Catégorie : Actualité de la Résistance

Hommage au résistant Henri Bouteiller

Hommage au résistant Henri Bouteiller

Samedi 8 mai, le président des anciens d’AFN a rendu un vibrant hommage à Henri Bouteiller, né le 23 septembre 1909 en Haute-Saône et inhumé au cimetière de Montbazon en 1985.
Professeur de mathématiques, lieutenant de réserve, à Lagny-sur-Marne, en région parisienne, Henri Bouteiller devient progressivement le centre nerveux des activités clandestines durant l’Occupation. Fin mai 1944, il aura jusqu’à 1.600 hommes sous ses ordres.
Sous son commandement, le groupe de Lagny recueille renseignements et plans sur les installations ennemies de la région, et même beaucoup plus loin. À Lagny-sur-Marne, Henri Bouteiller prendra le nom d’Albert, Octave, Guillaume, ou Yves dans le réseau « Turma-Vengeance », l’un des plus vastes mouvements de la résistance intérieure française.
Fondé en janvier 1941 en zone occupée par trois amis médecins (tous arrêtés et déportés), ce réseau apolitique s’appuiera fidèlement sur ses trois missions (renseignement, évasion, action), mettra sur pied des unités de combat, allant même jusqu’à créer une école de formation des cadres à Cerisy-Belle-Étoile. Le réseau « Turma-Vengeance » paiera un lourd tribut à la libération du pays avec 78 tués au combat et 979 membres arrêtés. 584 de ces derniers mourront (fusillés, déportés, portés disparus). Par décret du 24 avril 1946, Henri Bouteiller a reçu la médaille de la Résistance française.
Décédé le 8 février 1985 à Tours, il est inhumé au cimetière de Montbazon.

 

oséphine Baker, résistante de la Seconde Guerre mondiale Une pétition demande l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, chanteuse, danseuse, militante, et résistante. C’est une initiative de l’essayiste Laurent Kupferman, qui y voit un symbole d’unité nationale et d’universalisme à la française. Portrait de l’artiste qui s’illustra dans la Résistance. A l’occasion de l’armistice du 8 mai 45, l’essayiste Laurent Kupferman a relancé une idée qui lui est chère : faire entrer au Panthéon, qui n’abrite que 5 femmes sur 75 hommes, Joséphine Baker symbole de liberté, d’engagement et de combat contre le racisme. Sa pétition « Osez Joséphine » est adressée au Président de la République. Cette vidéo de 2014, intitulée « Frères d’armes : Ils se sont battus pour la France depuis plus d’un siècle » dresse le portrait de cette personnalité engagée, notamment lors de la Seconde guerre mondiale. Née aux Etats-Unis en 1906, la danseuse de music-hall arrive en France au milieu des années 20 comme meneuse de revue. Elle se fait connaître pour sa participation à la « Revue nègre » au Théâtre des Champs-Élysées où elle fait salle comble. Elle apparaît à moitié nue, revêtue d’un simple pagne et de fausses bananes. Sur scène elle danse le charleston. Elle obtient la nationalité française en 1937, elle chantera pour les soldats pendant la guerre, avant de devenir un agent secret de la France libre et d’intégrer l’armée de l’air en tant que sous-lieutenant. Proche de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), elle en deviendra le porte-parole et se servira de sa notoriété pour lutter contre le racisme. Lorsqu’elle meurt en 1975, la France lui décerne les honneurs militaires en raison de ses actes de résistance en tant qu’agent du contre-espionnage. Le 4 septembre 2020, à l’occasion de la cérémonie en l’honneur des 150 ans de la République au Panthéon, le chef de l’Etat avait rendu hommage à Joséphine Baker : « Joséphine Baker, née américaine, a choisit la France pour la faire briller de sont talent et de son énergie. Elle aimait sa patrie d’adoption au point de risquer sa vie pour elle en entrant dans la Résistance. Tant et tant de destins devenus français par leur combat ». Pour aller plus loin : Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance. (Article) Images rares de Joséphine Baker dans la Résistance. Joséphine Baker, célèbre auxiliaire féminine attachée à l’armée de l’air aux côtés des Forces Françaises Libres pendant la Deuxième Guerre mondiale, ramène au Commandant Dumesnil, directrice de l’Ecole du Corps Féminin des Transmissions de l’Air, un gros chèque destiné à la Résistance en France. (Office français d’information cinématographique, 1944) Deux audios avec Joséphine Baker Inter actualités de 12H30 : Joséphine Baker reçoit la légion d’honneur. Sujet consacré à la remise de la légion d’honneur à titre militaire à Joséphine Baker. (Audio, 19 août 1961) Mémoires de Joséphine Baker. L’artiste évoque ses débuts, la guerre, en compagnie de Marcel Sauvage qui a rédigé ses mémoires. A la fin de l’émission, elle parle de la Résistance « la seule façon de remercier les Français pour tout ce qu’ils ont fait pour moi ». Elle rend hommage à la France qui l’a accueillie et sauvée du racisme. Un autre moment très émouvant de l’émission est celui où sa maman rend également hommage à la France, sa terre d’accueil et aux Français « Je suis très heureuse d’être ici… les Français ne sont pas racistes et aiment réellement les gens de couleur ». (En Américain, sa fille traduit des propos avec beaucoup d’émotions) (Audio, 1 janvier 1949) Rédaction Ina le 11/05/2021 à 15:32. Dernière mise à jour le 11/05/2021 à 16:30. Histoire et conflits Contenu suggéré Joséphine Baker : J’ai deux amours Joséphine Baker : J’ai deux amours 18/04/1968 1965, Joséphine Baker chante « April in Paris » 1965, Joséphine Baker chante « April in Paris » 09/04/2020 1975, Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance 1975, Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance 04/09/2020 Dernières mises en ligne la griffe lacroix Christain Lacroix, en 1987 : « C’est Carmen, la star de mon enfance » 12/05/2021 En mai, fais ce qu’il te plait… Oui mais, après les saints de glace ! En mai, fais ce qu’il te plait… Oui mais, après les saints de glace ! 12/05/2021 Edith Cresson raconte qu’un journaliste a colporté un mensonge sur elle en 1991 Edith Cresson raconte qu’un journaliste a colporté un mensonge sur elle en 1991 12/05/2021 Des témoins racontent la rafle des « billets verts » du 14 mai 1941 Des témoins racontent la rafle des « billets verts » du 14 mai 1941 12/05/2021 1 2

