Auteur/autrice : JNR-CPL

Récit. Stéphanie fait revivre André, fusillé à 23 ans

Récit. Stéphanie fait revivre André, fusillé à 23 ans

Stéphanie Trouillard ne pouvait supporter le silence qui entourait la vie de son grand-oncle. Elle a comblé ce vide. | OUEST-FRANCE

 

Il n’était qu’un nom qu’on ne prononçait plus jamais. Stéphanie Trouillard a comblé ce vide en enquêtant sur la courte vie de son grand-oncle, fusillé en 1944.

Le poids trop lourd de l’absence, la douleur enfouie que l’on ne veut pas réveiller. D’André Gondet, son grand-oncle, jeune résistant de 23 ans, fusillé en Bretagne par les Allemands en juillet 1944, après les combats du maquis de Saint-Marcel dans le Morbihan, Stéphanie

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2019/ 75 ANS DE LA LIBERATION !

2019/ 75 ANS DE LA LIBERATION !

Voilà une histoire tragique de guerre et d’amour, celle entre France Bloch intellectuelle communiste, fille de l’écrivain Jean-Richard Bloch et de Fredo Sérazin syndicaliste de la métallurgie. Ils se rencontrent en 1938, ont un fils puis basculent dans la résistance.
Elle sera Claudia dans la clandestinité. Chimiste, elle fabriquera des bombes pour les FTP et réussira, sous une fausse identité, à se faire embaucher au laboratoire de police du 36, quai des Orfèvres.
 Après la drôle de guerre, lui sera arrêté avec d’autres syndicalistes et communistes. Après une évasion de la forteresse de Sisteron où il retrouve France durant trois jours à Paris, il est repris et incarcéré à Châteaubriantpuis à Voves.
En tentant de faire évader une nouvelle fois son mari, elle est arrêtée, transporté en Allemagne et le 12 Février 1943, quelques jours avant son trentième anniversaire, elle est guillotinée à Hambourg.
Après une nouvelle évasion du camp de Voves, Frédo lui rejoint les FTP comme lieutenant. Arrêté par la Gestapo à St Etienne le 15 juin 1944, il est assassiné le même jour.
Leur fils Roland sera sauvé de justesse lors de l’arrestation de sa mère. Il vit aujourd’hui à Marseille.
Marie Christiani journaliste à France 3 a découvert leur histoire en travaillant à un reportage sur Danielle Casanova. Depuis elle n’a eu de cesse de la faire connaître, au travers d’un film, et aujourd’hui d’un livre bouleversant « Mon Frédo » l’entame de la dernière lettre de France à Fredo juste avant d’être exécutée, une lettre qu’il ne recevra pas.
C’est un récit superbe, sobre et puissant. Il inaugure une nouvelle collection d’Arcane 17, parole de femmes. Lisez le!!!
http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/
Femmes combattantes #1 : Nancy Wake, la souris blanche et la Gestapo

Femmes combattantes #1 : Nancy Wake, la souris blanche et la Gestapo

 

Largement absentes de l’histoire des guerres, les femmes y ont pourtant toujours joué un rôle essentiel, et pas seulement à l’arrière. Jusqu’à la fin du mois d’août, ce blog revient sur les trajectoires de combattantes oubliées à commencer par Nancy Wake. Disparue en 2011, l’australienne a longtemps été la résistante la plus recherchée de France pendant l’Occupation. Portrait de celle qui rendit dingue la Gestapo.

 

Wellington, 1912 : les Wake, une famille australienne installée en Nouvelle-Zélande accueillent leur sixième et dernier enfant – une petite fille, qu’ils baptisent Nancy et qui montre rapidement tous les signes d’un caractère bien trempé. Un avantage, compte tenu d’une enfance pas franchement facile : alors qu’elle n’a pas deux ans, son père décide de rentrer en Australie, abandonnant au passage femme et enfants. La petite Nancy, grandit comme une herbe folle, seule et sans amour – c’est elle qui le dit.

A seize ans, Nancy envoie balader son monde pour aller vivre sa vie, bien décidée à se débrouiller seule dans l’existence. Après des études d’infirmière menées tambour battant, la jeune femme décide de tenter l’aventure européenne et fonce droit vers Londres, à 20 ans à peine et avec 300 livres en poche pour tout bagage.

Deux ans plus tard, elle est à Paris. Elle a la vie devant elle, un culot stratosphérique et une beauté indéniable, beauté qui l’ennuie d’ailleurs plus qu’autre chose dans la mesure où elle passe une bonne partie de son existence à refouler tout ce que la capitale compte de lourdauds peu habitués à se faire remballer à l’australienne. Ce qui n’empêche pas Nancy, devenue free-lance pour un groupe de presse américain, de mener une java de tous les diables dans tout ce que Paris compte de boîtes à la mode.

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Remise des prix du Concours national de la résistance et de la déportation 2017-2018

Remise des prix du Concours national de la résistance et de la déportation 2017-2018

Les lauréats du Concours national de la résistance et de la déportation ont été récompensés mardi 22 janvier, au lycée Louis le Grand, à Paris, en présence de Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. Le concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) est aujourd’hui un vecteur essentiel de la transmission de la mémoire de la Seconde guerre mondiale.

 

Le concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) est ouvert aux collégiens de troisième et aux lycéens en France et dans les établissements scolaires français à l’étranger.

