Inclassables et précieux «Cahiers Madeleine», une vie de résistance en BD

Le troisième tome des « Cahiers Madeleine » sortira en juin. Le deuxième retrace la convalescence de l’héroïque résistante, poétesse, future journaliste Madeleine Riffaud. Un parcours incroyable, une BD hors normes.
Ils sont tous prodigieux. Madeleine Riffaud, Jean-David Morvan, Dominique Bertail. La première est une figure de la Résistance, le deuxième un grand scénariste, le troisième un immense dessinateur.

Il n’en fallait pas moins pour faire un cahier autour de Madeleine. Un format atypique, exclusif (le deuxième tome est limité à 2 500 exemplaires), inédit.
Madeleine Riffaud n’a pas eu besoin d’eux pour raconter son histoire. Elle n’a besoin de personne.
Madeleine Riffaud est une résistante de la première heure et du meilleur acabit. Jean-David Morvan a recueilli son histoire. Dominique Bertail, grand ours délicat, a dessiné et peint cet échange, ce témoignage, ce parcours, cette aventure.
Madeleine Riffaud n’a pas eu besoin d’eux pour raconter son histoire. Elle n’a besoin de personne. Sa vie, sa survie, ses poèmes, ses amours, elle a déjà tout écrit ou raconté (Le Poing fermé, 1945, avec un frontispice de Picasso et une préface de Paul Éluard ; On s’est battu contre la mort, 1945 ; On l’appelait Rainer : 1939-1945, 1994).
Il fallait bien un format spécial pour cette BD : un grand cahier aux grands rabats (avec des dessins et des histoires supplémentaires). Et les dessins de Bertail, à l’encre de Chine et à l’aquarelle.
Dominique Bertail est un virtuose
Bien qu’assez jeune (il est né en 1972), Dominique Bertail est un virtuose. Les lecteurs ont lu son Mondo Reverso dans Fluide Glacial (un western dans lequel les femmes sont les vrais hommes), ses amis Facebook ont vu sa façon de redessiner les anciens maîtres du genre, tel un Picasso qui veut trouver les secrets, les techniques de ses prédécesseurs.
Commémoration de la rafle du 6 avril 1944

En direct
Rendez-vous à 10h sur cette page, ou sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Youtube.
Suivez l’événement sur France 3 Rhône-Alpes dans le Journal télévisé mardi 6 avril à 12h.
Chaque année, la Maison d’Izieu commémore la rafle du 6 avril 1944 dont furent victimes les 44 enfants juifs et leurs 7 éducateurs sur ordre de la Gestapo de Lyon.
En 2021, la Maison d’Izieu souhaite rendre hommage à toutes les personnes et collectivités qui se sont mobilisées lors de la première journée du souvenir qui a eu lieu le 7 avril 1946 à Izieu et Brégnier-Cordon.
Afin de réunir de nouvelles données, le mémorial a lancé une grande collecte d’archives et souhaite remercier toutes les personnes qui se sont engagées et qui s’engagent encore aujourd’hui pour que la mémoire des combats d’hier deviennent une force pour l’avenir.
Cette commémoration sera suivie par l’inauguration de l’exposition 7 avril 1946 “Une grande et émouvante journée du souvenir” qui présente les traces retrouvées et témoigne d’une mobilisation populaire exceptionnelle.
Programme
10h
Cérémonie officielle à Brégnier-Cordon, rassemblement devant la stèle
Allocution de Thierry Vergain, maire de Brégnier-Cordon
et de Denis Martin-Barbaz, maire d’Izieu.
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10h30
Cérémonie officielle à Izieu, rassemblement devant la maison
Allocutions de Thierry Philip, président de la Maison d’Izieu,
Jean Deguerry, président du département de l’Ain,
Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Catherine Sarlandie de La Robertie, préfète de l’Ain
Lecture du Kaddish par Daniel Dahan, grand rabbin de la région
Auvergne-Rhône-Alpes.
Avec la participation des élèves de seconde et première du lycée du Bugey de la « classe d’audace artistique » et des élèves de 5e du collège Sabine Zlatin de Belley.
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12h00
Inauguration de l’exposition à Izieu
« 7 avril 1946, une grande et émouvante journée du souvenir »
Présentation par Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu.
En présence de tous les partenaires qui ont soutenu le projet de collecte de documents et la constitution de cette exposition.
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14h00
Émission spéciale en direct de la Maison d’Izieu
75 ans après : l’importance de poursuivre le travail de mémoire
Émission présentée par Richard Schittly, correspondant à Lyon du journal Le Monde, avec Annette Wieviorka, historienne spécialiste de la Shoah, Jean Deguerry, président du conseil départemental de l’Ain, Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu et Samuel Pintel, secrétaire de l’association et ancien enfant de la colonie d’Izieu.
En raison des conditions sanitaires, le nombre de personnes pouvant assister à la cérémonie est limité au mémorial. Afin que chacun puisse partager cet événement, l’intégralité de la journée sera retransmise en direct sur www.memorializieu.eu et sur les réseaux sociaux de la Maison d’Izieu : Facebook, Twitter et Youtube.
Rendez-vous en ligne le mardi 6 avril dès 10h.
Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des Héros de la déportation – Dimanche 25 avril 2021
Au camp de Buchenwald, des visiteurs suscitent l’indignation en osant faire de la luge