oséphine Baker, résistante de la Seconde Guerre mondiale Une pétition demande l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, chanteuse, danseuse, militante, et résistante. C’est une initiative de l’essayiste Laurent Kupferman, qui y voit un symbole d’unité nationale et d’universalisme à la française. Portrait de l’artiste qui s’illustra dans la Résistance. A l’occasion de l’armistice du 8 mai 45, l’essayiste Laurent Kupferman a relancé une idée qui lui est chère : faire entrer au Panthéon, qui n’abrite que 5 femmes sur 75 hommes, Joséphine Baker symbole de liberté, d’engagement et de combat contre le racisme. Sa pétition « Osez Joséphine » est adressée au Président de la République. Cette vidéo de 2014, intitulée « Frères d’armes : Ils se sont battus pour la France depuis plus d’un siècle » dresse le portrait de cette personnalité engagée, notamment lors de la Seconde guerre mondiale. Née aux Etats-Unis en 1906, la danseuse de music-hall arrive en France au milieu des années 20 comme meneuse de revue. Elle se fait connaître pour sa participation à la « Revue nègre » au Théâtre des Champs-Élysées où elle fait salle comble. Elle apparaît à moitié nue, revêtue d’un simple pagne et de fausses bananes. Sur scène elle danse le charleston. Elle obtient la nationalité française en 1937, elle chantera pour les soldats pendant la guerre, avant de devenir un agent secret de la France libre et d’intégrer l’armée de l’air en tant que sous-lieutenant. Proche de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), elle en deviendra le porte-parole et se servira de sa notoriété pour lutter contre le racisme. Lorsqu’elle meurt en 1975, la France lui décerne les honneurs militaires en raison de ses actes de résistance en tant qu’agent du contre-espionnage. Le 4 septembre 2020, à l’occasion de la cérémonie en l’honneur des 150 ans de la République au Panthéon, le chef de l’Etat avait rendu hommage à Joséphine Baker : « Joséphine Baker, née américaine, a choisit la France pour la faire briller de sont talent et de son énergie. Elle aimait sa patrie d’adoption au point de risquer sa vie pour elle en entrant dans la Résistance. Tant et tant de destins devenus français par leur combat ». Pour aller plus loin : Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance. (Article) Images rares de Joséphine Baker dans la Résistance. Joséphine Baker, célèbre auxiliaire féminine attachée à l’armée de l’air aux côtés des Forces Françaises Libres pendant la Deuxième Guerre mondiale, ramène au Commandant Dumesnil, directrice de l’Ecole du Corps Féminin des Transmissions de l’Air, un gros chèque destiné à la Résistance en France. (Office français d’information cinématographique, 1944) Deux audios avec Joséphine Baker Inter actualités de 12H30 : Joséphine Baker reçoit la légion d’honneur. Sujet consacré à la remise de la légion d’honneur à titre militaire à Joséphine Baker. (Audio, 19 août 1961) Mémoires de Joséphine Baker. L’artiste évoque ses débuts, la guerre, en compagnie de Marcel Sauvage qui a rédigé ses mémoires. A la fin de l’émission, elle parle de la Résistance « la seule façon de remercier les Français pour tout ce qu’ils ont fait pour moi ». Elle rend hommage à la France qui l’a accueillie et sauvée du racisme. Un autre moment très émouvant de l’émission est celui où sa maman rend également hommage à la France, sa terre d’accueil et aux Français « Je suis très heureuse d’être ici… les Français ne sont pas racistes et aiment réellement les gens de couleur ». (En Américain, sa fille traduit des propos avec beaucoup d’émotions) (Audio, 1 janvier 1949) Rédaction Ina le 11/05/2021 à 15:32. Dernière mise à jour le 11/05/2021 à 16:30. Histoire et conflits Contenu suggéré Joséphine Baker : J’ai deux amours Joséphine Baker : J’ai deux amours 18/04/1968 1965, Joséphine Baker chante « April in Paris » 1965, Joséphine Baker chante « April in Paris » 09/04/2020 1975, Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance 1975, Joséphine Baker évoque sa participation à la Résistance 04/09/2020 Dernières mises en ligne la griffe lacroix Christain Lacroix, en 1987 : « C’est Carmen, la star de mon enfance » 12/05/2021 En mai, fais ce qu’il te plait… Oui mais, après les saints de glace ! En mai, fais ce qu’il te plait… Oui mais, après les saints de glace ! 12/05/2021 Edith Cresson raconte qu’un journaliste a colporté un mensonge sur elle en 1991 Edith Cresson raconte qu’un journaliste a colporté un mensonge sur elle en 1991 12/05/2021 Des témoins racontent la rafle des « billets verts » du 14 mai 1941 Des témoins racontent la rafle des « billets verts » du 14 mai 1941 12/05/2021 1 2

