Catégorie : Actualité de la Déportation

Exposition – La France au combat, 1941-1944, vers la Libération Musée de la Résistance de l’Aube

Exposition – La France au combat, 1941-1944, vers la Libération Musée de la Résistance de l’Aube

Dimanche 22 septembre, 15h00 Entrée Libre. L’exposition a lieu à l’espace Chantavoine au 20 Quai Interrompu à Mussy-sur-Seine.

De l’appel du 18 juin au 1940 au débarquement du 6 juin 1944, une exposition qui permet d’entrevoir la création de la France Libre sous l’occupation, par le Général de Gaulle.

Durant la fermeture du musée de la Résistance de l’Aube à Mussy-sur-Seine, une exposition est proposée grace à l’organisation conjointe de l’association Les Chemins de Mémoire et l’ONAC-VG Aube.

Dès le 18 Juin 1940, le Général De Gaulle veut que la France redevienne une puissance mondiale, et l’annonce via son appel à la Résistance, depuis Londres.

Cette exposition poursuit le déroulé chronologique portant sur la période de la Seconde Guerre Mondiale, et relate la création de la France Libre et la montée en puissance de la nouvelle armée française avec la reconquête de l’Afrique du Nord, de la Corse et sa participation à la campagne d’Italie aux côtés des Alliés et jusqu’au Débarquement du 6 Juin 1944.

L’exposition a lieu à l’espace Chantavoine au 20 Quai Interrompu à Mussy-sur-Seine.

Musée de la Résistance de l’Aube 6 rue Boursault, 10250 Mussy-sur-Seine 10250 Mussy-sur-Seine Les Culpris Aube

Débarquement de Provence : Macron demande aux maire d’honorer les combattants africains

Débarquement de Provence : Macron demande aux maire d’honorer les combattants africains

Le président Emmanuel Macron a lancé jeudi un appel aux maires de France, lors des célébrations du 75e anniversaire du débarquement de Provence, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément: un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Emmanuel Macron s’exprimait à Saint-Raphaël (sud-est), lors d’une cérémonie de commémoration du débarquement de Provence du 15 août 1944, à la nécropole nationale de Boulouris où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération, notamment d’Afrique du Nord et subsaharienne.

« La très grande majorité des soldats de la plus grande force de l’armée française de la libération venaient d’Afrique: Français d’Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens », a énuméré M. Macron.

« Ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n’ont pas eu la gloire et l’estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d’Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé », a-t-il encore souligné, devant un parterre d’anciens combattants et anciens résistants.

LIRE LA SUITE

Suite Française au Théâtre La Bruyère

Suite Française au Théâtre La Bruyère

Suite Française – D’après le roman best-seller d’Irène Némirovsky Prix Renaudot 2004 , comédie dramatique mise en scène par Virginie Lemoine. Pendant l’occupation, une famille dont le fils est prisonnier, est contrainte de cohabiter avec un séduisant officier allemand, dont les charmes opèrent vite laissant place à une passion interdite…. Dans le village, la résistance s’organise !

 

1941 : l’Allemagne envahit la France. Dans un village de Bourgogne pendant l’occupation , Madame Angellier, dont le fils unique est prisonnier de guerre, se voit contrainte d’accueillir chez elle un officier de la Wehrmacht, le séduisant Bruno von Falk.

Dans cette sombre maison, le jeune soldat rencontre Lucile, la belle-fille de Madame Angellier, dont il s’éprend immédiatement. La jeune femme lui résiste.︎ Mais comment rester ︎fidèle ︎ à un mari ︎qu’︎elle n︎’a ︎jamais aimé et ne ︎pas succomber au c︎harme indéniable de cet ︎homme ︎qu’elle devrait ︎pourtant détester ? Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages qui se croisent dans l’austère demeure de Madame Angellier.

