Vernissage de l’exposition de Karine Sicard Bouvatier « Déporté.e.s. Leur ultime transmission » le 3 octobre 2025.





C’est une page d’Histoire connue mais paradoxalement très peu documentée. La réquisition d’avril à septembre 1945 du célèbre palace, précédemment occupé par les services de renseignement nazis, pour recevoir, identifier et orienter les déportés. Plus de 17 000 y passeront, dont Simone Veil.
« Nous y sommes rentrés, nous n’étions que des matricules, nous en sortions redevenus des citoyens. » La résistante Gisèle Guillemot évoquait en ces termes le passage au Lutetia des survivants des camps de la mort.
Au sortir de la guerre, le centre d’accueil de la gare d’Orsay saturé et inadapté pour ces rescapés, le palace de la rive gauche est réquisitionné. L’ancien haut-lieu nazi se retrouve transformé pendant plusieurs mois en centre d’accueil et de contrôle pour les déportés. Environ 20 000 hommes, femmes et enfants, Français et étrangers, y séjourneront a priori deux jours, mais parfois beaucoup plus.

Quelques mois après l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian et ses camarades, l’année du 80e anniversaire de la capitulation des armées nazies, celui où l’ONU naissante définit et établit comme imprescriptible les crimes contre l’humanité et celui de génocide, parmi toute une série de mesures proposées par son gouvernement, le Premier ministre annonce la suppression du 8 mai comme jour férié chômé portant la mémoire des peuples triomphant de la barbarie.
Annoncer une telle décision dans le moment où des nazis se sentent encouragés à défiler dans les rues des villes, à tenir colloques et congrès, à mener des actions racistes, antisémites, de chasse aux démocrates, ne peut être accepté par l’ensemble du monde associatif qui porte la mémoire de la Résistance intérieure et des Forces Françaises Libres, de leur victoire chassant l’occupant et éliminant la collaboration.
Le Comité Parisien de la Libération, à quelques semaines des commémorations du 81e anniversaire de la Libération de Paris propose de se rassembler pour s’opposer à cette décision.
Cet appel, mis à disposition de qui veut s’en emparer, s’adresse à toutes les organisations de toute nature s’inscrivant dans les pas du Conseil National de la Résistance, de l’action de toutes et tous ces Résistant-es qui ont permis sa mise en place, son programme, dans ceux du gouvernement provisoire de la République à Alger qui ont construit le socle d’une République libre, égalitaire et fraternelle.
Fait à Paris le 19 juillet 2025
Francis Rol-Tanguy
Président du Comité Parisien de la Libération

C’est un nouvel éclairage sur la seconde guerre mondiale dans le sud-ouest. Cet ouvrage de Serge Ruaud revient sur l’histoire de jeunes résistants qui, en Dordogne et en Corrèze, se sont opposés à l’ennemi et au gouvernement de Vichy. Un récit fondé sur des archives et des témoignages.
Ils s’étaient baptisés « Ceux de Lucien-Sampaix », en hommage à un journaliste du journal l’Humanité fusillé par les Allemands. Le 29 janvier 1944, ils signent l’une des actions les plus spectaculaires de la résistance en Dordogne. A la nuit tombée, ils traversent les rails de la gare de Périgueux. Direction le dépôt des locomotives. Quatorze d’entre elles exploseront cette nuit-là.

À l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le PETR Syndicat mixte du Lévézou a lancé un projet ambitieux pour transmettre l’histoire de la Résistance locale et honorer la mémoire des combats et sacrifices de 1944. Entre juin et août 1944, le Lévézou fut le théâtre d’affrontements entre les maquisards et les troupes d’occupation, marqués par de violents combats et des représailles contre les civils.
Ce projet s’est articulé autour de quatre axes majeurs, mêlant mémoire, culture et transmission aux générations futures.
Pour préserver et mettre en lumière les lieux de mémoire, une carte dépliante a été créée. Elle retrace les événements de 1944 en indiquant les sites des combats, ainsi que les lieux marqués par les exactions des troupes nazies en retraite. Un outil pédagogique essentiel pour explorer l’histoire locale.