Parcours Mémoire



Oyonnax figure parmi les dix-huit villes françaises à être décorées de la médaille de la Résistance française. Cette distinction, créée par le Général de Gaulle en 1943, a été décernée à la ville par décret le 16 janvier 1947. Sauf qu’elle ne l’a jamais reçue officiellement. C’est en 2014 que la municipalité a découvert cette anomalie. « Nous avons fait des recherches un peu partout, à la mairie, et jusqu’aux archives départementales. Nous n’avons rien trouvé, pas de papier officiel, pas de diplôme et encore moins de médaille », précise le maire Michel Perraud.
En mai 1947, le président Vincent Auriol était bien venu dans le Haut-Bugey, pour honorer Nantua, également médaillée, mais sans s’arrêter à Oyonnax… Cette anomalie sera réparée le 8 mai prochain, à l’occasion des cérémonies commémorant la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, en présence du général de division Christian Baptiste, délégué national de l’ordre de la Libération. 75 ans après, Oyonnax recevra officiellement sa médaille bien méritée.

Longtemps sous-estimée, l’infiltration de la Résistance par des traîtres a en fait causé des dizaines de milliers d’arrestations, déportations ou exécutions. Un doc aidé, à voir ces 1er et 23 mai 2022, illustre ce terrible bilan.
L’infiltration de la Résistance par des Français au service de l’occupant a été bien plus importante et dévastatrice qu’on ne le pensait.
C’est ce que révèle la déclassification récente d’interrogatoires de traîtres et de rapports des services secrets sur leurs actions.
Et c’est ce qu’explique Des traîtres dans la Résistance, diffusé :
Ce documentaire de Patrick Benquet est le deuxième soutenu par la Région qui traite de la plus sombre des collaborations. Le premier ayant été Les Lycéens, le Traître et les Nazis, de David André, diffusé pour la première fois en janvier 2021 sur France 2.
Le nouveau bilan que dévoile Des traîtres dans la Résistance est terrible : on estime désormais qu’entre 20.000 et 30.000 Français ont aidé les Allemands à infiltrer les réseaux de la Résistance, par conviction ou par appât du gain ; et qu’ils ont ainsi entraîné l’arrestation, la déportation ou l’exécution de dizaines de milliers de résistants.

« Avec cette 7e édition du Mois des Mémoires, le 19e arrondissement contribue à l’indispensable travail de mémoire. Se souvenir, c’est aussi se tourner vers l’avenir ! »
Maire du 19e arrondissement


Pour la journée nationale en souvenir des victimes de la déportation, le département du Loiret et le musée de la Résistance de Lorris rendent hommage à Louis Sanson cette année. Un cheminot Loirétain, résistant de guerre, déporté à Mauthausen, mort quelques jours après sa libération en 1945.
Le cheminot Louis Sanson, originaire de Saint-Jean-de-la-Ruelle a été déporté politique sur le camp de Mauthausen et Melk en Autriche en 1944. Dans la résistance, son rôle était de saboter les voies de chemins de fer. Il meurt en 1945, 11 jours après la libération du camp par les Américains.
Comme chaque année pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, Lorris et son musée, avec le département du Loiret, organisent une cérémonie pour rendre hommage à un Loirétain déporté.
