Catégorie : Actualité de la Déportation

Ajaccio : Bientôt les 18èmes rencontres « Cinéma-Histoire »

Ajaccio : Bientôt les 18èmes rencontres « Cinéma-Histoire »

C’est la seconde Guerre mondiale la vrai protagoniste des 18èmes Rencontres-Cinéma-Histoire d’Ajaccio.

des Outre les films habituellement destinés aux scolaires – Le journal d’AnneFranck et LaVague,il y aura au programme la montée du fascisme dans l’Entre- deux-guerres en Italie – Le jardin des Finzi Contini ; les relations entre Hitler et Mussolini, – L’opéra des assassins ; l’occupation par l’armée italienne en Corse – Liberata ; les déboires lourds de drames pour l’armée italienne après qu’elle ait capitulé et qu’elle dut subir la vindicte de son ex-alliée allemande -Capitaine Corelli ; la vengeance aussi des Alliés vainqueurs à l’encontre de l’armée du IIIème Reich vaincue, particulièrement contre des jeunes soldats prisonniers – Les oubliés ; oubliée aussi la Résistante – Sofia Jancu, la maîtresse de Gabriel Péri, fusillée par les nazis ; et enfin, – Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares – qui raconte l’histoire du massacre de 20.000 juifs à Odessa par l’armée roumaine, et le déni encore aujourd’hui de ce crime par les Roumains.

L’idéologie nationale-socialiste fut largement répandue en Europe et dans le monde de l’Entre-deux-guerres. Mais comment le fascisme a-t-il pu séduire autant d’Italiens au point de porter Mussolini au pouvoir ? Ça ne rend que plus méritoire la résistance de ceux qui s’opposèrent à la dictature, contraints parfois de quitter leur pays. La Corse en accueillit de ces fuorusciti. Certains -27 hommes- de passage dans l’île pour rejoindre les Brigades Internationales en Espagne, d’autres pour y demeurer et qu’on retrouvera dans la Résistance insulaire ou enrôlés dans l’armée française. C’est précisément à la Résistance italienne et aux fuorusciti antifascistes, ceux de Corse particulièrement, à qui nous voulons rendre hommage cette année en invitant des représentants de l’Associazione Nazionale dei Partigiani d’Italia, Piero Cossu et Antonio Polo.

Mais ça ne saurait faire oublier la dureté de l’occupation italienne en Corse. Même étalonnée sur celle paroxystique des nazis, elle ne fut pas pour autant indolore : une cinquantaine de Résistants corses tués, un demi-millier de déportés.

Et la capitulation italienne acquise, quel fut le comportement des troupes italiennes ? dans son rapport avec la population des pays occupés et avec l’armée allemande qui n’a pas pardonné sa défection à son ex-allié et s’est vengé cruellement comme en Céphalonie. La Corse aussi a été un des théâtres de leurs affrontements meurtriers : plus de 600 morts italiens durant les combats libérateurs du 8 septembre au 4 octobre. C’est trois fois plus que les morts Résistants et soldats français réunis.

Lyon : des croix-gammées et des tags racistes non loin du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Lyon : des croix-gammées et des tags racistes non loin du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

A Lyon, en pleine rue, des croix-gammées et des tags racistes ont été découverts par dizaines avenue Berthelot, à proximité du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, vendredi 5 avril : plusieurs commerces étaient notamment visés.

Par Renaud Gardette

Des croix-gammées ont été taguées à Lyon, vendredi 5 avril, au niveau de l’avenue Berthelot. La découverte a eu lieu à proximité du Centre d’Histoire de la Résistance de la Déportation, mais pas sur les lieux même du site. En tout, plus d’une vingtaine d’inscriptions néo-nazies, et des tags racistes ou xénophobes.
Ce sont notamment des commerces comme un coiffeur, un restaurant ou un cabinet infirmier qui ont été visés.

Pour l’instant aucune information sur la ou les personnes qui seraient à l’origine de ces dégradations. La zone concernée est assez vaste, et s’étend de la place Jean-Macé jusqu’à Garibaldi.
« Nos origines dérangent »

Naima est la gérante du Barber Shop. Un employé l’a prévenu au petit matin. « Je suis d’origine maghrébine, même si je suis française à 100% » dit-elle, une croix gammée peinte en orange sur sa vitrine. « J’étais choquée, çà ne se fait plus ce genre de choses. Je suis tombée des nues. J’aimerais bien qu’il y ait des caméras (de vidéo-surveillance). Nos origines, ça dérange maleureusement. On a été ciblés, il y a aussi un restaurant africain ! Aujourd’hui c’est des tags, et demain ? »

