Catégorie : Actualité de la Résistance

CONFÉRENCE DE PASCAL CONVERT : « LE MONUMENT AUX FUSILLÉS DU MONT- VALÉRIEN »

CONFÉRENCE DE PASCAL CONVERT : « LE MONUMENT AUX FUSILLÉS DU MONT- VALÉRIEN »

MERCREDI 9 OCTOBRE 2019 À 18H30 EN PRÉFECTURE DES HAUTS-DE-SEINE 167-177 avenue Joliot-Curie, 92000 Nanterre

Pascal Convert, plasticien, auteur du monument aux fusillés du Mont-Valérien interviendra le mercredi 9 octobre dans le cadre des « Rendez-Vous du Mont-Valérien » pour une confé- rence consacrée au travail artistique dans la transmission de l’Histoire, ses complexités et sa nécessité.

« Chaque nom écrit devient quelqu’un que l’on connaît »

Pascal Convert à propos du monument aux fusillés du Mont-Valérien

Le 12 juin 1997, Robert Badinter propose une loi à l’Assemblée nationale relative à « l’édification d’un Monument au Mont Valérien portant le nom des résistants et des otages fusillés dans les lieux de 1940 à 1944 ». En 2003, le monument représenté en forme de moule de cloche est inauguré sur le parcours du souvenir. Il reprend par date d’exécution – de 1941 à 1944 – les fusillés résistants condamnés à mort et otages du Mont Valérien. Sur le socle, la dédicace mentionne « Aux résistants et otages fusillés au Mont Valérien par les troupes nazies et à tous ceux qui n’ont pas été identifiés ».

Le monument aux fusillés, œuvre de Pascal Convert, marque un premier hommage rendu nominativement et individuellement à ces hommes fusillés au Mont-Valérien parce que résis- tants condamnés à mort ou otages. Il illustre la volonté de valoriser les parcours individuels, complexes et divers, qui disent et expliquent la grande Histoire.

Ce sera l’objet de cette conférence, qui reviendra sur le travail de mémoire artistique mené par Pascal Convert, ses réflexions et ses questionnements pour rendre hommage et incarner les parcours d’engagements et les politiques de persécutions racistes mises en œuvre par l’occupant allemand.

Pascal Convert « Sculpteur de mémoire »

Né en 1957, Pascal Convert est plasticien (sculpture, installation et vidéo) et auteur de films documentaires. En 1989, il est pensionnaire à la Villa Médicis. La question de la mémoire et de l’oubli est au cœur de son travail. Auteur du monument aux fusillés du Mont-Valérien, il réalisa également des sculptures artistiques et des films documentaires portant sur la Résis- tance et plus particulièrement sur ses personnages oubliés, méconnus dont Joseph Epstein, chef des FTPF d’Île-de-France, fusillé au Mont-Valérien en avril 1944. Sa passion pour l’Histoire l’amènera notamment à réaliser un travail artistique et mémoriel en Afghanistan sur les traces des Bouddhas de Bâmiyân.

Contact presse :

Rachel Guerroumi, chargée de la communication des Hauts lieux de la mémoire nationale en Île- de-France
communication@mont-valerien.fr, 06 01 77 02 03

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CÉRÉMONIE AU CIMETIÈRE D’IVRY – SAMEDI 12 OCTOBRE 2019

CÉRÉMONIE AU CIMETIÈRE D’IVRY – SAMEDI 12 OCTOBRE 2019

L’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrées de la Résistance Française et ses Amis a le plaisir de vous inviter à sa cérémonie d’hommage aux fusillés au cimetière parisien d’Ivry :

 Le SAMEDI 12 OCTOBRE 2019 à 15 heures

Cimetière parisien d’Ivry

Avenue de Verdun (N305)

Métro Porte de Choisy, autobus n° 183

Rassemblement à 14h 30 à l’entrée du cimetière

De plus, nous vous prions de noter les autres dates de nos manifestations organisées avec les associassions de fusillés du Mont Valérien, de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, de Caen, de l’Ujre (MRJ-MOI) :

  • le vendredi 13 décembre 2019 à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris rue Lobau de 9h à 17h  (Métro Hôtel de Ville)

  • Colloque : LA REPRESSION APRES LE DEBARQUEMENT DE JUIN 1944

  • Inscriptions au siège de notre association ou sur sylvie-jean.darracq@wanadoo.fr

  • le samedi 14 décembre 2019 à la mairie du 19è arrondissement, hommage aux fusillés du 15 décembre 1941

