Fort de Metz-Queuleu : Nuit européenne des musées 18/05/2019, conférences, expositions et visites

Fort de Metz-Queuleu : Nuit européenne des musées 18/05/2019, conférences, expositions et visites

Prochains événements organisés par le fort de Queuleu :

Jeudi 16 mai 2019 – 19h30 – Gratuit : Conférence

La prochaine conférence du fort de Queuleu se déroulera dans le Grand Salon de l’Hôtel de ville de Metz (1 place d’Armes 57000 METZ). Anthony Rescigno nous présentera « le loisir cinématographique en Moselle annexée pendant la Seconde Guerre Mondiale ».

Plus d’informations sur : https://www.fort-queuleu.com/conferences/

 

Samedi 18 mai 2019 – 17h00 à 01h00 (dernier départ de visite guidée à minuit) – Gratuit : Nuit européenne des musées

Dans le cadre de la Nuit européenne des musées, le fort de Queuleu sera ouvert du samedi 18 mai 2019 à 17h00 au dimanche 19 mai 2019 à 01h00 (attention dernier départ de visite guidée du camp spécial nazi à minuit). Venez découvrir les nombreuses nouveautés de cette édition.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/nuiteuropeennedesmusees2019/

 

Jeudi 13 juin 2019 – 17h30 et 19h30 – Gratuit : Inauguration de la plaque du Label du patrimoine européen et conférence

Retenez dès à présent la date de l’inauguration de la plaque du Label du patrimoine européen décerné par l’Union européenne qui se déroulera le jeudi 13 juin 2019 au fort de Queuleu. Celle-ci sera suivie par une conférence de Frédérique Neau-Dufour à 19h30 à l’Institution De La Salle (2 rue Saint-Maximin 57070 METZ) sur l’histoire du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Des informations plus précises vous parviendront ultérieurement.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/labelpatrimoineeuropeen/ et https://www.fort-queuleu.com/conferences/

 

Visites guidées du dimanche à 14h00 et 16h00 – Gratuit :

Le camp spécial nazi du fort de Queuleu est ouvert aux visites le dimanche après-midi (départ des visites guidées à 14h00 et 16h00) de mars à novembre inclus.

Découvrez l’exposition temporaire « Natzweiler et ses camps annexes sur les deux rives du Rhin » (du 25 mars au 30 mai 2019), l’exposition « Fraternité » et l’exposition permanente sur l’histoire du fort de Queuleu.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/visite_interieure/ et http://www.fort-queuleu.com/expositions/

 

Visites guidées pour des groupes – Sur réservation :

Des visites guidées spéciales du camp spécial nazi du fort de Queuleu peuvent être organisées pour des groupes.

Plus d’informations sur :  http://www.fort-queuleu.com/visites-speciales-groupes/

 

Association du fort de Metz-Queuleu pour la mémoire des internés-déportés et la sauvegarde du site

Adresse postale (attention il n’y a pas de permanence) : 1 rue du Roi Albert 57070 METZ

Adresse du fort de Queuleu (accueil des visites au niveau de la passerelle en bois à l’entrée) : allée Jean Burger 57070 METZ

06 95 67 42 80

fort.metz.queuleu@gmail.com

www.fort-queuleu.com

 

La résistante alésienne Mireille Brown vient de disparaître

La résistante alésienne Mireille Brown vient de disparaître

Elle était âgée de 98 ans. En 2015, elle avait reçu la Légion d’honneur.

C’est une grande et vieille dame de la Résistance française qui vient de s’éteindre. Mireille Brown a rejoint l’éternité à l’âge de 98 ans et résidait depuis de nombreuses années à Alès, une femme pieuse et discrète « qui faisait partie de ces combattants de l’ombre qui, sans bruit et sans éclat, étaient prêts à donner leur vie pour un idéal ».

Une femme discrète

Une citation que Jacky de Marans, président de l’Union nationale des combattants, prononçait, en juin 2015, lorsqu’elle recevait les insignes de la Légion d’honneur. Il y a 35 ans, avec son époux, aviateur de la Royal Air Force, ils s’étaient installés tous les deux à Alès où ils participaient activement à la vie sociale locale.

« Émissions et réceptions de messages codés »

Quelques jours avant qu’elle ne reçoive les insignes du premier ordre de la nation, Midi Libre l’avait rencontrée pour retracer son parcours où elle expliquait : « Durant toutes les années de guerre, j’ai travaillé dans le domaine du renseignement en tant que radio, avec les émissions et les réceptions de messages codés. » Cette femme de cœur et de courage, à la discrétion exemplaire, laissera un souvenir ému à tous ceux qui l’ont croisée.

