Catégorie : Actualité de la Résistance

LE MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION DE L’AISNE ROUVRE SES PORTES LE 10 OCTOBRE

LE MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION DE L’AISNE ROUVRE SES PORTES LE 10 OCTOBRE

Après plusieurs mois de travaux et un vaste projet de transformation porté par le Département de l’Aisne, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne, à Tergnier, rouvrira ses portes le samedi 10 octobre 2026 à 14h. 

Créé en 1986 à l’initiative d’anciens résistants et déportés axonais, le musée s’est imposé au fil des décennies comme un lieu incontournable pour comprendre l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans l’Aisne.  

Face à la disparition progressive des derniers témoins et à la nécessité de moderniser le parcours de visite, le Département de l’Aisne a repris sa gestion en 2024 et engagé un ambitieux programme de rénovation.  

Un lieu de mémoire entièrement réinventé

Installé dans l’ancienne salle de spectacle de la cité Carnegie de Fargniers, bâtiment inscrit au titre des Monuments historiques, le musée propose désormais une…

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La justice française qualifie les rafles de Marseille en 1943 de « crimes contre l’humanité »

La justice française qualifie les rafles de Marseille en 1943 de « crimes contre l’humanité »

Plus de 80 ans après la destruction du Vieux-Port et la déportation de centaines de personnes, une décision historique vient d’être rendue par la justice française

Un quartier de Marseille dynamité par les nazis et Vichy, 20 000 personnes déplacées, 1 600 déportés dont des juifs exterminés dans les camps : la justice française a qualifié mercredi de « crimes contre l’humanité » les rafles du Vieux-Port de 1943, reconnaissance réclamée par des survivants et leurs descendants.

Plus de 83 ans après les faits, l’enquête n’a pas permis d’identifier des responsables encore vivants impliqués dans l’opération « Sultan », menée du 22 au 24 janvier 1943, a déclaré le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, venu dans la deuxième ville de France à la rencontre des derniers survivants et des familles de victimes. Mais l’infraction de « crime contre l’humanité » est bien caractérisée, tant pour les rafles que pour le pillage et la destruction des 1 500 immeubles du quartier de Saint-Jean, derrière…

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Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six élèves d’Abbeville travaillent sur le parcours de René Boulanger, un résistant déporté à Auschwitz. Ils préparent un livre sur l’histoire de ce résistant.

Lycéens mais également ambassadeurs de la mémoire. Six élèves en classe de Terminale (trois en Professionnel et trois en Général) du lycée Boucher-de-Perthes d’Abbeville (Somme) travaillent, en plus de leur emploi du temps classique, sur l’histoire d’un résistant abbevillois.

Des jeunes portant un intérêt certain pour l’histoire et ceux qui l’ont faite qui ont décidé de retracer le parcours de René Boulanger. Un résistant arrêté à Abbeville en octobre 1941 avant d’être déporté à Auschwitz où il trouvera la mort en octobre 1942.

Les élèves
« Nous avons répondu à un appel à projet de la Région Hauts-de-France avec le mémorial de la Shoah et l’Académie d’Amiens » expliquent leurs professeurs Isabelle Richard (histoire-géo au lycée général) et Anne-Brigitte Berger (lettres-histoire au lycée professionnel).

Le groupe d’élèves va se muer en enquêteurs et en historiens pour retrouver les différents faits ayant marqué la vie de René Boulanger.

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« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

Depuis quelques mois, une vague de films s’empare de la période de l’Occupation et de la collaboration et remporte l’adhésion du public. À l’occasion de la sortie ce mercredi 30 septembre de « Notre salut », d’Emmanuel Marre, des historiens décryptent ce phénomène, en dialogue avec les œuvres du passé.

Imaginons un instant ce que pourrait être la cérémonie des Césars 2027. Quatre films français, portés par quatre acteurs populaires, concourraient pour la statuette du meilleur film ou de la meilleure interprétation masculine. Leur point commun ? Ils portent tous sur la Seconde Guerre mondiale, avec une focale resserrée sur l’Occupation et la collaboration.