Une pétition demande l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, chanteuse, danseuse, militante, et résistante. C’est une initiative de l’essayiste Laurent Kupferman, qui y voit un symbole d’unité nationale et d’universalisme à la française. Portrait de l’artiste qui s’illustra dans la Résistance.

A l’occasion de l’armistice du 8 mai 45, l’essayiste Laurent Kupferman a relancé une idée qui lui est chère : faire entrer au Panthéon, qui n’abrite que 5 femmes sur 75 hommes, Joséphine Baker symbole de liberté, d’engagement  et de combat contre le racisme. Sa pétition « Osez Joséphine » est adressée au Président de la République.

Cette vidéo de 2014, intitulée « Frères d’armes : Ils se sont battus pour la France depuis plus d’un siècle » dresse le portrait de cette personnalité engagée, notamment lors de la Seconde guerre mondiale. Née aux Etats-Unis en 1906, la danseuse de music-hall arrive en France au milieu des années 20 comme meneuse de revue. Elle se fait connaître pour sa participation à la « Revue nègre » au Théâtre des Champs-Élysées où elle fait salle comble. Elle apparaît à moitié nue, revêtue d’un simple pagne et de fausses bananes. Sur scène elle danse le charleston. Elle obtient la nationalité française en 1937, elle chantera pour les soldats pendant la guerre, avant de devenir un agent secret de la France libre et d’intégrer l’armée de l’air en tant que sous-lieutenant.

