« L’intégration des FFI dans l’armée en 1944-1945 »


Litman Nadler, un médecin toulousain juif et résistant mort sous les balles allemandes, va pouvoir reposer en paix au cimetière Terre-Cabade de Toulouse. Mort dans l’oubli, sa mémoire est réhabilitée, comme le souhaitaient sa famille et les associations.
La sépulture de Litman Nadler, un médecin résistant juif toulousain surnommé le « Docteur Madeleine » arrive à échéance. Le Conseil de Toulouse Métropole a décidé jeudi de lui attribuer gratuitement une concession à perpétuité au cimetière Terre-Cabade. La tombe de Litman Nadler, né en Roumanie, avait pu être identifiée grâce au travail de l’association le Souvenir Français qui répertorie les tombes des héros morts pour la France.
Lors de l’hommage national rendu à Hubert Germain vendredi, Emmanuel Macron a détaillé les contours de l’avenir de l’institution, rapporte « Le Figaro ».
Après le décès d’Hubert Germain mardi 12 octobre à l’âge de 101 ans, l’ordre de la Libération a perdu le dernier des 1 038 résistants ayant reçu cette distinction exceptionnelle. Comme le souligne Le Figaro, la question se pose quant à l’avenir de cette prestigieuse institution, créée par le général de Gaulle en 1940. Lors de l’hommage national rendu vendredi aux Invalides à Hubert Germain, Emmanuel Macron a fait savoir que l’Ordre de Libération allait bien perdurer dans le temps.
Au moment d’évoquer « ce cercle qui a relevé la France de l’abîme », le chef de l’État a fait le « serment » de poursuivre le travail mémoriel de l’Ordre de la Libération, si cher à Hubert Germain, qui avait rejoint ses rangs en 1944. Dans une lettre testamentaire, le dernier des « compagnons » avait exprimé sa volonté que l’institution ne disparaisse pas, comme l’a indiqué au quotidien le délégué national de l’ordre de la Libération, le général de division Christian Baptiste.
« Vous êtes maintenant dépositaires des braises ardentes […], somme de nos engagements, faits de déchirements, de sueur, d’angoisses, de larmes, de sang, de souffrances et de chagrins, encourage-t-il. Vous avez désormais pour mission de conserver rougeoyantes ces braises », était-il notamment écrit dans la lettre.
Le dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, s’est éteint mercredi 13 octobre à l’âge de 101 ans. Un hommage national lui sera rendu et sera présidé par Emmanuel Macron ce vendredi à 15h aux Invalides. Résistant de la toute première heure, il s’est rendu à Londres à 20 ans dès juin 1940. La capitale britannique recèle encore plusieurs lieux de mémoires de la Résistance française qui y avait son QG. Suivez le guide, un autre Hubert.
Hubert Germain faisait partie des 1038 résistants qui se sont engagés dès les premières heures au sein de la France Libre lors de la Seconde Guerre mondiale, recevant ainsi la distinction de Compagnon de la Libération.
Dès juin 1940, il avait rejoint le général de Gaulle à Londres, alors qu’il n’avait pas 20 ans, puis il avait combattu au sein de la Légion.
Hubert Rault, un Français, résidant dans la capitale britannique depuis neuf ans, s’est découvert une véritable passion pour ce sujet. « Il y a six ans, j’ai créé un tour : « sur les pas de la France Libre à Londres » », nous explique-t-il.
Ce dimanche 17 octobre 2021, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la carrière de la Sablière, à Châteaubriant (Loire-Atlantique), 80 ans après l’exécution des 27 otages par les Nazis. Un moment émouvant.
Les années ont passé mais les souvenirs sont restés. Dans la carrière de la Sablière, là où 27 otages du camp de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Atlantique), ont été exécutés par les militaires allemands, 6 000 personnes se sont réunies, ce dimanche 17 octobre 2021, pour leur rendre hommage.
D’une manière très solennelle, le cortège a quitté, en début d’après-midi, le rond-point Fernand-Grenier, pour rejoindre le site historique des fusillades du 22 octobre 1941, au rythme des porte-drapeaux venus nombreux.
Une soirée-hommage à Génia Oboeuf, résistante, déportée à Auschwitz, figure nivernaise, est organisée ce mercredi 20 octobre à Varennes-Vauzelles.


Le Mémorial des Déportés à Mayenne et le Mémorial de la Shoah à Paris rendent hommage à Gilberte Nissim Steg, décédée à l’âge de 98 ans. Une résistante qui, pendant la seconde guerre mondiale, avait caché des Juifs, des enfants et des adultes, dans des villages du bocage mayennais.
C’est un drame familial qui va pousser Gilberte Nissim Steg à entrer dans la clandestinité et la résistance sous un faux nom. Au début de 1943, à Paris, elle a 19 ans à cette époque, sa soeur Hedy est arrêtée lors d’un contrôle d’identité, les Nazis la déporteront plus tard vers les camps de la mort.
Elle trouve des planques à Landivy et à Fougerolles-du-Plessis
Dans la file, assistant à cette tragique scène, Gilberte réussit à s’enfuir et à se cacher. Elle est anéantie mais elle aussi, désormais, est en danger. Elle fait alors part de sa volonté de combattre et de terrasser l’ennemi. Elle rejoint un mouvement de résistance de la zone Nord. Ses chefs lui font confiance et les missions auxquelles elle participe sont périlleuses.

