Auteur/autrice : JNR-CPL

Cinq moments émouvants de la cérémonie du 8 mai à Brioude (Haute-Loire)

Cinq moments émouvants de la cérémonie du 8 mai à Brioude (Haute-Loire)

La victoire des Alliés de 1945 a été célébrée ce mercredi matin, à Brioude (Haute-Loire), avec quelques spécificités locales qui ont rendu la cérémonie particulièrement émouvante. Retour en images.

« Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de la Première Armée française, le jour de la victoire est arrivé. […] Fraternellement unis aux soldats de la Résistance, côte à côte avec nos camarades alliés, vous avez taillé en pièces l’ennemi, partout où vous l’avez rencontré. »  Ce mercredi, la cérémonie de la victoire du 8 mai 1945 a débuté, à Brioude, par la lecture de l’ordre du jour numéro 9 du général De Lattre de Tassigny.

C’est la voix de Daniel Rigal, président des anciens de la Résistance et du maquis, et leurs amis, secteur de Brioude, qui a fait résonner ces mots sur la place de Paris, devant le monument aux morts. La cérémonie, à laquelle plus d’une centaine de personnes assistaient, a été marquée par plusieurs instants chargés d’émotion.

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Commémoration du 8 mai 1945 : à Vercel, dans le Doubs, hommage aux Ukrainiens du maquis français

Commémoration du 8 mai 1945 : à Vercel, dans le Doubs, hommage aux Ukrainiens du maquis français

C’est une histoire méconnue dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale. Des soldats ukrainiens avaient combattu aux côtés des maquisards français. Une cérémonie d’hommage s’est déroulée ce 8 mai 2019 à Vercel, dans le Doubs.

Août 1944. Un groupe de soldats ukrainiens, enrôlés de force dans l’armée allemande, désertent. Ils rejoignent le maquis, et vont combattre aux côtés des résistants français. Un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale. Pöurtant, le ralliement de ces soldats a sans doute joué un rôle dans la libération de la région.

De cet engagement dans la résistance française, il reste une stèle, au cimetière de Vercel, dans le Doubs. Celle des soldats ukrainiens morts pour la France.

C’est là, dans ce cimetière, qu’une cérémonie d’hommage s’est tenue ce 8 mai 2019. Une délégation de l’ambassade d’Ukraine en France était présente. Des représentants du pays devraient participer chaque année aux hommages qui se dérouleront dans la commune.

Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

En ce mercredi 8 mai 2019 commémorant la fin de l’apocalypse que fut la Deuxième Guerre Mondiale, marquée par la reddition sans conditions de l’Allemagne et la signature de l’armistice, le 8 mai 1945, il est bon d’égrener les noms de ceux qui, issus des colonies, entrèrent en résistance contre la barbarie nazie au péril de leur vie, mais sans jamais être gravés dans la mémoire collective.

Ils se prénommaient Abdelkader, Mohammed, Cherif, Ahmed ou Djaafar…, ils étaient ouvriers, imams, militaires – l’un d’eux, Cherif Mecheri, fut même sous-préfet en Eure-et-Loir, puis préfet, et bras droit de Jean Moulin, l’icône de la Résistance – ce sont les Héros oubliés de la Résistance Française, des manuels scolaires et du roman national, auxquels nous rendons hommage en diffusant la vidéo qui les fait sortir de l’oubli dans lequel ils ont été si injustement relégués.

Dordogne : le décès d’un « passeur de mémoire »

Dordogne : le décès d’un « passeur de mémoire »

Vincent Garcia, Républicain espagnol, ancien résistant déporté à Buchenwald, est décédé à l’âge de 94 ans.

C’est un infatigable « passeur de mémoire » qui vient de disparaître à l’âge de 94 ans à Trélissac (Dordogne), un témoin des turbulences des plus terribles événements du XXe siècle. Dans son enfance durant la guerre d’Espagne, Vincent Garcia avait vu son père et son frère fusillés par les Franquistes. Comme beaucoup de familles de Républicains, il a trouvé le salut dans l’exil en France, interné à Argelès.

