Catégorie : Actualité de la Résistance

Camille Senon, épisode 01: le massacre d’Oradour-sur-Glane

Camille Senon, épisode 01: le massacre d’Oradour-sur-Glane

A 95 ans, Camille n’a rien perdu de sa verve. Infatigable militante, elle continue de raconter son histoire et celle du massacre de son village, où 643 habitants furent brûlés vifs par les SS le 10 juin 44. Un combat qu’elle mène pour sensibiliser la jeunesse et la mettre en garde face à la montée du néo-nazisme.

Camille venait d’avoir 19 ans le 10 juin 1944.  Elle travaillait à Limoges et, comme chaque samedi, elle rentrait chez ses parents à Oradour-sur -Glane en tramway. Mais ce soir-là, les employés du tram lui ont dit « les Allemands sont arrivés à Oradour en début d’après-midi, et nous ne savons pas ce qui se passe. Nous avons essayé de téléphoner, mais Oradour ne répond pas. » Camille et les autres passagers embarquent néanmoins. Jamais ils n’auraient pu imaginer ce qu’ils allaient découvrir en arrivant là-bas.

Ce 10 juin 1944, Camille a perdu son père, son grand-père, ses oncles et ses tantes, de nombreux cousins et camarades. Sur les 643 victimes de ce terrible massacre, 350 étaient des femmes et des enfants. Il s’agit du plus grand massacre de civils perpétré par l’armée Allemande en France pendant la seconde guerre mondiale.

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Georges Peignart était résistant du Vercors

Georges Peignart était résistant du Vercors

Habitant du Havre, Georges Peignart était résistant du Vercors pendant la Seconde Guerre mondiale

Histoire. Cet habitant des Acacias a aujourd’hui 96 ans et c’est un homme discret. Pourtant, Georges Peignart pourrait témoigner de ce qu’il a accompli pendant la Seconde Guerre mondiale en tant que résistant dans le Vercors, dans les Alpes, dans l’est de la France, puis en Allemagne et en Autriche. En s’appuyant sur le « Cahier de Résistance » qu’il a tenu pendant la guerre, sa famille témoigne.

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Un couple de lesbiennes françaises qui a combattu les nazis, peu à peu reconnu

Un couple de lesbiennes françaises qui a combattu les nazis, peu à peu reconnu

Dans « Paper Bullets », Jeffrey H. Jackson revient sur ce couple emblématique qui a su démoraliser les Allemands occupant l’île de Jersey et inspiré des gens comme David Bowie

NEW YORK JEWISH WEEK — Lucy Schwob et Suzanne Malherbe – connues sous leurs pseudonymes Claude Cahun et Marcel Moore – auront bénéficié d’une reconnaissance tardive, au cours des dernières décennies, pour leurs photographies scintillantes, leurs collages et les écrits qu’elles avaient créés dans la sphère de l’art avant-gardiste du Paris des années 1920. En tant que maîtresses et collaboratrices, elles ont laissé derrière elles une œuvre surréaliste visionnaire en ce qui concerne l’ambiguïté de genre et la métamorphose, et elles auront séduit des admirateurs allant de la rock-star David Bowie à l’artiste Cindy Sherman.

L’auteur Jeffrey H. Jackson aimerait également qu’elles soient reconnues pour un autre rôle : En tant que résidentes de Jersey, la plus grande des îles du Channel, en Grande-Bretagne, les deux françaises avaient mené une campagne de résistance contre l’occupation nazie. Dans « Paper Bullets: Two Artists Who Risked Their Lives to Defy the Nazis, » Jackson décrit comment, en quatre ans, elles avaient écrit des prospectus subversifs, des pamphlets et des dessins qui avaient eu pour objectif de démoraliser les soldats allemands qui contrôlaient l’île. Glissée dans les poches des soldats, collée sur les murs et abandonnée dans les cimetières, leur propagande « a souligné la variété des moyens utilisés par les populations pour combattre l’empire nazi dans toute l’Europe ».

Jackson est professeur d’histoire au Rhodes College de Memphis, dans le Tennessee. Lui et moi – deux mâles hétérosexuels cisgenre – nous sommes entretenus de la nature de la résistance, de l’utilité de la désinformation et de la capacité de ces deux héroïnes de franchir les lignes du genre, de la religion – et les lignes ennemies.

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Du métro au maquis, la résistance armée du Colonel Fabien

Du métro au maquis, la résistance armée du Colonel Fabien

Lundi 28 Décembre 2020

Jeune militant, combattant antifasciste, franc-tireur, militaire… Le Colonel Fabien, né Pierre Georges, a marqué l’histoire en étant le premier résistant à abattre un soldat allemand.

Le 21 août 1941, il est un peu moins de 9 heures quand trois hommes pénètrent dans la station de métro Barbès- Rochechouart, à Paris. Deux d’entre eux montent sur le quai, en face du wagon de la première classe. Chacun tient dans sa paume un revolver. Celui qui est utilisé, un 6,35 mm, a été « emprunté » à la mère d’un étudiant communiste. Il est tenu par un jeune homme de 22 ans. Sa cible, l’aspirant allemand Alfons Moser. Deux coups de feu retentissent dans la rame et sur le quai. Les résistants s’enfuient et se retrouvent dans un square. Le tireur est surnommé Fabien. « Il respire profondément et fait un mouvement d’expiration avec ses bras. Il s’exclame : “Titi est vengé.”», racontera l’un des camarades de Fabien après l’opération. Samuel Tiszelman « Titi » avait été fusillé par l’occupant deux jours plus tôt.

