Catégorie : Actualité de la Déportation

Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora

Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora

Laurent THIERY

Collection : Documents
Date de parution : 17/09/2020
Un livre unique au monde.
Proche de Buchenwald auquel il était d’abord rattaché, Mittelbau-Dora fut l’un des camps de concentration et d’extermination par le travail les plus meurtriers du IIIe Reich. D’août 1943 à avril 1945, près de 9 000 déportés de France ont creusé des tunnels pour installer un site industriel et assembler les pièces de fusées V2 censées anéantir l’Angleterre depuis le Pas-de-Calais. Plus de la moitié sont morts dans l’enfer du camp.

Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Pour quelles raisons ont-ils été arrêtés ? Que sont devenus les survivants ? Ces parcours ici relatés témoignent de l’engagement, du courage dont ont fait preuve ces déportés, résistants pour la plupart, mais aussi des souffrances terribles qu’ils ont endurées.
Tous nous semblent familiers tant, jusqu’à la guerre, leur destin semblait se fondre dans celui des hommes de leur époque : ouvriers, fonctionnaires, ingénieurs, artisans, étudiants ou vétérans de 1914-1918… Au fil des pages, nous découvrons Pierre Walter, jeune militaire de 22 ans, qui tentait de rejoindre les Forces française libres ; Émile Fabre, 50 ans, arrêté pour résistance communiste dans les Bouches-du-Rhône ; Robert Bailly, 20 ans, Jurassien, réfractaire au STO ; Isidore Haggai, 32 ans, tailleur à Paris, arrêté au motif qu’il ne portait pas l’étoile jaune.
Depuis Roger Abada jusqu’à Benjamin Zyman, en passant Stéphane Hessel et Simone Veil, ces notices biographiques, enrichies d’un index par département, retracent l’histoire d’un pan entier de la déportation dans toutes ses composantes et sa complexité.

Fruit de près de deux décennies de recherches, du recoupement de milliers d’archives, de la mobilisation sans précédent d’historiens, de professeurs, d’archivistes, de bénévoles, Le Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora rend enfin justice à l’engagement et au combat mené par les déportés contre le nazisme.

A découvrir au CESE : l’exposition « La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés »

A découvrir au CESE : l’exposition « La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés »

A l’occasion du 75ème anniversaire de la libération des camps, le CESE accueille du 14 au 25 septembre l’exposition « La fin du système concentrationnaire : le retour à la liberté des déportés » réalisée par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l’Association des Amis de la Fondation. Le CESE a mis en place avec la Fondation diverses actions ces derniers mois dans le cadre de son partenariat « Mémoire et vigilance ».

Le retour des déportés des camps de concentration en avril et mai 1945 a été précédé d’événements douloureux, liés à la désintégration progressive de l’État national-socialiste allemand et de son système concentrationnaire, à mesure de la progression des armées libératrices à l’Est et à l’Ouest. Cette exposition retrace les grandes lignes des événements intervenus au printemps 1945. 

Elle rappelle que l’énorme machine concentrationnaire d’exploitation, de déchéance humaine et de mort a continué à fonctionner jusqu’à l’arrivée ou à l’imminence d’arrivée des armées alliées, malgré la désintégration progressive des structures de commandement du Reich et de la SS, que des crimes ont accompagnée jusqu’au bout. 

Elle jette également un regard sur les structures clandestines interne de résistance des détenus et leur rôle dans ces semaines décisives, marquées à la fois par un immense espoir et une angoisse insoutenable de ne pas survivre jusqu’à la délivrance finale.

Elle  rend compte enfin de l’extrême complexité des retours et des difficultés d’accueil et de réinsertion qu’ont rencontrées ces hommes, ces femmes et ces enfants revenu(e)s d’un monde que leur entourage ne pouvait pas ou ne voulait pas comprendre.

Une initiative autour de l’exposition est prévue le 23 septembre à partir de 17h30 au CESE.

Cotentin : il se bat pour entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme

Cotentin : il se bat pour entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme

Dans le Val de Saire, Yves Sassignol est marqué par l’histoire de son grand-père, résistant déporté suite à une dénonciation familiale. Il en a fait le combat de sa vie.

Yves Sassignol, originaire du Val de Saire, porte sur ses larges épaules le destin funeste vers lequel son grand-père Julien Hardy, père de cinq enfants, a été précipité le 27 février 1943.

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Un résistant dénoncé par ses proches

Julien Hardy, bûcheron de profession, né à Valognes en 1904, est arrêté par la Gestapo sur dénonciation de ses proches à la maison familiale située rue Inkerman à Cherbourg.

Julien Hardy avait 39 ans lors de son arrestation.

Ma mère, fille de Julien, avait 8 ans le jour de son arrestation. Comme nombre de nos compatriotes, elle n’a jamais évoqué cette période. C’est au moment de son décès que, dans le grenier, j’ai retrouvé des documents et des courriers qui relatent toute cette période », explique Yves Sassignol.

« Durant l’Occupation, Julien avait des activités isolées au sein de la résistance française locale avec un petit groupe de camarades. Son arrestation par la Gestapo est bien l’amer fruit d’une dénonciation familiale. Après un séjour de quelques jours à la prison de Cherbourg, il est transféré à celle de Caen pour y subir un interrogatoire musclé ».

