Mois : février 2026

Des nouvelles du CPL

Des nouvelles du CPL

Paris, le 09 février 2026
Objet : Journée nationale de la Résistance 2026
Chers Amis et Amies,
Le CPL a tenu son Conseil d’Administration et son AG statutaire.
Une part importante des travaux a été consacrée à la Journée nationale de la Résistance ainsi qu’aux conditions de sa pérennisation.
Pour préciser les modalités de son organisation pour 2026, nous proposons une réunion des associations et organisations le
Mardi 10 mars 2026 à 14h30
à la maison du Combattant
et des associations
20 rue E Paillerons 75019
Pour préparer cette réunion, quelques informations et pistes de réflexions retenues par le CPL :
Dans le cadre de la convention entre la Mairie de Paris et le CPL qui coure jusqu’en 2027, la subvention nous permettant d’organiser l’édition 2026 a été votée au Conseil de Paris de février lors du dernier conseil de la mandature.
C’est la prochaine mandature qui pour caler les agendas aura la main tant pour la cérémonie de la rue du Four que concernant la finalisation de l’organisation dans l’arrondissement d’accueil.
À ce jour, il est quasiment assuré que cette édition se tiendra dans le 19e arrondissement.
Cette édition ne pourra pas ignorer la fragilité de la paix dans le monde et les menaces qui s’accumulent, les vaincus de 1945 relevant a tête de façon arrogante et agressive.
Nous proposons que l’édition 2026 participe à la continuation du combat antifasciste scellé le 27 mai 1943.
Sur les pistes des contenus mémoriels à promouvoir et leur actualité dans la France de 2026, pour cette édition (liste non-exclusive), l’année va être marquée entre autres par les anniversaires suivants :
• 90e anniversaire de la guerre d’Espagne et des Brigades Internationales
• 85e anniversaire des premières fusillades de masse de 1941
• 85e anniversaire de l’application du décret allemand Nacht und Nebel (Nuit et Brouillard) organisant la déportation de répression.
• Nous serons à quelques jours du 85e anniversaire de la “ rafle du billet vert ” première grande rafle de persécution.
• Bien sur l’anniversaire du CNR puis de son programme toujours à l’ordre du jour de la JNR
• Nous proposons d’ajouter le 80e anniversaire de l’adoption de constitutions de 1946 et son préambule élaborés par l’assemblée constituante.
• 80e anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui deviendront Droits Humains et l’installation de l’ONU qui serviront de socle au droit international pour un monde de paix et de fraternité.
Nombreuses sont les associations participant à la Journée Nationale de la Résistance à avoir parmi leurs fondateurs ou fondatrices des ancien-nes résistant-es, des interné-es et déporté-es ayant été membre de l’Assemblée Constituante, actrices et acteurs de l’élaboration de la Constitution de 1946. Cette édition 2026 pourrait être l’occasion pour chacune des associations participantes de leur rendre hommage et d’en faire un des thèmes rassembleurs des associations pour cette édition.
Concernant la partie animation et spectacles, le rassemblement des associations autour de la forme village qui a fait la démonstration de sa capacité fédérative demande à évoluer. En s’appuyant sur les productions et relais artistiques et culturels que chacune d’elles porte dans leurs activités, à partir de leurs animations mémorielles, culturelles et artistiques, n’y a-t-il pas là moyen de construire une affiche de spectacle vivant le jour du village qui pourrait se tenir le 28 mai, de proposer des expositions dans les divers lieux de l’arrondissement d’accueil, voire un moment de débat sur un sujet portant date anniversaire ?
Voilà de quoi alimenter la réflexion pour préparer la réunion du 10 mars.
Comptant sur votre présence.
Bien à vous,
Comité Parisien de la Libération
pour nous contacter , <1943.CPL@gamil.com>
Siège social : Musée de la libération de Paris Musée du Gal Leclerc, Musée Jean Moulin, 4 avenue du Colonel H Rol-Tanguy, 75014 Paris.
Administration : Musée de la Résistance nationale, 88 av Marx Dormoy 94 500 Champigny-sur-Marne
Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Des pavés en mémoire de Tsiganes internés par l’État français durant la Seconde Guerre mondiale vont être posés dimanche dans une commune du Bas-Rhin. À Marseille, un monument en hommage aux victimes du génocide tsigane doit également être inauguré. Depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour que cette page sombre de l’histoire de France sorte de l’oubli.