Cette victime se pose une question: « Qui sont ces gens ? Quel est leur profil ? C’est çà qui m’inquiète. Il faut identifier ces gens. »

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FORT DE ROMAINVILLE : UN MUSÉE À LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE DES FEMMES

FORT DE ROMAINVILLE : UN MUSÉE À LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE DES FEMMES

Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreuses associations du souvenir, des élu-e-s, des personnalités diverses sont engagées dans le soutien à la réalisation d’un musée dédié à la mémoire des femmes dans la résistance. Et suite à une mobilisation très importante, il avait été entériné que dans le cadre du concours « inventons la métropole », le projet retenu pour l’aménagement du fort de Romainville, prendrait en compte cette demande. Aujourd’hui nous sommes au point mort dans l’avancée de cette initiative. La mobilisation reste donc de rigueur. A cet effet, en novembre dernier Yves Jegouzo, président du comité de sauvegarde du Fort de Romainville pour la création d’un musée de la femme résistante, s’est adressé au Préfet. Dans son courrier il alerte le préfet sur le fait « qu’aujourd’hui aucune avancée n’a vu le jour et aucune information officielle de la ville et du promoteur n’a été publiée. Il « regrette l’absence de concertation alors même que les échanges et les partenariats permettraient de trouver des solutions pour finaliser un projet partagé et un tour de table financier. Les habitant-e-s des Lilas et d’Est Ensemble s’interrogent sur le devenir du Fort. De même, le Comité de Soutien et le musée de la Résistance National sont toujours en attente de la mise en place des structures de pilotage et de l’annonce d’un agenda du projet d’aménagement du site du Fort de Romainville. » Vous trouverez ci-dessous, en bas de la page, la réponse du préfet à cette interpellation.

De leurs cotés des élues et des personnalités du 93 très impliquées dans cette démarche ont adressé un courrier au ministre de la culture, au préfet de Région, au préfet de Seine Saint Denis, à madame Geneviéve Darrieusseq secrétaire d’Etat. Vous en trouverez une copie ci-dessous

« Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, le 24 janvier 1943 est parti du fort de Romainville, un convoi de 222 femmes dont la plupart étaient résistantes. La majorité d’entre elles étaient communistes, et pour les autres elles étaient engagées dans diverses convictions philosophiques, politiques, religieuses.

Elles furent toutes déportées à Birkenau et franchirent avec courage la porte du camp en chantant la Marseillaise. Seules 49 sont revenues.

Il nous paraît aujourd’hui essentiel, plus de 70 ans après la fin de la guerre, de garder mémoire de la déportation, mais aussi de ce que fut la résistance et en particulier du rôle des femmes, souvent minoré et parfois complétement ignoré.

Pour preuve, aucun musée n’est aujourd’hui dédié à la mémoire des femmes résistantes. Depuis des années nous soutenons les initiatives des associations mémorielles, et du musée national, de la résistance pour qu’un tel musée, à vocation pédagogique, soit érigé au fort de Romainville.

Le projet « Grand Lilas » intégrait cette exigence. Nous savons que vos services étudient ce sujet et nous vous serions reconnaissantes de bien vouloir nous recevoir pour que vous nous fassiez part de l’avancée du projet.

Par ailleurs nous avons une requête à vous présenter : nous participons chaque année, avec le Parti Communiste de Seine Saint Denis, à la cérémonie souvenir de la déportation. Néanmoins, le préfet de la Seine Saint Denis n’a pas intégré dans le protocole le dépôt de gerbe du PCF devant la casemate où furent enfermé-e-s nos camarades parmi lesquels Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant Couturier, Charlotte Delbot, le colonel Fabien et tant d’autres.

Nous vous demandons avec insistance à ce que cet ostracisme cesse. Au Mont Valérien, au mémorial de Drancy et dans la plupart des villes nul parti républicain n’est exclu du protocole de la journée de la déportation. La France a besoin de toutes les bonnes volontés pour combattre le racisme, l’antisémitisme et défendre la liberté.

Nous espérons vivement que cette année notre dépôt de gerbe sera bien intégré au protocole de la cérémonie.

Dans l’attente de vous rencontrer, recevez, monsieur le ministre, nos salutations distinguées.

Marie-George BUFFET, Eliane ASSASSI, Pascale LABBE, Nathalie SIMONNET, Henriette ZOUGHEBI

Pièces jointes :

La traque des Résistants

La traque des Résistants

Résumé

Qui a provoqué la chute de Jean Moulin ? Qui a livré d’Estienne d’Orves ? Qui est le traître à l’origine du démantèlement du réseau du musée de l’Homme ? Qui se trouve derrière la souricière qui entraîne l’arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ? Quel est le rôle des agents recrutés par les services allemands dès juin 1940, les fameux « VM » ?

Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers constitués par les services secrets à la fin de la guerre et récemment déclassifiés. Il a rassemblé pour la première fois des informations et des documents inédits sur les agents qui ont travaillé pour l’occupant en infiltrant la Résistance. Ainsi, il raconte la traque des résistants par la police de Vichy, par l’Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l’administration militaire allemande. La plupart de ces affaires n’ont cessé d’alimenter des polémiques et n’ont pas livré tous leurs secrets, comme le drame de Caluire, pour lequel Jean-Pierre Azéma propose ici une mise au point. Cette enquête palpitante enrichit à la fois l’histoire de l’occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

L’auteur de La traque des Résistants

Auteur

Fabrice Grenard, historien, spécialiste du ravitaillement sous l’Occupation, de la Résistance et de l’histoire des maquis, est l’auteur notamment de La France du marché noir (2008), Maquis noirs et faux maquis (2011) et Une légende du maquis : Georges Guingouin…

 

 

Jean Villeret, 96 ans,

Jean Villeret, 96 ans,

Ce résistant déporté grandi à Maisons-Alfort continue inlassablement de raconter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale aux élèves de la France entière. Il a été décoré des Palmes académiques lors d’une cérémonie en mairie.

 « En 1938, je faisais l’école buissonnière du côté de Saint-Vincent à Maisons-Alfort. Jamais je n’aurais cru qu’on me décerne les Palmes académiques, c’est un peu fort de café. Tout arrive ». Ce vendredi soir, Jean Villeret tient fébrilement son discours, écrit, pour une fois. Lui qui habituellement parle « à chaud ». Le résistant déporté de 96 ans, narrateur infatigable de l’Histoire devant la jeunesse française, est le centre de tous les regards, en mairie d’Alfortville.

Quelques minutes auparavant, le député PS Luc Carvounas lui a remis les Palmes académiques, au grade de commandeur. Une distinction « très importante » qui l’« honore ». Ce titre vient s’ajouter à une très longue série (officier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Médaille de la déportation…), aussi impressionnante que l’est sa vie de combattant.

Jean Villeret, 96 ans, a reçu les Palmes académiques, en mairie d’Alfortville. LP/Agnès Vives

A Dachau jusqu’en avril 1945

« Un parcours exceptionnel », vante admiratif en début de cérémonie le maire PS Michel Gerchinovitz, avant d’en relater les grandes dates. Le 14 juin 1940 et l’exode à 18 ans. Le 31 décembre 1943 et l’entrée dans la résistance armée au côté des Francs-Tireurs Partisans. Le 7 juillet 1944 et la déportation au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, avant Dachau où il restera jusqu’à la libération du camp par les troupes américaines, le 29 avril 1945.

« Quand j’ai vu les premiers soldats américains, ce fut quelque chose d’inoubliable. Cinq ans à attendre le débarquement et les troupes alliées. C’était Noël. Le monde allait vivre dans la paix. »

« J’ai du mal à lire, pourtant j’ai écrit gros »

Alors comme tous ceux « revenus de cet enfer », son « devoir » est de venir témoigner. Encore et encore. Que ce soit dans les écoles, les collèges, les lycées et même à l’université, « une fois ». Ce jeudi, il était à Levallois (Hauts-de-Seine) devant 70 jeunes, deux jours avant, le résistant livrait son récit à Sablé-sur-Sarthe.

Et alors qu’il force l’admiration d’une assistance au bord des larmes, le combattant rend hommage au corps enseignant, à « l’Education nationale, laïque, obligatoire et gratuite, une chance pour la jeunesse en France, indispensable au savoir et à la connaissance ».

Avant de s’excuser de chercher ses mots, non sans humour : « J’ai du mal à lire, pourtant j’ai écrit gros ». Le public sourit. Mais l’émotion rattrape très vite la salle, les anciens combattants présents, son épouse Nicole au premier rang, les élus… Jean Villeret entonne « la Voix du rêve ». Ce chant qui a bercé les nuits du camp de Natzweiler-Struthof. « Gravé dans sa mémoire ». C’était il y a 75 ans.

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Seconde Guerre mondiale: Pourquoi le massacre d’Ascq en 1944 n’est pas (ou peu) enseigné à l’école?

Seconde Guerre mondiale: Pourquoi le massacre d’Ascq en 1944 n’est pas (ou peu) enseigné à l’école?

