Conférence « Sur les traces du photographe inconnu »



22/10/2025
« Ma chérie, je crois bien, cette fois, que c’est le départ définitif. On est venu nous dire, ce soir, de préparer nos bagages (…). Ne te fais pas de bile pour moi (…). Les voyages forment la jeunesse et je me sens encore jeune ».
Ces quelques mots sont extraits d’une lettre clandestine écrite par Marie-Claude Vaillant-Couturier le 21 janvier 1943 au fort de Romainville. 3 jours plus tard, cette trentenaire engagée, femme politique française, communiste et résistante embarque à bord d’un convoi ferroviaire dont la destination finale est Auschwitz-Birknenau. 229 autres femmes font partie du voyage. Parmi elles, des anonymes, mais aussi des personnalités comme Charlotte Delbo ou Danielle Casanova, majoritairement résistantes ou militantes communistes. On les appelle « Les 31 000 » une dénomination liée à leur numéro matricule attribué à leur arrivée au camp. Ce convoi est le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz. Sur les 230, seules 49 reviendront en 1945.

Liliane Loichot, 101 ans, a reçu le grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, le 12 octobre. Habitante de Delle, elle a animé des réseaux de Résistance entre la France et la Suisse, pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment à Glay, dans le Doubs.
Dimanche 12 octobre 2025, une cérémonie s’est tenue à Delle (Territoire de Belfort) pour honorer Liliane Loichot. Cette centenaire engagée a été décorée de la Légion d’honneur par le maire de Belfort, Damien Meslot.

Une séance « spéciale », c’est ce qui a réuni, vendredi soir, le conseil municipal de Chartres à l’hôtel de ville, comme l’a expliqué le maire, Jean-Pierre Gorges, en préambule : « Au vu de certaines échéances, il fallait le faire maintenant. »
Quatre points étaient à l’ordre du jour. Les trois premiers, rapportés par Guillaume Bonnet, adjoint au maire en charge du commerce et de l’amélioration du cadre de vie, portaient sur le changement de dénomination de rues et la dénomination d’une passerelle de la ville, rendant ainsi hommage à trois figures importantes de la capitale d’Eure-et-Loir.
Deux rues et une passerelle nommées
Plusieurs artères importantes de Chartres étaient concernées. Pour commencer, Guillaume Bonnet a proposé de rebaptiser la rue Collin-d’Harleville, qui longe actuellement l’hôtel de Ligneris, la préfecture historique, en avenue Jean-Moulin. Il s’agit de « renforcer la mémoire collective autour de cette figure majeure de la Résistance française ».
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Comment, à l’été 1940, le pays de la Révolution de 1789 a pu sombrer dans un régime autoritaire, liberticide et criminel ? Aux côtés de Laurent Joly, on interroge la nature du régime de Vichy, incarné par le maréchal Pétain, et son basculement dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Enregistrée en public aux Rendez-vous d’Histoire de Blois, cette série vous invite à décrypter l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France : les cinq années du régime de Vichy, sinon l’occupation de la France par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec l’historien Laurent Joly, directeur de recherches au CNRS, spécialiste de l’antisémitisme durant l’Occupation, tentons de comprendre comment cela a-t-il pu arriver ? Auteur de l’ouvrage collectif « Vichy, histoire d’une dictature 1940-1944 » (Éditions Tallandier).
Plongez au cœur de juin-juillet 1940, où, suite à l’invasion de l’Allemagne nazie, la défaite devient l’occasion pour le maréchal Pétain et ses amis politiques, dont Pierre Laval, de renverser la République et de promouvoir ce qu’ils appellent la Révolution nationale, un modèle antirépublicain, fasciste, défaitiste, liberticide, antisémite, criminel. Quelles sont les manœuvres politiques qui, en quelques semaines, ont conduit à la signature de l’armistice le 22 juin 1940, puis au vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par l’Assemblée nationale, le 10 juillet 1940.
Un régime qui se base sur le programme de Révolution nationale, prône le culte de la personnalité de Pétain, systématise l’exclusion des étrangers et des juifs, et sans pression directe de l’Allemagne nazie. Grâce à des recherches récentes et des documents inédits, Laurent Joly propose de mesurer l’ampleur de l’implication zélée du gouvernement collaborationniste, notamment sous l’impulsion de Pierre Laval et René Bousquet en 1942, dans la politique d’extermination des Juifs.
Présentation de la table ronde
Dernière grande page héroïque de notre histoire nationale, la période de la Libération (1944-1945) occupe une place importante dans notre mémoire collective. Elle incarne la liberté retrouvée après l’humiliation de l’Occupation, symbolise la participation de la France à la victoire alliée et le redressement militaire du pays après la défaite traumatisante de 1940, représente un moment de refondation du fait des réformes de structures pensées au sein de la Résistance et mises en place par le GPRF. Tout cela fait de la période 1944-1945 l’un des éléments majeurs dans la fabrication de la Nation française, à la fois comme moment historique dont l’héritage perdure aujourd’hui à travers la Vème République, mais également comme une référence qui reste omniprésente dans le discours public.
Alors que les commémorations du 80ème anniversaire se terminent, les principales Fondations mémorielles (Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque, Fondation de Gaulle, Fondation de la Résistance et Fondation de la France libre) se proposent de revenir sur la façon dont les représentations de la Libération ont pu évoluer dans les médias, les programmes scolaires et les commémorations officielles depuis la fin de la guerre. Il s’agira notamment d’insister sur les grandes phases commémoratives (le 20ème anniversaire, avec la panthéonisation de Jean Moulin, le 50ème anniversaire en 1994 centré sur le rôle des Alliés, le 70ème anniversaire qui pour la première fois évoque la question des victimes civiles des bombardements). Cette table ronde sera également l’occasion de dresser un bilan des commémorations du 80ème anniversaire et d’évoquer des pistes pour l’avenir, alors que se profile l’année du centenaire en 2045.
Antoine Broussy, directeur de la Fondation Charles de Gaulle
Fabrice Grenard, directeur scientifique de la Fondation de la Résistance
Jérôme Maubec, directeur historique de la Fondation de la France libre
Yves Rousset, président de la Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque
Christophe Gendry, directeur départemental de La Nouvelle République du Loir-et-Cher

La cérémonie de passation du drapeau des communes médaillées de la Résistance française s’est tenue les 18 et 19 septembre à Thônes, en Haute-Savoie. Parmi les participants figurait Marie-Claude Thil, maire de Béthincourt, aux côtés de nombreux élus venus de toute la France pour honorer la mémoire de la Résistance.
L’Est Républicain – 09 oct. 2025 à 18:30 – Temps de lecture : 2 min
Marie-Claude Thil, maire de Béthincourt était à Thônes, département de la Haute-Savoie, situé à mi-chemin entre les rives du lac d’Annecy et les stations du Massif des Aravis, le week-end du 18 et 19 septembre pour la cérémonie annuelle de passation du drapeau des communes médaillées de la Résistance française.
Une histoire forte à Thônes, liée à celle du maquis du plateau des Glières haut lieu de la Résistance durant la guerre 39-45 « avec une participation impressionnante de la ville et ses habitants » indique la première magistrate.
