Catégorie : Actualité de la Déportation

Journée de mémoire au camp de concentration KL Natzweiler-Struthof

Journée de mémoire au camp de concentration KL Natzweiler-Struthof

A l’initiative de l’IHSME (Institut d’Histoire Sociale Mines Energie), La municipalité de Montceau et des associations du bassin minier représentées !

Le récit de cette journée très particulière fait par les participants eux-mêmes ! 

“A l’initiative de l’IHSME (Institut d’Histoire Sociale Mines Energie), représenté par François Duteil son Président une rencontre mémorielle a rassemblé ce jeudi 17 octobre 2019, des délégations de mineurs de Montceau-les Mines, des Potasses d’Alsace et de mineurs Mosellans et Nord Pas de Calais. Mais aussi des agents des IEG (Industries Electriques et Gazières) de Bourgogne , de Franche-Comté ainsi que des adhérents de l’IHSME et des IHS (Institut d’Histoire Sociale) d’Alsace et de Bourgogne dont l’IHSCGT 71. La municipalité de Montceau les Mines y était représentée ainsi que l’ANACR du Bassin Minier et la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes). Jean-Paul Fossier, bien connu des Montcelliens coordonnait cette délégation.

Au total, plus de 50 personnes.

La présence de Jean Villeret, l’un des derniers survivants du camp de concentration KL Natzweiler-Struthof aura, tout au long du parcours décrit le terrible quotidien des déportés. Réfractaire au Service du Travail Obligatoire (STO) en 1943, il entre en résistance la même année et sur dénonciation il est arrêté par la police française qui le remettra entre les mains de l’autorité militaire allemande. A partir de là, il connaîtra le parcours de l’interné pour finir au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) où il arrive en tant que Nacht und Nebel (NN – Nuit et Brouillard), matricule 19410.

Le témoignage de Jean Villeret, nous a valu un travail de tout à chacun sur l’imaginaire de cette vie carcérale, qui aura permis de prendre la mesure de l’insoutenable. Comment des êtres humains peuvent-ils en arriver là ? Jean Villeret, rappellera les mots d’accueil de l’officier SS : ” vous entrez par cette porte, vous ressortirez par là” Montrant au loin le bâtiment surmonté d’une cheminée…

Un temps fort, quand un jeune étudiant Allemand, est venu serrer la main de Jean Villeret, très reconnaissable, il portait son calot de déporté et répondu aux questions de ce jeune qui dégageait toute son émotion dans ses yeux. (5 bus d’étudiants Allemand étaient en visite ce jour)

Préalablement à cette visite du camp, la délégation de l’IHSME c’est rendue au lieu dit “la Sablière” lieu d’exécution pour de nombreux condamnés à mort.

Dans ce lieu mémoriel, on notera la présence de la municipalité de Montceau les Mines représentée par Monsieur Gérard Gronfier, l’ANACR du Bassin Minier représentée par Patrice Jacob, l’IHSCGT 71 représenté par Jean-Pierre Meneghel, Alain Mazuir, Christian Etaix et le Syndicat CGT Mines Energie représenté par Martine De Jesus, Robert Germain, Patrick Bobin, Jean Chomka et Patrice Jaouen.

Précédent un dépôt de gerbe sur le monument en mémoire des résistants de toutes nationalités, Patrick Bobin rappellera l’engagement des mineurs entrés très tôt en résistance. Dans le bassin minier, un peu plus d’un millier de résistants dont la biographie de 200 mineurs engagés a pu être faite. Les premiers Montcelliens déportés au Strutof : les deux frères Rychlick et leur père. Seuls les deux frères rentreront après être passés par Dachau. Ce dépôt de gerbe en mémoire du dernier train en partance pour l’Allemagne après l’évacuation du camp suite à l’avancée des troupes de libération. Dans ce train, se trouvaient des mineurs de charbon de Montceau les Mines, du Nord Pas de Calais, de Moselle et des potasses d’Alsace.

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Une exposition à la mémoire de la déportation et de la résistance

Une exposition à la mémoire de la déportation et de la résistance

L’Amicale française du camp de concentration de Dachau présente, en partenariat avec la municipalité, une exposition itinérante “Le Camp de Concentration de Dachau 1933-1945”, du 16 au 18 octobre, dans la salle des mariages de la mairie.

Une rétrospective qui se veut un support pédagogique à la transmission de la mémoire de la déportation et de la résistance au nazisme, lors de la Seconde Guerre mondiale, à destination de publics variés. Vingt-cinq panneaux expliquent l’historique du camp de Dachau, “maison-mère” de l’univers concentrationnaire nazi, l’organisation méthodique de son fonctionnement, le quotidien du déporté et le processus de déshumanisationg dont il fut victime, jusqu’à la libération du camp.

