Auteur/autrice : JNR-CPL

Bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022

Bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022

Notre bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022
à la Une une oeuvre de C215
Sommaire
– ÉDITORIAL
– JOURNÉE D’ÉTUDES
1946‑2021 La question de l’éthique médicale : du procès des médecins nazis à Nuremberg à aujourd’hui
(Bruno Halioua, médecin dermatologue, enseignant l’histoire de la médecine à l’université Paris 4 (université Paris Sorbonne)
et Éric Fiat, philosophe, professeur à l’université Gustave-Eiffel, spécialiste des questions d’éthique médicale.)
-COLLOQUE organisé dans le cadre du partenariat entre la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et le @Conseil
Economique Social et Environnemental -@lecese le 25 octobre 2021 :
Connaissance historique, construction de la mémoire et
transmission face au racisme, à l’antisémitisme et à la xénophobie
Les lieux des massacres de 1940 : le massacre des soldats coloniaux
(Jean Vigreuxgreux (Professeur en Histoire contemporaine, Directeur de la Maison des Sciences Humaines de Dijon et Président du Comité scientifique de la FMD)
– Appel à contributions : La déportation des femmes
-TRANSMETTRE
Nos actions en milieu scolaire et l’éducation à la citoyenneté ( M. Soult)
Trois questions à Jacqueline Houlgatte, Vice-Présidente en charge de l’Histoire et de la Mémoire
-ÉCHOS DES DT
-HOMMAGE
Hommage à Robert Créange
-APPEL
Déclaration des spécialistes du
génocide, du nazisme et de la
Seconde Guerre mondiale
Appel à la solidarité
Brochure FMD « CNRD »
UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE

UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE

[UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE – 26 MARS 2022 ]
En cette journée internationale des droits des femmes 👩, nous mettons en lumière aujourd’hui le parcours remarquable de Mélanie Volle (née Berger), résistante autrichienne exilée en France, qui fut incarcérée à la prison Saint-Michel à Toulouse en janvier 1942.
Le Castelet et le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne ont l’honneur de vous annoncer la visite exceptionnelle de Mélanie Volle à Toulouse le samedi 26 mars 2022.
Une visite guidée retraçant les lieux de résistance et de répression pendant la Seconde Guerre mondiale sera proposée au public entre le Castelet et le Musée de la Résistance, suivie d’une conférence-témoignage durant laquelle Mélanie Volle partagera son histoire. 📍
Merci à ONACVG Occitanie, la Direction Recherche et Développement Culture de la Mairie de Toulouse, le Comité de Quartier Saint Michel à Toulouse pour leur soutien.
Crédits photographiques : ©Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne / ©Collection Mélanie Volle / ©Mairie de Toulouse
Un musée ardéchois reçoit un mystérieux don de dessins et affiches de la Résistance

Un musée ardéchois reçoit un mystérieux don de dessins et affiches de la Résistance

Un maquisard à l’affût devant sa mitrailleuse, une caricature d’Hitler vociférant, des appels au soulèvement contre la « liberté blessée »: un musée ardéchois vient de recevoir d’un donateur anonyme une remarquable série de dessins et affiches du peintre-résistant Petit-Lorraine.

Quelque 200 dessins et une quinzaine d’affiches ont ainsi été transmis le 16 février au musée de la Résistance et de la Déportation du Teil, par un membre de la société des amis dudit musée, qui les a reçus lui-même par voie postale depuis octobre 2020.

« Et deux jours avant ma donation, j’en ai encore réceptionné deux… », raconte ce dernier, l’historien Alain Martinot.

« J’ai interrogé dans mon entourage des gens qui ont connu Petit-Lorraine, mais ils m’ont certifié que ce n’est pas eux qui avaient envoyé ces documents… J’ignore qui est l’expéditeur, mais je me suis dit qu’au fond, le plus important était qu’ils rejoignent le musée et de faire connaître le talent de Petit-Lorraine, un idéaliste épris de justice ».

De son vrai nom Robert Petit, ce natif de Nancy avait fui avec sa famille sa Lorraine natale en 1940 pour rallier l’Ardèche. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), il était entré en clandestinité en 1943, avant de rejoindre en 1944 les rangs des Francs-Tireurs et Partisans.

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À Lyon, une jeune Colombienne tourne un webdocumentaire sur la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale

À Lyon, une jeune Colombienne tourne un webdocumentaire sur la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale


Passionnée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Maria Fernandez a débuté le tournage de son webdocumentaire dans les lieux emblématiques de la Résistance lyonnaise.

