Catégorie : Actualité de la Résistance

76 ans après, ils vont recevoir la médaille de la Résistance

76 ans après, ils vont recevoir la médaille de la Résistance

 

Les familles Trabado de Barcelone et Robledo de Bilbao, qui viendront d’Espagne, recevront, des mains du général Baptiste Libération, la médaille de la résistance française le 8 septembre à 18 h 30. Ces médailles ont été attribuées à titre posthume 76 années après le sacrifice de Saturnino Trabado et de Balthazar Robledo.

Le 26 septembre 1943, 16 résistants tombaient sous les balles du peloton d’exécution ennemi. 12 résistants appartenaient au groupe Guy Mocquet. Les 4 autres résistants appartenaient au groupe Marius Vallet , créé par Balthazar Robledo et Saturnino Trabado. Ces deux résistants espagnols ont refusé d’écrire la lettre d’adieu à leur famille vivant en Espagne sous le régime franquiste, dans le souci de préserver leur vie. À la suite du voyage mémoire de la famille Trabado , en février 2015 (ER du 16 février et du 18 février 2015), Jean-Jacques Compagnon -lui même neveu d’un des fusillés du groupe Marius Vallet et fils d’une réfugiée politique espagnole-, qui avait piloté la venue de la famille, apprenait que les deux Espagnols n’ont été déclarés « Mort pour la France » que le 16 août 1983 soit 40 ans après avoir été fusillés. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient des réfugiés communistes fuyant un régime de dictateur ? Personne n’a pu le savoir exactement.

À partir de mai 2015 et après avoir eu la confirmation qu’aucune médaille avait été attribuée, Jean-Jacques Compagnon lançait des démarches auprès de différents ministères et associations. Le chemin fut long. Et ce n’est qu’en janvier 2019, grâce à l’intervention de la secrétaire d’État du ministère des armées, que le conseil national de la médaille de la résistance française a donné son avis extrêmement favorable pour l’attribution. Le ministère des armées a donc ordonné l’attribution et le décret d’application a été signé par le Président de la République.

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Vendée. Jean Laidet, résistant et déporté, s’en est allé

Vendée. Jean Laidet, résistant et déporté, s’en est allé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Membre du réseau Buckmaster, trahi puis arrêté le 12 août 1943 avant d’être déporté avec son père, il était le dernier résistant vendéen déporté à Buchenwald. Ce « grand témoin » s’est éteint jeudi 22 août à l’âge de 96 ans.

« C’était un symbole pour nous. » Michel Lebœuf, président de l’Union nationale des combattants, rend hommage à Jean Laidet. Cet ancien résistant, le dernier Vendéen vivant déporté à Buchenwald, s’est éteint à 96 ans, jeudi 22 août. Il sera inhumé ce mardi à Grues, où il résidait et où nous l’avions rencontré, en 2014.

Yonnais de naissance, Jean Laidet avait rejoint la résistance à 17 ans. Il avait suivi son père cheminot à Nantes et, devenu étudiant à l’Institut polytechnique de l’ouest, il agissait au sein du réseau de résistance Buckmaster.

Trahi par un camarade de classe, il est arrêté le 12 août 1943, torturé, puis transféré à Compiègne où son père le rejoint. Ensemble, ils sont déportés vers le camp de concentration de Buchenwald en décembre 1943.

« Un univers où plus rien n’est humain »

Malade de la scarlatine, le Vendéen échappe au travail dans l’usine souterraine de Dora. Son père, envoyé à Dora, y meurt en mars 1944. Jean Laidet rejoint finalement le block 34 dans le « grand camp » de Buchenwald. « Il pouvait parler pendant des heures de la façon dont les détenus se serraient les coudes », se souvient Jean-Michel Caquineau, autre membre de l’UNC.

Le Vendéen connaîtra l’enfer du « petit camp » de Buchenwald, vers lequel les détenus de la zone libérée par les Russes sont évacués. Mille d’entre eux sont entassés. « Nous sommes dans un univers où plus rien n’est humain », écrira Jean Laidet dans un livre.

