AFMD / CONCERT ANNIVERSAIRE / 30 ANS



Organisée par le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, la conférence donnée par Ian Purslow s’est tenue de 10 h à midi, mardi 21 juillet, au local des Mousquetaires à Auch, devant une salle comble venue écouter le récit d’une marche sur les traces d’Anne-Marie Walters, jeune agent franco-britannique du Special Operations Executive (SOE) durant la Seconde Guerre mondiale.
Intitulée « Moondrop in Gascony », en écho au titre du récit qu’Anne-Marie Walters publia dès 1946, la conférence retraçait le parcours de cette jeune femme de vingt ans, parachutée en janvier 1944 dans la région de l’Armagnac pour rejoindre le réseau WHEELWRIGHT de George Starr. Sous le nom de guerre de « Colette », elle devint agent de liaison dans le Gers, chargée notamment de préparer l’évasion vers l’Espagne d’aviateurs alliés abattus dans le Sud-Ouest — non sans mal, tant ses relations avec un George Starr décrit comme peu enclin à composer avec une jeune femme dans ce rôle furent, par moments, exécrables.
C’est ce dernier volet de son engagement qu’Ian Purslow et Sue Purslow ont choisi de revivre, en compagnie de Jan Dodd, Steve Eckett, Rod Little, Nick Stuart-Taylor et Paul Williams. Guidé par ce dernier, guide expérimenté des Pyrénées, le groupe a marché trois jours durant sur l’itinéraire d’évasion emprunté par Colette, du col des Ares (Haute-Garonne) jusqu’à Canejan, déjà en Espagne.
Près de 650 collégiens et lycéens avaient assisté au procès historique du SS Klaus Barbie, à Lyon. Pour beaucoup d’entre eux, cet évènement a changé leur vie, comme le révèle une collecte de témoignages en cours 40 ans plus tard. Michaël Janas, président de la cour d’appel de Basse-Terre, en faisait partie.
Le 5 juin 1987, Michaël Janas, 14 ans, alors en 3ème à Lyon, « entre pour la première fois dans un palais de justice« , avec toute sa classe, lors d’une sortie scolaire préparée par son professeur d’histoire et géographie. La cour d’assises de Lyon, devant laquelle l’ancien chef de la Gestapo à Lyon et tortionnaire du chef de la Résistance Jean Moulin est accusé de crime contre l’humanité, une première en France, a en effet décidé d’ouvrir les audiences aux jeunes générations.
« La salle était bondée, entre les médias, les témoins et les familles, mais nous réservions 60 places chaque jour aux scolaires (…). C’était important, car on ne faisait pas ce procès pour raconter une page d’histoire, mais pour tirer les leçons de cette histoire. »
Extrait du récit de Jean-Olivier Viout, alors adjoint au procureur général Pierre Truche.
Ce 5 juin, ce n’est pas tant Barbie, « ce petit homme dans le box« , qui a marqué Michaël Janas, que « la très grande dignité des victimes« , déportés ou résistants.
« J’ai eu conscience de vivre un moment que je ne revivrai plus. Cela a contribué à ma trajectoire, car jamais je n’aurais imaginé devenir juge. »
Michaël Janas, président de la cour d’appel de Basse-Terre, en Guadeloupe.
Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes aura le plaisir de vous accueillir mercredi 30 septembre à 20h30 pour une conférence intitulée « Les auxiliaires français des services de répression allemands ».
Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes aura le plaisir de vous accueillir mercredi 30 septembre à 20h30 pour une conférence intitulée « Les auxiliaires français des services de répression allemands ».
Gilles Morin, chercheur associé au Centre d’histoire sociale de l’Université Paris I, reviendra sur le rôle capital joué par les supplétifs français de la Gestapo dans la répression de la Résistance et la persécution des juifs durant l’Occupation.
mercredi 30 septembre 2026 – 20h30
Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes
Cette conférence est gratuite et ouverte à tous.
Une figure de la Résistance s’en est allée. Lucien Lazare, historien franco-israélien de 101 ans, est mort ce mardi à l’âge de 101 ans, annonce sa famille.
Né en 1924 à Strasbourg (Bas-Rhin), il était membre des Éclaireurs israélites de France et avait combattu dans la compagnie « Marc Haguenau », participant notamment à la libération de Castres (Tarn) en 1944.
Éducateur et dirigeant communautaire à Strasbourg, il immigre en Israël en 1968. À Jérusalem, Lucien Lazare devient directeur d’un lycée.
Membre de la commission de désignation des Justes des nations du mémorial de la Shoah Yad Vashem, il avait publié de nombreux livres sur la Résistance et un dictionnaire des Justes de France.