Proche de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), elle en deviendra le porte-parole et se servira de sa notoriété pour lutter contre le racisme. Lorsqu’elle meurt en 1975, la France lui décerne les honneurs militaires en raison de ses actes de résistance en tant qu’agent du contre-espionnage.

Le 4 septembre 2020, à l’occasion de la cérémonie en l’honneur des 150 ans de la République au Panthéon, le chef de l’Etat avait rendu hommage à Joséphine Baker : « Joséphine Baker, née américaine, a choisit la France pour la faire briller de sont talent et de son énergie. Elle aimait sa patrie d’adoption au point de risquer sa vie pour elle en entrant dans la Résistance. Tant et tant de destins devenus français par leur combat« .

Pour aller plus loin

Le CNRD fête ses 60 ans

Le CNRD fête ses 60 ans

Le CNRD fête ses 60 ans

Pour déposer un témoignage…

En utilisant le lien contact-cnrd@reseau-canope.fr, vous êtes invité(e) à transmettre un texte court signé (en indiquant, le cas échéant, l’année de votre participation au CNRD) et un fichier jpeg associé (photographie, document, extrait d’article de presse…), pour témoigner du lien qui vous relie au CNRD, de l’intérêt que vous lui portez.

Vous recevrez, en retour, un message de confirmation et d’éventuelles propositions d’ajustement avant la mise en ligne de votre contribution.

L’espace Facebook du portail national de ressources est l’autre canal pour déposer un témoignage.

Plouay. Un hommage rendu à la résistante Marie Gourlay

Plouay. Un hommage rendu à la résistante Marie Gourlay

À Plouay (Morbihan), la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 a été l’occasion de rendre un hommage appuyé à Marie Gourlay, exécutée le 26 juillet 1944 avec six compagnons résistants à Bubry.

La municipalité de Plouay (Morbihan) conduite par Gwenn Le Nay, maire, et le comité Histoire et patrimoine, présidé par Françoise Le Stang, se sont associés pour rendre hommage, samedi 8 mai 2021, à Marie Gourlay. Cette jeune résistante plouaysienne, avait été exécutée par les Allemands, à Bubry le 26 juillet 1944, à l’âge de 23 ans.

« Le devoir de mémoire fait partie intégrante des valeurs défendues par le Comité histoire et patrimoine. À ce titre, notre comité a souhaité participer à cette reconnaissance envers un enfant du pays, en déposant sur sa sépulture cette plaque illustrant son sacrifice », a déclaré Jean-Pierre Le Floch, secrétaire du comité.

Jeune résistante plouaysienne

Née le 29 octobre 1921 dans le quartier de Bécherel à Plouay, Marie Gourlay, dite Dédée, s’engage dès le 15 janvier 1944 comme agente de liaison dans les rangs des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), groupe Paul Vaillant-Couturier. Elle est accompagnée par une amie, Anne Mathel, native d’Hennebont et demeurant Plouay.

Le 26 juillet 1944, à la suite d’une dénonciation, des unités allemandes renforcées par des miliciens locaux les encerclent. Marie Gourlay et Anne Mathel, ainsi que leurs camarades agents de liaison et deux membres du CMR (comité médical de la résistance), protègent leur commandant Max (Émile Le Carrer de Bubry) et le capitaine Marcel (Georges Marca d’Auray) dans leur fuite. Les deux hommes seront arrêtés à Guern, le même jour. Marie Gourlay et Anne Mathel mettent hors de combat plusieurs Allemands mais sont faites prisonnières avant d’être exécutées au lieu-dit Prat-er-Lann près du village de Keryacunff à Bubry.

