Rencontre publique « Après les camps. Traces, mémoires et mutations des camps de réfugiés »


En ce temps là, l’amour… de Gilles Segal avec David Brecourt from PM Productions on Vimeo.
L’Association de Défense des Valeurs de la Résistance et le Comité « Ecole de la rue Tlemcen » vous proposent d’assister à une représentation théâtrale de « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Ségal.
La représentation, offerte à ses membres par les deux associations, aura lieu :
Mardi 26 novembre à 14h30
A la maison des seniors Bluma Fiszer, 1ter rue Charles Baudelaire Paris 12ème (métro Ledru-Rollin)
Le nombre de places étant limité, il est nécessaire de s’inscrire, au plus tard le 22 novembre :
Pour l’ADVR : Yves Blondeau 06 50 42 86 05 ou blondeauyves2000@yahoo.fr
Pour le Comité Tlemcen : Claude Smadja 06 12 53 24 08 ou claudesmadja@club-internet.fr
Invitation en PJ.
Bien Cordialement.
Yves Blondeau, secrétaire général de l’ADVR
L’UNION DES ASSOCIATIONS DE MÉMOIRE DES CAMPS NAZIS
Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen
vous prie d’assister à la journée d’étude
LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE
dimanche 24 novembre 2019
de 9h30 à 16h30
à l’Auditorium de la Préfecture de Paris / Ile-de-France
5 rue Leblanc 75015 Paris
Accès dans la limite des places disponibles
Réponse impérative avant le 18 novembre 2019
de préférence par mail : interamicale1945@gmail.com
tél : 06 16 46 06 21
Métro ligne 8 : arrêt Balard – RER C : arrêt Pont du Garigliano – Tramway 3 ou en bus PC1 : arrêt Pont du Garigliano –
Bus 30, 88, 169 : arrêt terminus Hôpital Européen Pompidou
Représentations visuelles et textuelles par des déportés ou des artistes non déportés
Visées didactiques
Statuaire et images, sur les sites des camps ou dans l’espace commémoratif
(Père-Lachaise, Buchenwald, Mauthausen, Natzweiler, Vél d’Hiv, média).
Avec la contribution de Walter Spitzer, déporté, peintre et plasticien.
Images à vif
Quatre cas, parmi les créations dans ou après le camp : Thomas Geve (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald) – Jeannette L’Herminier (Ravensbrück) – Pierre Provost (Buchenwald) –
Walter Spitzer (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald)
Gestes d’artistes
Ceija Stojka (Auschwitz, Ravensbrück, Bergen Belsen) – Edith Kiss (Ravensbrück) –
Zoran Mušič (Dachau) et Miklos Bokor (Auschwitz, Buchenwald).
Avec la participation de Pascal Convert (plasticien, écrivain et réalisateur) et Lou Simon (comédienne).
Journée animée par Agnès Triebel (Association Buchenwald-Dora)
et Daniel Simon (Amicale de Mauthausen).
Les œuvres choisies seront présentées par :
Anne Bernou, Yvonne Cossu*, Aurélie Cousin, Dominique Durand*, Marie Janot, Sylvie Ledizet*,
Gisèle Provost*, Daniel Simon*, Walter Spitzer*, Agnès Triebel*, Caroline Ulmann*.
*membres des associations organisatrices


Sous le nom la Rose blanche, deux étudiants munichois se constituèrent à partir du printemps 1942, en groupe de résistance contre le régime nazi. Ils s’appelaient Hans Scholl et Alexander Schmorell.
Ils rassemblèrent autour d’eux un petit nombre de parents et d’amis. L’activité du groupe consista pour l’essentiel dans la diffusion de tracts, d’une haute tenue littéraire et philosophique, soutenant que tout Allemand qui ne s’opposerait pas ouvertement au régime nazi serait tenu pour coupable des crimes du régime. Cette campagne de tracts dura jusqu’en Février 1943, date de l’arrestation de Hans Scholl et de sa sœur Sophie. Par sa forme organisationnelle et par son mode d’action, par la nature des thèmes qu’elle mit en avant, par sa composition sociale, la Rose blanche révèle que subsistait, dans la société allemande, un fond idéologique antérieur au nazisme et radicalement incompatible avec le tout-puissant régime. Au cœur de cet héritage, on trouve la spiritualité chrétienne, sans référence aucune à quelque idéal démocratique ou révolutionnaire que ce soit. Aussi est-on tenté de mettre à l’écart ce qu’on peut appeler la doctrine de la Rose blanche. On se borne à admirer le courage de ses membres. Or, cela ne suffit pas. Leur doctrine importe ; elle annonce la forme qu’a prise, après 1945, la pensée politique allemande. On ne comprend pas l’Allemagne de l’Ouest naissante si l’on ne prend pas en compte une donnée : dans ce qu’elle avait de respectable, elle a été construite par des hommes et des femmes qui avaient exactement l’âge et la formation intellectuelle des membres de la Rose blanche.
AU CINÉMA I
Espionne juive pendant la Seconde Guerre Mondiale, Marthe Cohn Hoffnung infiltre les lignes ennemies allemandes et réussit à berner les nazis 🕵️♀️
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L’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exprime sa totale réprobation de la Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.
Si elle approuve sans réserve l’importance de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, elle ne saurait reconnaître comme fondée sur le plan historique la confusion entre communisme et nazisme et ses conséquences éminemment préjudiciables et contestables sur le plan mémoriel, politique et juridique.
Notre association, apolitique de par ses statuts, a été fondée en 1945 par des rescapés d’opinions diverses et reste profondément attachée à cette pluralité et à l’unité forgée dans la Résistance en France autour du Conseil national de la Résistance et poursuivie derrière les barbelés du camp de concentration de Buchenwald au sein du Comité des intérêts français. Parmi ces résistants figuraient de nombreux communistes. Nous ne saurions donc assimiler les communistes aux criminels nazis et leurs collaborateurs qui furent leurs bourreaux comme ceux du continent européen tout entier. Nous ne saurions accepter de ne pouvoir rendre hommage à tous les Résistants au IIIe Reich, en cautionnant une réécriture de l’histoire qui en exclurait les communistes lesquels pourtant en payèrent un lourd tribut.
Cette réécriture de l’histoire présente dans la Résolution du Parlement européen est également inacceptable concernant l’évocation des origines de la Seconde Guerre mondiale fondée sur une interprétation historique parcellaire et biaisée.
L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos apporte son plein soutien à la déclaration du Comité international Buchenwald-Dora du 8 octobre 2019.
Les mémoires des crimes contre l’humanité et le combat contre les dictatures sont des composantes majeures de la construction européenne. Il importe de les préserver sans opposer les victimes, ni procéder à des amalgames ou des réécritures funestes qui contribuent à occulter la nécessité de poursuivre, en Europe comme ailleurs, la lutte pour les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les populismes.
C’est pourquoi l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exige le retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.
Paris, le 8 novembre 2019