En un peu plus de six mois, les productions françaises se sont emparées de cette période historique hautement inflammable et ont rempli les salles : Les Rayons et les Ombres, de Xavier Giannoli, biopic de Jean Luchaire et sa fille Corinne, avec Jean Dujardin en patron de presse collabo ; les deux volets de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, inspirés des travaux de l’historien anglais Julian Jackson, avec Simon Abkarian dans le rôle-titre ; Moulin de Laszlo Nemes, en compétition au Festival de Cannes (qui sort en salles le 28 octobre), dans lequel Gilles Lellouche incarne le patron de la Résistance intérieure et enfin Notre salut, d’Emmanuel Marre, prix du scénario à Cannes, sur les écrans cette semaine, où Swann Arlaud interprète Henri Marre, fonctionnaire sous Vichy et arrière-grand-père du cinéaste.

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Suite, et hélas certainement pas fin

Suite, et hélas certainement pas fin

Après R Vautier à Elne, H Bassis dans le collimateur du maire de Champigny, le vote antisémite et anticommuniste à Bergerac contre Hélène Sapir, à Billy Montigny le maire R-Haine retire le nom de Léon Delfosse de centre culturel.
C’est la Résistance dans son ensemble au travers de sa composante ouvrière et communiste qui est visée par les forces de la réaction , l’ultra et celle dite classique mais se glissant avec délice vers l’ultra.
Militant syndical CGTU avant guerre, mobilisé en 39, Leon Delfosse est fait prisonnier en 1940, s’évada, puis reprit une activité clandestine.
Arrêté en 1943 et condamné à six ans de prison, il s’évada du camp d’Éperlecques en juillet de la même année.
Responsable régional du Nord pour les mineurs au sein du comité d’unité syndicale et d’action, il prépara la grève insurrectionnelle d’août 1944, puis participa au combat de Waziers du 31 août au 2 septembre 1944. Il termina la guerre avec le grade de Capitaine FFI.
À la Libération de nouveau mineur et militant syndical, responsable communiste, L.Delfosse fut nommé directeur général adjoint des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais. Il participa à la période de reconstruction et de relance de la production minière, souvent désignée comme la « bataille du charbon ». Il fut également président de la Fédération CGT du sous-sol.
De René Vautier à Léon Delfosse en passant par Henri Bassis et Hélène Sapir, la voilà la haine pétainiste ou (et) péri-pétainiste où l’anticommunisme reste avec un antisémitisme et une xénophobie permanentes le liant de leur purulente activité.
Les silences des ministres de l’intérieur et des anciens combattants en un domaine qui est de leur ressort est assourdissant.
Guy Hervy

Sur les pas de « Colette », une Franco-Britannique dans la Résistance gasconne

Sur les pas de « Colette », une Franco-Britannique dans la Résistance gasconne

Organisée par le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, la conférence donnée par Ian Purslow s’est tenue de 10 h à midi, mardi 21 juillet, au local des Mousquetaires à Auch, devant une salle comble venue écouter le récit d’une marche sur les traces d’Anne-Marie Walters, jeune agent franco-britannique du Special Operations Executive (SOE) durant la Seconde Guerre mondiale.

Intitulée « Moondrop in Gascony », en écho au titre du récit qu’Anne-Marie Walters publia dès 1946, la conférence retraçait le parcours de cette jeune femme de vingt ans, parachutée en janvier 1944 dans la région de l’Armagnac pour rejoindre le réseau WHEELWRIGHT de George Starr. Sous le nom de guerre de « Colette », elle devint agent de liaison dans le Gers, chargée notamment de préparer l’évasion vers l’Espagne d’aviateurs alliés abattus dans le Sud-Ouest — non sans mal, tant ses relations avec un George Starr décrit comme peu enclin à composer avec une jeune femme dans ce rôle furent, par moments, exécrables.

C’est ce dernier volet de son engagement qu’Ian Purslow et Sue Purslow ont choisi de revivre, en compagnie de Jan Dodd, Steve Eckett, Rod Little, Nick Stuart-Taylor et Paul Williams. Guidé par ce dernier, guide expérimenté des Pyrénées, le groupe a marché trois jours durant sur l’itinéraire d’évasion emprunté par Colette, du col des Ares (Haute-Garonne) jusqu’à Canejan, déjà en Espagne.

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