Jean-David JD Morvan est avec Nicolas Forsans
Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon
Exposition « 1945, le rapatriement des prisonniers de guerre, déportés travailleurs et réfugiés » à l’Hôtel de Ville de Caen
Elle entendait toujours la musique devant les chambres à gaz

Elle entendait toujours la musique devant les chambres à gaz, Jacqueline Teyssier déportée et survivante d’Auschwitz est décédée
Survivante des camps de concentration, Jacqueline Teyssier s’en est allé à 98 ans. A Besançon (Doubs), la rescapée n’avait jamais cessé de témoigner auprès des jeunes des heures sombres de la Seconde Guerre mondiale.
Elle a rendu son dernier souffle. Alors que la guerre fait rage en Ukraine. Alors que des réfugiés sont à nouveau sur les routes… Jacqueline Teyssier, présidente de l’association des déportés du Doubs, était connue de plusieurs générations de collégiens et lycéens. Dans les établissements, elle venait régulièrement parler de la déportation. Son tatouage de matricule encore visiblement sur le bras.
1,1 million de victimes ont trouvé la mort à Auschwitz, au sud de la Pologne. Jacqueline Teyssier avait eu la chance de faire le voyage retour. Elle faisait partie des déportés « Nacht und Nebel ».
Des valises de déportés, vestiges d’un sombre passé celui du camp de concentration d’Auschwitz en Pologne. • © MAXPPP
17 mai 1944, cette jeune juive parisienne est arrêtée à Bobigny par la milice française, pour résistance. Elle et sa famille sont emmenées dans le camp de concentration d’Auschwitz. Sa mère n’y survivra pas.
Juste avant la libération du camp d’Auschwitz par les Soviétiques, le 27 janvier 1945, Jacqueline Teyssier est transférée à Bergen-Belsen, un camp en Allemagne. Elle y contracte le typhus. Elle ne sortira des camps de la mort qu’en juin 1945. À son retour, elle ne pèse que 28 kilos. Les médecins disent à son père qu’elle ne survivra pas.
IL Y A 77 ANS !
Saint-Nazaire : résistante pendant la 2nde Guerre Mondiale, Christiane Cabalé, 97 ans, va recevoir une médaille de la légion d’Honneur

Près de 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Christiane Cabalé est une mémoire de cette période trouble de l’histoire. Cette résistante va être promue Grand Officier de la légion d’honneur.
C’est une des dernière résistantes encore en vie. Christiane Cabalé n’avait pas encore 18 ans quand elle a décidé de s’engager contre l’occupation nazie : « Je tapais à la machine pour écrire des tracts », se souvient-elle. Des tracts distribués dans les boîtes aux lettres nantaises, et des risques énormes pris par la jeune femme.
Un an après avoir débuté cette activité clandestine, Christiane Cabalé et ses deux parents sont arrêtés par la police française : « Ils sont arrivés, ils ont cassé les portes, ils se comportaient comme des voyous », raconte la résistante.
Anne Beaumanoir, résistante française qui a aidé des Juifs, décède à 98 ans

Ses anciens collègues médecins ont confirmé le décès aux médias français mais n’ont pas fourni de cause.
Alors qu’il était étudiant en médecine à 19 ans, d’abord à Rennes puis à Paris, le Dr Beaumanoir a secrètement rejoint le mouvement de jeunesse du Parti communiste français (PCF) après l’invasion allemande de la France. Ses parents, qui avaient facilité le passage de combattants étrangers à travers la France pendant la guerre civile espagnole de 1936-1939, ont soutenu ses activités de résistance.
Au début de 1944, le docteur Beaumanoir a aidé à sauver deux adolescents français d’origine polonaise dont le père, Ruben Lisoprawski, tenait une boulangerie à Paris. Comme la plupart des membres de sa famille, il avait été emmené au camp de concentration d’Auschwitz en Pologne occupée par les Allemands et n’avait jamais été revu. Mais ses enfants Daniel Lisoprawski, 14 ans, et Simone, 16 ans, ont survécu en partie parce que le Dr Beaumanoir a appris que la Gestapo planifiait une descente dans un appartement parisien où les adolescents étaient cachés par une Française.
Le Dr Beaumanoir s’est rendu à l’appartement pour les avertir et emmener les adolescents dans un refuge de la résistance. Cette maison a également été rapidement attaquée par des soldats allemands, mais un chef de la résistance a réussi à fuir avec les enfants sur les toits de Paris vers un autre endroit sûr.
Finalement, le Dr Beaumanoir les a emmenés au restaurant et à la maison de ses parents à Dinan, en Bretagne, où ils sont restés cachés, se déplaçant dans des endroits amis lors de perquisitions allemandes de maison en maison, jusqu’à la fin de la guerre en 1945. Par la suite, le Beaumanoir famille les a élevés comme leurs propres enfants.
Histoire : Georges Bidault, figure du pestiféré

Historien et haut fonctionnaire d’origine bordelaise, Maxime Tandonnet se passionne pour les oubliés ou les pestiférés de l’histoire politique française. Autant dire que Georges Bidault lui tendait les bras. Ce nom ne dit sans doute plus rien à personne. Pourtant, ce natif de l’Allier (de Moulins, pas de Vichy), fut un des grands chefs de la Résistance, au sein du mouvement Combat. C’est même lui qui succéda à Jean Moulin à la tête du Conseil national de la résistance et fut élevé au rang de Compagnon de la Libération.
Fondateur du Mouvement républicain populaire, le grand parti centriste et démocrate-chrétien de l’après-guerre, Bidault fut le ministre des Affaires étrangères de de Gaulle. On lui doit aussi, cette fois comme président du Conseil (le Premier ministre sous la IVe République) l’invention du salaire minimum.