Un monument de la Résistance à leurs noms

LIRE LA SUITE

Les 7 vies de Madeleine Riffaud

Les 7 vies de Madeleine Riffaud

2 projections exceptionnelles du film « les 7 vies de Madeleine Riffaud » au Cinéma Saint-André des Arts les 25 mai et 1 juin 2021 à 13h.
En présence des créateurs de la bande dessinée « Madeleine, résistante » aux Éditions Dupuis et bien évidement du réalisateur du film : Jorge Amat.
Affiche et illustrations dans le film : Dominique Bertail.
Histoire : une pétition pour faire entrer Joséphine Baker au Panthéon

Histoire : une pétition pour faire entrer Joséphine Baker au Panthéon

Lancée le 8 mai pour rappeler l’engagement résistant de la plus française des Américaines, la campagne « Osez Joséphine » fait des émules. Elle salue la femme l’artiste, la combattante, et surtout la porte-voix d’un discours humaniste de tolérance universelle.

« Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas assez de femmes au Panthéon, qu’elles ne représentent pas la place des femmes qui devraient y être, et Joséphine Baker a tout pour y être ». Voilà comment commence Laurent Kupferman, à l’initiative de la pétition « Joséphine Baker au Panthéon » . En effet, à l’heure actuelle, seules cinq femmes sont entrées au Panthéon sur quatre-ving Illustres, une paille.

Un projet repris à Régis Debray

L’ idée a déjà été initiée par l’écrivain et philosophe Régis debray qui, en 2013, en avait soufflé un mot à François Hollande avant d’écrire une tribune dans le Monde 

Rien ne serait plus dépaysant, moins hypocrite et narcissique, que de hisser cette Américaine naturalisée en 1937, libertaire et gaulliste, croix de guerre et médaille de la Résistance, au coeur de la nation. Elle est à hauteur d’homme.

Régis Debray

 

La grande rafle du pays de Gourin commémorée

La grande rafle du pays de Gourin commémorée

Sur la demande de la municipalité du Saint (Morbihan), Pierre-Marie Quesseveur, coprésident de l’association Gourin historique, est venu, dimanche 9 mai, commémorer la grande rafle de Gourin du 9 mai 1944.

À bord d’un petit convoi de trois voitures anciennes et une moto, Pierre-Marie Quesseveur, coprésident de l’association Gourin historique, a rejoint, dimanche 9 mai 2021, le monument aux morts, dans le bourg du Saint (Morbihan). Jérôme Régnier, maire, les attendait en compagnie de William Dubecq, premier adjoint, des porte-drapeaux et de quelques enfants présents pour commémorer la grande rafle de Gourin et de ses environs, qui s’est déroulée le 9 mai 1944.

Pour se remémorer l’évènement, Pierre-Marie Quesseveur a d’abord tenu à raconter cette journée du mardi 9 mai 1944. À 6 h du matin, les Allemands ont décrété que tous les hommes de plus de 16 ans devaient se rendre sur la place de la Victoire à Gourin, pour partir au Service du travail obligatoire (STO). Des collaborateurs, les gendarmes de Gourin et vingt gendarmes supplémentaires, 300 Allemands, armés de mitraillettes et de jumelles ont bloqué la ville de tous côtés, l’ont fouillée de fond en comble et ont arrêté tous les jeunes qui prenaient la fuite ou qui se cachaient. Ces jeunes sont ensuite embarqués dans des camions. Dans un café de la Place, un petit agent de liaison, Marcel, huit ans, fait ce qu’il peut pour adoucir la peine des jeunes rassemblés.

Devenu âgé, le petit Marcel, est bien présent lors de la cérémonie. Il s’agit de Marcel Carmard, porte-drapeau ce jour et actuel président de l’association des Anciens combattants de Gourin. Ils sont quelques-uns encore témoins de ce jour.

Et pourquoi cette rafle ? Car les Allemands souhaitaient purger le Morbihan des terroristes avant le mois de juin 1944, continue Pierre-Marie Quesseveur.

Lire la suite

Les battantes : Simone Segouin, visage de la Résistance à 19 ans

Les battantes : Simone Segouin, visage de la Résistance à 19 ans


Publié le 09/05/2021 16:50 Mis à jour le 09/05/2021 18:19

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Simone Segouin, 18 ans, rejoint le mouvement des Francs-tireurs et partisans (FTP). Aujourd’hui, cette résistante au parcours hors du commun a 96 ans.
Tout commence avec une photographie en noir et blanc : une jeune fille, pistolet-mitrailleur en mains. En 1944, elle pose deux mois et demi après le Débarquement en Normandie pour un photographe américain. Sa jeunesse interpelle. En août 1944, Chartres (Eure-et-Loir) vient d’être libérée par les alliés. Cette photo a fait le tour du monde, et celle qui pose, c’est Simone Segouin.