SUR SCÈNE :  Florence Pernel, Béatrice Agenin, Guilaine Londez, Samuel Glaumé, Emmanuelle Bougerol, Cédric Revollon ou Gaétan Borg

AUTEUR : Irène Némirovsky

METTEUR EN SCÈNE : Virginie Lemoine

Crédit / Copyright : Ginna Nonne / Karine LETELLIER

INFORMATIONS PRATIQUES ET RÉSERVATION :

Représentations à partir du 10 septembre 2019 – du mardi au samedi à 21h00 et le samedi à 16h45

Théâtre La Bruyère – 5, rue La Bruyère – 75009 PARIS

Par internet : www.theatrelabruyere.com et tous les sites de réservation habituels.

Par téléphone : 01 48 74 76 99

Tarifs : de 20 à 48 euros

Visites théâtralisées du mémorial du Mont-Valérien | JEP2019 Mémorial du Mont-Valérien Suresnes

Visites théâtralisées du mémorial du Mont-Valérien | JEP2019 Mémorial du Mont-Valérien Suresnes

Visites théâtralisées du mémorial du Mont-Valérien | JEP2019 Mémorial du Mont-Valérien, 21 septembre 2019 16:30-22 septembre 2019 18:00, Mémorial du Mont-Valérien.

Du 21 au 22 septembre 2019 :
samedi, dimanche de 18h30 à 20h
gratuit Entrée gratuite, réservation nécessaire : reservation@mont-valerien.fr

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine – Arts & Divertissements – le mémorial du Mont-Valérien vous propose de découvrir le mémorial et son histoire sous le prisme du théâtre, avec la visite théâtralisée « Ces étrangers de l’ombre ».

À travers l’évocation artistique « Ces étrangers de l’ombre », les acteurs donnent à voir la contribution des étrangers dans la Résistance française. Ces visites particulières, atypiques, rendent hommage au courage et à l’engagement de ces hommes et femmes aux parcours si particuliers, qui ont donné leur vie pour défendre les valeurs de la France libre.

Ces évocations théâtralisées, mises en scène et jouées tout au long du parcours de visite du Mont-Valérien, apportent un complément, et permettent aux visiteurs de visualiser et de parcourir l’Histoire. Cet acte mémoriel, mêlant performances artistiques, scénographiques mais surtout contenu scientifique et historique, offre alors, une visite complète et inoubliable pour tous les publics.

Samedi 21 & dimanche 22 septembre | 18h30 | Durée 1h30

Entrée gratuite | Inscription nécessaire : reservation@mont-valerien.fr ou 01 47 28 46 35

Réalisation : Théâtre des Oiseaux

Avec Nathalie Cario, Sophie Lemesle, Mathias Bauret, Pierre Gaspar, Milo Martin Cario, Christian Leroy, Bernard Martin Fargier | Musique – Christian Leroy | Conception et mise en espaces – Bernard Martin Fargier

Mémorial du Mont-Valérien 1 avenue du professeur Léon Bernard 92150 Suresnes 1 : La Défense – Grande Arche (2955m)
1 : Esplanade de la Défense (3247m)

76 ans après, ils vont recevoir la médaille de la Résistance

76 ans après, ils vont recevoir la médaille de la Résistance

 

Les familles Trabado de Barcelone et Robledo de Bilbao, qui viendront d’Espagne, recevront, des mains du général Baptiste Libération, la médaille de la résistance française le 8 septembre à 18 h 30. Ces médailles ont été attribuées à titre posthume 76 années après le sacrifice de Saturnino Trabado et de Balthazar Robledo.