Obsèques ce mardi (11 h) dans l’église Saint-Joseph d’Alès.

Thierry MARTIN

 

75e anniversaire du Débarquement. Le chemin de « terroriste » à « déporté résistant »

75e anniversaire du Débarquement. Le chemin de « terroriste » à « déporté résistant »

Robert Lecorneur, militant communiste, a été arrêté sur dénonciation en 1943, certainement torturé, déporté en Allemagne au camp de Sachsenhausen d’où il n’est jamais revenu.

L’histoire

Robert Lecorneur, né le 29 novembre 1903 à Lisieux, était couvreur à Saint-Martin-de-la-Lieue. Il se marie le 12 février 1927 avec Madeleine Labbé.

Militant communiste, il a « été dénoncé comme membre du Parti communiste, arrêté à son domicile par la police mobile de Rouen, le 28 janvier 1943 » peut-on lire dans son épais dossier, conservé aux Archives de Caen, que Jean-Charles Robillard, historien, est allé consulter.

Les informations contenues dans son dossier sont parfois contradictoires, voire inexactes, mais on peut tout de même en extraire les grandes lignes.

Condamné pour « terrorisme »

Dans les renseignements relatifs à l’arrestation, on peut lire le motif de la condamnation : « Terroriste ». La peine prononcée, par le tribunal allemand à Paris, rue Boissy-d’Anglas est de « quatre ans de réclusion ». « Aucune preuve n’ayant pu être apportée de sa participation à une action dite terroriste », rapportait, en 1952, Michel de Bouard, professeur de lettres à l’université de Caen, homologué commandant dans la Rif (Résistance intérieure française).

Robert est inscrit au fichier des condamnations des Archives « de Brinon », pour « complicité d’intelligence ».

Une note manuscrite postérieure à la guerre dans son dossier stipule, dans les renseignements relatifs à l’acte qualifié de résistance : « Terroriste, d’après les termes allemands, ce qui veut dire en France « Résistant » ».

Robert Lecorneur est incarcéré à la prison de Fresnes, puis déporté en Allemagne au camp de concentration de Sachsenhausen, à Oranienbourg. Un camp qui se voulait un « modèle du genre », à 30 km au nord de Berlin. Le 6 septembre 1943 sera la dernière date notée sur son dossier. Robert mourra au camp.

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Émile Verdier, un héros de la Résistance

Émile Verdier, un héros de la Résistance

Émile Verdier est né le 19 août 1891, à Sauveterre-de-Comminges. De 1939 à 1944, alors chef de gare de Saléchan, il met son courage et son abnégation au service de la Résistance française en accueillant, nourrissant, soignant et cachant des dizaines de réfugiés venant de Belgique, Hollande, Luxembourg, Alsace-Lorraine, nord et est de la France. Ces personnes arrivant de Toulouse ou Auch, des familles juives, des pilotes récupérés par le maquis, cherchent toutes à gagner l’Espagne. Pour ce faire, leur but est les sommets du Val d’Aran et du Luchonnais. Tous ces malheureux remettent leur vie entre les mains de M. et Mme Verdier, à Saléchan, qui, après s’être assurés de leur donner un peu de réconfort, les confient aux passeurs. À partir de là commence une route longue et difficile semée de dangers et dans des conditions climatiques souvent épouvantables à travers des sommets de 2.000 à 3.000 m. À leur arrivée en Espagne, les conditions de vie ne sont pas meilleures jusqu’à leur destination finale. L’Afrique du Nord pour certains, le Canada ou l’Amérique pour d’autres. Émile rejoint le maquis en «44», traqué par la Gestapo. Pour ses actes de bravoure, il est cité à l’ordre de la division, le 28 juin 1947, et plusieurs fois décoré. Aujourd’hui, le 4 mai 2019 Jacques Simon, président de l’association Les Chemins de la liberté, les élus de la vallée, du département et de la région, le directeur de l’Onac ainsi que les porte-drapeaux mais aussi Josette Baron et Paul Mifsud rendent un vibrant hommage à ce couple héroïque. À l’époque, Josette et Paul ont 11 et 18 ans quand ils arrivent à la gare de Saléchan, ils sont les acteurs et les témoins de cette période terrible, survivants de ce périple vers l’Espagne. Leur visage empreint de gravité rappelle à tous que le devoir de mémoire se doit d’être multigénérationnel, qu’il ne faut jamais oublier toutes les familles Verdier à travers la France qui ont été des héros du quotidien en temps de guerre. Depuis samedi, une plaque commémorative est posée sur la gare ainsi qu’une borne km 0 marquant le départ du 1er Chemin de la liberté par la Comminges et le Val d’Aran.