Adolfo Kaminsky, photo et usage de faux

Adolfo Kaminsky, photo et usage de faux

Publié le 20/09/2019 à 15h44 – Modifié le 20/09/2019 à 15h38 Naly Gérard

Sur le mur du salon sont soigneusement encadrées de nombreuses photos en noir et blanc. Elles représentent le Paris populaire des années 1950 des pavés luisant de pluie, les puces de Saint-Ouen, une fillette dans une rue sombre, mais aussi des paysages lumineux du Sud. Le photographe Adolfo Kaminsky nous reçoit dans l’appartement où il vit aux côtés de son épouse, Leïla, dans l’ouest de la capitale. Avec son auguste barbe blanche, son air serein, ses manières retenues, l’homme, qui aura bientôt 94 ans, a l’allure d’un sage. L’exposition que lui consacre le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, à Paris, dévoile un aperçu de ses images longtemps restées secrètes. Si Adolfo Kaminsky a toujours travaillé dans la photographie, comme technicien de pointe puis comme professeur, il a en effet sacrifié sa carrière artistique pour se consacrer au combat de sa vie : la fabrication de faux papiers pour les personnes menacées par les dictatures ou en lutte pour la liberté. De l’époque du nazisme jusqu’au moment du mouvement antiapartheid, il a oeuvré clandestinement pendant presque 30 ans. Qui est donc cet homme d’action resté dans l’ombre ?

Résistant à 16 ans

Le vieil homme s’exprime d’une voix affaiblie, mais ses mots sont clairs et directs ; sa mémoire, solide. « Lorsque j’ai commencé à faire de la photographie, c’était pour les faux papiers, précise-t-il d’emblée. Cela m’a servi à créer des faux documents parfaitement identiques aux originaux, destinés à aider les Juifs et les résistants à circuler pendant l’Occupation. » À l’âge de 7 ans, le petit Adolfo arrive à Vire, en Normandie, avec ses parents, des Juifs athées d’origine russe, réfugiés en Argentine. En 1942, l’adolescent de 16 ans travaille chez un teinturier. Très habile de ses mains, assoiffé de connaissance, il devient vite un expert en chimie. Et quand le pharmacien lui propose de fabriquer des produits pour les opérations de sabotage de la Résistance, le jeune homme accepte sans hésiter. Ébranlé par l’assassinat de sa mère et celui d’un ami fusillé par les Allemands, deux ans auparavant, il ne veut plus « pleurer (ses) morts sans rien faire ».

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Bernard Duval, rescapé des camps de concentration, décoré de la Légion d’honneur

Bernard Duval, rescapé des camps de concentration, décoré de la Légion d’honneur

Ancien résistant déporté, Bernard Duval vient d’être décoré de la Croix d’Officier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur. A 94 ans, il oeuvre toujours auprès de la jeunesse pour la sensibiliser aux atrocités de la guerre afin de parpétuer la mémoire.

Par Boris Letondeur

Bernard Duval est né à Caen en 1925. Il n’est qu’un adolescent quand il réalise son premier fait de résistance, un peu à son insu, en transmettant un message venu d’un résistant prisonnier à la maison d’arrêt de Caen. A 16 ans, il se livre à des activités de renseignement, dans la campagne du littoral de la Côte de Nacre.

Arrêté en 1944, il est soumis à la torture mais ne parle pas. Il est prévu qu’il soit fusillé, comme nombre de ses co-détenus mais il sera finalement déporté vers les camps de la mort quelques jours avant la Libération. Il apprendra d’ailleurs l’heureuse nouvelle dans le wagon du train qui le mène en Allemagne, au moment de passer la frontière française.

 

Une exposition sur une page méconnue de la guerre d’Espagne

Une exposition sur une page méconnue de la guerre d’Espagne

Une page méconnue de la guerre d’Espagne sera mise en lumière lors de l’exposition qui se tiendra du 26 au 29 septembre à la Bergerie.

Organisée par la municipalité, les Bouillarguais, Anne-Marie et Joachim Garcia, avec le soutien de la Ligue de l’Enseignement du Gard et de la Région, elle retrace de façon attractive et visible par tous, l’engagement des guérilleros espagnols. Tableaux, documents, articles seront présentés en illustration de ce pan de l’histoire.

