Auteur/autrice : JNR-CPL

L’histoire du Maquis Antoine fortement appréciée du public

L’histoire du Maquis Antoine fortement appréciée du public

La MJC proposait dimanche dernier un documentaire rencontre, de Patrick Trouche, dans la nouvelle salle de projection de l’Espace Saint-Exupéry, salle « Vol de Nuit », place de l’Esplanade à La Primaube. Le public a apprécié la petite histoire d’un maquis aveyronnais et tarnais, le Maquis Antoine, dans la grande histoire de la Résistance française. L’association « Les Compagnons de Villelongue » (Cabanès, Aveyron) qui regroupe les anciens résistants et combattants du Maquis Antoine, proposait ce film retraçant les évènements vécus par ce groupe, qui se sont déroulés dans le Tarn et l’Aveyron, dès 1943 jusqu’à août 1944, puis la contre-attaque en Alsace jusqu’à l’occupation de l’Allemagne et de l’Autriche en 1945. La projection a été suivie d’un échange avec un bénévole de l’association.

Ajaccio : Bientôt les 18èmes rencontres « Cinéma-Histoire »

Ajaccio : Bientôt les 18èmes rencontres « Cinéma-Histoire »

C’est la seconde Guerre mondiale la vrai protagoniste des 18èmes Rencontres-Cinéma-Histoire d’Ajaccio.

des Outre les films habituellement destinés aux scolaires – Le journal d’AnneFranck et LaVague,il y aura au programme la montée du fascisme dans l’Entre- deux-guerres en Italie – Le jardin des Finzi Contini ; les relations entre Hitler et Mussolini, – L’opéra des assassins ; l’occupation par l’armée italienne en Corse – Liberata ; les déboires lourds de drames pour l’armée italienne après qu’elle ait capitulé et qu’elle dut subir la vindicte de son ex-alliée allemande -Capitaine Corelli ; la vengeance aussi des Alliés vainqueurs à l’encontre de l’armée du IIIème Reich vaincue, particulièrement contre des jeunes soldats prisonniers – Les oubliés ; oubliée aussi la Résistante – Sofia Jancu, la maîtresse de Gabriel Péri, fusillée par les nazis ; et enfin, – Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares – qui raconte l’histoire du massacre de 20.000 juifs à Odessa par l’armée roumaine, et le déni encore aujourd’hui de ce crime par les Roumains.

L’idéologie nationale-socialiste fut largement répandue en Europe et dans le monde de l’Entre-deux-guerres. Mais comment le fascisme a-t-il pu séduire autant d’Italiens au point de porter Mussolini au pouvoir ? Ça ne rend que plus méritoire la résistance de ceux qui s’opposèrent à la dictature, contraints parfois de quitter leur pays. La Corse en accueillit de ces fuorusciti. Certains -27 hommes- de passage dans l’île pour rejoindre les Brigades Internationales en Espagne, d’autres pour y demeurer et qu’on retrouvera dans la Résistance insulaire ou enrôlés dans l’armée française. C’est précisément à la Résistance italienne et aux fuorusciti antifascistes, ceux de Corse particulièrement, à qui nous voulons rendre hommage cette année en invitant des représentants de l’Associazione Nazionale dei Partigiani d’Italia, Piero Cossu et Antonio Polo.

Mais ça ne saurait faire oublier la dureté de l’occupation italienne en Corse. Même étalonnée sur celle paroxystique des nazis, elle ne fut pas pour autant indolore : une cinquantaine de Résistants corses tués, un demi-millier de déportés.

Et la capitulation italienne acquise, quel fut le comportement des troupes italiennes ? dans son rapport avec la population des pays occupés et avec l’armée allemande qui n’a pas pardonné sa défection à son ex-allié et s’est vengé cruellement comme en Céphalonie. La Corse aussi a été un des théâtres de leurs affrontements meurtriers : plus de 600 morts italiens durant les combats libérateurs du 8 septembre au 4 octobre. C’est trois fois plus que les morts Résistants et soldats français réunis.