« C’est tellement difficile de raconter la déportation. Elle est si différente selon les camps. Je ne raconte que mon histoire », confiait-il. Cet officier de la Légion d’honneur n’en sillonnait pas moins les établissements scolaires. « C’était l’un des derniers grands témoins vendéens de cette période », selon l’historien William Chevillon, qui l’avait côtoyé au sein de l’association des anciens élèves et professeurs des lycées Herriot et Mendès-France. Jean Laidet avait accompagné la réalisation par des collégiens de Saint-Michel-en-L’Herm d’un wagon de la mémoire, inauguré en 2010 à Mouilleron-en-Pareds.

L’inhumation aura lieu mardi 27 août, à 16 heures, dans l’intimité, au cimetière de Grues.

 

Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Jeu à Lyon Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, 21 septembre 2019-22 septembre 2019, Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon .

Jeu à Lyon du samedi 21 septembre au dimanche 22 septembre à Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon
Découvrez les figures, les grands événements et les anecdotes de la Résistance à Lyon à travers un jeu de plateau coopératif. À la tête d’un mouvement de Résistance, chaque participant réalise des missions et des actions grâce aux ressources matérielles et financières fournies par Jean Moulin et Londres. Mais attention, la répression s’intensifie tour après tour et les mouvements doivent éviter l’arrestation et le démantèlement du réseau jusqu’à la Libération de la ville.

Durée : env. 1h en continu
Engagez-vous dans la Résistance à Lyon et déjouer la répression pour libérer la ville !
Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon 14, avenue Berthelot, 69007 Lyon, Métropole de Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes Lyon Métropole de Lyon

Cherbourg : une exposition fait la part belle à la Résistance

Cherbourg : une exposition fait la part belle à la Résistance

Jusqu’à jeudi soir, une exposition consacrée à la Résistance est visible au Cercle Chantereyne de Cherbourg.

Vingt-cinq panneaux, dix vitrines, des documents et armes d’époque… L’exposition consacrée à la Résistance au Cercle Chantereyne de Cherbourg devrait ravir les curieux.

Lire aussi : 75e anniversaire de la Libération : les festivités continuent à Cherbourg

Marcel Lajoie, président du comité d’entente est à l’origine de cette exposition pour laquelle les objets ont été prêtés par des particuliers notamment.

Il explique :

Avec le 75e anniversaire du Débarquement, on a beaucoup parlé des Américains et c’est une très bonne chose. Mais je ne veux pas non plus qu’on oublie la Résistance française, ces gens qui ont réalisé un très gros travail en amont.

La date de la sortie de l’exposition n’a pas été choisie au hasard, puisqu’elle coïncide avec la libération de Cherbourg, le 26 juin 1944.

Exposition visible jusqu’au jeudi 27 juin au Cercle Chantereyne de Cherbourg, salle Le Redoutable. Ouverture de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée gratuite.

De nombreux objets de collections sont exposés. (©Thibault HOULETTE)

 

Marguerite Marie Michelin, une vie d’engagement

Marguerite Marie Michelin, une vie d’engagement

Marguerite Marie Michelin une vie d’engagement Musée de la Résistance, 21 septembre 2019-21 septembre 2019, Musée de la Résistance .

Marguerite Marie Michelin une vie d’engagement Musée de la Résistance, le samedi 21 septembre à 14:00
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2019, le musée de la Résistance présente de façon exceptionnelle les effets de Déportation au camp de concentration de Ravensbrück de Marguerite Marie Michelin.

Manuel Rispal, historien de terrain, donnera une conférence à 15 h sur l’engagement de cette femme admirable. Entrée libre sous réserve de places disponibles
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2019, présention exceptionnelle des effets de Déportation de Marguerite Marie Michelin, suivie d’une conférence donnée par Manuel Rispal.
Musée de la Résistance 7 place Beaulieu 63400 CHAMALIERES Chamalières Puy-de-Dôme

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Dévoilement d’une plaque à la mémoire de Robert Endewelt

Dévoilement d’une plaque à la mémoire de Robert Endewelt

Dévoilement ce matin d’une plaque à la mémoire de Robert Endewelt résistant du réseau MOI-FTP, militant communiste, Président de l’association des amis parisiens du Musée de la résistance de Champigny, vice Président délégué du nouveau Comité parisien de Libération !
Parmi les participants étaient présents les élus du 19e et de Paris: Catherine Vieu Charier, Joyce Malai, François Dagnaud, Roger Madec, Pierre Laurent, Nicolas Bonnet Ouladj, Mahor Chiche, Philippe Nawrocki et de nombreuses organisations: UJRE, MOI-MRJ, ANACR, PCF 19e, Comité d’entente du 19e, FNACA, Amis parisiens du MRN, Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé, Musée de la Résistance Nationale, CPL, MRAP Paris, RESF …….. entourant toute la famille de Robert avec sa fille, Simone, sa petite fille et son fils; Monette Neron, sa compagne et ses deux enfants.

