Catégorie : Actualité de la Résistance

Communiste, juive, résistante, elle témoigne sur RFI

Communiste, juive, résistante, elle témoigne sur RFI

La marche du Monde www.rfi.fr, à partir d’aujourd’hui Diffusé dimanche 26 janvier à 11 h 10 sur l’antenne de RFI
Paulette Sliwka-Sarcey a plus de 95 ans et a vécu l’horreur de la déportation à Auschwitz-Birkenau, en 1943. Un témoignage saisissant sur l’univers concentrationnaire.

«Nous , nous étions un groupe, une organisation. Il y avait toujours quelqu’un pour soutenir l’autre. Pour survivre, et témoigner. » Paulette Sarcey, au micro de Valérie Nivelon, raconte ses années de résistance et de déportation. Et c’est bouleversant, tant sa voix sonne clair, tant ses souvenirs sont précis dans l’horreur, mais aussi dans la pudeur. Ses paroles sont pour RFI le moyen de célébrer le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz.

Paulette Sarcey est née en 1924 à Paris, dans le quartier de Belleville, de parents juifs polonais persécutés pour leurs opinions communistes dans leur pays d’origine. Elle joue dans la rue, elle participe aux patronages fondés par son père et d’autres militants. Quand les nazis débarquent à Paris, elle refuse de porter l’étoile jaune. Et entre dans la clandestinité, avec un groupe de militants, dont Henri Krasucki, alors son compagnon. Ils étaient 27 membres : ils ne sont plus que 6, à son retour d’Auschwitz, en 1945. Leurs missions : balancer des tracts dans les cinémas, saboter des entreprises…

Et ce que raconte Paulette Sarcey, c’est la façon dont elle a survécu, après que son réseau a été trahi : par la solidarité avec les membres de son groupe, d’abord à Drancy, puis dans le convoi, le 23 juin 1943, qui envoie ces hommes, ces femmes et ces enfants vers l’horreur. Mais elle dit aussi la force de la solidarité quand l’espoir est réduit à néant, les sabotages dans le camp, les dons de nourriture aux plus faibles, les chaussures et la gamelle qu’on doit protéger pour survivre. Avec au cœur cette force du collectif, qui se renoue à l’intérieur du camp. Elle évoque son hébétude devant la liberté retrouvée, aussi. Et cette force de combattre, qui la porte jusqu’à aujourd’hui.

L’intégralité de l’entretien avec Paulette Sarcey ainsi que le film Cité de la Muette, qui en reprend quelques extraits, sortiront en DVD fin janvier dans une coédition Ciné-Archives et Périphérie.
Caroline Constant

Ils ont distribué des tracts, cassé des portraits du maréchal Pétain, se sont montrés solidaire avec les juifs et ont contribué à préparer le débarquement des Alliés… Malgré leur courage et leur sacrifice au nom d’une société plus humaine, l’histoire de ces jeunes Français prêts à mourir est aujourd’hui occultée. Entretien avec David André, sur son film Les lycéens, le traître et les nazis, présenté en compétition au Festival international du documentaire (Fipadoc) de Biarritz.

RFI : Vous avez sciemment intitulé votre documentaire Les lycéens, le traître et les nazis, sachant qu’on avait beaucoup entendu parler des nazis, très souvent aussi de la collaboration et des traîtres si l’on pense aux histoires des femmes tondues après la Libération, mais très peu de la résistance lycéenne. Pourquoi ce sacrifice ultime d’une centaine de jeunes est pratiquement tombé dans l’oubli ?

David André : Je ne sais pas pourquoi cette histoire de lycéens n’a pas encore été traitée jusqu’à aujourd’hui. C’est étrange, parce que c’est quand même l’histoire importante et majeure d’un grand réseau de résistance lycéenne contre les nazis sous l’Occupation à Paris. Donc, je suis un peu étonné qu’il n’y a pas eu de film avant moi. Il y a eu quelques livres écrits par des historiens du Centre de la France, puisque c’est là qu’a eu lieu la tragédie. Ces historiens m’ont dit que cette tragédie de La Ferté-Saint-Aubin s’est passée le même jour que le grand massacre commis par le régiment SS « Das Reich » à Oradour-sur-Glane [624 hommes, femmes et enfants tués, NDLR], le 10 juin 1944. C’est peut-être la raison pour laquelle on ne se souvient pas de cette histoire de lycéens résistants massacrés.

Qu’était ce Corps franc Liberté ?