Lyon : des croix-gammées et des tags racistes non loin du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Lyon : des croix-gammées et des tags racistes non loin du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

A Lyon, en pleine rue, des croix-gammées et des tags racistes ont été découverts par dizaines avenue Berthelot, à proximité du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, vendredi 5 avril : plusieurs commerces étaient notamment visés.

Par Renaud Gardette

Des croix-gammées ont été taguées à Lyon, vendredi 5 avril, au niveau de l’avenue Berthelot. La découverte a eu lieu à proximité du Centre d’Histoire de la Résistance de la Déportation, mais pas sur les lieux même du site. En tout, plus d’une vingtaine d’inscriptions néo-nazies, et des tags racistes ou xénophobes.
Ce sont notamment des commerces comme un coiffeur, un restaurant ou un cabinet infirmier qui ont été visés.

Pour l’instant aucune information sur la ou les personnes qui seraient à l’origine de ces dégradations. La zone concernée est assez vaste, et s’étend de la place Jean-Macé jusqu’à Garibaldi.
« Nos origines dérangent »

Naima est la gérante du Barber Shop. Un employé l’a prévenu au petit matin. « Je suis d’origine maghrébine, même si je suis française à 100% » dit-elle, une croix gammée peinte en orange sur sa vitrine. « J’étais choquée, çà ne se fait plus ce genre de choses. Je suis tombée des nues. J’aimerais bien qu’il y ait des caméras (de vidéo-surveillance). Nos origines, ça dérange maleureusement. On a été ciblés, il y a aussi un restaurant africain ! Aujourd’hui c’est des tags, et demain ? »

Cette victime se pose une question: « Qui sont ces gens ? Quel est leur profil ? C’est çà qui m’inquiète. Il faut identifier ces gens. »

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Une histoire oubliée de la guerre d’Espagne !

Une histoire oubliée de la guerre d’Espagne !

À la fin du formidable film : « Le silence des autres », je repensais à cette violence méconnue qui avait balisé la dictature sanglante qui s’éternisa en Espagne durant une quarantaine d’années après le « golpe » du 18 juillet 1936 !

On a longtemps ignoré le drame qui avait bouleversé la vie de nombreuses familles durant et après la guerre civile ! Ma famille avait fui leur terre natale depuis ce fatidique 18 juillet 1936, elle ne traverserait plus jamais la frontière car Franco avait interdit aux exilés « rouges » de retourner en Espagne !

Dans ma jeunesse, j’avais passé quelques jours du côté de Donostia. Je me souviens des conseils que mon oncle m’avait demandé de suivre à la lettre lorsque je sortais dans la « calle ». Je devais tout simplement éviter de parler car des oreilles franquistes indiscrètes étaient toujours à l’affût de la moindre rumeur ! Mais le sanguinaire dictateur pouvait dormir sur deux oreilles, que je ne risquais pas de lui couper à la sortie d’une éventuelle faena, tant mon espagnol était pauvre ! Et je n’allais pas me risquer à parler français pour ne pas dévoiler mes origines suspectes aux yeux de la Guardia civil ! Et puis j’avais la trouille …

J’avais noté que certains de mes cousins s’étaient bien accommodés de la dictature. Et il n’était pas question de leur parler politique, puisque le fait d’appartenir aux Jeunesses communistes à l’époque m’aurait valu de sérieux ennuis avec la police politique s’ils avaient révélé cet état. Il fallait se méfier de tout le monde dans ce pays englué dans la servitude acceptée du franquisme, servitude bénie par les fanatiques du goupillon !

C’est ainsi que la guerre d’Espagne disparut définitivement de ma vie durant une bonne trentaine d’années jusqu’à un fameux congrès syndical …

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L’écrivain Patrick Grainville au musée !

L’écrivain Patrick Grainville au musée !