Ils détaillent également l’historique et la mission de l’association, créée en 1945, par Edmond Michelet, lui-même rescapé du camp de Dachau. L’exposition permet au visiteur de saisir et de comprendre toute l’horreur et l’inimaginable de la déportation, mais aussi, de découvrir et partager toutes les valeurs humaines de résistance et de solidarité qui ont permis aux rescapés, non seulement, de survivre dans le camp, mais de conserver le peu d’humanité que le système totalitaire nazi s’attachait à leur retirer.

Michèle Jubeau-Denis, fille de résistant animera la visite

Elle a été réalisée sur la base de nombreux ouvrages historiques, des archives de l’association, mais aussi et surtout, en s’appuyant sur des témoignages directs (écrits et oraux) des déportés. Michèle Jubeau-Denis, fille du résistant Jean Denis, déporté à Dachau, animera la visite. Elle racontera la vie de son père et répondra aux questions du public.

Exposition ouverte de 9 h à midi et de 13 h 30 à 17 h. Entrée libre.
Aude : le 22e Voyage au nom de la Mémoire passera à Lyon, dans le Vercors et au camp des Milles

Aude : le 22e Voyage au nom de la Mémoire passera à Lyon, dans le Vercors et au camp des Milles

Chaque année, le Département organise un voyage destiné aux élèves lauréats du concours national de la résistance pour visiter des lieux de mémoire.

78 jeunes Audois participent au 22e voyage au nom de la Mémoire organisé par les Archives départementales de l’Aude du samedi 19 au lundi 21 octobre.

Le voyage a été créé en 1998 par le Département pour ouvrir sa jeunesse sur le monde, « lui apprendre le respect de la diversité et lui faire partager les valeurs républicaines et démocratiques ». Il est organisé avec l’appui de l’Education nationale et de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Cette année, les élèves, lauréats du concours national de la résistance, mais pas uniquement, puisque le cercle des « invités » a été élargi aux porteurs de projets sur le mémoire, appelés « ambassadeurs de la mémoire » se rendront dans le Sud-Est. Au programme : le centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, la prison de Montluc, le mémorial Jean Moulin à Caluire, la maison d’Izieu, le musée et mémorial de la Résistance en Vercors, le Camp des Milles à Aix-en-Provence.

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Adolfo Kaminsky, photo et usage de faux

Adolfo Kaminsky, photo et usage de faux

Publié le 20/09/2019 à 15h44 – Modifié le 20/09/2019 à 15h38 Naly Gérard

Sur le mur du salon sont soigneusement encadrées de nombreuses photos en noir et blanc. Elles représentent le Paris populaire des années 1950 des pavés luisant de pluie, les puces de Saint-Ouen, une fillette dans une rue sombre, mais aussi des paysages lumineux du Sud. Le photographe Adolfo Kaminsky nous reçoit dans l’appartement où il vit aux côtés de son épouse, Leïla, dans l’ouest de la capitale. Avec son auguste barbe blanche, son air serein, ses manières retenues, l’homme, qui aura bientôt 94 ans, a l’allure d’un sage. L’exposition que lui consacre le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, à Paris, dévoile un aperçu de ses images longtemps restées secrètes. Si Adolfo Kaminsky a toujours travaillé dans la photographie, comme technicien de pointe puis comme professeur, il a en effet sacrifié sa carrière artistique pour se consacrer au combat de sa vie : la fabrication de faux papiers pour les personnes menacées par les dictatures ou en lutte pour la liberté. De l’époque du nazisme jusqu’au moment du mouvement antiapartheid, il a oeuvré clandestinement pendant presque 30 ans. Qui est donc cet homme d’action resté dans l’ombre ?

Résistant à 16 ans

Le vieil homme s’exprime d’une voix affaiblie, mais ses mots sont clairs et directs ; sa mémoire, solide. « Lorsque j’ai commencé à faire de la photographie, c’était pour les faux papiers, précise-t-il d’emblée. Cela m’a servi à créer des faux documents parfaitement identiques aux originaux, destinés à aider les Juifs et les résistants à circuler pendant l’Occupation. » À l’âge de 7 ans, le petit Adolfo arrive à Vire, en Normandie, avec ses parents, des Juifs athées d’origine russe, réfugiés en Argentine. En 1942, l’adolescent de 16 ans travaille chez un teinturier. Très habile de ses mains, assoiffé de connaissance, il devient vite un expert en chimie. Et quand le pharmacien lui propose de fabriquer des produits pour les opérations de sabotage de la Résistance, le jeune homme accepte sans hésiter. Ébranlé par l’assassinat de sa mère et celui d’un ami fusillé par les Allemands, deux ans auparavant, il ne veut plus « pleurer (ses) morts sans rien faire ».

