Catégorie : Actualité de la Déportation

Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

 

#VendrediLecture Dernière lecture que je vous conseille. Une très belle BD au graphisme soigné qui raconte l’histoire d’une famille juive d’origine polonaise qui s’est installée en France.
Après les premières rafles de 1942, à l’âge de 16 ans, Wally Aviam est envoyée par ses parents à Corenc, un petit village au-dessus de Grenoble. Ses souvenirs racontent une vie de faim, de froid et d’attente de ses parents et de son frère déportés, mais aussi la découverte de la montagne, de la nature, de l’amitié et de l’amour.
16 octobre 1943 : Rafle du ghetto de Rome.

16 octobre 1943 : Rafle du ghetto de Rome.

Le saviez-vous?
À l’aube du samedi 16 octobre 1943, jour choisi spécialement car férié pour les Juifs, plus de 350 hommes de la police allemande, sous les ordres de 14 officiers et sous-officiers effectuent une rafle dans le ghetto de la communauté juive romaine, principalement dans la Via del Portico d’Ottavia et les rues adjacentes, ainsi que dans d’autres quartiers de Rome. Aucun italien n’étaient estimé digne de confiance pour effectuer cette tâche.
Le dimanche 17 septembre, un fonctionnaire du Vatican se rendit au Collegio Militare, se limitant à demander la libération des Juifs baptisés. Cette requête fut rejetée car, sur la base de la législation allemande en vigueur à l’époque, les Juifs convertis appartenaient toujours à la race juive.
Les personnes arrêtées furent transférées à la gare de Rome Tiburtina, chargées sur un convoi composé de 18 wagons à bétail.
Le convoi, parti le lundi 18 octobre à 14h05, arriva au camp d’Auschwitz le 22 octobre à 23h. Les déportés restèrent enfermés dans les wagons jusqu’à l’aube.
Une fois sortis des wagons, les déportés furent divisés en deux colonnes : d’un côté 820 personnes jugées physiquement inaptes au travail et de l’autre 154 hommes et 47 femmes déclarées physiquement sains. Les 820 personnes du premier groupe furent immédiatement conduites dans les chambres à gaz nommées « zone douche ». Le jour même, leurs cadavres lavés avec un jet d’eau et privés des dents en or furent brûlés dans les fours crématoires.
Ceux du deuxième groupe furent transférés dans d’autres camps d’extermination. Les juifs qui restèrent à Auschwitz périrent tous.
À la fin du conflit, seuls 15 hommes et une femme retournèrent en Italie.
Lors des rafles suivantes, la majorité des juifs parvint à se cacher, souvent aidés par la population italienne.
Ci-dessous, une photo de Lello di Segni, dernier survivant de la rafle du 16 octobre 1943, décédé le 26 octobre 2018 à l’âge de 91 ans. 🐝
la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

LE PARISIEN

Les travaux enfin lancés pour transformer la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire

Prévus depuis plusieurs années, les travaux de transformation de la gare de déportation de Bobigny en lieu de mémoire ont débuté. La ville espère pouvoir inaugurer ce nouveau lieu en janvier 2022.

Le 11 octobre 2020 à 18h59, modifié le 11 octobre 2020 à 19h14

C’est un lieu empli d’histoire, encore peu connu du grand public. Un endroit qui a joué un rôle dans les temps les plus sombres du XXe siècle. Entre juillet 1943 et août 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, 22 453 personnes de confession juive ont été déportées depuis la gare de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Une station aujourd’hui désaffectée, qui permettait de relier la commune, alors village maraîcher, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne). Et qui sera demain un lieu de mémoire : les travaux ont en effet débuté en août dernier avec pour objectif de l’inaugurer en 2022.

Les convois partaient vers Auschwitz

Ouverte dans un premier temps aux voyageurs, cette gare de la Grande Ceinture est devenue uniquement réservée au transport de marchandises dès 1939. Située seulement à deux kilomètres du camp de Drancy, où étaient internés de nombreux juifs, la gare a sans doute été choisie par les Allemands pour son emplacement plus discret que celle du Bourget où ont débuté les déportations.

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1940 ! Paroles de rebelles

1940 ! Paroles de rebelles

  • 1940 ! Paroles de rebelles
  • Musée de l’Ordre de la Libération à l’Hôtel National des Invalides
  • Du 17 septembre 2020 au 3 janvier 2021
    www.musee-armee.fr

Une exposition qui va de la défaite de l’armée française en juin 1940 aux débuts de la renaissance de l’esprit de résistance.

