Catégorie : Actualité de la Déportation

Déportation : Marguerite Meunier à l’honneur au Puy-en-Velay

Déportation : Marguerite Meunier à l’honneur au Puy-en-Velay

Ce dimanche matin, à 11 heures, comme partout en France, les institutions de la nation se sont réunies pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Au square Coiffier, élus et passants se sont arrêtés sur l’arrestation de la résistante Marguerite Meunier, déportée de la Loire et membre du réseau du général Cochet.

Marguerite Beauvoir, née Meunier, est arrêtée chez elle le 5 juin 1944, dans son atelier de couture. Après des interrogatoires musclés -mais sans effet- de la Gestapo à Montélimard, elle est envoyée au fort Montluc jusqu’au 21 juillet. Deux jours plus tôt, son mari Marcel Beauvoir, lui-même enfermé au fort Montluc, était fusillé aux côtés de 51 autres détenus.

Matricule 51270

Aprés différents transferts, vers Romainville puis le camp de Belzig, elle arrive au camp de Ravensbruck où on lui attribue le matricule 51270. Après des journées et des mois d’horreur, Marguerite Meunier-Beauvoir sera gazée le 1er avril 1945, à Ravensbruck.

Les époux Beauvoir n’ont pas eu le temps de connaître l’aboutissement et la réussite de leurs engagements. Tous deux ont été décorés à titre posthume : la médaille de la Résistance pour Marcel Beauvoir et celle des Prisonniers civils déportés, promue au grade de sergent de la Résistance intérieure française pour Marguerite Meunier-Beauvoir.

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A Champigny, le musée de la Résistance se prépare aux nouvelles générations

A Champigny, le musée de la Résistance se prépare aux nouvelles générations

D’ici quelques mois, début 2020, c’est dans le lumineux espace Aimé Césaire, face à la rivière, que se déploiera le Musée de la Résistance nationale (MRN) de Champigny-sur-Marne.

Sur  1 000 m2 d’exposition répartis en trois niveaux, le nouveau site incarnera la Résistance de manière la plus vivante possible pour relever le défi de la transmission de cette histoire et de cette mémoire aux futures générations.

« On veut montrer que la Résistance n’est pas quelque chose de théorique. C’était des hommes et des femmes vivant dans des conditions extrêmement difficiles. La Résistance, c’était la vie », résume Georges Duffau-Epstein (photo), fils du résistant Joseph Epstein et président de l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Champigny.

« Le visiteur sera l’acteur de sa visite. Il y aura de nombreux dispositifs scénographiques qu’il faudra ouvrir pour découvrir ce qui est caché à l’intérieur. Il y aura quelques fac-similés  mais aussi beaucoup d’originaux », indique Julie Baffet, chargée de la communication et des éditions du musée. « Dans les salles, il y aura des écrans tactiles et des projections sur les murs. Les gens seront en immersion », ajoute Georges Duffau-Epstein. L’auditorium de 120 places prolongera les espaces d’exposition d’un lieu pour les conférences.

 

 

© WCC Lecheminlu

Conçu par les architectes Dominique et Giovanni Lelli, le bâtiment du futur musée, qui a d’abord abrité le CDDP (Centre départemental de documentation pédagogique), se distingue par l’un des plus grands porte-à-faux de France (16m2) qui soutient un hall aux baies vitrées donnant sur la Marne.

Depuis que l’idée d’un musée de la Résistance a cheminé dès les années 1960, portée à l’époque par d’anciens résistants et amis de résistants comme l’Anacr (Association des anciens combattants et des amis de la résistance), la collection, d’abord constituée de pièces données par les cheminots d’Ivry-sur-Seine, s’est énormément enrichie, passant de 250 000 pièces en 1985, lors de son inauguration dans un ancien hôtel particulier des hauteurs de la ville, au 88 de l’avenue Marx Dormoy, à plus d’un million aujourd’hui, dont le manuscrit du poème Liberté de Paul Éluard ou la dernière lettre de Guy Môquet. Le musée de Champigny a aussi fait des émules, essaimant sur l’ensemble du pays pour constituer un réseau de 19 musées.

Une riche collection, comprenant notamment 300 000 photos, qui permettra une rotation active des pièces pour animer les espaces et proposer des expositions thématiques.  Le site historique du musée, l’espace Crémieux-Brilhac, restera pour sa part consacré à la recherche et la conservation de ces collections.

La nouvelle exposition permanente se déroulera chronologiquement sur deux étages. Au rez-de-chaussée, la visite commencera par la défaite française de 1940 avant de mettre le projecteur sur trois acteurs : l’État français sous le régime de Vichy, les Allemands et la France libre.

Les pionniers de la Résistance seront à l’honneur avec trois salles dédiées aux différentes formes d’engagement dans la lutte jusqu’en novembre 1942. Le musée s’appuiera sur la presse pour décortiquer l’occupation de la zone libre menée par Hitler en réaction à l’invasion de l’Afrique du Nord : les premières actions armées, la dénonciation de travail forcé… Moitiés de carte-postales découpées afin que les résistants se reconnaissent lors de leur rencontre,  journaux, photographies, armes,  objets de la vie quotidienne… incarneront ces espaces.

L’unification de la Résistance sera présentée au premier étage, suivie d’un focus sur la répression des résistants (l’internement, la déportation, les fusillades…). A voir notamment, les aquarelles et dessins réalisés par le résistant et peindre Boris Taslitzky à Buchenwald et les pièces que Geneviève de Gaulle a rapportées de sa déportation à Ravensbrück, comme la petite poupée faite par Jacqueline Péry d’Alincourt à l’époque où la résistante et nièce du général de Gaulle était enfermée au bunker.