Par respect pour les victimes de l’Holocauste enterrées sur les lieux de l’ancien camp de concentration nazi de Buchenwald, la direction du mémorial allemand a dû se fendre d’un communiqué pour inviter des visiteurs à cesser de faire de la luge sur les charniers. On ignore l’ampleur du mouvement, mais il suscite l’indignation.
« Les activités sportives ici sont une violation du règlement et une atteinte à la paix des morts ». Tel est l’avertissement qu’a été obligée de publier la fondation des mémoriaux Mittelbau-Dora et Buchenwald, l’ancien camp de concentration situé dans la région allemande de Thuringe, après avoir surpris des visiteurs faisant de la luge sur les monticules des charniers actuellement recouverts de neige.
Condamnant ces comportements « irrespectueux », la fondation a demandé aux visiteurs de s’abstenir de se divertir dans l’enceinte de Buchenwald et dans l’ancien sous-camp de Mittelbau-Dorapar respect pour les victimes de l’Holocauste. C’est ce que révèle la BBC.
Interrogé par le média britannique, le directeur de la fondation, Jens-Christian Wagner, a déclaré qu’une foule d’« excités » s’était rassemblée sur le site le week-end dernier. La plupart semblaient être venus simplement pour s’amuser dans la neige…
« La sensibilité historique diminue »
Avec la pandémie, les installations de sports d’hiver étant fermées, certains osent donc venir se divertir sur le site du mémorial.
Pour mémoire, ce camp était destiné à l’origine à enfermer des opposants au régime nazi, pour la plupart communistes ou sociaux-démocrates. Il a ensuite reçu quelque 10 000 juifs arrêtés lors de la nuit de cristal en 1938, ainsi que des Tsiganes, des homosexuels et des prisonniers de droit commun. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des prisonniers de guerre y furent également envoyés. Parmi les déportés, Stéphane Hessel, Elie Wiesel, Jorge Semprún ou encore Bruno Bettelheim.
Au total, plus de 76 000 hommes, femmes et enfants sont morts à Buchenwald et Mittelbau-Dora pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont été tués par les nazis ou y sont morts de maladie, de froid ou de famine. Des milliers de juifs figuraient parmi les morts, ainsi que des Roms, des gitans et des opposants politiques, des personnes homosexuelles et des prisonniers de guerre soviétiques.
Profanation de 67 tombes du cimetière de Fontainebleau