Patrick Grainville, invité de la médiathèque de Châteaubriant, s’est rendu en visite au Musée de la Résistance le samedi 23 mars dernier. De passage à Châteaubriant dans le cadre de la Fête des bibliothèques et médiathèques, organisée par la Communauté de Communes, il a souhaité découvrir ce lieu emblématique de l’histoire castelbriantaise. Racontée par « Mimi », gardienne du site qui y vit depuis près de 25 ans, cette histoire l’a beaucoup touché.

FORT DE ROMAINVILLE : UN MUSÉE À LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE DES FEMMES

FORT DE ROMAINVILLE : UN MUSÉE À LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE DES FEMMES

Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreuses associations du souvenir, des élu-e-s, des personnalités diverses sont engagées dans le soutien à la réalisation d’un musée dédié à la mémoire des femmes dans la résistance. Et suite à une mobilisation très importante, il avait été entériné que dans le cadre du concours « inventons la métropole », le projet retenu pour l’aménagement du fort de Romainville, prendrait en compte cette demande. Aujourd’hui nous sommes au point mort dans l’avancée de cette initiative. La mobilisation reste donc de rigueur. A cet effet, en novembre dernier Yves Jegouzo, président du comité de sauvegarde du Fort de Romainville pour la création d’un musée de la femme résistante, s’est adressé au Préfet. Dans son courrier il alerte le préfet sur le fait « qu’aujourd’hui aucune avancée n’a vu le jour et aucune information officielle de la ville et du promoteur n’a été publiée. Il « regrette l’absence de concertation alors même que les échanges et les partenariats permettraient de trouver des solutions pour finaliser un projet partagé et un tour de table financier. Les habitant-e-s des Lilas et d’Est Ensemble s’interrogent sur le devenir du Fort. De même, le Comité de Soutien et le musée de la Résistance National sont toujours en attente de la mise en place des structures de pilotage et de l’annonce d’un agenda du projet d’aménagement du site du Fort de Romainville. » Vous trouverez ci-dessous, en bas de la page, la réponse du préfet à cette interpellation.

De leurs cotés des élues et des personnalités du 93 très impliquées dans cette démarche ont adressé un courrier au ministre de la culture, au préfet de Région, au préfet de Seine Saint Denis, à madame Geneviéve Darrieusseq secrétaire d’Etat. Vous en trouverez une copie ci-dessous

« Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, le 24 janvier 1943 est parti du fort de Romainville, un convoi de 222 femmes dont la plupart étaient résistantes. La majorité d’entre elles étaient communistes, et pour les autres elles étaient engagées dans diverses convictions philosophiques, politiques, religieuses.

Elles furent toutes déportées à Birkenau et franchirent avec courage la porte du camp en chantant la Marseillaise. Seules 49 sont revenues.

Il nous paraît aujourd’hui essentiel, plus de 70 ans après la fin de la guerre, de garder mémoire de la déportation, mais aussi de ce que fut la résistance et en particulier du rôle des femmes, souvent minoré et parfois complétement ignoré.

Pour preuve, aucun musée n’est aujourd’hui dédié à la mémoire des femmes résistantes. Depuis des années nous soutenons les initiatives des associations mémorielles, et du musée national, de la résistance pour qu’un tel musée, à vocation pédagogique, soit érigé au fort de Romainville.

Le projet « Grand Lilas » intégrait cette exigence. Nous savons que vos services étudient ce sujet et nous vous serions reconnaissantes de bien vouloir nous recevoir pour que vous nous fassiez part de l’avancée du projet.

Par ailleurs nous avons une requête à vous présenter : nous participons chaque année, avec le Parti Communiste de Seine Saint Denis, à la cérémonie souvenir de la déportation. Néanmoins, le préfet de la Seine Saint Denis n’a pas intégré dans le protocole le dépôt de gerbe du PCF devant la casemate où furent enfermé-e-s nos camarades parmi lesquels Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant Couturier, Charlotte Delbot, le colonel Fabien et tant d’autres.