Il s’était retrouvé en 1942 en Dordogne pour travailler et avait intégré un réseau de la Résistance comme agent de liaison. Arrêté après une dénonciation, il avait été déporté au camp de Buchenwald, en Allemagne, sous le matricule 42.553. Il y survécut 18 mois, notamment grâce à la solidarité communiste. Il en était revenu avec la ferme intention que personne n’oublie ces moments.

l y a deux ans, un chemin de Trélissac a été baptisé du nom de l’ancien déporté Vincent Garcia. archives Christian Espitalié

Chef de chantier dans le bâtiment et militant, il était fidèle à ses idéaux. Après avoir pris sa retraite, il a entamé d’innombrables séances de témoignages dans les écoles.

L’esprit de transmission

Pour Norbert Pilmé, le président de l’association pour la mémoire de la Déportation en Dordogne, qui l’accompagnait souvent, « il avait construit une pédagogie de la mémoire. Il avait pris à cœur cette transmission auprès des jeunes. Il racontait les choses facilement pour que les enfants comprennent, en leur expliquant en souriant qu’il était agent secret dans le maquis ou ce qu’il mangeait, ou pas, dans son camp de déportation. » Il intervenait aussi bien dans les classes élémentaires qu’au lycée, donnait de son temps pour le concours de la Résistance et de la Déportation. Toujours avec le même calme pour parler de moments terribles.

C’était l’un des derniers déportés vivant encore en Dordogne. La Ville de Trélissac avait baptisé un chemin à son nom il y a deux ans, sans oublier la mention « passeur de mémoire ». Ses obsèques civiles seront célébrées mardi 14 mai, précédées d’un hommage public au foyer rural de Trélissac à 14 h 30.

PROCHAINS ÉVÉNEMENTS DU MÉMORIAL DU MONT-VALÉRIEN ET DU MÉMORIAL DES MARTYRS DE LA DÉPORTATION

PROCHAINS ÉVÉNEMENTS DU MÉMORIAL DU MONT-VALÉRIEN ET DU MÉMORIAL DES MARTYRS DE LA DÉPORTATION

ENSEIGNER DE GAULLE
Conférence de Tristan LE COQ & Diane GRILLÈRE
Mercredi 12 juin 2019 | 18h30
Lieu | Préfecture des Hauts-de-Seine
Gratuit | Inscription nécessaire : reservation@mont-valerien.fr 


ES ÉTRANGERS DE L’OMBRE
Visite théâtralisée
Dimanche 9 juin 2019 | 16h
Lieu | Mémorial du Mont-Valérien
Gratuit | Inscription : info@mont-valerien.fr


PRIMO LEVI ET FERDINANDO CAMON. Conversations
Théâtre
Samedi 15 juin | 20h
Lieu | Mémorial des martyrs de la Déportation
Gratuit | Inscription nécessaire :
memorial.martyrs.deportation@gmail.com

Le cinéma en plein air reprend au Mémorial du Mont-Valérien !

Le cinéma en plein air reprend au Mémorial du Mont-Valérien !

Venez (re)découvrir l’œuvre de Michael Curtiz, Casablanca
À l’occasion de la Nuit européenne des musées, le mémorial du Mont-Valérien vous propose de passer une soirée au cinéma… en plein air, sur son esplanade !

Pour cette première projection de l’année 2019, nous vous invitons à (re)découvrir le film culte Casablanca, réalisé par Michael Curtiz en 1942.
Une occasion de se replonger sur cette œuvre, sur cette histoire d’amour intemporelle sur fond de lutte contre les nazis, avec ses héros incarnés par les célèbres Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.

Synopsis : 1942. À Casablanca, pendant la Seconde Guerre mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un Américain en exil, au passé obscur. Mais l’établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires pour quitter le pays. Lorsque Rick voit débarquer un soir le dissident politique, résistant roumain, Victor Laszlo et sa troublante épouse Ilsa, quelle n’est pas sa surprise de retrouver dans ces circonstances le grand amour de sa vie…
Film réalisé par Michael Curtiz en 1942, avec Ingrid BERGMAN (Ilsa), Humphrey BOGART (Rick) et Paul HENREID (Victor)

Entrée libre | Information : info@mont-valerien.fr | 01 47 28 46 35


À savoir !