Dans les réseaux de résistance, il y avait des secteurs « Intelligence » : le renseignement, l’espionnage, qui faisaient remonter beaucoup de données, notamment à Londres. Et puis, il y avait des secteurs « Action », avec des gens prêts à faire des sabotages, à se battre, à prendre les armes dans des conditions très risquées. Les corps francs étaient des unités destinées à prendre un jour des armes. Le jour où il y aurait le soulèvement général, il fallait être prêt. Et ces lycéens faisaient partie d’un de ces Corps franc Liberté. Ils étaient jeunes : 15, 16, 17 ans, mais formés à la clandestinité et à la lutte armée.

Votre film commence avec des images spectaculaires du débarquement des Alliés. Est-ce que c’était facile de trouver des images de lycéens de cette époque ?

C’était très difficile, puisque, évidemment, les lycéens de l’époque n’avaient pas d’iPhones… Il y a très peu d’images, à part de quelques images de la propagande du régime de Vichy qui collaborait avec l’Allemagne et parlait du « redressement national de la jeunesse », etc. Donc, il n’y a pas d’images. C’était toute la difficulté de ce projet. Comment raconter cette histoire extraordinaire, alors qu’il n’y a que très peu d’images. Pour cela, j’ai eu recours à un dispositif de création afin de redonner vie à l’histoire de ce réseau de lycéens résistants.

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Centre de la Résistance à Blois : les 9 rendez-vous du début d’année 2020

Centre de la Résistance à Blois : les 9 rendez-vous du début d’année 2020

Le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire (CRDM) a été inauguré le 9 novembre 2019 à Blois. Il a dévoilé sa programmation du premier trimestre 2020.

S’il est ouvert au public depuis le 21 septembre 2019, le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire (CRDM), a été inauguré en grande pompe le samedi 9 novembre 2019, en présence de Christiane Hessel, la veuve de Stéphane Hessel, résistant et diplomate, auteur d’Indignez-vous !

Un comité de programmation avait alors été mis en place « afin de faire le lien entre les différents acteurs de la culture sur la ville et le département », explique Yves Olivier, conseiller municipal délégué au CRDM.

Soucieux  » d’élargir le champ des connaissances « , ce comité vient de dévoiler le programme du premier trimestre 2020 du lieu d’expositions avec deux axes principaux : l’instauration d’un rendez-vous un jeudi par mois et la participation aux grands événements qui rythment la vie culturelle blésoise – Bd Boum, Les Rendez-vous de l’histoire ou encore la Semaine Elles.

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EXPOSITION TEMPORAIRE  » LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE « 

Imaginée comme si elle était l’adaptation d’un vrai journal intime, la série « Les enfants de la Résistance » est une bande dessinée d’une grande rigueur historique. Les auteurs, Vincent Dugomier et Benoît Ers, évoquent des grandes étapes de la Seconde Guerre mondiale telles que les ont diversement vécues les Françaises et les Français.

> Jusqu’au 23 février 2020.
Yves Olivier, conseiller municipal délégué au centre de la Résistance, devant les planches de la bande dessinée " Les enfants de la Résistance ". L'exposition est visible jusqu'au 23 février 2020.
Yves Olivier, conseiller municipal délégué au centre de la Résistance, devant les planches de la bande dessinée  » Les enfants de la Résistance « . L’exposition est visible jusqu’au 23 février 2020.
© Photo NR, Adrien Planchon

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CONFÉRENCE  » LA REPRÉSENTATION DE LA RÉSISTANCE DANS LA BANDE DESSINÉE « 

La bande dessinée aborde désormais de front tous les thèmes. La manière de relater en BD des récits liés à la Résistance intérieure entre 1939 et 1945 a évolué au fil des années. Ainsi, Hervé Cannet, plus connu dans le monde du neuvième art sous le nom de  » Erwann Tancé  » va essayer de montrer les différentes facettes de la BD qui va du roman graphique à la biographie, et qui souligne «  le rôle des maquis, des parachutages, des femmes et de la répression « .

> Jeudi 23 janvier 2020 à 18 h 30.
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RENCONTRE AVEC HÉLÈNE STAES, RESPONSABLE PÉDAGOGIQUE DE LA FONDATION DE LA RÉSISTANCE

Dans le cadre du concours national de la Résistance et de la déportation, le CRDM propose aux lycéens trois rendez-vous pour leur permettre d’illustrer le thème de l’année 2019/2020  » 1940 entrer en résistance, comprendre, refuser, résister « , dont cette rencontre est le premier.