Le 26 septembre 1943, 16 résistants tombaient sous les balles du peloton d’exécution ennemi. 12 résistants appartenaient au groupe Guy Mocquet. Les 4 autres résistants appartenaient au groupe Marius Vallet , créé par Balthazar Robledo et Saturnino Trabado. Ces deux résistants espagnols ont refusé d’écrire la lettre d’adieu à leur famille vivant en Espagne sous le régime franquiste, dans le souci de préserver leur vie. À la suite du voyage mémoire de la famille Trabado , en février 2015 (ER du 16 février et du 18 février 2015), Jean-Jacques Compagnon -lui même neveu d’un des fusillés du groupe Marius Vallet et fils d’une réfugiée politique espagnole-, qui avait piloté la venue de la famille, apprenait que les deux Espagnols n’ont été déclarés « Mort pour la France » que le 16 août 1983 soit 40 ans après avoir été fusillés. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient des réfugiés communistes fuyant un régime de dictateur ? Personne n’a pu le savoir exactement.

À partir de mai 2015 et après avoir eu la confirmation qu’aucune médaille avait été attribuée, Jean-Jacques Compagnon lançait des démarches auprès de différents ministères et associations. Le chemin fut long. Et ce n’est qu’en janvier 2019, grâce à l’intervention de la secrétaire d’État du ministère des armées, que le conseil national de la médaille de la résistance française a donné son avis extrêmement favorable pour l’attribution. Le ministère des armées a donc ordonné l’attribution et le décret d’application a été signé par le Président de la République.

LIRE LA SUITE

Vendée. Jean Laidet, résistant et déporté, s’en est allé

Vendée. Jean Laidet, résistant et déporté, s’en est allé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Membre du réseau Buckmaster, trahi puis arrêté le 12 août 1943 avant d’être déporté avec son père, il était le dernier résistant vendéen déporté à Buchenwald. Ce « grand témoin » s’est éteint jeudi 22 août à l’âge de 96 ans.

« C’était un symbole pour nous. » Michel Lebœuf, président de l’Union nationale des combattants, rend hommage à Jean Laidet. Cet ancien résistant, le dernier Vendéen vivant déporté à Buchenwald, s’est éteint à 96 ans, jeudi 22 août. Il sera inhumé ce mardi à Grues, où il résidait et où nous l’avions rencontré, en 2014.

Yonnais de naissance, Jean Laidet avait rejoint la résistance à 17 ans. Il avait suivi son père cheminot à Nantes et, devenu étudiant à l’Institut polytechnique de l’ouest, il agissait au sein du réseau de résistance Buckmaster.

Trahi par un camarade de classe, il est arrêté le 12 août 1943, torturé, puis transféré à Compiègne où son père le rejoint. Ensemble, ils sont déportés vers le camp de concentration de Buchenwald en décembre 1943.

« Un univers où plus rien n’est humain »

Malade de la scarlatine, le Vendéen échappe au travail dans l’usine souterraine de Dora. Son père, envoyé à Dora, y meurt en mars 1944. Jean Laidet rejoint finalement le block 34 dans le « grand camp » de Buchenwald. « Il pouvait parler pendant des heures de la façon dont les détenus se serraient les coudes », se souvient Jean-Michel Caquineau, autre membre de l’UNC.

Le Vendéen connaîtra l’enfer du « petit camp » de Buchenwald, vers lequel les détenus de la zone libérée par les Russes sont évacués. Mille d’entre eux sont entassés. « Nous sommes dans un univers où plus rien n’est humain », écrira Jean Laidet dans un livre.

« C’est tellement difficile de raconter la déportation. Elle est si différente selon les camps. Je ne raconte que mon histoire », confiait-il. Cet officier de la Légion d’honneur n’en sillonnait pas moins les établissements scolaires. « C’était l’un des derniers grands témoins vendéens de cette période », selon l’historien William Chevillon, qui l’avait côtoyé au sein de l’association des anciens élèves et professeurs des lycées Herriot et Mendès-France. Jean Laidet avait accompagné la réalisation par des collégiens de Saint-Michel-en-L’Herm d’un wagon de la mémoire, inauguré en 2010 à Mouilleron-en-Pareds.

L’inhumation aura lieu mardi 27 août, à 16 heures, dans l’intimité, au cimetière de Grues.