Très rapidement, il est envoyé dans le camp d’internement de Royallieu à Compiègne, dans l’Oise.

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Envoyé dans un camp en Autriche

Les étapes s’enchaînent et la dernière, pour Julien Hardy, prend la direction du camp de Mauthausen en Autriche. « Les prisonniers de Compiègne montent alors à bord d’un train, dans des convois à bestiaux, dans le cadre de l’opération Aktion Meerschaum (écume de mer). Pour la France, deux transports sont partis de Compiègne à destination de Mauthausen en avril 1943 ».

Le premier de ces deux transports comprenait au moins 994 hommes dont Julien Hardy et trois camarades de la région : Jules Lejuez d’Hainneville, Hippolyte Olivier d’Equeurdreville et Jules Letterier de Fermanville.

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L’histoire nous parle !!!! 

Raymond Gurême, né le  à Meigneux et mort le  à Arpajon, est un forain français, l’un des derniers survivants de l’internement des « Nomades » en France de 1940 à 1946.

Résistant pendant la guerre, il consacre ensuite sa vie à la lutte contre l’antitziganisme.

Raymond Gurême naît le  à Meigneux (Seine-et-Marne) au sein d’une famille manouche itinérante depuis des générations.

Sa mère, Mélanie Gurême, est issue d’une famille de vanniers, et son père, Hubert Leroux, est forain et tient un cirque ainsi qu’un cinéma muet ambulants. Il est le troisième de neuf enfants.

Dans son enfance, qu’il décrit comme « magique », il commence très tôt au sein du cirque familial : à deux ans et demi, il est ainsi déjà clown et acrobate. Il assiste aussi son père dans le bon fonctionnement du cinéma

Déportation et résistance pendant la Seconde Guerre mondiale

Depuis la loi du 16 juillet 1912, les populations itinérantes sont fichées en France.

Trois catégories sont mises en place : les commerçants ambulants, les forains et les « nomades » ; ces derniers ont l’obligation d’avoir un Carnet anthropométrique.

La famille de Raymond Gurême acquiert le statut de forain. Le 6 avril 1940, un décret est signé par le président Albert Lebrun qui interdit la libre circulation des nomades en les assignant à résidence.

En octobre de la même année, l’administration allemande décrète l’internement des Tsiganes de la zone occupée dans des camps placés sous la responsabilité de policiers et gendarmes français.

Ces internements ne devaient concerner que les personnes nomades et non foraines.

Le matin du , les gendarmes l’envoient lui et sa famille à Darnétal pour être confinés dans une usine désaffectée avec d’autres gens du voyage.

Ils sont ensuite internés à Linas-Montlhéry dès l’ouverture du camp, le 27 novembre.

Il s’échappe avec son frère en juillet 1941 mais ils sont repris, suite à une dénonciation par le maire de leur village d’origine. Il s’échappe une deuxième fois, en octobre 1941 et rejoint la Bretagne pour travailler dans des fermes.

Il retourne à plusieurs reprises à Linas pour apporter de la nourriture et des vêtements à sa famille, toujours internée.

En avril 1942, le camp est démantelé et les personnes internées sont transférés au camp de Montreuil-Bellay, le plus grand camp de nomades de la zone occupée.

Raymond Gurême continue d’apporter de la nourriture à sa famille.

Il est alors placé dans une maison de redressement pour mineurs à l’hôpital d’Angers.

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VIDEO. Le talent et le courage du mime Marceau ont aidé à sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale

VIDEO. Le talent et le courage du mime Marceau ont aidé à sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale

L’artiste avait l’habitude d’amuser les orphelins juifs recueillis par l’Œuvre de secours aux enfants. Son cousin, le grand résistant Georges Loinger, lui a demandé ce jour-là sa participation pour faire passer un petit groupe en Suisse. Grâce à une ruse… Extrait du magazine « 20h30 le samedi » diffusé le 13 juin 2020, juste après le journal de France 2.

En pleine Seconde Guerre mondiale, des milliers d’enfants juifs se retrouvent orphelins et certains d’entre eux sont recueillis par l’Œuvre de secours aux enfants : « Ces maisons ne sont plus des havres de paix mais des pièges dans lesquels la Milice ou les Allemands peuvent venir chercher des enfants », rappelle Katy Hazan, responsable du service Archives et Histoire de l’OSE, au magazine « 20h30 le samedi » (replay). Ils doivent alors quitter la France en urgence.