18h | Visite de l’exposition « Les graffitis, ultimes témoignages des fusillés du Mont-Valérien » | Gratuit | Réservation auprès de l’Office de Tourisme de Nanterre
19h à 23h | Présence du food truck Maran & Co sur l’esplanade du mémorial du Mont-Valérien

La Résistance française ne fut pas un épiphénomène, mais bien un mouvement décisif dans la défaite du nazisme

La Résistance française ne fut pas un épiphénomène, mais bien un mouvement décisif dans la défaite du nazisme

Dominique Lormier publie Les vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale aux éditions du Rocher. On croit tout connaître de la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage captivant, reposant sur des documents et des témoignages inédits, balaie de nombreux clichés. Dominique Lormier révèle quelques-unes des vérités cachées de cette période cruciale du XXe

Durant des décennies après la guerre, la Résistance française a été mythifiée à travers ses nombreuses figures héroïques, ses succès contre Hitler, ses martyrs, fusillés ou morts dans les camps nazis, etc. Après 1968 et jusqu’à récemment, certains auteurs ont remis en cause son efficacité, en estimant même que le bilan de son action avait été surévalué.

La Résistance en quelques chiffres

Durant toute la durée de la guerre, 266 réseaux reliés aux services spéciaux de la France libre du général de Gaulle sont créés en métropole, avec 150 000 membres permanents et 300 000 membres occasionnels. Il convient d’y ajouter 125 réseaux rattachés aux services spéciaux britanniques du SOE, engageant des résistants français. Le colonel Rémy estime que le nombre de ces Français rattachés à tous ces réseaux français ou britanniques dépasse le demi-million de personnes (hommes et femmes).

Les réseaux se spécialisent soit dans l’évasion des prisonniers de guerre, de pilotes alliés tombés chez l’ennemi, de résistants emprisonnés ; soit dans le renseignement du dispositif militaire,  économique et industriel de l’occupant ; soit dans le sabotage militaire et industriel ; soit dans la propagande par la diffusion de tracts et de journaux rattachés à des mouvements clandestins.

Dans le chapitre précédent au sujet des réseaux Alliance et de la Confrérie Notre-Dame, on a pu voir le rôle considérable joué par les agents français de renseignement dans la victoire des Alliés. Ces deux réseaux, ainsi que bien d’autres fournissent aux Alliés des plans détaillés sur les défenses et les garnisons allemandes qui décident du débarquement en Normandie. Il en va de même de la victoire des Alliés dans l’Atlantique, grâce aux précieux renseignements fournis par la Résistance au sujet des bases sous-marines allemandes et des missions des navires et submersibles allemands et italiens. Nous pourrions multiplier les exemples.

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Henri Foures, héros de la résistance et international, est décédé

Henri Foures, héros de la résistance et international, est décédé

Henri Foures, héros de la résistance, ancien deuxième ligne international du Stade Toulousain devenu dirigeant du club puis à la FFR, est décédé à 93 ans, ont annoncé ce samedi le président de la FFR Bernard Laporte et le club toulousain.

« C’est avec une grande tristesse que j’apprends qu’Henri Foures, ancien international et dirigeant de la FFR, et actuel président de l’Association des Amis du Stade toulousain est décédé. Un grand monsieur du rugby s’en est allé », a ainsi tweeté Bernard Laporte.

Henri Foures avait rejoint le Stade Toulousain en tant que joueur en 1951 et a porté à 100 reprises le maillot de l’équipe première au cours de sa carrière. Deuxième ligne international (quatre sélections), il a notamment fait partie du premier XV de France à s’être imposé à Twickenham, le 24 février 1951 lors du Tournoi des V Nations.

« Henri était un exemple par sa sagesse, sa vision »

A l’issue de sa carrière sportive, il devint dirigeant puis président du Stade Toulousain, de 1966 à 1973. Il était depuis 1989 président des Amis du Stade et depuis 2004, président fondateur de l’Académie toulousaine de rugby. Héros de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale, il a obtenu la Croix de guerre et fut nommé officier de la Légion d’honneur en 2004.

 

« Le décès d’Henri Foures, figure tutélaire du Stade Toulousain et de manière plus générale du rugby hexagonal, nous plonge dans une profonde tristesse, confie Didier Lacroix, le président du club. La famille stadiste et tous les amoureux de l’Ovalie perdent aujourd’hui un de ses représentants les plus exemplaires, dont le parcours exceptionnel constitue un motif de fierté et une source d’inspiration qui marquera durablement l’histoire de notre discipline et plus particulièrement celle du Stade Toulousain. Henri était un exemple par sa sagesse, sa vision. Il restera notre guide, celui qui nous accompagnera dans toutes les décisions que nous serons amenés à prendre dans le futur. »