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Bernard Duval, rescapé des camps de concentration, décoré de la Légion d’honneur

Bernard Duval, rescapé des camps de concentration, décoré de la Légion d’honneur

Ancien résistant déporté, Bernard Duval vient d’être décoré de la Croix d’Officier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur. A 94 ans, il oeuvre toujours auprès de la jeunesse pour la sensibiliser aux atrocités de la guerre afin de parpétuer la mémoire.

Par Boris Letondeur

Bernard Duval est né à Caen en 1925. Il n’est qu’un adolescent quand il réalise son premier fait de résistance, un peu à son insu, en transmettant un message venu d’un résistant prisonnier à la maison d’arrêt de Caen. A 16 ans, il se livre à des activités de renseignement, dans la campagne du littoral de la Côte de Nacre.

Arrêté en 1944, il est soumis à la torture mais ne parle pas. Il est prévu qu’il soit fusillé, comme nombre de ses co-détenus mais il sera finalement déporté vers les camps de la mort quelques jours avant la Libération. Il apprendra d’ailleurs l’heureuse nouvelle dans le wagon du train qui le mène en Allemagne, au moment de passer la frontière française.

 

Une exposition sur une page méconnue de la guerre d’Espagne

Une exposition sur une page méconnue de la guerre d’Espagne

Une page méconnue de la guerre d’Espagne sera mise en lumière lors de l’exposition qui se tiendra du 26 au 29 septembre à la Bergerie.

Organisée par la municipalité, les Bouillarguais, Anne-Marie et Joachim Garcia, avec le soutien de la Ligue de l’Enseignement du Gard et de la Région, elle retrace de façon attractive et visible par tous, l’engagement des guérilleros espagnols. Tableaux, documents, articles seront présentés en illustration de ce pan de l’histoire.

Joachim et Anne-Marie Garcia, très concernés, confient : « Lorsque nous nous sommes impliqués dans l’Amicale des guérilleros Espagnols du Gard, nous avons été impressionnés par la qualité du travail de nos prédécesseurs. Ils avaient collecté et conservé de nombreux articles et documents concernant : la guerre d’Espagne, la Retirada, la vie dans les camps, et surtout l’action des Espagnols dans la Résistance Française. »

L’engagement des guérilleros espagnols

Et de poursuivre : « Au vu de tous ces documents, nous avons compris l’intérêt qu’ils représentaient pour élaborer une exposition afin de faire connaître l’engagement des guérilleros espagnols, tant en France qu’en Espagne pour défendre leurs idéaux de liberté, solidarité et de justice. »

L’exposition Guérilleros, les soldats oubliés a été présentée à l’Agora, à Nîmes en janvier 2007 et elle a attiré plus de 3 000 visiteurs. Depuis elle ne cesse de tourner dans le département, la région et au-delà en France, Lyon, Chartres. Elle a été aussi présentée à l’étranger, au parlement Andorran.

Elle est régulièrement exposée dans les lycées et sera à Avignon au mois d’octobre.

Vendredi 27 septembre, à 18 h, Joachim Garcia donnera une conférence sur le thème afin de partager avec le public tout l’intérêt qu’il porte à cette période de l’histoire. L’exposition sera ouverte de 10 h à1 midi et de 14 h à18 h. Entrée libre.
Le nouveau musée de la Résistance ouvre ses portes à Blois samedi 21 septembre 2019

Le nouveau musée de la Résistance ouvre ses portes à Blois samedi 21 septembre 2019

Fermé depuis plusieurs mois pour cause de déménagement, le nouveau Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire attend ses premiers visiteurs à Blois.

Une immersion dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à travers les témoignages des Loir-et-Chériens qui l’ont vécue. Voilà ce que propose le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire qui accueille ses premiers visiteurs à partir de ce samedi 21 septembre 2019.

Situé 6, place Victor-Hugo à Blois dans les locaux autrefois occupés par Expo41, le musée sera ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h, le dimanche de 14 h à 18 heures. L’entrée est de 5 euros (3 euros tarif réduit), gratuité pour les détenteurs du pass Ville de Blois.