Catégorie : Actualité de la Résistance

Le lieutenant Vassili Porik aurait fêté aujourd’hui son 100e anniversaire mais en 1944, à l’âge de 22 ans, cet officier soviétique qui commandait un bataillon de résistants en France a été fusillé par les nazis.

Vassili Porik est le seul officier soviétique à avoir reçu le titre de Héros de l’Union soviétique pour avoir participé aux activités militaires en France pendant la Seconde Guerre mondiale, raconte à Sputnik Sergueï Dybov, directeur de l’association Mémoire russe.

Le bataillon de résistance soviétique sous le commandement du lieutenant de l’Armée rouge Vassili Porik, qui s’était enfui d’un camp allemand, a agi pendant la guerre dans la banlieue de la ville de Lens. Cette unité a mené 300 opérations réussies et a fait dérailler 10 trains. Le 25 avril 1944, le jeune lieutenant a été capturé et fusillé.

«Porik est le seul officier soviétique à avoir reçu le titre de Héros de l’Union soviétique pour des activités militaires sur le territoire français. Il est également l’un des rares héros de la Résistance à avoir reçu des récompenses à l’époque soviétique. Par miracle, il est parvenu à surmonter le voile de méfiance qui entourait les prisonniers de guerre. Cela signifie que sa biographie, sa vie et ses exploits étaient irréprochables. Aujourd’hui, il aurait eu 100 ans», partage Sergueï Dybov.

Le directeur scientifique de la Société militaire historique russe, Mikhaïl Miagkov, pense que le destin de Vassili Porik est devenu le symbole du courage et de l’invincibilité des officiers soviétiques.

Survivre et se battre

Ilia Vassiliev, directeur de la fondation dédiée à la mémoire d’Alexandre Petcherski, affirme aussi que Vassili Porik etait un symbole marquant de la Résistance.

«C’est un exemple important pour l’histoire, notamment aujourd’hui qu’il ne reste pratiquement plus de témoins en vie. Son exemple montre clairement comment les prisonniers de guerre détenus dans des conditions insupportables se battaient contre le système nazi brutal et, qui plus est, gagnaient», remarque-t-il.

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Visites guidées et exposition « 1940, la Bataille de France » Musée de la résistance et de la déportation de Picardie Tergnier

Visites guidées et exposition « 1940, la Bataille de France » Musée de la résistance et de la déportation de Picardie Tergnier

Visites guidées et exposition « 1940, la Bataille de France » le samedi 16 mai à Musée de la résistance et de la déportation de Picardie
Le 80e anniversaire de la Seconde Guere mondiale sera un moment fort de la transmission de l’histoire contemporaine et de la mémoire. Le département de l’Aisne fut un département en première ligne de ce conflit, depuis l’invasion allemande jusqu’au moment fédérateur de la libération. Les combats et les actions héroiques furent nombreux souvent au prix de la vie des patriotes refusant la défaite. L’année 2020 sera ainsi marqué par la commémoration de la Bataille de France et de l’Appel du Général De Gaulle du 18 juin 1940. Le musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie vous propose deux visites guidées sur le thème « 1940 » ainsi qu’une exposition sur l’aviation de reconnaissance à l’origine de la défaite de 1940. réservation des visites guidées prévues à 20 heures et 22 heures
Parcourez le musée de la résistance et de la déportation de Picardie au cours de cette exposition riche en histoire
Musée de la résistance et de la déportation de Picardie 5 place Carnegie, 02700 Tergnier, Aisne, Hauts-de-France, France Tergnier Aisne

Visites guidées Exposition ‘Laure Diebold, Marie Hackin, Héroïnes oubliées’, 23 février 2020-23 février 2020, Schirmeck,.

Visites guidées Exposition ‘Laure Diebold, Marie Hackin, Héroïnes oubliées’, 23 février 2020-23 février 2020, Schirmeck,.

Visites guidées Exposition ‘Laure Diebold, Marie Hackin, Héroïnes oubliées’ 2020-02-23 – 2020-02-23
Schirmeck Bas-Rhin Schirmeck

Le Mémorial Alsace-Moselle organise des visites guidées GRATUITES plusieurs dimanches par mois pour l’exposition « Laure Diebold, Marie Hackin, Héroïnes oubliées ». Elles se déroulent à 15h00 pour 25 personnes maximum (sur inscription : mel.alvesrolo@gmail.com ).

L’exposition :
1038 compagnons de la Libération. 6 femmes. Une Mosellane, une Alsacienne. Mais qui connaît les noms de ces deux résistantes hors du commun ?
Laure Diebold, l’alsacienne, Marie Hackin, la mosellane, toutes deux distinguées de la plus haute médaille de la Résistance française : la Croix de la Libération. Ces deux femmes ont connu un destin incroyable, et pourtant sont rapidement tombées dans l’oubli. Pour les faire revivre et entretenir leur mémoire, le Mémorial Alsace-Moselle a organisé cette exposition.