Annabel Troch

 

« Partout en France, des policiers ont fait le choix de la Résistance » : un historien nuance les propos de Christophe Castaner

« Partout en France, des policiers ont fait le choix de la Résistance » : un historien nuance les propos de Christophe Castaner

Mercredi, à l’occasion des commémorations du 8-Mai, le ministre de l’Intérieur a loué l’action des policiers engagés dans la Résistance. Ces propos, qui omettent la collaboration sous le régime de Vichy, font réagir.

« Partout en France, des policiers ont pris le maquis. Partout en France, des policiers ont guetté l’ennemi, traqué la haine, combattu l’oppression. Partout en France, des policiers ont fait le choix de la résistance. » C’est par un tweet que Christophe Castaner a voulu rendre « hommage », mercredi 8 mai, aux policiers résistants, à l’occasion des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ses propos ont provoqué de vives réactions, certaines voix pointant du doigt la collaboration du régime de Vichy, et de ses policiers, avec l’Allemagne nazie. Professeur d’histoire à l’université du Havre et spécialiste des pratiques et des identités professionnelles, Christian Chevandier a étudié les parcours de policiers lors de l’Occupation. L’auteur de « Policiers dans la ville. Une histoire des gardiens de la paix » et de « Eté 44. L’insurrection des policiers parisiens » livre pour franceinfo un éclairage sur les propos du ministre de l’Intérieur.

Franceinfo : Que vous inspirent ces propos tenus par le ministre de l’Intérieur ?

Christian Chevandier : Il est vrai de dire que, partout en France, et plus dans certaines régions que dans d’autres, des policiers se sont engagés dans la Résistance, où leur place était décisive. Mais ces propos sont presque un mensonge par omission. Si des policiers se sont engagés dans la Résistance, c’est en désobéissant à leur hiérarchie et à la politique du gouvernement. Ce sont ces deux choses qu’on doit aborder : d’une part, la collaboration de la police et, de l’autre, la résistance des policiers. Dans le cadre de la convention d’armistice du 22 juin 1940, s’est mise en place une collaboration d’Etat, par laquelle le gouvernement s’est engagé à mettre la police et la gendarmerie françaises au service des occupants.

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Cinq Anglais sur les traces de leur cousin, pilote dont l’avion a été abattu dans le Cher en 1944

Cinq Anglais sur les traces de leur cousin, pilote dont l’avion a été abattu dans le Cher en 1944

Une famille anglaise participait ce mercredi matin aux cérémonies du 8 mai 1945, à Saint-Hilaire-de-Gondilly (est du Cher), près de Nérondes. Grâce à Frédéric Hénoff, passionné d’aviation et d’histoire, elle a pu connaître l’histoire du capitaine Cyril Vincent French, leur cousin mort aux commandes de son avion en apportant armes et vivres à la Résistance française.

Cinq Anglais originaires de Midhurst dans le West Sussex, soit le sud du Royaume-Uni, ont assistés ce mercredi 8 mai à la cérémonie du souvenir de Saint-Hilaire-de-Gondilly. Tous étaient à l’heure et en costumes dans le hall de leur hôtel à Nérondes, pour réaliser un périple mémoriel sur les traces d’un jeune aviateur anglais de leur famille, mort en héros dans le Cher, à 21 ans.

« Je sentais qu’il avait besoin qu’on soit là, nous sa famille, au moins une fois », a dit Richard Ethrington, cousin de l’aviateur, d’une voix tremblante.

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Cinq moments émouvants de la cérémonie du 8 mai à Brioude (Haute-Loire)

Cinq moments émouvants de la cérémonie du 8 mai à Brioude (Haute-Loire)

La victoire des Alliés de 1945 a été célébrée ce mercredi matin, à Brioude (Haute-Loire), avec quelques spécificités locales qui ont rendu la cérémonie particulièrement émouvante. Retour en images.

« Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de la Première Armée française, le jour de la victoire est arrivé. […] Fraternellement unis aux soldats de la Résistance, côte à côte avec nos camarades alliés, vous avez taillé en pièces l’ennemi, partout où vous l’avez rencontré. »  Ce mercredi, la cérémonie de la victoire du 8 mai 1945 a débuté, à Brioude, par la lecture de l’ordre du jour numéro 9 du général De Lattre de Tassigny.

C’est la voix de Daniel Rigal, président des anciens de la Résistance et du maquis, et leurs amis, secteur de Brioude, qui a fait résonner ces mots sur la place de Paris, devant le monument aux morts. La cérémonie, à laquelle plus d’une centaine de personnes assistaient, a été marquée par plusieurs instants chargés d’émotion.