Hélène Staes, professeure d’histoire en charge des activités pédagogiques de la Fondation de la Résistance à Paris, proposera aux élèves les enjeux de la question et les axes à travailler, en proposant un éventail de ressources documentaires. Si cet atelier est d’abord destiné aux élèves qui préparent le concours, il est néanmoins ouvert à toute personne intéressée par le sujet.

> Mercredi 22 janvier à 15h30.

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RENCONTRE/CONFÉRENCE  » UN VILLAGE FRANÇAIS : UNE HISTOIRE À HAUTEUR D’HOMMES ET DE FEMMES « 

Bernard Papin, maître de conférences à l’université Sorbonne nouvelle, se penchera sur la série télévisée française  » Un village français «  et sur la mise en scène fictionnelle des phases majeures de la résistance à l’occupant. Il s’attardera sur un épisode singulier : la transposition dans le  » village français  » (saison V, épisode 10) du défilé des maquisards à Oyonnax le 11 novembre 1943 dont voici la bande annonce ci-dessous.

> Jeudi 30 janvier 2020 à 18 h 30. Réservation conseillée.
5
PROJECTION DU FILM « MA VIE DESSINÉE »

De 1923 à 1955, Arnaud de Roquefeuil, riche propriétaire terrien du Cotentin, a chroniqué sa vie sous forme de bande dessinée, en couleurs aquarellées. Il a ainsi raconté des événements intimes mais aussi la grande histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale, qu’il a traversée depuis sa mobilisation sur la ligne Maginot jusqu’à son arrestation comme résistant en 1944. Les dessins, enrichis d’images d’hier et d’aujourd’hui, sont rendus vivants par les voix de Michel Bouquet et Guillaume de Tonquédec.

> Mercredi 19 février 2020 à 15 h et 18 h 30.
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LA COMPAGNIE l’INTRUSE PRÉSENTE  » NATHALIE LIT ELZBIETA »

Nathalie Kiniecik propose d’entrer dans l’univers singulier d’Elzbieta, illustratrice et écrivaine franco-polonaise, notamment de littérature jeunesse et à qui l’on doit les albums Flou-Flou et Musette, Petit-Gris

> Jeudi 27 février 2020 à 16 heures.

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PROJECTION DU FILM  » LA DERNIÈRE D’ENTRE ELLES « 

A partir du récit de 40 pages rédigé par sa grand-mère Fernande après son retour de déportation à Auschwitz-Birkenau, et du témoignage de Rosette, dernière survivante du groupe Fernande, Pierre Goetschel reconstitue ce que fut l’expérience concentrationnaire de ces femmes. Projection en présence du réalisateur.

> Jeudi 12 mars 2020 à 18 h30.

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CONFÉRENCE  » LES FEMMES DANS LA RÉSISTANCE « 

Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire-géographie au lycée Descartes de Tours et chargé de cours à l’université François Rabelais de Tours – et qui, rappelle Yves Olivier, fait partie du comité scientifique du Centre de la Résistance – donnera une conférence dans le cadre de la Semaine Elles du 6 au 15 mars 2020.

> Samedi 14 mars 2020 à 16 heures.

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JEU DE SOCIÉTÉ  » RÉSEAUX »

Les jeunes, et les moins jeunes d’ailleurs, pourront venir découvrir comment fonctionnaient les réseaux clandestins, et prendre conscience des risques encourus par les résistants comme de leurs actes héroïques. Dans Réseaux, les joueurs incarnent les chefs de réseaux de Résistance de l’ancienne Seine-et-Oise pendant la Seconde Guerre mondiale. Le but : déstabiliser les troupes d’occupation allemandes en opérant des missions de sabotage, de propagande, d’espionnage et d’attaque.

> Mercredi 18 mars 2020. Entrée dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée au 02.54.44.67.40.
Le directeur du Mémorial de Buchenwald déplore la hausse des provocations d’extrême-droite

Le directeur du Mémorial de Buchenwald déplore la hausse des provocations d’extrême-droite

Le directeur du Mémorial du camp de concentration allemand de Buchenwald déplore une hausse des provocations d’extrême-droite. Contestation des réalités historiques lors des visites et messages dans les Livres d’Or sont de plus en plus courants, de manière orchestrée.

Les fours crématoires à Buchenwald.
Les fours crématoires à Buchenwald. | REUTERS / KAI PFAFFENBACH

Le directeur du Mémorial du camp de concentration allemand de Buchenwald, Volkhard Knigge, a déploré jeudi une recrudescence des provocations perpétrées par des visiteurs d’extrême droite qui relativisent l’ampleur des crimes commis par les nazis.