Au Grand-Bornand, sur les pentes d’un village de Haute-Savoie, trône le cimetière oublié de 76 miliciens fusillés au moment de la Libération. Cette étrange nécropole tombée dans l’oubli depuis 1944, abrite un récit douloureux.
Depuis, ce cimetière de miliciens a été oublié par la famille des défunts et n’a toujours pas d’existence légale.
« Tous ces gars qui ont donné leur vie pour notre liberté, certains à peine sortis de l’adolescence !” confiait Chantal, au Dauphiné Libéré le 30 juin 2012.
Retraitée dans l’Aude, elle visite la Haute-Savoie avec son mari Ben. Au Grand-Bornand, le hasard les a guidés jusqu’au bois de la Pezerettaz, dans le seul cimetière de miliciens du département.
Dans la nuit du 18 au 19 août 1944, alors qu’Annecy est encerclée par les maquisards, les Allemands fuient dans le département voisin de la Savoie.
Après des heures de tractations, une centaine de miliciens se constituent finalement en prisonniers, contre la promesse d’un procès. Ils seront escortés par la Résistance au siège des Forces françaises de l’intérieur (FFI) : le Grand-Bornand.
Au cours de l’Occupation, on estime à 2 160 morts en Haute-Savoie, dont la moitié est imputable à la seule milice.
« Les miliciens ont semé tellement de haine derrière eux. Je peux vous dire que l’épuration était réclamée à cor et à cri » réagit l’historien Michel Germain.
Au Grand-Bornand, pour les miliciens savoyards, le procès est expéditif et les cercueils sont commandés avant même la fin du jugement.
Une cour martiale est créée pour l’occasion, sous la houlette de Jean Comet, magistrat révoqué par Pétain. Les peines sont fixées selon des règles et une hiérarchie édictées par le gouvernement provisoire à Alger.
Sur les 97 miliciens, 76 sont condamnés à mort. Les miliciens sont fusillés par groupes de cinq… les chefs Barbaroux, Voisin, Montmasson et Chambaz en premier.
Digne sur le peloton d’exécution, Chambaz retire sa montre et son alliance pour confier la mission au greffier du tribunal de les amener à sa femme.
Au départ provisoire, le cimetière devient définitif. Progressivement, il tombe dans l’oubli. Pourtant, dans les années 1950, différents préfets tentent d’écrire aux familles pour venir récupérer les cercueils. Mais peu le font.
Dans son livre La Vérité vraie sur le procès de la Milice et des miliciens au Grand-Bornand, Michel Germain explore les biais de l’occultation de ce lieux : « depuis ce procès emblématique, des forces obscures oeuvrent à ressusciter les fantômes de Vichy, de la Collaboration. Comme un travail de mémoire mené à l’envers ? »
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A compter de ce jeudi, la police du commandement de la province de Milan escortera à vie la sénatrice, Liliana Segre, déportée en janvier 1944 de la plate-forme 21 de la Gare centrale vers le camp d’Auschwitz. Cette mesure de sécurité décidée à l’encontre de cette survivante de l’Holocauste a été décidée hier au sein du Comité pour la sécurité et l’ordre public et sous la supervision de la direction de la police.
La sénatrice italienne fait, en effet, l’objet d’une augmentation exponentielle de menaces à son encontre, celle-ci avouant recevoir près de 200 messages de haine par jour, via les réseaux sociaux. Ce nombre élevé, conjugué aux participations fréquentes de la sénatrice à des conférences ou débats, a accéléré la prise de cette décision de la mettre sous protection policière. A 89 ans, Liliana Segre ne refuse jamais une invitation à un événement public. Celle-ci a réagi à ses menaces en déclarant que » chaque minute doit être vécue. Nous devons voir les bonnes choses qui nous entourent et ne pas perdre de temps à écrire à une femme de 90 ans pour lui souhaiter la mort. »