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Profanation de 67 tombes du cimetière de Fontainebleau

Profanation de 67 tombes du cimetière de Fontainebleau

Lettre de soutien au Maire de Fontainebleau :  » L’AFMD-77 (Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-et-Marne) est scandalisée par la profanation de 67 tombes du cimetière de Fontainebleau qui semble relever de la plus profonde bêtise, comme vous l’avez indiqué.
Cela prouve la nécessité du travail d’histoire et de mémoire de la déportation, finalité de l’AFMD. Les croix gammées symbolisent le régime nazi et son idéologie qui nie l’universalité de l’espèce humaine.
Ces inscriptions abjectes se trouvent tout près du monument aux morts de la guerre de 1939-1945 où sont inscrits les noms de 104 Bellifontains (résistants et juifs, hommes, femmes, enfants, vieillards) morts en déportation, ainsi que ceux des résistants et combattants morts dans leur lutte contre le nazisme, tout près aussi du monument et des tombes des 36 résistants exécutés en forêt de Fontainebleau à Arbonne en juillet et août 1944.
Ignorer ce que signifie cet insigne montre la nécessité de notre engagement pour lutter contre toute résurgence du nazisme et assurer la pérennité de la mémoire de ses victimes ; comme l’a dit Albert Camus, « qui ne répondrait en ce monde à la terrible obstination du crime si ce n’est l’obstination du témoignage ».
L’AFMD-77 se sent solidaire de la municipalité de Fontainebleau dans sa dénonciation de cette infâmie.
Maryvonne Braunschweig
Présidente de l’AFMD-77″ »
Hommage à 6 survivants de la Shoah qui se sont récemment éteints

Hommage à 6 survivants de la Shoah qui se sont récemment éteints

Un auteur connu, un député et un comédien figurent parmi ces personnalités et éducateurs communautaires dont les décès ont été éclipsés par la politique américaine et la pandémie

JTA — L’afflux constant d’informations de dernière minute sur la politique américaine et sur la pandémie de coronavirus a contribué à éclipser un fait attristant : Six survivants de la Shoah, qui avaient consacré une grande partie de leurs vies à éduquer les autres contre la haine, sont décédés en Europe au cours du dernier mois.

Voici leurs histoires.

Maurice Cling

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Guerre 1939-1945. Un ouvrage raconte la Résistance à Ambrières-le-Grand

Le Mémorial des Déportés de la Mayenne sort son quatrième ouvrage. En 126 pages, il relate l’histoire de la Résistance à Ambrières-le-Grand, devenue Ambrières-les-Vallées (en Mayenne).

Élodie Roland, coordinatrice du Mémorial, devant le mur des déportés de la Mayenne. Dessus, le nom de six membres de la famille Letissier, qui s’est illustrée dans la Résistance à Ambrières-le-Grand.
Élodie Roland, coordinatrice du Mémorial, devant le mur des déportés de la Mayenne. Dessus, le nom de six membres de la famille Letissier, qui s’est illustrée dans la Résistance à Ambrières-le-Grand. | OUEST-FRANCE

C’est une histoire qui apparaît parfois dans les ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale et la Résistance en Mayenne, mais de manière très brève. Cette fois, c’est un livre entier qui lui est consacré : vendredi 18 décembre 2020, le Mémorial des déportés de la Mayenne publie son travail sur la Résistance à Ambrières-le-Grand, connue aujourd’hui sous le nom d’Ambrières-les-Vallées.

« Cela fait un peu plus d’un an que l’on travaille sur le sujet, relate Élodie Roland, coordinatrice du Mémorial. Nous avions déjà des archives en notre possession, car Jocelyne Doumeau, présidente du Mémorial, avait déjà fait des recherches dans les années 1990. » L’équipe du Mémorial a également pu compter sur les familles, ainsi que les archives de Laval et du service historique de la Défense de Vincennes.

Sauvetage d’aviateurs

Les derniers témoins de ces actions de Résistance sont décédés en 2018 et 2019. Une trentaine de personnes constituait la cellule de Résistance dans le canton. En 1943, ils ont pu participer au sauvetage d’aviateurs américains, dont l’engin s’était posé de force à Ambrières. Un an plus tard, le 10 mai 1944, une vingtaine d’entre eux est arrêtée. Certains n’en sont jamais revenus.

« Nous avons voulu leur rendre hommage », ajoute Élodie Roland. L’ouvrage se veut grand public. Il a été préfacé par Christine Levisse-Touzé, spécialiste de la Résistance française.

Le 18 décembre 2020, parution de Résistance et déportation à Ambrières-le-Grand et ses environs. Commande auprès du Mémorial des Déportés, 23 rue Ambroise-de-Loré à Mayenne ou par courriel : memorial.deportes53@gmail.com. Prix : 12 €.