Il y a de plus en plus de perturbations ciblées et préparées des visites guidées, s’est inquiété Volkhard Knigge dans le quotidien régional allemand Neue Westfälische, alors que des dirigeants du monde entier sont réunis jeudi en Israël pour marquer le 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz (Pologne) par l’Armée rouge le 27 janvier 1945.

Messages dans les livres d’Or

Dans les livres d’Or se trouvent de plus en plus de messages dans lesquels le nazisme et les camps de concentration sont jugés bons et utiles pour les Allemands, a également regretté cet historien qui dirige le mémorial depuis 1994.

Des militants d’extrême-droite se glissent parmi les groupes de visiteurs et attendent le moment opportun pour nier l’Holocauste ou mettre en doute le nombre de victimes, a-t-il expliqué.

Ces interventions sont souvent filmées afin que les vidéos soient ensuite diffusées dans ces groupuscules extrémistes, selon lui.

Formation des employés

Ces incidents, a-t-il assuré, sont un indice à prendre au sérieux que quelque chose se rompt en terme de conscience historique, de sensibilité humaine et d’orientation politique et démocratique.

En réaction, les employés du Mémorial de Buchenwald ont été formés pour pouvoir répondre à ce genre d’incidents, a-t-il souligné.

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CONFÉRENCE « POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION »

CONFÉRENCE « POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION »

LES RENDEZ-VOUS DU MONT-VALÉRIEN

QUATRIÈME ÉDITION

CONFÉRENCE DE JEAN-MARC BERLIÈRE
POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION
MERCREDI 5 FÉVRIER À 18H30

Conférence d’ouverture de cette quatrième édition des Rendez-Vous du Mont-Valérien, l’intervention de Jean-Marc Berlière, historien, spécialiste de l’histoire des polices, portera sur le sujet à la fois complexe mais nécessaire Polices et policiers sous l’Occupation. Issus de plus de 30 années de recherches, les travaux de Jean-Marc Berlière permettront d’aborder ce pan de notre Histoire, délicat, encombré d’idées reçues et d’en cerner les nuances.

Polices et policiers sous l’Occupation

L’État français, autoritaire, antidémocratique et antisémite, porteur d’un projet idéologique fondé sur l’exclusion de « l’antifrance », a porté un intérêt constant à la police qui constituait – avec la Justice – un des seuls instruments régaliens dont il disposait pour affirmer sa souveraineté face à l’occupant. Il va donc réformer cet instrument hérité de la IIIe République et charger polices et policiers de missions inédites en contradiction avec les principes républicains. Confrontés à cette dérive des missions et des pratiques, comment ont réagi des policiers acculturés au « devoir d’obéissance » et au respect de la loi ?

L’intervenant

Jean-Marc Berlière est professeur émérite d’histoire contemporaine. Historien des polices, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Polices des temps noirs (Perrin, 2018) préfacé par Patrick Modiano et Policiers français sous l’Occupation (2e édition, Perrin / Tempus, 2011)

Présentation de l’exposition | Désobéir pour sauver, des policiers et des gendarmes
« Justes parmi les nations »

Hommage aux 68 policiers et gendarmes « Justes parmi les Nations » et à leurs nombreux collègues restés à ce jour anonymes, cette exposition révèle les parcours de ces hommes et ces femmes dont les chemins se sont croisés aux heures les plus sombres de notre Histoire. Elle invite à réfléchir sur la responsabilité de l’État français dans la répression antisémite et la déportation des Juifs de France.

Inscription

« Les rendez-vous du Mont-Valérien » sont organisés par le Mémorial du Mont-Valérien (Haut lieu de la mémoire nationale du ministère des Armées), la Préfecture des Hauts-de-Seine, avec le soutien de l’Éducation nationale et l’Association des professeurs d’Histoire et de Géographie.

Retenez la date !

Retenez la date !

Nous avons le plaisir de vous inviter à nous retrouver sur le nouveau site du Musée de la Résistance nationale, à l’espace Aimé Césaire, 40 quai Victor Hugo, à Champigny-sur-Marne, le samedi 29 février prochain, à 10h.

Nous aurons la joie de vous faire découvrir notre nouvelle muséographie. Retenez la date !

Nous vous préciserons très prochainement le programme de cette journée et des indications de transport en commun et d’hébergement.