Hommage à 6 survivants de la Shoah qui se sont récemment éteints
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Un auteur connu, un député et un comédien figurent parmi ces personnalités et éducateurs communautaires dont les décès ont été éclipsés par la politique américaine et la pandémie
Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne

FR La première Stolperstein dévoilée en Normandie
Un pavé de 10 cm sur 10 recouvert d’une couche de laiton a été scellé dans le trottoir devant une maison de la route de Bayeux à Bretteville l’orgueilleuse dans le Calvados. Un acte artistique et mémoriel pour que le nom de Jean-Pierre Catherine jeune résistant mort à Dora en mars 1945 ne soit jamais oublié. ►reportage de Thierry Cléon et Jean-Michel Guillaud
Prix du Concours de la meilleure photographie d’un lieu de mémoire

Le premier prix du Concours de la meilleure photographie d’un lieu de mémoire a été décerné à Justine CHEVILLARD, élève de troisième au collège Henri de Navarre à Nérac (Lot-et-Garonne) pour son cliché pris du camp de concentration de Vught-Hertogenbosch
Dans ce camp de concentration nazi situé au sud des Pays-Bas ont été internés plus de 30 000 prisonniers entre janvier 1943 et septembre 1944, dont des Juifs, des Tsiganes, des homosexuels et des résistants.
Cette candidate a accompagné sa création de réflexions que lui inspira ce lieu mais surtout d’un poème traduisant son émotion dans ce camp de concentration.
« Le cliché représente une double barrière de barbelés, électrifiés pendant la guerre, séparée par un fossé où se reflètent trois miradors. Plus à gauche se trouve une baraque de prisonniers. Autant de vestiges qui témoignent encore aujourd’hui d’une lourde impression d’enfermement et de privation de liberté. J’ai souhaité donner un effet sépia à ma photographie pour rehausser l’intensité du lieu et exprimer un caractère d’éternité comme si le temps s’y était figé, avec l’objectif de faire ressentir à chacun la nécessité de ne pas oublier les crimes atroces qui s’y sont déroulés. Quand je regarde cette photographie, je ne cesse ainsi de penser à ce millier d’enfants passés par Vught avant d’être exterminés à Sobibor, à ces 70 femmes enfermées dans une cellule de 9 mètres carrés sans ventilation(*), à ces 749 prisonniers qui y sont morts. Pourquoi cette haine ? Une question et des sentiments qui m’ont inspiré ce poème. »
Pourquoi cette haine ?
Ici, je la ressens partout,
Tout autour de nous cette haine.
Emprisonné depuis 20 jours
Cette haine me fait de la peine.
Je suis juif, j’ai 10 ans,
Je demande à maman
Pourquoi cette haine ?
Elle non plus ne sait pas
D’où vient-elle cette haine ?
Ça changera, dit-elle
Et je m’endors dans ses bras.
Toute la journée cette haine
Dans les yeux de ces criminels
Diaboliques comme Himmler,
Tyranniques comme Hitler.
Chaque jour ce ciel bleu,
Et cet horizon noir.
Me voient-ils mes aïeux
Derrière ce crématoire ?
La Mort va-t-elle nous prendre
Dans ses bras par centaines
Nous ôtant cette haine
Où nous laisser attendre ?
Je vois bien une obscure clarté
Dans le regard des prisonniers
Mélange de haine et d’espoir
Et la liberté la revoir.
Pourquoi ?
Pourquoi cette haine ?
(*) Le drame du bunker a eu lieu du 15 au 16 janvier 1944. Alors que plusieurs femmes ont montré leur solidarité envers une des codétenues, le commandant du camp décide d’en enfermer le plus possible dans une cellule. Au total 74 femmes sont ainsi emprisonnées dans une cellule de 9 m2. Pendant quatorze heures, elles restent ainsi entassées manquant rapidement d’oxygène. Lorsque la cellule est ouverte, dix femmes sont retrouvées mortes.
plus d’info sur le concours : https://www.fondationresistance.org/…/concours_p.htm