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Commémoration du 8 mai 1945 : à Vercel, dans le Doubs, hommage aux Ukrainiens du maquis français

Commémoration du 8 mai 1945 : à Vercel, dans le Doubs, hommage aux Ukrainiens du maquis français

C’est une histoire méconnue dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale. Des soldats ukrainiens avaient combattu aux côtés des maquisards français. Une cérémonie d’hommage s’est déroulée ce 8 mai 2019 à Vercel, dans le Doubs.

Août 1944. Un groupe de soldats ukrainiens, enrôlés de force dans l’armée allemande, désertent. Ils rejoignent le maquis, et vont combattre aux côtés des résistants français. Un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale. Pöurtant, le ralliement de ces soldats a sans doute joué un rôle dans la libération de la région.

De cet engagement dans la résistance française, il reste une stèle, au cimetière de Vercel, dans le Doubs. Celle des soldats ukrainiens morts pour la France.

C’est là, dans ce cimetière, qu’une cérémonie d’hommage s’est tenue ce 8 mai 2019. Une délégation de l’ambassade d’Ukraine en France était présente. Des représentants du pays devraient participer chaque année aux hommages qui se dérouleront dans la commune.

Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

En ce mercredi 8 mai 2019 commémorant la fin de l’apocalypse que fut la Deuxième Guerre Mondiale, marquée par la reddition sans conditions de l’Allemagne et la signature de l’armistice, le 8 mai 1945, il est bon d’égrener les noms de ceux qui, issus des colonies, entrèrent en résistance contre la barbarie nazie au péril de leur vie, mais sans jamais être gravés dans la mémoire collective.

Ils se prénommaient Abdelkader, Mohammed, Cherif, Ahmed ou Djaafar…, ils étaient ouvriers, imams, militaires – l’un d’eux, Cherif Mecheri, fut même sous-préfet en Eure-et-Loir, puis préfet, et bras droit de Jean Moulin, l’icône de la Résistance – ce sont les Héros oubliés de la Résistance Française, des manuels scolaires et du roman national, auxquels nous rendons hommage en diffusant la vidéo qui les fait sortir de l’oubli dans lequel ils ont été si injustement relégués.

Dordogne : le décès d’un « passeur de mémoire »

Dordogne : le décès d’un « passeur de mémoire »

Vincent Garcia, Républicain espagnol, ancien résistant déporté à Buchenwald, est décédé à l’âge de 94 ans.

C’est un infatigable « passeur de mémoire » qui vient de disparaître à l’âge de 94 ans à Trélissac (Dordogne), un témoin des turbulences des plus terribles événements du XXe siècle. Dans son enfance durant la guerre d’Espagne, Vincent Garcia avait vu son père et son frère fusillés par les Franquistes. Comme beaucoup de familles de Républicains, il a trouvé le salut dans l’exil en France, interné à Argelès.

Il s’était retrouvé en 1942 en Dordogne pour travailler et avait intégré un réseau de la Résistance comme agent de liaison. Arrêté après une dénonciation, il avait été déporté au camp de Buchenwald, en Allemagne, sous le matricule 42.553. Il y survécut 18 mois, notamment grâce à la solidarité communiste. Il en était revenu avec la ferme intention que personne n’oublie ces moments.

l y a deux ans, un chemin de Trélissac a été baptisé du nom de l’ancien déporté Vincent Garcia. archives Christian Espitalié

Chef de chantier dans le bâtiment et militant, il était fidèle à ses idéaux. Après avoir pris sa retraite, il a entamé d’innombrables séances de témoignages dans les écoles.

L’esprit de transmission

Pour Norbert Pilmé, le président de l’association pour la mémoire de la Déportation en Dordogne, qui l’accompagnait souvent, « il avait construit une pédagogie de la mémoire. Il avait pris à cœur cette transmission auprès des jeunes. Il racontait les choses facilement pour que les enfants comprennent, en leur expliquant en souriant qu’il était agent secret dans le maquis ou ce qu’il mangeait, ou pas, dans son camp de déportation. » Il intervenait aussi bien dans les classes élémentaires qu’au lycée, donnait de son temps pour le concours de la Résistance et de la Déportation. Toujours avec le même calme pour parler de moments terribles.

C’était l’un des derniers déportés vivant encore en Dordogne. La Ville de Trélissac avait baptisé un chemin à son nom il y a deux ans, sans oublier la mention « passeur de mémoire ». Ses obsèques civiles seront célébrées mardi 14 mai, précédées d’un hommage public au foyer rural de Trélissac à 14 h 30.