Au péril de sa vie
Aujourd’hui, la résistante a 96 ans, mais elle est trop fatiguée pour raconter son histoire. « Simone va être obligée de prendre la clandestinité, et c’est à ce moment-là qu’elle va être versée dans un groupe Francs-tireurs et partisans (FTP), sous la direction de Germain ou, de son vrai nom, Roland Boursier », détaille Albert Hude, auteur de La Résistance en Eure-et-Loire. À 18 ans, elle va faire des missions de liaisons pour les FTP. « Elle a volé le vélo d’une Allemande, elle risque le contrôle à tout moment, c’est très gonflé ! », s’exclame Albert Hude. Elle parcourt tout le département au risque de sa vie. En 1944, en mission, elle désarme un Allemand et s’empare de cette arme. La suite est historique : elle devient un symbole de la Résistance française.

Lire la suite

Une cérémonie pour se souvenir des combats de Riom (Puy-de-Dôme) et de ses victimes en 1940

Une cérémonie pour se souvenir des combats de Riom (Puy-de-Dôme) et de ses victimes en 1940

Les cérémonies de commémoration du 8 mai 1945 se sont déroulées en présence d’un public clairsemé venu spontanément.
Les commémorations du 8 mai 1945 se sont déroulées ce samedi matin à Riom en présence des autorités et d’un public venu spontanément.

A l’occasion de cette cérémonie, Fabien Pacaud, professeur d’histoire au collège Michel-de-l’Hospital, accompagné de trois de ses élèves, a souligné la résistance de l’armée française en 1940. Ils ont notamment rappelé le bombardement de Riom par l’armée allemande, qui fit sept blessés et tua une femme, ainsi que la réplique de l’artillerie française qui avait pris position sur la colline de Mirabel.

« Suivre ses choix », le résistant toulousain Guy Lamouroux fête ses 100 ans

« Suivre ses choix », le résistant toulousain Guy Lamouroux fête ses 100 ans


Jeudi 6 mai 2021 à 23:47 -Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie

Héros de la résistance, il est l’un des rares rescapés de cette page de l’histoire. Le toulousain Guy Lamouroux, qui fut longtemps président de l’amicale des anciens du maquis Roger, fête ses 100 ans. Il revient sur une vie bien remplie qui lui a appris « à faire ce que l’on a envie de faire ».

Le toulousain Guy Lamouroux est entré dans la résistance quand il avait 18 ans en 1939. Il a servi de taupe dans la police de Vichy pour renseigner les maquis. Il fête ses 100 ans ce vendredi  7 mai 2021. Nous l’avons rencontré dans sa maison de Balma, près de Toulouse.

A 18 ans, on lui demande d’entrer dans la résistance
Il est en fauteuil roulant, depuis trois ans seulement il a du mal à se déplacer debout, Guy Lamouroux vous accueille l’oeil pétillant. L’homme a toute sa tête, il se souvient de tout ce qu’il a vécu depuis cent ans. « Ça passe très vite, mes souvenirs ,  même les plus lointains, il me semble que c’est avant-hier. »

Guy Lamouroux raconte que sa vie bascule à 18 ans quand son beau-père lui demande en 1939 d’entrer dans la résistance. Il est étudiant à la faculté des sciences de Toulouse en mécanique générale quand la guerre éclate. Il s’engage, mais très vite l’armée française est en déroute.

De retour à Toulouse, son futur beau-père, artisan et franc maçon qui fait partie de la résistance lui pose la question tout de go  : « Est-ce que tu serais d’accord pour résister ? Je lui répond : je suis à votre disposition. J’aimais beaucoup mon beau père, et ce n’était pas normal qu’on soit vaincu comme ça brutalement, donc s’il y avait quelque chose à faire, il fallait le faire. »

LIRE LA SUITE