Nous vous demandons avec insistance à ce que cet ostracisme cesse. Au Mont Valérien, au mémorial de Drancy et dans la plupart des villes nul parti républicain n’est exclu du protocole de la journée de la déportation. La France a besoin de toutes les bonnes volontés pour combattre le racisme, l’antisémitisme et défendre la liberté.

Nous espérons vivement que cette année notre dépôt de gerbe sera bien intégré au protocole de la cérémonie.

Dans l’attente de vous rencontrer, recevez, monsieur le ministre, nos salutations distinguées.

Marie-George BUFFET, Eliane ASSASSI, Pascale LABBE, Nathalie SIMONNET, Henriette ZOUGHEBI

Pièces jointes :

Agenda de la Fondation de la Résistance

Agenda de la Fondation de la Résistance

18 avril 2019 à 20 heures – Projection du film L’Armée du crime de Robert GUÉDIGUIAN au cinéma Saint-André des Arts à Paris en partenariat avec la Fondation de la Résistance et le Mémorial du Mont-Valérien, Haut-lieu de la mémoire nationale d’Ile-de-France pour le 75e anniversaire de l’exécution de Missak MANOUCHIAN. Un échange avec le réalisateur Robert GUÉDIGUIAN suivra la séance.

16 mai 2019 à 20 heures – Projection du film Laissez-passer de Bertrand TAVERNIER au cinéma Saint-André des Arts à Paris en partenariat avec la Fondation de la Résistance. Un échange avec Tangui PERRON de l’association Périphérie et auteur de L’écran rouge, syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo (Éditions de l’Atelier) suivra la séance.
Voir le programme du cycle

23 mai 2019 à 18 heures – Joël Drogland présentera l’ouvrage Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo : André Rondenay, agent de la France libre (Vendémiaire) au siège de la Fondation de la Résistance à Paris dans le cadre des rencontres des Amis de la Fondation de la Résistance.

27 mai 2019  – Dans le cadre de la Journée nationale de la Résistance, la Fondation de la Résistance présidera la cérémonie quotidienne du ravivage de la Flamme sur la tombe du soldat inconnu. Rendez-vous à 17h30 sous l’Arc de Triomphe.

6 juin 2019 à 18 heures – Fabrice Grenard présentera l’ouvrage La Traque des résistants (co-édition Tallandier / ministère des Armées) au siège de la Fondation de la Résistance à Paris dans le cadre des rencontres des Amis de la Fondation de la Résistance.

15 juin 2019 – À l’occasion du 20e anniversaire du musée de la 1ère brigade limousine à Peyrat-le-Château, Fabrice Grenard proposera une conférence sur la répression des maquis en France.

19 juin 2019 de 9h à 17h30 – Formation « Enseigner la Seconde Guerre mondiale à Paris, de l’école au lycée » sur le site Molitor de l’ESPE de l’académie de Paris. Entrée avec une carte professionnelle ou sur inscription.

Actualisation du site « Enseigner la Résistance »

Actualisation du site « Enseigner la Résistance »

L’espace pédagogique en ligne « Enseigner la Résistance » dirigé par Laurent DOUZOU et Tristan LECOQ, et édité par Réseau Canopé en partenariat avec la Fondation de la Résistance, vient d’être actualisé pour se conformer aux nouveaux programmes de lycée  en vigueur au 1er septembre 2019 (classes de seconde et première).
Si à la rentrée scolaire 2019-2020, l’enseignement de l’histoire de la Résistance se concentre essentiellement en classe de troisième au collège et en classe de terminale au lycée général et technologique, il n’en demeure pas moins que dans les classe de seconde et de première les programmes d’Enseignement moral et civique et les enseignements de spécialité « Histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques » peuvent s’adosser à l’histoire de la Résistance. L’histoire de la Résistance aura toute sa place dans le programme de terminale, à compter de la rentrée 2020. L’espace pédagogique « Enseigner la Résistance » connaîtra donc une deuxième phase d’actualisation.