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver pour cet important moment dans la vie de notre association, nous vous adressons nos plus sincères salutations amicales.

Lucienne Nayet, présidente du Musée de la Résistance nationale
Georges Duffau-Epstein, Président des amis du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne

POUR EN SAVOIR PLUS

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

L’UCFAF (Union Culturelle des Arméniens de France), en partenariat avec l’ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance) et la JAF (Jeunesse Arménienne de France), vous invitent à une soirée d’hommage au Groupe Manouchian, vendredi 21 février 2020 à 20 h.

Centre culturel UCFAF, 6 cité du Vauxhall, Paris 10°, Métro République.

Cette soirée aura lieu 76 ans jour pour jour après l’exécution des 22 membres du groupe au Mont Valérien. Elle se déroulera autour du film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia:

« Julien Lauprêtre, solidarité, le sens d’une vie »,  en présence de la réalisatrice.

TÉLÉCHARGER L’INVITATION

Camp du Ruchard : appel à dons pour la construction d’un muret mettant la stèle en valeur

Camp du Ruchard : appel à dons pour la construction d’un muret mettant la stèle en valeur

Présentation du projet

 

À quelques kilomètres au sud d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), en bordure de la route forestière D132 reliant cette localité à Avon-les-Roche, en traversant le camp militaire du Ruchard, s’élève un monument du souvenir.

Nous souhaitons achever la restauration de ce lieu de recueillement, lié à un évènement qui marqua profondément la Touraine au cours de la guerre 1939-1945. Les 16 mai et 27 octobre 1942, dans une tranchée du camp militaire du Ruchard ont été fusillés 15 jeunes résistants. Les fusillés de mai étaient les premiers résistants exécutés par les  nazis sur la terre tourangelle.

Chaque premier samedi du mois d’octobre une cérémonie se déroule sur le site devant environ trois cents personnes (autorités civiles et militaires, enfants des écoles), une cinquantaine de porte-drapeaux, et avec le soutien musical de l’Harmonie de la Fuye de Tours.

La tranchée située dans  le camp du Ruchard où les résistants on été fusillés
 
Cérémonie  à la stèle du Ruchard le 5 octobre 2019

Origine du projet

En ce lieu, le 10 octobre 1982,  grâce à  une souscription publique à l’initiative du « Comité d’érection de la stèle du camp du Ruchard », association créée à cette occasion par des bénévoles membres de l’ANACR et de la FNDIRP départementales, une première stèle, dédiée à la mémoire des  15 résistants fusillés au camp du Ruchard les 16 mai et 27 octobre 1942, a été érigée pour  le  40e anniversaire de leur sacrifice.

L’inauguration  s’est déroulée en présence de représentants des autorités civiles et militaires, de nombreux élus, de deux délégations allemandes,  l’une de Senftenberg (ville de RDA jumelée avec Saint-Pierre-des-Corps), l’autre représentant l’Association des victimes du nazisme et la ligue antifasciste de Mulheim (ville de RFA jumelée avec Tours), d’un détachement de l’Ecole d’application du train de Tours, de musiciens de la 13 division militaire, ainsi que d’une foule considérable.

*  En 1992, la stèle en pierre dure est remplacée par une stèle en marbre (l’ancienne stèle est transférée au carré des fusillés du cimetière de  St Pierre-des-Corps en 2009, puis entièrement restaurée en 2015).

En étroite collaboration avec la direction du camp militaire, un panneau du souvenir est implanté sur les lieux  de l’exécution.

*  En 1993, 15 cyprès de Leyland sont plantés, entourant la stèle pour la mettre en valeur.

*  En 2007, l’association  de bénévoles, élargie aux  Familles de fusillés et victimes tourangelles de la barbarie nazie, forme  un nouveau « Comité de la stèle du camp du Ruchard – Mémoire des fusillés et massacrés de Touraine » qui prend le relais du Comité d’érection, poursuivant sa tâche, et élargissant le champ du travail de mémoire.

*  En 2009, le fléchage routier permettant d’accéder localement à la « stèle des résistants fusillés » est réalisé.

* En 2010, un panneau-mémoire, rappelant la Résistance en Touraine de 1940 à 1944 et les exactions subies par sa population, est installé près de la stèle, les militaires du camp du Ruchard assurant son implantation.

*  En 2012, une plaquette reprenant les éléments du panneau de 2010, à destination des mairies, bibliothèques, offices de tourisme … , tirée à 20 000 exemplaires, est diffusée dans le département.

