Mois : octobre 2026

Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six élèves d’Abbeville travaillent sur le parcours de René Boulanger, un résistant déporté à Auschwitz. Ils préparent un livre sur l’histoire de ce résistant.

Lycéens mais également ambassadeurs de la mémoire. Six élèves en classe de Terminale (trois en Professionnel et trois en Général) du lycée Boucher-de-Perthes d’Abbeville (Somme) travaillent, en plus de leur emploi du temps classique, sur l’histoire d’un résistant abbevillois.

Des jeunes portant un intérêt certain pour l’histoire et ceux qui l’ont faite qui ont décidé de retracer le parcours de René Boulanger. Un résistant arrêté à Abbeville en octobre 1941 avant d’être déporté à Auschwitz où il trouvera la mort en octobre 1942.

Les élèves
« Nous avons répondu à un appel à projet de la Région Hauts-de-France avec le mémorial de la Shoah et l’Académie d’Amiens » expliquent leurs professeurs Isabelle Richard (histoire-géo au lycée général) et Anne-Brigitte Berger (lettres-histoire au lycée professionnel).

Le groupe d’élèves va se muer en enquêteurs et en historiens pour retrouver les différents faits ayant marqué la vie de René Boulanger.

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« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

Depuis quelques mois, une vague de films s’empare de la période de l’Occupation et de la collaboration et remporte l’adhésion du public. À l’occasion de la sortie ce mercredi 30 septembre de « Notre salut », d’Emmanuel Marre, des historiens décryptent ce phénomène, en dialogue avec les œuvres du passé.

Imaginons un instant ce que pourrait être la cérémonie des Césars 2027. Quatre films français, portés par quatre acteurs populaires, concourraient pour la statuette du meilleur film ou de la meilleure interprétation masculine. Leur point commun ? Ils portent tous sur la Seconde Guerre mondiale, avec une focale resserrée sur l’Occupation et la collaboration.

En un peu plus de six mois, les productions françaises se sont emparées de cette période historique hautement inflammable et ont rempli les salles : Les Rayons et les Ombres, de Xavier Giannoli, biopic de Jean Luchaire et sa fille Corinne, avec Jean Dujardin en patron de presse collabo ; les deux volets de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, inspirés des travaux de l’historien anglais Julian Jackson, avec Simon Abkarian dans le rôle-titre ; Moulin de Laszlo Nemes, en compétition au Festival de Cannes (qui sort en salles le 28 octobre), dans lequel Gilles Lellouche incarne le patron de la Résistance intérieure et enfin Notre salut, d’Emmanuel Marre, prix du scénario à Cannes, sur les écrans cette semaine, où Swann Arlaud interprète Henri Marre, fonctionnaire sous Vichy et arrière-grand-père du cinéaste.

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Suite, et hélas certainement pas fin

Suite, et hélas certainement pas fin

Après R Vautier à Elne, H Bassis dans le collimateur du maire de Champigny, le vote antisémite et anticommuniste à Bergerac contre Hélène Sapir, à Billy Montigny le maire R-Haine retire le nom de Léon Delfosse de centre culturel.
C’est la Résistance dans son ensemble au travers de sa composante ouvrière et communiste qui est visée par les forces de la réaction , l’ultra et celle dite classique mais se glissant avec délice vers l’ultra.
Militant syndical CGTU avant guerre, mobilisé en 39, Leon Delfosse est fait prisonnier en 1940, s’évada, puis reprit une activité clandestine.
Arrêté en 1943 et condamné à six ans de prison, il s’évada du camp d’Éperlecques en juillet de la même année.
Responsable régional du Nord pour les mineurs au sein du comité d’unité syndicale et d’action, il prépara la grève insurrectionnelle d’août 1944, puis participa au combat de Waziers du 31 août au 2 septembre 1944. Il termina la guerre avec le grade de Capitaine FFI.
À la Libération de nouveau mineur et militant syndical, responsable communiste, L.Delfosse fut nommé directeur général adjoint des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais. Il participa à la période de reconstruction et de relance de la production minière, souvent désignée comme la « bataille du charbon ». Il fut également président de la Fédération CGT du sous-sol.
De René Vautier à Léon Delfosse en passant par Henri Bassis et Hélène Sapir, la voilà la haine pétainiste ou (et) péri-pétainiste où l’anticommunisme reste avec un antisémitisme et une xénophobie permanentes le liant de leur purulente activité.
Les silences des ministres de l’intérieur et des anciens combattants en un domaine qui est de leur ressort est assourdissant.
Guy Hervy