Auteur/autrice : JNR-CPL

60e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin

60e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin

`

Installation, performance

A l’occasion du 60e anniversaire de l’entrée au Panthéon de Jean Moulin, le Centre des monuments nationaux a souhaité faire entendre à nouveau, au Panthéon, l’intégralité du célèbre discours d’André Malraux.

60e anniversaire

Le 19 décembre 1964, Jean Moulin faisait son entrée au Panthéon. Cette « panthéonisation », décidée par le Président de Gaulle l’année du vingtième anniversaire de la Libération, consacre la reconnaissance, par la Nation, d’un héros de la Résistance.

Né en 1899 dans un milieu républicain, Jean Moulin est Préfet à Chartres quand il réalise, le 17 juin 1940, son premier acte de résistance en refusant de signer un document mensonger imposé par l’armée allemande. Mis à la retraite d’office par Vichy, il décide de dresser un inventaire de la Résistance en zone libre et de rechercher les moyens de l’aider.

A la fin de l’année 1941, Ie Général de Gaulle lui confie la mission d’en fédérer les différents mouvements. L’action de Jean Moulin aboutit à la création de l’Armée secrète et du Conseil National de la Résistance, dont il préside la première réunion à Paris le 27 mai 1943. Arrêté le 21 juin à Caluire, torturé, il meurt en juillet 1943 sans avoir livré aucun nom, aucun renseignement.

LIRE LA SUITE

 

Marc Bloch et « L’Étrange défaite », un historien en résistance

Marc Bloch et « L’Étrange défaite », un historien en résistance

Après le traumatisme des tranchées, Marc Bloch est de nouveau mobilisé : de combattant à résistant, en pleine Seconde Guerre mondiale, l’historien ne cesse d’écrire. Il devient le témoin d’une « étrange défaite » française, qu’il étudie jusqu’à son assassinat par les Allemands le 16 juin 1944.
Avec
Laurent Douzou Professeur émérite d’histoire contemporaine à Sciences Po Lyon et à l’université Lumière Lyon 2
Cécile Vast Membre du Centre d’histoire et de recherches sur la Résistance.
Pendant la guerre, Marc Bloch continue d’écrire. Marc Bloch, témoin, historien, résistant.Historien parce qu’il ne peut pas en être autrement. Témoin parce qu’il est combattant, il assiste à cette guerre, impuissant, qu’il essaye de comprendre en tant que citoyen. Résistant, car c’est l’engagement qui marque sa position pendant la Seconde Guerre mondiale. Marc Bloch, et L’Étrange défaite, un historien en résistance.

LIRE LA SUITE

Projection-Conférence

Projection-Conférence

📅 Ce jeudi 12 décembre à 18h30 | Projection-conférence
📍 La «Panthéonisation» des Grands «hommes» de la Résistance, de Jean Moulin à Missak Manouchian

Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin étaient transférées au Panthéon. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur une pratique solennelle et sur le sens de cette cérémonie en général et en ce qui concerne plus précisément les résistants.

Barbara Wolffer, administratrice du Panthéon, Jean-Baptiste Romain, directeur des Hauts lieux de la mémoire nationale en Ile-de-France et Serge Barcellini, Président du Souvenir Français, évoqueront la « panthéonisation » des « grands hommes » de la Résistance, de #JeanMoulin à #MissakManouchian.

📽 À cette occasion, le discours d’#AndréMalraux accueillant les cendres de Jean Moulin sera projeté.

ℹ Entrée libre dans la limite des places disponibles
https://shorturl.at/2fwOw
Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