Fille de Pierre Jacquin, résistant du réseau de l’Aigle puis déporté à Dora, Catherine Jacquin a retracé l’engagement des hommes qui, dès 1940, ont organisé une forme originale de résistance au cœur même du chantier.
Mais l’ingénieur en chef André Coyne, polytechnicien et constructeur de plusieurs barrages sur la Dordogne, pose dès 1940 un principe : aucun kilowattheure ne devra être livré aux Allemands.
Sous son impulsion, puis celle d’André Decelle, recruté en 1941, le chantier devient un véritable foyer de résistance industrielle.
Les travaux sont volontairement ralentis pendant quatre années, au prix de risques considérables pour ceux qui y participent. Le barrage ne sera finalement mis en eau qu’en 1946, au moment où son électricité doit contribuer à la reconstruction du pays.
Préparée par les étudiants du master histoire, civilisation, patrimoine de l’UMLP sous la direction scientifique de Marie-Bénédicte Vincent professeure d’histoire contemporaine, l’exposition présente des photographies d’époque, d’origines variées, allemandes et françaises, de propagande et clandestines, qu’elle considère comme des sources à part entière permettant de croiser et d’interroger les représentations et les réalités de la « zone interdite » pour faire son histoire.
Un projet porté par la MSHE, en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, l’ECPAD (Etablissement de communication et de production audio-visuelle de la Défense) et les Archives fédérales allemandes.
L’armistice du 22 juin 1940 consécutif à la défaite militaire de la France face à l’Allemagne marque le début de l’Occupation. Le pays est divisé en plusieurs zones. Au sein de la zone occupée, administrée par une autorité militaire allemande siégeant à Paris, un espace spécifique au Nord-Est est délimité par une « ligne » allant de la Somme à la frontière suisse : la « zone interdite ». Cette appellation renvoie à l’interdiction pour les civils qui avaient quitté cette région lors de l’exode en mai-juin 1940 d’y revenir. En plus d’être soumise à une réglementation allemande stricte, son statut est ambigu, ce qui alimente les peurs…
À travers cette exposition en 6 panneaux enrichis de contenus textuels, photographiques et multimédias, venez en apprendre plus sur un pan d’histoire de la région souvent méconnu.
Ouverture lors des journées européennes du patrimoine le samedi : 10h à 12h / 14h à 16h / 18h à 19h
L’exposition restera visible ensuite jusqu’au 15 décembre aux horaires d’ouverture de la MSHE

Ce mardi 15 septembre à Orange, Emmanuel Macron a baptisé la première promotion de volontaires du nouveau service militaire national du nom de Henri Fertet, résistant franc-comtois fusillé à l’âge de 16 ans en 1943. Une figure importante de la Résistance en Franche-Comté.
« Soyez digne de la confiance qui vous est faite » : Emmanuel Macron a baptisé ce mardi 15 septembre la première promotion de volontaires du nouveau service militaire national du nom de Henri Fertet, résistant fusillé à l’âge de 16 ans en 1943. « Le choix qu’il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement », c’était « le choix de servir plutôt que subir », a lancé le chef de l’État devant des volontaires de l’Armée de l’Air à Orange. Henri Fertet, héros de la Résistance, un Franc-Comtois, né en 1926 à Seloncourt, condamné à mort et fusillé le 26 septembre 1943 par les Allemands. Plusieurs établissements scolaires portent son nom : une école à Besançon dans le quartier Velotte, un lycée à Gray notamment.
Henry Grand avait 18 ans lorsqu’il fut arrêté, le 25 janvier 1944. Il était alors engagé depuis deux ans dans la Résistance, sous le nom de Georges Caron. Il connut Fresnes, les interrogatoires, la torture, puis le Struthof, où il fut déporté sous le régime « Nacht und Nebel », que les nazis réservaient à ceux qu’ils destinaient à disparaître « dans la nuit et le brouillard ».
Pour le tout jeune homme qu’il était alors, il n’y eut plus d’avenir. Y avait-il seulement une perspective de survie ?
Henry Grand avait 19 ans lorsqu’il fut libéré du camp annexe d’Allach, le 30 avril 1945, après les mois passés au Struthof, puis l’évacuation vers Dachau face à l’avancée des armées alliées.
Après, il y eut un autre Henry Grand, qui vécut encore plus de quatre-vingts ans. L’aurait-il seulement envisagé avec l’épreuve de la déportation et de la captivité ? Il travailla, enseigna la criminologie, fonda une famille et s’installa en Indre-et-Loire. Il avait même dépassé le cap de ses cent ans – il était né le 28 janvier 1926 à Paris 15e – lorsqu’il s’est éteint, le 16 août, à Céré-la-Ronde, où ses cendres ont été dispersées mardi 15 septembre.

Des sombres heures des conflits mondiaux aux luttes clandestines pour la liberté, les lieux de mémoire ouvrent leurs portes pour les Journées européennes du patrimoine (19 et 20 septembre). À travers des vestiges préservés, des récits poignants et des dispositifs pédagogiques novateurs, découvrez cinq sites essentiels qui transmettent le souvenir des combattants, des victimes et des résistants.
Centre d’accueil de la Caverne du Dragon – Chemin des Dames à Oulches-la-Vallée-Foulon – © Agence ACBS
Visiter ces espaces d’histoire, c’est partir à la rencontre des hommes et des femmes dont les destins ont été bouleversés par les guerres majeures du XIXᵉ et du XXᵉ siècle. Du Premier Empire aux maquis de la Seconde Guerre mondiale, chaque étape offre une immersion émouvante et nécessaire au cœur de notre patrimoine national.
Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère (Grenoble)
Créé à l’initiative d’anciens résistants, déportés et enseignants, il retrace l’histoire de la résistance et de la déportation en Isère, un haut lieu de la lutte clandestine contre l’occupant nazi. Il met en lumière l’engagement des citoyens face à l’occupant et la répression qui a frappé la région.
Au programme des JEP :« Retour de captivité » : lecture théâtralisée suivie d’un bord de scène avec la Compagnie Acour (samedi 19 septembre à 16h).
« Raconte-moi la Seconde Guerre mondiale » : visite théâtralisée en famille où le public choisit les personnages à rencontrer (samedi 19 et dimanche 20 septembre à 11h).
Informations pratiques :Adresse : 14 rue Hébert, 38000 Grenoble
Conditions d’accès : Gratuit ; entrée libre pour la lecture dans la limite des places disponibles, sur réservation pour la visite en famille.