JNR 2024 – Proposition horaire fleurissement de plaques 20e arrondissement





Le 27 mai 2014, lors de la première édition de la JNR les premières initiatives voyaient le jour, nous étions alors peu nombreux.
10 ans plus tard quel plaisir de voir ce foisonnement croissant, une démultiplication à travers tous le pays avec un nombre lui aussi gradissant d’initiatives associant les éléves des écoles des collèges et des lycées.
Au moment où la bête immonde trouve des relais juridiques l’autorisant à défiler au coeur de la capitale, cela au nom de la liberté !!, les conditions du barrage à la haine au racisme et à l’antisémitisme sont en train d’être réunies. Le 27 mai est moment de faire reculer la tentation fasciste.
Raymond Labbé, 99 ans, a pris la pose devant l’objectif de Gabin Bruneau pour reproduire un cliché, immortalisé en juillet 1944, à Morand (Indre-et-Loire). Une façon de rendre hommage au résistant, très ému par le projet.
Raymond Labbé a posé avec la même arme que sur la photo originale de juillet 1944. © Radio France – Juliette Gloria
La même ferme, la même voiture, la même arme, le même drapeau… mais Raymond Labbé a 70 ans de plus. Le temps d’un cliché, le presque centenaire troque sa canne contre un sten « C’est la même, avec 33 balles dans le chargeur en moins ! », plaisante t-il. Il avait 19 ans lorsqu’il avait posé pour cette photo, prise en juillet 1944, avec une dizaine de résistants, dont il est le seul survivant.
« Je vous remercie d’avoir fait tout ça »
Raymond fait rire la petite assemblée venue assister à la séance photo ce samedi, mais parvient difficilement à retenir ses larmes « Je ne pensais pas revenir un jour ici, c’est très bien d’avoir organisé ça, je vous remercie d’avoir fait tout ça », la voix tremblante.
C’est dans cette ferme que le groupe de résistants s’était retrouvé pour préparer l’occupation d’Amboise.© Radio France
Le photographe, Gabin Bruneau, est aussi ému : « Cela fait un an qu’on prépare ce projet, il a fallu contacter le collectionneur de voiture, d’arme, le propriétaire de la ferme, et puis convaincre M. Labbé bien sûr ! », même si le passionné d’Histoire confie que l’ancien combattant a tout de suite été emballé par l’idée.
La mémoire du commandant Albert de Seguin de Reyniès, héros de la Résistance française, a été honorée, samedi 9 mai à Reyniès, en Tarn-et-Garonne. Trois de ses enfants âgés de plus de 90 ans ont assisté aux cérémonies qui ont réuni tout le village.
Traction avant floquée du « V » de la Victoire et du fameux « FFI » (Forces Françaises de l’Intérieur) de la Résistance, des véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale, des figurants vêtus en maquisards… Il y avait comme un parfum de la Libération ce samedi 11 mai 2024, à Reyniès.
C’est tout le village de cette petite commune de près de 900 habitants, située à 13 km au sud-ouest de Montauban, qui s’est mobilisé pour honorer, à l’occasion du 80e anniversaire de la commémoration du 8-Mai, un enfant du pays : le résistant Albert de Seguin de Reyniès.
Né en 1900 et marié en 1925 à Henriette de Parisot de Durand de la Boisse, avec laquelle il eut huit enfants, ce Cyrard prend le commandement du 6e bataillon de chasseurs alpins. En 1943, alors que son régiment est dissous, il rejoint l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), puis l’Armée Secrète dans le secteur de Grenoble.




Un article rédigé par Benjamin Baillemont – RCF Bretagne, le 7 mai 2024 – Modifié le 7 mai 2024
La ville de Lorient et l’Association philatélique armoricaine s’associent pour honorer le résistant Jacques Stosskopf ce mercredi 8 mai. Ce résistant méconnu a pourtant une histoire exceptionnelle.
Lorient rend hommage à l’un de ses héros, mercredi 8 mai, jour de la victoire des Alliés. L’occasion de remettre en lumière l’histoire de cet homme s’étant illustré comme résistant : Jacques Stosskopf.
Le 1er septembre 1939, les armées du Troisième Reich franchissent la frontière polonaise. Un an plus tard, en juin 1940, les armées françaises capitulent. Le Morbihan est envahi du 18 au 22 juin.
L’Amirauté allemande reconnaît rapidement l’importance du port de Lorient pour y installer ses sous-marins, les célèbres U-Boot. Ces derniers disposent ainsi d’une base parfaite d’où frapper la Royal Navy britannique.
Jacques Stosskopf, alsacien d’origine, n’arrive à Lorient qu’en octobre 1939, un mois après le début de la Seconde Guerre Mondiale. Son rôle est de superviser les nouveaux bâtiments construits au sein de l’arsenal de Lorient.
En juin 1940, lorsque les Allemands prennent le contrôle du port, Jacques Stosskopf est maintenu en poste, et poursuit son travail. Celui-ci paraît même aux yeux des Lorientais être un collaborateur actif. Fin 1942, il est même hué par les habitants de la ville alors qu’il accompagnait un convoi d’ouvriers français.
Son origine alsacienne, et sa maîtrise de l’allemand, lui a facilité les contacts avec les autorités du Reich, notamment leur amirauté. Il a même obtenu une forme de confiance de leur part.