+33 3 88 47 45 50

Saint-Étienne: en mémoire des résistants et des déportés ligériens

Saint-Étienne: en mémoire des résistants et des déportés ligériens

Rafles, actions contre la Wehrmacht et l’État français… Le mémorial retrace l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans la Loire, notamment les vingt-et-un mois de la seconde occupation allemande.
Par Fred SAURON Hier à 06:00 – Temps de lecture : 5 min

Les portraits des fondateurs du Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire s’affichent à l’entrée. Le public reconnaît les visages ou au moins les noms de ces premiers gardiens de la mémoire qui ont appartenu à « l’armée des ombres » : Violette Maurice, Joseph Sanguedolce, Lucien Neuwirth…

La plaque de la Kommandantur de Roanne exposée

« C’est un mémorial, pas un musée », prévient Jean-Michel Blanchardon, président de l’association qui gère les lieux aménagés en 1999 dans un bâtiment de la rue du Théâtre : « Nous recevons ici 4 000 élèves par an. »

l n’empêche que le mémorial possède tout de même un certain nombre d’objets. Dans la salle consacrée à la Résistance, quelques pièces historiques s’offrent au regard du visiteur transporté dans la Loire occupée.

Parmi elles, une vareuse d’officier allemand, un pistolet de l’Armée secrète et la plaque de la Kommandantur de Roanne décrochée à la Libération. L’essentiel n’est finalement pas là mais sur la trentaine de panneaux retraçant la vie quotidienne des Ligériens pendant la Seconde Guerre mondiale (13 500 soldats de la Loire ont été prisonniers en Allemagne après la défaite de 1940) avec une précision historique incontestable.

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Hommage au cimetière parisien d’Ivry

Hommage au cimetière parisien d’Ivry

Hommage ce matin au cimetière parisien d’Ivry à ceux de l’Affiche rouge fusillés le 21 février 1944 !

« Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant »

http://www.defense.gouv.fr/…/do…/229396/2556923/file/affiche
https://www.ina.fr/…/artic…/les-etrangers-dans-la-resistance

Projection débat

Projection débat

Film l’Esprit de Résistance
Ce film, entièrement produit par France 3 Corse Via Stella, qui retrace le parcours de Geneviève de Gaulle et Germaine Tillion de manière très singulière à travers le regard d’Isabelle et Paolina Gaggini, fille et petite fille de Geneviève de Gaulle, m’a énormément appris. Merci au réseau des Médiathèques d’Ajaccio de le mettre en lumière pour questionner sur l’ESPRIT de RÉSISTANCE avec ces femmes d’exception, portées jusqu’à leur dernier souffle par l’humilité de leur engagement.
Marie Cristiani

Autriche : les survivants du camp de Gusen se battent pour en faire un lieu de mémoire

Autriche : les survivants du camp de Gusen se battent pour en faire un lieu de mémoire

Durant la Seconde Guerre mondiale, Gusen fut le camp d’extermination le plus meurtrier et le plus vaste d’Autriche. Pourtant, les familles de déportés et les survivants se battent seuls pour que les vestiges ne disparaissent pas.

Gusen, en Autriche. Entre 1940 et 1945, plus de 35 800 déportés ont trouvé la mort dans ce camp d’extermination par le travail. Républicains espagnols, résistants français, polonais, au total, 27 nationalités y ont été exploitées, torturées, tuées. Pourtant, Gusen, le camp le plus meurtrier et le plus vaste d’Autriche, tombe peu à peu dans l’oubli. Un lotissement a même été construit sur l’emplacement du camp. Des maisons luxueuses, avec piscine, se sont installées à côté des vestiges.

« Nous devons aux survivants d’avoir un mémorial »

Sans l’initiative des familles de déportés et des survivants, tout aurait disparu. « Grâce à des dons, les survivants ont acheté dans les années 1960 le terrain où se trouvait le crématorium, et ils ont construit un mémorial, mais il n’est pas connu et il est tout petit. Nous devons aux survivants d’avoir un mémorial », explique Bernhard Mühleder, historien spécialiste de Gusen. Ce modeste centre d’accueil ne suffit pas cependant à apaiser la douleur des Polonais. Sur les 71 000 détenus, 90% venaient de Pologne. Varsovie fait pression depuis des années pour que le site devienne un véritable lieu de mémoire. En janvier, Vienne a enfin annoncé le déblocage de 2 millions d’euros.