Pour rappel, cette proposition a été à l’initiative de Fanny Gaillanne et Sergio Tinti, conseillers de Paris communistes et validée par le conseil d’arrondissement du 19e puis par le Conseil de Paris

Louise Losserand

Louise Losserand

 

Louise, dite “Louisette”, LOSSERAND, née Marié – 31757

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Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943,
selon les trois vues anthropométriques de la police allemande.
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne.
Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Une enfance marquée par la guerre de 1914

Louise Marié naît le 23 février 1904 à Paris 11e, dans une famille de sept enfants.

Après les inondations de 1910, la famille déménage à Montreuil-sous-Bois (Vale-de-Marne). À la guerre de 1914, les écoles sont réquisitionnées par l’armée.

L’engagement

En 1922, Louise épouse Raymond Losserand, fourreur de profession.

En 1937, il est élu conseiller municipal communiste du 14e arrondissement.

La Résistance et l’arrestation

Le couple s’engage dans la Résistance. En avril 1942, Raymond Losserand est désigné comme commissaire politique des FTP de la région parisienne, en remplacement de Louis Marchandise, arrêté le 10 février avec Spartaco Guisco.

Retrouvée après avoir échappé une première fois à la police française, France Bloch-Sérazin [1], chimiste et “artificier” du groupe, est filée du 28 mars au 16 mai 1942, conduisant involontairement aux combattants et aux dirigeants qu’elle rencontre : Émile Besseyre, Gaston Carré et Losserand, éphémères commissaires du triangle de direction qui, deux mois seulement, a conduit sur Paris l’ensemble des partisans ; Henri Douillot, dit « Dumas », responsable des stocks d’armes et de munitions, est également repéré.

Le 14 mai, Émile Besseyre est arrêté par des agents du commissariat de Puteaux, ce qui oblige la BS2 (brigade spéciale) à lancer son coup de filet.

Le 16 mai, Raymond Losserand est arrêté à son domicile clandestin, à Paris. L’ensemble du groupe de Résistance Douillot-Losserand tombe alors : près de 70 résistants, parmi lesquels Émile Besseyre et Gaston Carré.

Arrêtée en même temps que son époux, Louise est incarcérée au Dépôt de la préfecture de police.

Son mari fusillé

Le 21 octobre 1942, Raymond Losserand est fusillé au champ de tir d’Issy-les-Moulineaux.

Le 27 octobre, Louise est transférée à camp du fort de Romainville, sur la commune des Lilas.

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Dévoilement de la plaque en hommage à Robert ENDEWELT

Dévoilement de la plaque en hommage à Robert ENDEWELT

Le jeudi 20 juin à 10 h 45, dévoilement de la plaque en Hommage à Robert ENDEWELT, Résistant communiste FTP-MOI, Responsable du Mouvement de la Paix !
RDV sur la façade de l’immeuble sis au 28, rue Botzaris à Paris 19e- Métro Buttes Chaumont

Châteaubriant : Visite libre de la Carrière des Fusillés

Châteaubriant : Visite libre de la Carrière des Fusillés

Visite libre de la Carrière des Fusillés, 21 septembre 2019-23 septembre 2019

Dans cette carrière 27 hommes ont été fusillés le 22 octobre 1941 en représailles à l’exécution du Lieutenant-colonel allemand Karl Hotz à Nantes.. Aujourd’hui la Carrière des Fusillés rend hommage à ces martyrs de la première heure. La sculpture d’Antoine Rohal qui surplombe le site historique classé exprime la solidarité et le courage de Ceux de Châteaubriant . Inscrite au titre des Monuments Historiques son piédestal intègre 185 alvéoles contenant de la terre récoltée des lieux de Résistance et de Déportation de France et d’Europe. Le parcours mémoriel est complété par une série de 27 stèles portraits de ces hommes morts pour la France.