A quelques jours des célébrations du 75e anniversaire du massacre d’Ascq, enseignants et historiens ont consacré une journée d’études à cet événement historique méconnu du grand public

  • Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, 86 civils étaient exécutés, en représailles d’un acte de sabotage, par une division des Waffen-SS à Ascq, près de Lille.
  • Des enseignants et des historiens organisaient une journée d’étude sur ce massacre très peu enseigné à l’école.
  • Le 75e anniversaire du massacre d’Ascq sera célébré, dimanche, à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord.

C’est un épisode quasiment oublié de notre Histoire. Pourtant, on va célébrer, dimanche, le 75e anniversaire du massacre d’Ascq, près de Lille, dans le Nord. Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, 86 civils étaient exécutés, en représailles d’un acte de sabotage, par une division des Waffen-SS, dans cette commune devenue aujourd’hui Villeneuve-d’Ascq.

Or, cet événement historique reste encore largement méconnu, y compris dans la métropole lilloise faute d’être enseigné dans les écoles nordistes. « Oradour-sur-Glane tend à résumer tous les massacres qui ont eu lieu en 44. Et encore, aucun manuel scolaire ne fait aujourd’hui référence à ce massacre », explique Stéphane Henry, inspecteur académique référent Mémoire et Citoyenneté, dans le Nord.

« La mémoire a occulté les massacres de civils »

« La mémoire, qu’il ne faut pas confondre avec l’Histoire, a occulté les massacres de civils pour différentes raisons, notamment parce que, dans notre imaginaire collectif, le camp de concentration est devenu central dans la compréhension du système répressif nazi », note Stéphane Henry.

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Le Serment de Buchenwald, camp libéré le 11 avril 1945

Le Serment de Buchenwald, camp libéré le 11 avril 1945

Le Serment de Buchenwald

Nous, les détenus de Buchenwald, nous sommes venus aujourd’hui pour honorer les 51.000 prisonniers assassinés à Buchenwald et dans les kommandos extérieurs par les brutes nazies et leurs complices.
51.000 des nôtres ont été fusillés, pendus, écrasés, frappés à mort, étouffés, noyés et tués par piqûres.
51.000 pères, frères, fils sont morts d’une mort pleine de souffrance, parce qu’ils ont lutté contre le régime des assassins fascistes.
51.000 mères, épouses et des centaines de milliers d’enfants accusent.
Nous, qui sommes restés en vie et qui sommes des témoins de la brutalité nazie, avons regardé avec une rage impuissante, la mort de nos camarades. Si quelque chose nous a aidé à survivre, c’était l’idée que le jour de la justice arriverait.

AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES LIBRES

Nous remercions les armées alliées, les Américains, les Anglais, les Soviétiques et toutes les armées de Libération qui luttent pour la Paix et la vie du monde entier.
Nous rendons hommage au grand ami des antifascistes de tous les pays, à l’organisateur et initiateur de la lutte pour un monde nouveau, que fut F.D. Roosevelt. Honneur à son souvenir.
Nous, ceux de Buchenwald, Russes, Français, Polonais, Slovaques et Allemands, Espagnols, Italiens et Autrichiens, Belges et Hollandais, Luxembourgeois, Roumains, Yougoslaves et Hongrois, nous avons lutté en commun contre les SS, contre les criminels nazis, pour notre libération.

Une pensée nous anime :
NOTRE CAUSE EST JUSTE, LA VICTOIRE SERA NOTRE

Nous avons mené en beaucoup de langues, la même lutte dure et impitoyable. Cette lutte a exigé beaucoup de victimes et elle n’est pas encore terminée.
Les drapeaux flottent encore et les assassins de nos camarades sont encore en vie. Nos tortionnaires sadiques sont encore en liberté. C’est pour ça que nous jurons, sur ces lieux de crimes fascistes, devant le monde entier, que nous abandonnerons seulement la lutte quand le dernier des responsables sera condamné devant le tribunal de toutes les Nations.
L’écrasement définitif du nazisme est notre tâche.

NOTRE IDEAL EST LA CONSTRUCTION D’UN MONDE NOUVEAU DANS LA PAIX ET LA LIBERTE.

Nous le devons à nos camarades tués et à leurs familles. Levez vos mains et jurez pour démontrer que vous êtes prêts à la lutte.

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.

74e anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

74e anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

74e anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

Le Jeudi 11 Avril 2019

Discours et fleurissement du monument de l’Association française
Buchenwald-Dora et Kommandos – Père Lachaise à 15H30

Rendez-vous à 15h15 devant l’entrée de la rue des Rondeaux – côté Place Gambetta

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Ravivage de la Flamme – Arc de Triomphe à 18H30

En présence de la Musique des Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police de Paris

Rendez-vous à 17H30 sur les Champs-Elysées
(en haut de l’avenue des Champs-Elysées côté avenue Friedland devant l’escalier d’accès au musoir)