Le grand résistant Georges Loinger (1910-2018), cousin du mime Marcel Marceau (1923-2007), bientôt connu dans le monde entier avec son personnage Bip, planifie leur évasion vers la Suisse. Il faut éviter les patrouilles de l’occupant et résoudre le problème du passage par la gare d’Annemasse, en Haute-Savoie : « C’est une ville à la frontière [franco-suisse]. Elle est bourrée de miliciens et d’Allemands », explique l’historienne. Un stratagème est mis en place pour éviter d’être arrêtés…

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Maurice Rajsfus vient de nous quitter

Maurice Rajsfus vient de nous quitter

Page FB Groupe Octobre
Maurice Rajsfus vient de nous quitter après un combat inégal de six semaines contre la maladie.
En juillet 1942, alors qu’il a 14 ans, il est arrêté avec ses parents et sa sœur aînée, Eugénie/ Jenny 16 ans, lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver par un policier « un temps voisin de palier […]. Lorsque, en 1988, Rajsfus tentera de l’approcher (« pour comprendre »), le retraité l’éconduira d’un brutal : « Ça ne m’intéresse pas ! » Il n’a cessé depuis d’incarner cette « police de Vichy au passé trop présent, sans remords et sans mémoire. » Maurice Rajsfus est relâché avec sa sœur à la suite d’un ordre aléatoire excluant les enfants juifs français de 14 à 16 ans de la rafle ; ses parents ne reviendront pas.
Au lendemain de la guerre, il est « « Jeune communiste » à 16 ans, exclu à 18 pour « hitléro-trotskisme », militant de la IVe Internationale avant 1950, puis du groupe Socialisme ou barbarie avec Lefort et Castoriadis, mobilisant le mouvement des Auberges de jeunesse contre la guerre d’Algérie dès 1955 et président de Ras l’Front de 1991 à 1999 …….

Anise Postel-Vinay : « Je m’étais jurée de témoigner »

Anise Postel-Vinay : « Je m’étais jurée de témoigner »

En hommage à la résistante Anise Postel-Vinay qui s’est éteinte le 24 mai à 97 ans, nous vous proposons ce matin de l’écouter au micro d’Amélie Perrot, productrice à France Culture, qui l’a rencontrée chez elle en mai 2015 pour quelques mots, devenus ce long entretien qui n’a jamais été diffusé.

Anise Postel-Vinay en 2015
Anise Postel-Vinay en 2015 Crédits : Marie Rameau

Anise Postel-Vinay, née Girard, est résistante : elle a combattu pendant Seconde Guerre mondiale ; elle était encore mineure, elle n’avait pas 20 ans. Ayant intégré à un réseau de l’Intelligence Service, Anise Postel-Vinay est arrêtée par la Gestapo puis déportée en 1943 dans le camp de Ravensbrück, en Allemagne. À ses côtés, deux grandes figures de la résistance : l’ethnologue Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du général, ses « deux meilleures amies », avec qui elle restera liée toute sa vie.

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JNR 2020

JNR 2020

Chers ami.e.s,

Dans des formes et moments librement choisis par vos associations et organisations, vous avez donné à cette Journée Nationale de la Résistance 2020 une densité que ne la ramener qu’à la cérémonie devant l’immeuble où s’est réunie le CNR pour la première fois, malgré sa remarquable tenue contrainte par le cadre des mesures réglementaires, ne saurait à elle seule porter en ce 75e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie.

Au nom de toutes les organisations et structures qui animent la Journée Nationale de la Résistance en région parisienne, au côté de Madame Geneviève Darrieussecq – Secrétaire d’État aux Armées De Madame Anne Hidalgo Maire de Paris, De Monsieur Jean-Pierre Lecoq Maire du 6e arrondissement de Paris, Jean Rol Tanguy Président du Comité Parisien de la Libération a fleuri la plaque rue du Four au nom de toutes les organisations et associations.

Daniel Méric président de la fédération des ACVG de la RATP et membre du Comité de pilotage de la JNR a lu en notre nom le message d’accueil avant que Madame Darrieussecq ne prenne la parole.

Cette cérémonie simple mais forte a été suivi à 18h30 par le ravivage de la Flamme après le fleurissement de la tombe du soldat inconnu. Jean Rol Tanguy a déposé une gerbe de fleurs en notre nom à tous.

Ce même jour, un nombre que nous ne maîtrisons pas d’initiatives très diverses, un très grand nombre d’espaces publics portant la mémoire de la Résistance, de ses héros de ses martyrs ont été embellis par des gerbes, bouquets, simples fleurs, accompagnés d’instant de recueillement.

La direction de la RATP a accueilli une telle initiative à la Station Guy Moquet

Comme cela a été fait pour le 8 mai, nous vous proposons de nous faire parvenir le texte des déclarations, les photos et enregistrement à la même adresse : 75anniversairedu8mai@gmail.com (pour ne pas démultiplier les points de chute) 

Nous pourrons ainsi rapidement réaliser un livre mémoriel virtuels à disposition de toutes et tous qui en gardera la trace.

Une telle diversité ayant un tel succès, construite dans des conditions si complexes, ne peuvent pas rester sans suite. Il nous faudra y réfléchir.

Bien Cordialement

Guy Hervy, coordonnateur du comité de pilotage de la JnR

Des dizaines de pavés faits de pierres tombales juives ont été découverts lors de travaux de réaménagement dans lun quartier touristique de Prague. Les noms des morts ne sont pas identifiables car les pierres tombales ont été brisées pour former des pavés. Les pierres semblent provenir de différents cimetières. Les dirigeants communautaires prévoient de les rassembler pour former un mémorial dans l’ancien cimetière juif de Prague dans le quartier de Žižkov