Un moment peu connu de l’Histoire de la Résistance


Ce documentaire aborde l’histoire de la guerre d’Espagne et plus particulièrement l’histoire des Brigades Internationales, mais pas seulement. Les « volontaires internationaux» qui s’engageaient pour l’Espagne Républicaine n’étaient pas isolés. Un vaste réseau militant a mené, en France en particulier, une action constante de solidarité par le biais de collectes d’argent et de vivres pour l’Espagne Républicaine, il s’agit donc de croiser l’histoire des Brigades Internationales avec celle d’organisations comme le Secours Populaire pour avoir une vision générale de l’engagement international pour l’Espagne Républicaine durant ces années de front populaire et de montée du fascisme en Europe. Il s’agit aussi de se pencher sur un pan de l’histoire du Parti Communiste, au temps de Staline et du Komintern. Il s’agit enfin d’appréhender la façon dont s’est construite cette histoire, ce « grand récit », en particulier l’histoire « officielle » construite par le Parti Communiste. Sans oublier la présence importante des femmes dans cette histoire, des femmes écartées rapidement du front, des femmes dont l’engagement a été gommé de l’histoire telle qu’elle a commencé à être construite dès 1937 (année de leur éviction du front en Espagne). Ce documentaire a été produit par le CHS. Réalisatrice : Jeanne Menjoulet
C’était l’une une des dernières résistantes encore en vie. Christiane Cabalé est décédée dans la nuit du mercredi 10 août au jeudi 11 août.
Déjà chevalier de la légion d’honneur, Christiane Cabalé avait reçu en juin dernier la médaille de Grand Officier, l’un des plus hauts grades existants. Un véritable honneur pour elle : « C’est une reconnaissance pour ce que j’ai fait ce que j’ai pu pour mon pays. Je suis très fière d’avoir la légion d’honneur », nous avait-elle confié au printemps dernier.
Pour collecter des données locales, le Musée de la Bataille lance un appel à témoignages en marge de l’exposition Les femmes dans la Résistance, visible jusqu’au 18 septembre.
L’exposition itinérante « Les femmes dans la Résistance » fait étape à Bayeux (Calvados) depuis le 14 mai 2022. Conçue par la Fondation de la Résistance, elle est visible (après acquittement du billet d’entrée) au Musée mémorial de la Bataille de Normandie jusqu’au 18 septembre 2022.
Inaugurée à Paris le 8 mars 2021 à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, cette exposition itinérante à vocation pédagogique a été conçue et réalisée par la Fondation de la Résistance, avec le concours de nombreux partenaires, tels que les musées, les centres d’archives, les associations, les fondations et les familles de résistants.
Les conséquences du contexte de l’Occupation sur la condition féminine
« Constituée de 13 panneaux, elle explique les conséquences du contexte de l’Occupation sur la condition féminine, revient sur le rôle important qu’ont pu avoir les femmes dans l’émergence de la « résistance pionnière » et les différentes tâches qu’elles ont pu exercer dans le cadre de la lutte clandestine. Elles sont agents de liaison, de renseignement, jouent un rôle d’intendantes, participent aux filières de sauvetage, aident quotidienne les maquisards », énumère Philippe Paris, régisseur du pôle histoire et collections du musée mémorial de la bataille de Normandie à Bayeux.

Le 3 septembre 1944, le général Diego Brosset, commandant de la première division de la France Libre, épaulée par la 36e Division d’Infanterie américaine et les Forces françaises de l’Intérieur, libérait la ville de Lyon en s’emparant de l’Hôtel de Ville. Ce samedi 3 septembre 2022, 78 ans plus tard, Lyon célébrera sa libération.
Plusieurs temps forts sont organisés à partir de 18 heures, en présence du maire de Lyon Gregory Doucet. Les commémorations débuteront par un dépôt de gerbe dans la cour de l’Hôtel de Ville de Lyon, proclamée « Capitale de la Résistance » par le général de Gaulle en septembre 1944 et qui fut par la suite « Médaillée de la Résistance française » par décret le 20 novembre 1946.
La cérémonie se poursuivra par une marche jusqu’à la place Bellecour, en empruntant la rue Paul Chenavard. Le cortège sera emmené par 70 jeunes du Service national universel chargés de porter les drapeaux. Les commémorations seront clôturées sur la place par les discours des officiels et un concert de la fanfare du 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA).
