révélé

La chaîne Toute l’Histoire propose une soirée exceptionnelle avec la diffusion exclusive de Sauver Paris, les pompiers dans l’ombre de la Résistance, une production originale réalisée par Valentino N. Misino. Ce documentaire inédit dévoile un chapitre souvent ignoré de l’Occupation : l’engagement secret, constant et déterminant des sapeurs-pompiers de Paris. À travers une narration rigoureuse et des images soigneusement restaurées, le film remet en lumière ces hommes qui ont protégé la capitale tout en œuvrant, discrètement mais résolument, pour la liberté.

Durant l’Occupation allemande, les sapeurs-pompiers parisiens sont les seuls responsables de la sécurité civile de la ville. Officiellement placés sous l’autorité de la Feuerschutzpolizei, ils doivent répondre aux directives allemandes tout en menant, dans l’ombre, de véritables actions de Résistance. Le documentaire met en avant cette dualité complexe, faite de risques, d’astuces et de bravoure.
Armement dissimulé dans les casernes, transmission de messages clandestins, protection de civils menacés : leur engagement clandestin apparaît d’autant plus remarquable qu’il fut mené sans reconnaissance, dans un silence imposé par le contexte.

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« Un Résistant avant tout » : Marcel Touquet, jeune Clichois déporté, va être béatifié à Notre-Dame de Paris

« Un Résistant avant tout » : Marcel Touquet, jeune Clichois déporté, va être béatifié à Notre-Dame de Paris

Membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) de Clichy, Marcel Touquet, tué par les nazis, sera béatifié ce samedi 13 décembre à Notre-Dame de Paris avec 49 « martyrs », symboles des victimes catholiques du nazisme.

Par Anne-Sophie Damecour Le 13 décembre 2025 à 08h23

Marcel Touquet, né en 1914 et envoyé au STO à Berlin en 1942, ne reviendra jamais d’Allemagne. Déporté à Ravensbrück en 1944, il a probablement été tué fin janvier 1945. Christian Touquet

Dans son petit bureau de la rue de Paris, au sein de l’union locale de la CGT, Jean-Pierre Raynaud, 80 ans, conserve précieusement tous les documents retraçant l’histoire de la Résistance à Clichy. Une histoire riche et intimement liée à la sienne puisque son père, Alexis Raynaud, a fait partie de ceux qui, au péril de leur vie, ont organisé des actions sous l’Occupation allemande, entre 1941 et 1944.
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« Mais il ne m’a jamais rien raconté et il est décédé quand j’avais 14 ans », balaye celui qui a adhéré au PCF et aux Jeunesses communistes (JC).

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Simone Jacques-Yahiel, de la scène à la résistance

Simone Jacques-Yahiel, de la scène à la résistance

Danseuse professionnelle, Simone Jacques-Yahiel troque les chaussons pour l’ombre de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Déportée à Ravensbrück, elle deviendra une professeure de danse renommée.
De la danse à la résistance, il n’y eut qu’un pas pour Simone Jacques-Yahiel. Mais c’est loin des salles qu’elle avait l’habitude de fouler en pointe, que l’Avesnoise a appris les chorégraphies résistantes. Cet article est très largement inspiré du travail de Marie-Françoise Potier dans le tome 42 des mémoires de la Société archéologique et historique de l’arrondissement d’Avesnes (SAHAA). Difficile de résumer en détail la vie de Simone Jacques-Yahiel dans ces lignes, si celle-ci vous intéresse, nous vous invitons à vous procurer le tome 42 des mémoires de la SAHAA !

La vie de Simone Jacques
Benjamine d’une fratrie de 4 enfants, Simone Jacques née le 18 novembre 1917 à Paris. Elle passera la majeure partie de son adolescence en dehors du territoire français, la crise des années 30 oblige ses parents à quitter la France. La petite famille enchaîne les pays : Suisse, Belgique, Danemark, Suède et Finlande.

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