La grande salle qui se prolonge sur la Marne sera consacrée à la marche vers la libération française et, enfin, à la libération elle-même.

La visite s’achèvera par l’évocation artistique de cette période, avec des œuvres graphiques dans l’auditorium et des sculptures dans l’escalier. Les quatre portraits des résistants panthéonisés – Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay -, réalisés par Ernest Pignon Ernest, seront en bonne place. Le peintre a ajouté un cinquième portrait à la collection donnée au musée, celui du résistant arménien Missak Manouchian, symbole de la participation des étrangers à la Résistance française.

Présentation du portrait de Missak Manouchian offert par Ernest Pignon Ernest lors du lancement de la souscription citoyenne pour financer l’installation du nouveau musée, à l’automne 2017.

Jusqu’à l’inauguration du nouveau site, le musée ouvre de façon exceptionnelle et sur rendez-vous pour les groupes.
Plus d’infos : https://www.musee-resistance.com/

diffusion du film « Parce que j’étais peintre »

diffusion du film « Parce que j’étais peintre »

Dans le cadre de la nouvelle programmation « Imaginer pour résister » du Mémorial des Déportés de la Mayenne, notre association propose la diffusion du film « Parce que j’étais peintre », le mercredi 24 avril à 20h au cinéma le Vox de Mayenne (5,6€) et le jeudi 25 avril à 19h30 au cinéville à Laval (5€), avec la présence exceptionnelle du réalisateur, Christophe COGNET. Chaque projection sera suivie d’un débat.

Ce film remarquable mène une enquête inédite parmi les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis. Vous trouverez ci-joint le synopsis ainsi que des informations complémentaires sur ce film. Ci-dessous le lien de la bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=1hlhkL0iZ1M

Ces diffusions sont organisées en partenariat avec la Cinéligue53 et les cinémas de Mayenne et Laval.

Nous profitons de cet email pour vous indiquer qu’une nouvelle exposition temporaire « Imaginer pour résister » est visible au Mémorial depuis le 6 avril. Le Mémorial est ouvert à la visite du mardi au samedi et le 1er dimanche du mois de 14h à 18h.

Association pour le Mémorial de la Déportation
Mémorial des Déportés de la Mayenne
23 rue Ambroise de Loré
53100 MAYENNE
02 43 08 87 35

Site Internet : www.memorial-des-deportes-mayenne.fr

Retrouvez nous aussi sur la page Facebook du Mémorial (lien sur le site Internet)

Le Mémorial des Déportés de la Mayenne est ouvert du mardi au samedi et le 1er dimanche de chaque mois de 14h à 18h. Venez découvrir l’exposition temporaire « Imaginer pour résister ! » visible en ce moment au Mémorial. 

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Hommage à la mémoire des étudiants et lycéens Résistants morts pour la France

Hommage à la mémoire des étudiants et lycéens Résistants morts pour la France

 

 Jeudi 16 mai 2019 de 16 h à 17 h

Jardin du Luxembourg

(Entrée Odéon, rue de Vaugirard, face au Théâtre de l’Odéon)

Sous la présidence de Monsieur Gérard Larcher, Président du Sénat.

En présence de Monsieur Gilles Pécout, recteur de la région académique

Île-de-France, recteur de l’académie de Paris, chancelier des universités de Paris.

Avec la participation des élèves des lycées et collèges

Pierre Alviset, de l’Europe-Jean Monnet (Bourg-de-Péage, Drôme),

Jacques Decour, Henri Matisse, Voltaire

 et

l’Institut National des Jeunes Aveugles.

Inauguration de la nouvelle stèle à la mémoire des enfants d’Izieu

Inauguration de la nouvelle stèle à la mémoire des enfants d’Izieu

Le 6 avril 1944, 44 enfants juifs et leurs accompagnateurs étaient raflés dans leur refuge à Izieu et conduits à la prison de Montluc avant d’être déportés à Auschwitz où ils furent gazés. 75 ans après, la Ville de Lyon souhaite leur rendre hommage en érigeant un mémorial place Carnot, lieu central de la vie lyonnaise.

Cet acte fort, symbolique et concret à la fois, a été décidé suite à la profanation de la stèle en leur mémoire en août 2017. Elle était installée dans le « jardin des 44 enfants d’Izieu » (inauguré en 2010 et qui conservera sa dénomination), situé derrière le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (7e arrondissement).

La décision de réaliser une nouvelle stèle et de la déplacer avait alors été prise par la Ville en concertation avec les associations. La place Carnot a été choisie à la fois pour des raisons de sécurité -l’emplacement est surveillé par des caméras- et pour des raisons historiques puisque le mémorial se situera désormais près de la gare de Perrache d’où les enfants sont partis vers les camps de déportation. Enfin, cela donnera une visibilité forte à ce lieu de mémoire au coeur de la ville. La nouvelle stèle installée sur la pelouse centrale de la place, sera accompagnée de deux panneaux informatifs sur l’histoire tragique des enfants d’Izieu.

Le nouveau mémorial a été inauguré le lundi 8 avril en présence de Beate et Serge Klarsfeld qui ont joué un rôle majeur dans la reconnaissance de cette rafle, puisqu’ils ont permis d’identifier Klaus Barbie comme le donneur d’ordre.

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