Résistant, déporté des camps de la mort, passeur de mémoire, Henri Ramolet est mort
Résistant dès l’adolescence, déporté à Buchenwald, survivant et certainement dernier des déportés euréliens, Henri Ramolet, passeur de mémoire infatigable, est décédé samedi 31 janvier.
Henri Ramolet, en mai 2019, lors d’une cérémonie de remise des prix du concours national de la Résistance et de la Déportation, organisée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). © François Feuilleux
Il aurait eu 100 ans dans trois jours. Henri Ramolet, survivant de la déportation en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, s’est éteint samedi 31 janvier 2026, après avoir consacré une large partie de sa vie à témoigner de l’abomination qu’il avait vécue dans les camps de la mort. Dernier survivant connu des déportés euréliens, il aura porté jusqu’à un âge très avancé une parole de vérité, marquée par la pudeur, la précision et une inlassable volonté de transmission.