Par : Stéphanie TROUILLARD
Des femmes et des enfants tsiganes internés dans le camp de Rivesaltes, au printemps 1942.© United States Holocaust Memorial Museum

« Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l’extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l’Indre, jusqu’au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C’était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d’être internés dans le camp de Rivesaltes. »

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BLOIS (41) – Lecture à haute voix : « Lisons la Résistance »

BLOIS (41) – Lecture à haute voix : « Lisons la Résistance »

Samedi 14 mars à 15h00 au CRDM, Centre de la Résistance, de la déportation et de la mémoire (6 square Victor Hugo) à Blois (Loir-et-Cher) : Lecture à haute voix « Lisons la Résistance ». Gratuit, sans réservation.

Venez participer à un après-midi convivial autour de lectures réalisées par les bénévoles Lire Ensemble de l’UDAF 41, pour une découverte de récits inspirants de femmes résistantes et résilientes, ces héroïnes à travers l’histoire qui ont relevé des défis avec courage et détermination. Les textes sélectionnés mettront en lumière des parcours variés, montrant que la résistance et la résilience prennent mille visages, du plus ordinaire au plus extraordinaire. Pêle-mêle, le nom de quelques-unes connues et moins connues : Lucie Aubrac, Marie-Madeleine Fourcade, Mélinée Manouchian, Rose Valland, Madeleine Riffaud, Cécile Rol-Tanguy, Yvonne Odon, Laure Diebold, Olga Bancic…

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En Corrèze, des collégiens sur le fil de l’histoire de la Résistance et de la Déportation

En Corrèze, des collégiens sur le fil de l’histoire de la Résistance et de la Déportation

Dans le cadre du concours national de la Résistance et de la Déportation, une vingtaine d’élèves volontaires de troisième du collège Clemenceau, à Tulle, imaginent et réalisent trois vêtements symboliques de la Shoah avec l’artiste Franck Claudon.

Leur salle de cours, l’auditorium de la Cité de l’accordéon, à Tulle,  transformé en vaste et lumineux atelier de couture. Leur sujet d’étude : « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) » ; le thème, cette année, du concours national de la Résistance et de la Déportation, organisé par l’Éducation nationale.

En ce vendredi après-midi, Romane, Élise et leurs copines s’activent, aiguille en main. Avec une vingtaine d’élèves volontaires, issus des cinq classes de troisième du collège Clemenceau, à Tulle, elles cousent et brodent qui une étoile jaune, qui un portrait. Pas n’importe lequel, celui des trois figures de la Shoah – Marcelline Loridan-Ivens, Simone Veil et Ginette Kolinka -, dont elles ont fait le fil rouge de leur projet, conduit par leurs professeures d’histoire-géo Céline Amelot-Roy et d’arts plastiques Sophie Marie (*).

Trois femmes en fil rouge
Chacun, ils ont lu des témoignages, regardé des documentaires, rencontré des représentants du Mémorial de la Shoah, visité le musée Michelet à Brive et son exposition consacrée à l’œuvre d’Anna Garcin « L’art contre l’oubli », et découvert les collections de la Cité de l’accordéon et des patrimoines tullistes. Conservés dans les réserves, plusieurs tenues de déportés, et surtout, la Robe d’après-minuit, réalisée par l’artiste Franck Claudon.

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Le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert pour la Trace des maquisards

Le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert pour la Trace des maquisards

Le musée départemental sera ouvert les 7 et 8 février prochains, à l’occasion du trail historique nocturne qui doit réunir plus de 5000 participants. Les parcours empruntent ceux que prenaient les maquisards durant la Seconde Guerre mondiale.

Des reconstiteurs seront présents en différents points des parcours, comme l’an dernier devant la stèle de Colognat, à Aranc. Photo archives Jean-Louis Rossini

Il ne doit lancer sa saison qu’en mars. Mais exceptionnellement, et comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant, le musée de la Résistance et de la Déportation, à Nantua, sera ouvert le week-end des 7 et 8 février. Week-end au cours duquel est organisé le trail la Trace des maquisards.

Ainsi, durant les deux jours, les visiteurs pourront profiter librement des collections du musée départemental, et découvrir l’histoire des habitants de l’Ain durant la Seconde Guerre mondiale, qu’il s’agisse de la vie quotidienne sous l’Occupation, de la vie des maquis et de leur organisation, de la vie en déportation. Durant tout le week-end, il sera également possible de jouer, avec le jeu  Sur la trace des maquis.