Après la terrible défaite de juin 1940 et le déferlement des troupes allemandes qui défilent triomphalement aux Champs-Elysées, tout espoir semble perdu. Le Maréchal Pétain signe un armistice désastreux qui offre à l’Allemagne victorieuse l’Alsace et la Moselle, amputant la France d’une partie de la souveraineté de son propre territoire. Mais heureusement de nombreux français ne s’avouent pas vaincus, tentant par tous les moyens de rejoindre Londres, dernier rempart de la liberté en Europe face à l’hégémonie totalitaire du nazisme vainqueur sur tous les fronts en Europe. L’exposition revient largement sur le ralliement et le départ vers Londres de tous les hommes valides de l’île de Sein ayant écouté à la radio le discours du Général de Gaulle invitant tous les français à poursuivre le combat. Mais ces ralliements enthousiastes pour continuer la lutte ne sont pas les seuls et il faudrait aussi citer ceux des colonies françaises, ainsi que l’engagement de personnalités telles que celles d’Honoré d’Estienne d’Orves, de l’Amiral Godfroy et de Jacques Hébert. Avec 1940 ! Paroles de rebelles, les commissaires de cette exposition – Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la Libération, Lionel Dardenne, assistant du conservateur au musée de l’Ordre de la Libération et Diane de Vignemont, étudiante-chercheuse en Histoire contemporaine – ont atteint leur but : dresser un tableau précis et sans fard de la situation de la France après la cuisante et douloureuse défaite de la France en juin 1940.

Une exposition exemplaire montrant les conséquences terribles de la défaite, l’installation abjecte de Pétain aux commandes de la France et le début d’une volonté d’entrer en résistance.

Texte de Michel Jakubowicz

EN SAVOIR PLUS

Contre vents et marées, un film de Jean-Philippe Jacquemin

Contre vents et marées, un film de Jean-Philippe Jacquemin

 

Quel héritage garde-t-on de la Résistance ? Nous suivons le parcours de quatre Résistants de la Seconde Guerre mondiale, les plus jeunes d’entre eux qui en sont maintenant les derniers représentants. Ces jeunes combattants d’alors sillonnent maintenant la France afin de rencontrer les jeunes générations qui ont aujourd’hui l’âge qu’eux-mêmes avaient lors de leur engagement… et parler de leur expérience, de leur combat, de leur engagement… de leurs convictions. Loin de vouloir passer pour des héros, ils veulent simplement parler de l’actualité de ces combats, de l’importance de la révolte, de l’indignation… et de la lutte !
Évasions spectaculaires, filatures, espionnage, clandestinité, maquis, embuscades, sabotages… la jeunesse permet tout ! Mais ce qu’il en reste ce sont des convictions en héritage, ces convictions qu’ils ont gardées toute leur vie et qu’ils nous livrent sans réserve…

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Les journées particulières de Michèle Agniel, des réseaux de la Résistance à Ravensbrück

Les journées particulières de Michèle Agniel, des réseaux de la Résistance à Ravensbrück

Michèle Agniel a 14 ans en 1940 lorsqu’elle rejoint la Résistance. Plus qu’une journée particulière, ce sont quatre années, depuis les premiers tracts reçus et distribués, jusqu’à son retour des camps Ravensbrück et Königsberg, qu’elle raconte avec précision au micro de Zoé Varier. Un témoignage rare et précieux.

Hors-antenne, avant l’entretien, alors qu’on la remercie d’être venue jusqu’à la Maison de la Radio en pleine crise sanitaire et qu’on la rassure sur le fait que le studio a été désinfecté dans les règles de l’art, Michèle Agniel, 94 ans, plaisante : « Vous savez, je suis une dure à cuire ! »

Invitée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Nous étions résistantes (éditions Alisio),Michèle Agniel a choisi comme « journée particulière » un jour du mois d’août 1940 au cours duquel, de retour d’exode, elle rentre à Paris avec sa famille. Alors âgée de 14 ans, la jeune Michèle se souvient de la vision cauchemardesque de sa ville défigurée. Dans Paris occupée, les étendards nazis sont sur les façades, les croix gammées sont partout, les noms de rues sont changés : l’ennemi est à tous les coins de rue.

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