C’était mercredi à l’école Sainte Anne à Strasbourg, un nouveau temps fort dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire » avec le témoignage très puissant d’André Bauer, survivant de Bergen Belsen où il fut déporté à l’âge de 4 ans et demi.
Il est venu rencontrer les élèves, accompagné de son épouse Danièle Bauer qui l’a soutenu avec son regard plein de bienveillance tout au long de son témoignage très émouvant.
Il nous a parlé de son amnésie traumatique, qui, selon lui l’a aidé à vivre et à regarder en avant sans être envahi par sa mémoire du passé.
Sa mémoire, ce sont les paroles de sa maman et le livre de Francine Christophe, elle aussi déportée comme lui à Bergen Belsen.
Il a aussi expliqué les traces transmises aux générations qui suivent, avec le concours de la résistance gagné par son fils Ariel et le travail de mémoire réalisé par son petit fils Elie à Singapour.
J’ai présenté une valise symbolisant son trajet de déportation avec sa maman (celui du convoi 80 : de Drancy à Bergen Belsen) et celui du convoi 71 de Drancy à Auschwitz (de son grand père Jacques Moch, ses tantes Margot Moch et Alice Meyer (dont seule Margot survivra) et sa cousine Arlette Meyer.
Je montrai le portrait de Jacques Saurel qui était lui aussi dans le même convoi 80, à l’âge de 11 ans.
Je présentai aux élèves les portraits de Marceline Loridan-Ivens, Simone Veil, #ginettekolinka et Anne Lise Stern, qui étaient dans le même convoi 71.
Je présentai les portraits d’#annefrank et Evelyn Askolovitch qui étaient deux enfants déportées elles aussi à Bergen Belsen. Evelyn Askolovitch avait elle aussi 4 ans à Bergen Belsen.
André Bauer nous parla du mariage de ses parents qui débutèrent leur vie à Obernai en Alsace.
Lui est né à Mertzwiller dans la maison de ses grands-parents maternels, alors que son papa était prisonnier militaire.
la famille fut réfugiée à Chatas dans les Vosges où ils subirent le dramatique sort des juifs vosgiens: ils furent raflés, envoyés au centre d’internement d’Ecrouves, puis à Drancy.
De là pour lui et sa maman ce fut Bergen Belsen par le convoi 80. Ils partirent pour Theresienstadt dans un train, appelé «Verlorenes Transportes», « le transport perdu », «train fantôme».
Le train fut alors détourné vers Tröbitz avec un long trajet du 10 au 23 avril 1945.
Après guerre, ils retournèrent à Obernai où il grandit pour devenir médecin.
André a créé sa famille : sa femme, deux fils et 3 petits enfants, la barbarie nazie n’a pas réussi. Avec deux photos de sa famille, j’ai voulu montrer que la vie est plus forte que la mort .
Les élèves et les enseignants présents furent si touchés, que 4 élèves se proposèrent de créer deux valises racontant son histoire.
Berty Albrecht – Henri Frenay : comment s’aimer dans la France occupée

Berty Albrecht – Henri Frenay : comment s’aimer dans la France occupée

 

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles… Berty Albrecht – Henri Frenay : comment s’aimer dans la France occupée.

Leurs noms n’évoquent plus grand-chose. Pour quelques hommes restés dans la mémoire nationale – Jean Moulin, Brossolette, Guy Môquet – combien de milliers d’autres le temps a-t-il effacés ? En particulier, combien de résistantes ont-elles été reléguées au second plan d’une mémoire fabriquée et entretenue par des hommes ? Parmi ces femmes injustement traitées, il y a Berty Albrecht. Elle a pourtant fondé avec son compagnon Henri Frenay le mouvement le mieux constitué de la Résistance : Combat.

C’est une histoire de lutte et d’amour que nous vous racontons aujourd’hui. Celle de l’union, dans la clandestinité, de deux individus que leurs opinions opposent parfaitement : une femme de gauche, un homme de droite ; une protestante, un catholique ; une féministe d’avant-garde, un militaire traditionaliste. Comment ce couple improbable a-t-il fait naître un grand mouvement de Résistance ? Comment s’aimer quand Vichy et les nazis sont à vos trousses ? Et quelle place donner aux sentiments quand la mort peut frapper à chaque instant ?

LIRE LA SUITE

L’exposition « Tout une histoire ! Michelin dans la seconde guerre mondiale »

L’exposition « Tout une histoire ! Michelin dans la seconde guerre mondiale »

 

Le musée de la Résistance à Chamalières propose actuellement « Tout une histoire ! Michelin dans la seconde guerre mondiale », une exposition temporaire qui retrace l’histoire de la manufacture pendant la seconde guerre mondiale. Des objets, films et documents font revivre cette époque complexe.

L'exposition est visible au Musée de la résistance à Chamalières jusqu'à la fin septembre 2025
L’exposition est visible au Musée de la résistance à Chamalières jusqu’à la fin septembre 2025

Avec Jean-Luc Guillet et Christine Perraud (directrice du Musée de la Résistance).

Tout une histoire ! Michelin dans la seconde guerre mondiale
A voir jusqu’à fin septembre 2025
Musée de la Résistance, de l’Internement et de la Déportation
7, place de Beaulieu à Chamalières
Ouvert du du lundi au samedi de 13h00 à 18h00
Fermé les jours fériés

Site internet du musée

« Résister ! » : Une plongée immersive dans l’histoire de la Résistance française

« Résister ! » : Une plongée immersive dans l’histoire de la Résistance française

Dans le cadre du 80ᵉ anniversaire de la Libération, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONaCVG) a organisé une exposition intitulée ** »Résister ! »** à la Salle des fêtes de l’Hôtel de Ville à Tarbes. Jusqu’au 30 novembre 2024, cette exposition rend hommage aux résistants français à travers des reconstitutions historiques, des documents, des objets d’époque, des témoignages et des photos.

L’inauguration a été marquée par la présence émouvante de Léon Layré, le dernier résistant Haut-pyrénéen, âgé de 100 ans. Il a salué la mémoire de tous les soldats et résistants morts au combat et a félicité les organisateurs pour cette initiative mémorielle.

LIRE LA SUITE