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Le maquis de Saint-Lys raconté en bande-dessinée

Le maquis de Saint-Lys raconté en bande-dessinée

Créée par le dessinateur Gaël Audoye sur une idée de l’Amicale du Maquis de Saint-Lys et réalisée avec le soutien du Conseil départemental, la bande dessinée « Le maquis de Saint-Lys » vient de paraître. Elle raconte l’histoire des neuf résistants et douze civils assassinés par les soldats de la division SS Das Reich le 12 juin 1944 au château de Gagen à Bonrepos-sur-Aussonnelle. Elle est mise gratuitement à disposition du public au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation. Zoom sur un projet qui met en lumière un épisode oublié de la Seconde Guerre mondiale.

« Dans les années 30, mon grand-père était le premier à faire le coup de poing contre les groupes d’extrême droite comme les Croix de feu. Il était animé par le désir de s’engager pour les valeurs de la République. C’est cet engagement viscéral qui l’a amené à passer à l’action dans la clandestinité. » C’est par ces mots que Jean Micoud, président de l’Amicale des anciens combattants et victimes civiles du maquis de Saint-Lys, évoque celui dont il partage le même nom et le même prénom, son grand-père, militant socialiste et employé à la mairie de Toulouse, tombé sous les balles allemandes le 12 juin 1944.

Neuf maquisards, engagés dans la Résistance contre l’occupant – Jean Micoud, Jean Chaubet, Joseph Vié, André Cavagnol, Eugène Lozes, André Bousquairol, Lucien Lafforgue, Abel Autofage et Léoncio Felix Gonzalez Salmon Arille- trouvèrent la mort ce jour-là, pendent l’attaque par les soldats nazis du château de Gagen à Bonrepos-sur-Aussonnelle. Lors de cet assaut tomberont aussi douze villageois des environs.

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Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent…

Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent…

SOPHIE SCHOLLE
Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent pour avoir distribué des tracts — et ses derniers mots ont marqué l’Allemagne pour toujours.
Elle s’appelait Sophie Scholl.
Le 22 février 1943, elle marcha calmement vers la guillotine plutôt que de trahir ce qu’elle croyait juste.
L’histoire de Sophie ne commence pas par l’héroïsme. Elle commence par une erreur.
Née en 1921 en Allemagne, Sophie avait douze ans lorsqu’elle rejoignit la Ligue des jeunes filles allemandes — la branche féminine des Jeunesses hitlériennes. Comme la plupart de ses camarades. Son frère aîné Hans rejoignit la branche masculine.
Leur père était horrifié. Politicien opposé au nazisme, il voyait ce que ses enfants ne comprenaient pas encore. Il leur disait :
« Tout ce que je veux, c’est que vous marchiez dans la vie droits et libres, même lorsque c’est difficile. »
Sophie et Hans discutaient avec lui. Ils croyaient la propagande. Ils faisaient confiance à leurs enseignants, aux responsables de jeunesse, aux affiches placardées dans les villes.
Puis, lentement, les fissures apparurent.
En 1937, Hans et des amis furent arrêtés pour avoir participé à un groupe scout interdit. Sophie vit son frère — pourtant fidèle au mouvement — emmené par la Gestapo pour quelque chose d’aussi innocent que du camping.
Elle commença à tout remettre en question.
Elle lut un sermon de l’évêque Clemens August Graf von Galen condamnant publiquement les programmes d’euthanasie nazis. Ses paroles sur la conscience et la responsabilité individuelle la marquèrent profondément.
En 1942, lorsqu’elle entra à l’université de Munich pour étudier la biologie et la philosophie, elle n’était plus seulement désillusionnée — elle était déterminée.
Hans s’y trouvait déjà. Il avait formé un petit groupe d’amis discutant en secret de résistance et de morale sous la dictature.
Puis un ami revint du front de l’Est.
Ses récits étaient terrifiants : exécutions de masse de Juifs, prisonniers abattus et jetés dans des fosses communes, atrocités industrielles ignorées par la population.
Le groupe décida de ne plus se taire.
Ils s’appelèrent La Rose Blanche — symbole de pureté face au mal. Ils rédigèrent et distribuèrent des tracts à Munich et ailleurs.
« Nous ne nous tairons pas… La Rose Blanche ne vous laissera pas en paix ! »
Sophie joua un rôle essentiel : achat d’une machine à écrire illégale, rédaction, distribution. Son statut de jeune femme lui permettait de passer plus inaperçue.
Cinq tracts furent diffusés.
Puis vint le sixième.
Le 18 février 1943, Sophie et Hans déposèrent des piles de tracts à l’université. Avant de partir, Sophie lança les derniers du haut d’une galerie — ils tombèrent comme de la neige.
Un concierge la vit.
La Gestapo fut appelée.
Ils furent arrêtés en minutes. Lors de l’interrogatoire, Sophie tenta de protéger les autres.
Elle déclara :
« Je le referais. Parce que je n’ai pas tort. C’est vous qui avez tort. »
Quatre jours plus tard, Sophie, Hans et Christoph Probst furent jugés sans défense réelle. Coupables de trahison. Condamnés à mort.
Exécution prévue le jour même.
Sophie avait quelques heures à vivre.
Elle resta calme. Elle ne supplia pas. Elle marcha la tête haute.
Ses derniers mots :
« Comment espérer que la justice triomphe si presque personne n’est prêt à se sacrifier pour elle ? Quelle belle journée ensoleillée… et pourtant je dois partir. Mais que vaut ma mort si, grâce à nous, des milliers de personnes s’éveillent et agissent ? »
À 17h, le 22 février 1943, Sophie fut exécutée. Puis Hans. Puis Christoph.
Mais l’histoire ne s’arrêta pas là.
Une copie du tract fut sortie d’Allemagne, diffusée par les Alliés, larguée par millions d’exemplaires au-dessus du pays.
Les mots pour lesquels elle mourut se répandirent partout.
Après la guerre, l’Allemagne reconnut la Rose Blanche comme héroïque. Des écoles portent leurs noms. Leur histoire est enseignée.
En 2003, un sondage désigna les plus grands Allemands de l’histoire : Sophie et Hans furent classés quatrièmes — et premiers chez les moins de quarante ans.
Sophie n’était pas soldat. Pas armée. Juste une étudiante avec une machine à écrire et une conscience.
Elle savait le risque.
Elle a agi quand même.
Parce qu’elle comprenait ceci :
le silence face au mal, c’est la complicité.
Elle avait 21 ans.
Elle donna sa vie pour ses principes.
Aujourd’hui encore, son histoire pose une question :
si nous étions à sa place, aurions-nous son courage ?
Que chaque détail de ce récit soit connu dans toute sa précision ou raconté pour transmettre une mémoire, l’essentiel demeure : la conscience et le courage peuvent survivre à la violence — et une seule voix peut réveiller des millions d’autres.
Résistant, déporté des camps de la mort, passeur de mémoire, Henri Ramolet est mort

