Les prochaines rencontres de la FMD



Profitez des Journées du Patrimoine 2026 pour entrer dans l’ancienne gare de déportation de Bobigny, le week-end des 19 et 20 septembre prochains. Plongez dans les pages les plus sombres de l’Histoire de France en découvrant cette gare qui a entraîné de nombreuses victimes vers les camps d’Auschwitz.
Si vous êtes né à Bobigny, vous avez surement entendu l’histoire glaçante de la gare de Bobigny, utilisée par les nazis pour transférer hommes, femmes et enfants à Auschwitz. En 13 mois, de l’été 1943 à l’été 1944, 22 407 hommes, femmes et enfants de tous âges furent embarqués dans des wagons plombés qui les menaient vers le camp d’extermination d’Auschwitz.
Après la Seconde Guerre mondiale, ce site de 3,5 hectares appartenant à la SNCF fut loué à un ferrailleur qui déménagea en 2005. La SNCF voulut détruire les bâtiments à plusieurs reprises, mais l’association Fonds Mémoire d’Auschwitz (AFMA) et à Georges Valbon (maire de Bobigny) interpelle l’État sur le sujet en 1987, et la démolition est évitée de justesse.
Depuis 2007, le photographe rencontre les sinistrés des inondations autour du monde. Par-delà les frontières, ses portraits, exposés au musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, invitent à réfléchir sur la vulnérabilité humaine.
Une femme fume une cigarette sur sa terrasse, le corps immergé jusqu’à la poitrine dans une eau brunâtre. Nul besoin de mots, le regard frontal suffit à exprimer son désarroi face à la puissance des flots qui, en quelques heures, ont dévasté la ville de Rio Branco, dans le nord-ouest du Brésil, en mars 2015 – et la vie de centaines de milliers d’habitants. Temps suspendu, tout flotte autour d’elle comme autour de chacun des personnages saisis au milieu des eaux par Gideon Mendel, sur tous les continents coins d’une planète en crue.
Le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne, situé à Tergnier, est implanté au cœur d’un territoire riche d’histoire et de mémoire. Fermé depuis 2023, il bénéficie actuellement d’une ambitieuse phase de réaménagement de ses espaces et redéfinition de ses missions. La nouvelle muséographie dans un bâtiment rénové est à découvrir à partir du 10 octobre.
Avec la disparition progressive des derniers résistants et témoins ainsi que le besoin de moderniser le parcours de visite, il était devenu indispensable de transformer l’ancien musée de la résistance et de la déportation de Tergnier, né en 1986, sous l’impulsion d’anciens résistants.
Dans cette dynamique, la gestion du musée ainsi que la gestion de la collection « musée de France » sont désormais assurées par le Département de l’Aisne depuis 2024.
L’ambition du Département est clairement affichée : faire perdurer la mémoire au-delà des commémorations de la Seconde Guerre mondiale et rejoindre les grands musées d’histoire contemporaine dédiés aux conflits mondiaux dans les Hauts‑de‑France, en mettant la pédagogie et la transmission au cœur de sa mission.
La victoire électorale, dimanche, de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans la région allemande de Saxe-Anhalt a provoqué une onde de choc. Pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite pourrait accéder au pouvoir. Cette nouvelle a suscité des craintes de la part de plusieurs mémoriaux allemands, qui craignent une relativisation des crimes nazis. En France, leurs partenaires ne cachent pas non plus leurs inquiétudes.
Déjà première force d’opposition dans le pays depuis les dernières législatives, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation antimigrants et prorusse, a infligé dimanche 6 septembre une débâcle aux conservateurs (CDU) du chancelier Friedrich Merz, raflant près de 44 % des voix contre 17 % pour leur rival en Saxe-Anhalt, l’une des régions les moins riches du pays, située en ex-RDA.
Ce résultat a provoqué un séisme en Allemagne, qui voit l’extrême droite en position favorable pour diriger une région, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Eva Umlauf, une rescapée slovaque du centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau et présidente du Comité international d’Auschwitz, qui vit aujourd’hui en Allemagne, a fait part de sa consternation. « En tant que survivants de la Shoah, nous n’aurions jamais imaginé qu’un parti d’extrême droite puisse à nouveau s’imposer comme le groupe parlementaire le plus important au sein d’un Parlement régional allemand », a déclaré dans un communiqué cette ancienne psychothérapeute née en 1942 dans le camp de travaux forcés de Novaky, alors en Tchécoslovaquie. « Quel chemin emprunte l’Allemagne ? Le même qu’elle a déjà emprunté ? »
Ce 8 septembre est la date de la mort d’Henri Rol Tanguy.
Une pensée pour ce combattant antifasciste de la lutte contre le régime hitlérien et la collaboration. Impossible de la séparer de Cecile sa maraine de guerre depuis les Brigades Internationales puis son épouse qui sera avec lui durant tout les combats qu’il mènera. Ils sont présents dans la mémoire parisienne et doivent nourrir les nôtres aujourd’hui (GuyH, Sec. gen. du CPL)