Joachim et Anne-Marie Garcia, très concernés, confient : « Lorsque nous nous sommes impliqués dans l’Amicale des guérilleros Espagnols du Gard, nous avons été impressionnés par la qualité du travail de nos prédécesseurs. Ils avaient collecté et conservé de nombreux articles et documents concernant : la guerre d’Espagne, la Retirada, la vie dans les camps, et surtout l’action des Espagnols dans la Résistance Française. »

L’engagement des guérilleros espagnols

Et de poursuivre : « Au vu de tous ces documents, nous avons compris l’intérêt qu’ils représentaient pour élaborer une exposition afin de faire connaître l’engagement des guérilleros espagnols, tant en France qu’en Espagne pour défendre leurs idéaux de liberté, solidarité et de justice. »

L’exposition Guérilleros, les soldats oubliés a été présentée à l’Agora, à Nîmes en janvier 2007 et elle a attiré plus de 3 000 visiteurs. Depuis elle ne cesse de tourner dans le département, la région et au-delà en France, Lyon, Chartres. Elle a été aussi présentée à l’étranger, au parlement Andorran.

Elle est régulièrement exposée dans les lycées et sera à Avignon au mois d’octobre.

Vendredi 27 septembre, à 18 h, Joachim Garcia donnera une conférence sur le thème afin de partager avec le public tout l’intérêt qu’il porte à cette période de l’histoire. L’exposition sera ouverte de 10 h à1 midi et de 14 h à18 h. Entrée libre.
Narbonne : dans l’Aude, les guérilleros espagnols ont participé à la libération de la France

Narbonne : dans l’Aude, les guérilleros espagnols ont participé à la libération de la France

À l’initiative de la CGT, un hommage a été rendu ce samedi matin aux guérilleros espagnols qui ont participé à la libération de la France dont on fête le 75e anniversaire.

C’est une page de l’histoire de la Résistance dans le département de l’Aude qui est méconnue. La CGT a voulu combler cette lacune en organisant ce samedi matin une cérémonie hommage aux guérilleros espagnols qui, après avoir lutté contre Franco et fuit en France, ont pris le maquis pour combattre le fascisme allemand et participer à la victoire des alliés. Car l’origine de ce combat, salué par le général de Gaulle à la Libération, a démarré dans l’Aude.

Le Carcassonnais José Manuel Molina, petit-fils du commandant Antonio Molina Belmonte, premier chef de la première brigade créée en France dans l’Aude, est venu témoigner. Celui qui est le président de l’Amicale des anciens guérilleros de l’Aude a rappelé les grandes dates et les nombreux faits d’armes de ces hommes au courage hors norme. Dont on peut résumer l’état d’esprit par les propos d’un des leurs, Rafael Gandia : « Nous savions que nous serions les premiers fusillés par les Allemands si nous étions pris. Nous avions tout perdu, nous n’avions plus rien à perdre. Nous avions entre 20 et 25 ans et nous avions une expérience de la guerre. Nous avions pensé aussi qu’il fallait rendre aux volontaires des Brigades internationales la monnaie de la pièce. Dès l’invasion de la zone libre, nous étions organisés, prêts à nous battre. »

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Cérémonie de passation du Drapeau de la Résistance à Oyonnax (Ain)

Cérémonie de passation du Drapeau de la Résistance à Oyonnax (Ain)

Par Dolores Mazzola

Les villes de France décorées au lendemain de la Guerre pour leur Résistance se retrouvaient samedi 28 septembre pour une cérémonie particulière : la passation du drapeau des villes de la Résistance. Il a été remis à la cité de l’Ain qui le gardera pendant une année entière.

 Ce samedi 28 septembre, une cérémonie solennelle avait lieu dans les rues d’Oyonnax… La reconstitution d’une marche de maquisards. Une reconstitution acclamée dans les rues de la commune aindinoise. Une marche qui rappellait celle du 11 novembre 1943. A cette date, voilà 76 ans, des résistants osaient défiler dans les rues, en défiant l’occupant. Après guerre, la ville d’Oyonnax a reçu la Médaille de la Résistance, à l’instar de 17 autres villes de France.

18 villes médaillées de la Résistance

C’est en juin 1986, que les maires des villes médaillées de la Résistance Française, ont signé une déclaration solennelle les engageant à « assurer la pérennité du message de la Résistance Française incarnée par le Général de Gaulle et ses Compagnons et à entretenir entre les collectivités les liens particuliers d’amitié et de fraternité ».
Depuis cette date, à tour de rôle et dans l’ordre alphabétique, les communes médaillées se transmettent le drapeau symbolisant leur attachement aux valeurs portées par la Résistance et la transmission de ces dernières. Cette année, c’est Oyonnax qui conservera le drapeau durant une année. Avant la commune Aindinoise, c’est la ville de Nouméa qui était dépositaire de la bannière.