*  En 2018, il est décidé d’abattre la haie devenue trop importante (6m de hauteur et 4 à 5m d’épaisseur), présentant des marques de vieillissement (zones brunes), et donnant lieu à des frais d’entretien prohibitifs pour le modeste budget annuel du comité.

Les hommes du camp du Ruchard se chargent gracieusement de l’opération.

* En 2019, le comité finance la réalisation d’une fondation en diorite et de son drainage en vue de l’édification d’un muret délimitant l’espace autour du monument,  en remplacement de la haie.

Ces travaux et ces réalisations ont pu être menés à bien par le Comité grâce aux aides permanentes des villes de Saint-Pierre-des-Corps et Tours, et à celles plus ponctuelles de la Région Centre, du Conseil départemental, du Souvenir français … voire du Ministère des Anciens combattants.

C’est en raison de la diminution de ces subventions publiques que nous lançons cet appel aux dons par l’intermédiaire du site Helloasso.

Pour conclure, il n’est pas inutile de souligner que le sang des fusillés a marqué à jamais le sol du Ruchard. Ainsi, depuis 1982, les responsables du camp ont toujours soutenu le travail de mémoire des bénévoles, assuré le parfait entretien de la « tranchée des fusillés » – lieu des exécutions – , présenté quand cela était  possible un piquet d’honneur aux cérémonies, accueilli dans les locaux du camp bien des vins d’honneur  généreusement offerts par les gestionnaires de la commune d’Avon-les-Roches qui  ont toujours veillé à la propreté du site de la stèle.

Ces aides matérielles facilitent grandement le travail des membres du Comité et les incitent à mener à bien leur projet de restauration du site afin de poursuivre dans la voie tracée par Max NEVERS, président du « Comité d’érection », concluant ainsi l’inauguration du 10 octobre 1982 : « La jeunesse de notre pays doit connaître les combats et les espoirs de la Résistance…. Cet héritage est notre richesse que nous dédions à cette jeunesse, gardienne de nos libertés chèrement acquises, et nous l’invitons, en souvenir des nombreuses victimes, à continuer notre combat ».

La stèle  en 2018 avant l’abattage de la haie
 
 
L’environnement actuel de la stèle en octobre 2019

Le projet de muret entourant la stèle

A quoi servira l’argent collecté ?

Le budget global pour la rénovation du site de la stèle s’élève à 12 000 euros. Nous avons pu en financer la majeure partie, mais les frais de construction du muret dépassent nos capacités budgétaires.

Pour l’achèvement des travaux il apparaît nécessaire de collecter 3 000 €.

Nous rappelons que le « Comité de la Stèle du camp du Ruchard – Mémoire des fusillés et massacrés de Touraine », association n° W372007005 – identifiant SIRET 500 061 452 00024, est un organisme d’intérêt général à caractère culturel et but non lucratif.

Notre équipe

Andrée Deroche (fille de fusillé au camp du Ruchard) présidente du comité – Suzanne Plisson (déportée) vice-présidente – Jean-Maurice Pialeport (fils de résistant) secrétaire – Claudette Sornin (belle-fille de fusillé) trésorière –  Hélène Bieret (fille et nièce de fusillés au camp du Ruchard et au Mont Valérien) trésorière adjointe – Michel Beaufils (fils de fusillé au camp du Ruchard) – Jean-Michel Chauvière (fils de déporté) –  André Maillet (fils de déporté) – Daniel Gonon (petit-fils de déporté) – Christian Bourdon (cousin de fusillé au camp du Ruchard) – Jean Soury (président de l’ANACR d’Indre-et-Loire – ancien résistant).

Pour en savoir plus sur l’histoire de la stèle du Ruchard :

http://adirp37-41.over-blog.com/2018/09/les-fusilles-de-touraine-la-stele-du-ruchard.html

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand, 6 février 2020-6 février 2020, Tergnier.

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand, le jeudi 6 février à 20:30
Résistance(s) conte l’histoire de deux jeunes filles au moment des heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale et du nazisme. L’une est française, l’autre allemande. La première cache une amie juive, la seconde milite au sein du mouvement de Munich « La rose blanche ». Deux jeunes filles aux destins différents et éloignés, qui se trouvent pourtant réunies dans une même lutte. Résistance. Sur réservation. Tarif plein 8€ / tarif réduit 4€ / gratuit pour les -12 ans
Un spectacle sur les destins croisés de deux jeunes femmes durant les heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale
centre culturel François Mitterrand 7 rue Marceau 02700 Tergnier