Le musée de Lorris vous propose de participer à une balade à vélo, le 12 septembre, sur les traces des maquisards de la Seconde Guerre mondiale. L’équipe du musée vous servira de guide et commentera toutes les étapes historiques. Inscrivez-vous pour découvrir un patrimoine historique méconnu.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, des hommes ont pris le maquis. Dans le Loiret, ils se sont notamment cachés en forêt d’Orléans. Ces résistants ont formé le maquis de Lorris, l’un des lieux emblématiques de la Résistance dans le Loiret. C’était aussi le plus important maquis du département, comptant près de 600 hommes en 1944. Vous voulez connaître son histoire ? Alors participez à la balade à vélo organisée par le musée de la Résistance et de la déportation de Lorris du 12 septembre.
L’équipe vous conduira sur la stèle de Chicamour, qui garde le souvenir des combats du 12 août 1944 où neuf maquisards et deux civils (dont un enfant de 7 ans) moururent.
Puis, vous rejoindrez la maison forestière d’Auguste Boussogne, garde forestier et agent de renseignement, tué par des soldats allemands pour terrorisme. Ensuite, vous vous rendrez au camp du maquis, et sur la tombe du capitaine Giry. Celui-ci, avec l’abbé Thomas, son camarade de Résistance, remplissait de nombreuses missions, comme rechercher des terrains de parachutages, constituer des équipes pour réceptionner les containers, transmettre des informations à Londres… Le 13 août 1944, ils sont arrêtés et emprisonnés au château de Chamerolles avant d’être exécutés en forêt d’Orléans. La visite s’achèvera au carrefour de la Résistance.
Édith Combe
Informations pratiques
9 h : départ du musée de la Résistance et de la déportation • Esplanade Charles-de-Gaulle • Lorris (parking gratuit)
Tarif : 8 € pour les non licenciés du vélo-cyclo club de Lorris et 5 € pour les licenciés
Parcours : 52 kilomètres sur routes et routes forestières en calcaire
Inscription obligatoire auprès du vélo cyclo club de Lorris : 06 15 38 48 17 ou bernard.moineau@sfr.fr
Enfants : sortie à partir de 12 ans, casque obligatoire pour eux, et vivement recommandé pour les adultes.
Plus d’informations au musée de la Résistance et de la déportation ou au 02 38 94 84 19
Venez nombreux !

83 ans plus tard, Daniel Beaurain a fait don au Musée de la Résistance et de la déportation des effets personnels du lieutenant Russell Brooks, pilote américain qui avait été caché par sa famille après le crash de son avion en 1943.
Par Frédéric Durand Le 4 septembre 2026 à 10h23
Il a été fondé à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime) en 1986 par deux couples de résistants et déportés. Le Musée de la Résistance et de la déportation perdure aujourd’hui grâce à une vingtaine de passionnés bénévoles.

Émotion en Grèce à la découverte de photographies liées à l’exécution de 200 otages par les nazis, le 1er mai 1944, à Kaisariani
Joëlle Fontaine
p. 143-162
L’article analyse les effets de la découverte inattendue de photographies prises le 1er mai 1944 par un soldat allemand, juste avant l’exécution par les nazis de 200 otages, essentiellement communistes, à Kaisariani en Grèce. Ces sources visuelles viennent ainsi confirmer le récit de l’un des pires massacres perpétrés en Grèce au cours de la Seconde Guerre mondiale qui, faute de commémoration officielle, était resté vivant dans la mémoire populaire à travers témoignages, poèmes, chansons, et plus récemment grâce à un film. Ce moment d’émotion a permis d’évoquer largement la grande résistance grecque au nazisme, longtemps occultée et même condamnée, et de rappeler l’implication des collaborateurs grecs dans les exactions contre les communistes. Le gouvernement, intervenu rapidement pour éviter le réveil de tensions politiques toujours sous-jacentes, a cependant été confronté à une forte et unanime exigence qu’une véritable politique mémorielle soit enfin menée en Grèce concernant la Résistance, ainsi que sur la guerre civile qui s’en est suivie.

À l’occasion du 82ème anniversaire de la libération de Besançon, le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon vous propose de redécouvrir son parcours permanent.
Comment des femmes et des hommes, pendant la Seconde Guerre mondiale ont résisté pour libérer la France ? Comment ont-ils imaginé ce monde d’après et comment ont-ils réussi à se reconstruire après le traumatisme vécu ?
Le 8 septembre
Horaires : de 14h30 à 16h00
Durée : Environ 90 minutes
Public concerné : à partir de 10 ans
Tarifs :
Gratuit pour les détenteurs d’un billet ou d’un abonnement citadelle
Informations complémentaires :
en intérieur
debout