Raconter la Résistance à Lyon de manière interactive et immersive, faire vivre la grande Histoire par le biais du numérique, tel est le point de départ du webdocumentaire de Maria Alejandra Fernandez. Cette jeune étudiante en cinéma tourne actuellement dans les lieux secrets de cette période y compris ceux de la détention.

Le devoir de mémoire
Dans le silence de l’ancienne prison militaire de Montluc, Maria Fernandez tourne. Le Mémorial, situé dans le troisième arrondissement de Lyon, sert de décor au webdocumentaire de la jeune réalisatrice. Maria Alejandra est colombienne,  étudiante en cinéma à l’université de Rennes, avant même de venir en France, elle a toujours été passionnée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Des heures à lire des ouvrages, à concevoir ce projet. Une quête qui prend son sens après un appel téléphonique de son père. Au terme de recherches, il découvre que sa famille a des origines juives. Dès lors, Maria Alejandra a la réponse à toutes ses questions. Elle décide alors de réaliser un webdocumentaire sur la Résistance à Lyon. Une plongée dans le passé de ses ancêtres doublée d’un devoir de mémoire. « Il est important pour moi de raconter l’histoire des personnes qui ont vécu et combattu à cette époque, afin de retrouver et de connaître ces lieux avec le regard d’aujourd’hui sans jamais oublier ce qu’ils signifiaient dans le passé », dit-elle.

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Hommage à René Le Gall

Hommage à René Le Gall

15 h Paris 
Voici 80 ans – jour pour jour – René Le Gall était fusillé comme otage (avec quatre autres militants communistes) par les troupes d’occupation suite aux actions entreprises quelques semaines auparavant à Dijon contre les nazis par la Résistance. René Le Gall était alors emprisonné à la prison de Clairvaux dans l’Aube.
Il avait été arrêté le 15 novembre 1939 par la police française, alors qu’il dirigeait un centre clandestin d’impression du parti communiste ; le cinquième gouvernement d’Edouard Saladier pourchassait alors les militants communistes. L’absence de condamnation officielle du pacte germano-soviétique avait entraîné l’interdiction du parti communiste, quand bien même le groupe parlementaire communiste avait voté les crédits de guerre.
D’après les témoignages des détenus, René Le Gall fit preuve jusqu’aux derniers instants du courage qui avait marqué sa vie militante. Lui et ses quatre camarades condamnés à mort avaient été obligé de monter dans un camion qui contenait leur cercueil avant d’être fusillé dans le dos.
Le corps de René Le Gall repose au cimetière du Père-Lachaise près du Mur des Fédérés aux côtés de ceux des autres élus communistes parisiens fusillés : Jules Auffret (Chateaubriant), Corentin Cariou (Compiègne), Léon Frot (Clairvaux), Maurice Gardette (Chateaubriant), Jean Grandel (Chateaubriant).
Après son service militaire en 1919-1920 dans les Cuirassiers, René Le Gall partit de sa Bretagne natale pour travailler comme ouvrier terrassier dans les chantiers de Paris. Dès 1921, il adhéra au syndicat général des ouvriers terrassiers (CGTU).
Membre du Parti communiste depuis 1926, René La Gall affronta pour la première fois le suffrage universel lors des élections municipales de mai 1935 dans le quartier Croulebarbe (XIIIe arr.) où il habitait depuis 1923. Il fut élu au second tour avec 1 643 voix grâce au désistement de Henri Vergnolle alors socialiste. C’est sur la proposition de René Le Gall que ce grand jardin dépendant de la Manufacture des Gobelins devint un square public.
Après la Libération, le square prit le nom de « René Le Gall » comme vous le savez.
A l’heure où la guerre menace à nouveau, la France a une voix originale à porter pour empêcher l’embrasement du conflit et affirmer que la solution n’est pas militaire.

2022: 77 ème ANNIVERSAIRE DE L’APPLICATION DES GRANDES MESURES DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE :
« Tourner le dos à l’esprit du CNR, c’est tourner le dos au progrès »
Robert CHAMBEIRON
Grand résistant, l’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de la Résistance (CNR), député des Vosges, député apparenté communiste au Parlement européen, président délégué de l’Anacr.
Robert CHAMBEIRON a été le témoin et le dernier acteur vivant du Conseil national de la Résistance (CNR). Né le 22 mai 1915, il est décédé à l’âge de 99 ans. Sa disparition a été annoncée à quelques heures de l’année de ses cent ans et du soixante dixième anniversaire de l’application des grandes mesures du programme du CNR, « les Jours heureux »… La Sécurité sociale, la création des services publics, les grandes nationalisations, la protection de l’enfance, etc. Depuis ses plus jeunes années et jusqu’à son dernier souffle, il n’a eu de cesse d’être un ardent militant de ces avancées et des valeurs humaines, sociales et politiques qu’elles portent.
A partir de 1942, après son voyage à Londres, Jean Moulin devient le représentant du général de Gaulle, il lui confie différentes missions en zone Nord. C’est ainsi qu’en compagnie de Pierre Meunier, il participe aux négociations qui aboutissent à la fondation du CNR. Tous deux organisent la première réunion qui se tient en plein Paris occupé, le 27 mai 1943, chez René Corbin, rue du Four. Robert Chambeiron devient secrétaire général adjoint du CNR.
La promesse du programme politique du CNR adopté le 15 mars 1944 ne le quittera plus jamais/
Robert CHAMBEIRON où Une traversée du XXe siècle 
avec conviction;
Extrait de L’humanité du 2 janvier 2015
EXPOSITION « TRAIN 14 166. LYON – NATZWEILER – RAVENSBRÜCK – AUSCHWITZ-BIRKENAU. 11 AOÛT 1944 »