Créé en 1961 par les Résistants et Déportés eux-mêmes, le CNRD est l’un des concours scolaires les plus anciens et les plus fédérateurs. Il est aujourd’hui un vecteur essentiel de la transmission de la mémoire de la Seconde guerre mondiale. Il vise à perpétuer chez les jeunes générations la mémoire de la Résistance et de la Déportation pour leur permettre de s’en inspirer et d’en tirer des leçons civiques dans leur vie d’aujourd’hui.

Le thème retenu pour l’édition 2017-2018 était « S’engager pour libérer la France ». Le prix Aubrac a été remis aux cinq lauréats individuels. Les lauréats collectifs lycées et collèges ont également été récompensés au cours de cette cérémonie.

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Rino Della Negra, un jeune footballeur du groupe FTP-MANOUCHIAN

Rino Della Negra, un jeune footballeur du groupe FTP-MANOUCHIAN

Cette rencontre autour de la figure de Rino Della Negra, permettra de revenir sur le parcours de cet homme, ailier droit du Red Star de Saint-Ouen et membre des Francs-Tireurs Partisans Main d’Œuvre Immigrée – FTP-MOI, au sein groupe Manouchian. Rino Della Negra fut fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944.
Aujourd’hui, son destin exceptionnel et son engagement font de lui une figure historique et emblématique du club de Saint-Ouen, le Red Star.

Les deux historiens reviendront sur ce parcours exceptionnel et présenteront, lors de leur intervention, des documents d’archives et des témoignages inédits issus de leurs récentes études.
Celles-ci aboutiront à la publication, en 2019, d’un ouvrage sur la vie de Rino Della Negra.

Mardi 5 février | 18h30 | Préfecture des Hauts-de-Seine
Entrée gratuite | Réservation obligatoire : http://bit.ly/RinoDellaNegra
Cette conférence d’ouverture de la troisième édition des Rendez-Vous du Mont-Valérien est programmée dans le cadre du 75ème anniversaire de l’exécution des membres de l’Affiche Rouge, fusillés le 21 février 1944 au Mont-Valérien.

INSCRIPTION

Les Rendez-vous du Mont-Valérien » sont organisés par l’ONACVG et le ministère des Armées (DPMA) en partenariat avec la préfecture des Hauts-de-Seine et avec le soutien de l’Education Nationale et de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie »
Informations pratiques

5 février 2019 | 18h30 | Préfecture des Hauts-de-Seine
167-177 avenue Frédéric et Irène Joliot-Curie | Plan d’accès
Entrée gratuite | Inscription obligatoire via ce formulaire
Inscription nécessaire avant le 4 février 2019

MUSÉE DE LA LIBÉRATION DE PARIS – MUSÉE DU GÉNÉRAL LECLERC – MUSÉE JEAN MOULIN

MUSÉE DE LA LIBÉRATION DE PARIS – MUSÉE DU GÉNÉRAL LECLERC – MUSÉE JEAN MOULIN

LE NOUVEAU MUSÉE DE LA LIBÉRATION DE PARIS – MUSÉE DU GÉNÉRAL LECLERC – MUSÉE JEAN MOULIN OUVRE EN AOÛT 2019

Inauguré officiellement le 25 août 2019 place Denfert-Rochereau à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, le nouveau musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin ouvrira au public le 27 août 2019.

Un nouveau musée au cœur de la capitale

Après avoir été installé pendant vingt-quatre ans au-dessus de la gare Montparnasse, la Ville de Paris a décidé de déménager le musée au cœur de la capitale, dans les pavillons conçus par Claude-Nicolas Ledoux de la place Denfert-Rochereau.
Un nouveau lieu qui appartient à double titre à l’histoire de la période : le 25 août 1944, c’est cette place que traverse le général Leclerc pour libérer Paris, alors que depuis quelques jours déjà, le sous-sol du pavillon abrite le PC du colonel Rol Tanguy, chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI) d’Île-de France.

Ce site historique sera pour la première fois ouvert au public. Entièrement restauré, il offrira une expérience de visite inédite, grâce à des outils de médiation innovants.

Les dates clés du nouveau musée :

27 août 2019 – Ouverture au public
25 août 2019 – Inauguration officielle
Avril à juin 2019 – Déménagement des collections et installation des œuvres
Avril 2019 – Début des travaux
Juillet 2018 – Fermeture du site à Montparnasse, pour mener le chantier des collections
Mai 2017 – Fin des travaux
Mars 2017 – Sylvie Zaidman, conservatrice du patrimoine, prend la direction du musée après sa mission sur le projet de préfiguration

Pendant la fermeture, les futurs visiteurs peuvent suivre l’avancée du chantier et les coulisses du futur musée dès maintenant sur chantiermuseeliberation.paris.fr

Disparition de Arlette Ratard

Disparition de Arlette Ratard

Il y a quelques jours, Arlette Ratard s’est éteinte à l’âge de 99 ans. C’était une des dernières Rochambelles, une de ces rares femmes ambulancières qui ont suivi la 2e Division blindée du général Leclerc jusqu’à Berchtesgaden. Elles ont soigné et évacué les blessés, toujours au plus près des combats. Elles embarquent ici à Southampton (Royaume-Uni), direction Utah Beach en Normandie.