Résistant, déporté des camps de la mort, passeur de mémoire, Henri Ramolet est mort

Résistant dès l’adolescence, déporté à Buchenwald, survivant et certainement dernier des déportés euréliens, Henri Ramolet, passeur de mémoire infatigable, est décédé samedi 31 janvier.

Henri Ramolet, en mai 2019, lors d’une cérémonie de remise des prix du concours national de la Résistance et de la Déportation, organisée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). © François Feuilleux
Il aurait eu 100 ans dans trois jours. Henri Ramolet, survivant de la déportation en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, s’est éteint samedi 31 janvier 2026, après avoir consacré une large partie de sa vie à témoigner de l’abomination qu’il avait vécue dans les camps de la mort. Dernier survivant connu des déportés euréliens, il aura porté jusqu’à un âge très avancé une parole de vérité, marquée par la pudeur, la précision et une inlassable volonté de transmission.

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Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Arthus à voir en famille

Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Arthus à voir en famille

Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Artus arrive au cinéma le 11 février 2026, porté par une bande-annonce officielle mise en ligne le 16 décembre 2025 par STUDIOCANAL France. Le film, réalisé par Christophe Barratier, s’annonce comme une aventure historique pensée pour rassembler plusieurs générations autour d’un même récit.
Adapté de la bande dessinée Les Enfants de la résistance de Vincent Dugomier et Benoît Ers (éditée par Le Lombard), le long-métrage s’appuie sur un matériau déjà massivement populaire, avec plus de 2,5 millions d’exemplaires vendus en France. Et pour un film familial, ce point pèse lourd : on n’est pas face à une idée vague, mais à un univers déjà installé, avec ses codes, ses personnages et sa tonalité.
Pour la diffusion en salles, la mécanique est claire : STUDIOCANAL assure la distribution en France, et Pathé référence déjà des séances à partir du 11 février 2026 dans 77 cinémas.

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