EXPOSITION « TRAIN 14 166. LYON – NATZWEILER – RAVENSBRÜCK – AUSCHWITZ-BIRKENAU. 11 AOÛT 1944 »

Peut être une image de carte, plein air et texte qui dit ’TRAIN 14166 LYON NATZWEILER RAVENSBRÜCK AUSCHWITZ- AUSCHWITZ-BIRKENAU 11 AOÃT 11AOUT-22AOUT1944 22 AOUT MÉMORIAL DES MARTYRS DE LA DÉPORTATION EXPOSITION DU 1 FÉVRIER AU 30 JUIN 2022 Expositi gratuite, entrée libre Visite archevêché Cité 75004 PARIS tous esdimanches memorial.martyrs deportation@gmail.com’
#exposition

Du 3 février au 30 juin 2022, le Mémorial des martyrs de la Déportation accueille l’exposition temporaire :
TRAIN 14 166.
LYON – NATZWEILER – RAVENSBRÜCK – AUSCHWITZ-BIRKENAU.
11 AOÛT 1944.

Réalisée dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation édition 2021 – 2022, cette exposition, déjà visible librement, sera déclinée en un atelier et une visite guidée adaptée aux scolaires (à partir du mois de mars) et en une visite thématique pour le tout public (tous les dimanches à partir du mois de mai).

Le 11 août 1944, dix voitures voyageurs quittent la gare de Lyon Perrache en direction des camps de transit parisiens. À leur bord, environ 650 prisonniers majoritairement extraits des cellules de la prison de Montluc, parmi lesquels 350 hommes, femmes et enfants Juifs à destination de Drancy. Les résistantes sont quant à elles attendues au camps de Romainville et les résistants à Compiègne. Onze jours plus tard, les quelques 350 Juifs arrivent à Auschwitz-Birkenau. Enfants, vieillard et « inaptes » au travail sont assassinés tandis que les autres intègrent le système concentrationnaire. Parmi eux, moins d’une centaine verra la fin de la guerre. Entre temps, 62 résistantes sont internées à Ravensbrück, dont au moins 25 n’en réchapperont pas, ainsi que 221 résistants au camp de Natzweiler-Struthof.
Sans passer par Paris, le train 14 166 qui devait être un transfert de prisonniers est devenu un convoi de déportation, en direction du système concentrationnaire et des centres de mise à mort, au cœur du Reich. Quarante-trois ans plus tard, la constitution du convoi du 11 août est l’un des 5 chefs d’accusations retenus contre Klaus Barbie pour crime contre l’humanité et pour lequel il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Aujourd’hui, ce convoi est le symbole d’une politique répressive allemande qui s’est exercée et intensifiée jusqu’aux derniers jours de l’occupation.

Réalisée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre sous la direction de Tal Bruttmann, cette exposition est développée en partenariat avec le Mémorial de la Shoah et le ministère de l’Éducation nationale.
Véritable ressource pédagogique elle est adaptée aux élèves de collèges et lycées, afin de faire connaître l’histoire de ce convoi, mais aussi de transmettre la mémoire de ses nombreuses victimes.

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➡Accessible en visite libre
➡Visites guidées tout public dès le mois de mai
➡Visites et ateliers pédagogiques dès le mois de mars

Plus d’information | memorial.martyrs.deportation@gmail.com
ou au 06 14 67 54 98

ONACVG Mémorial National de la Prison de Montluc Ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof Clarisse Garcia Mémorial du Mont-Valérien Que Faire à Paris ? EXPOSITIONS À PARIS – EXPO.PARIS Portail du Concours national de la Résistance et de la Déportation Fondation pour la Mémoire de la Shoah Mémorial de la Shoah Académie de Paris

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