Auteur/autrice : JNR-CPL

L’indomptable Étienne Mattler, footballeur de haut niveau et grand résistant

L’indomptable Étienne Mattler, footballeur de haut niveau et grand résistant

L’Office national des anciens combattants prépare une exposition itinérante pour honorer la mémoire de cet « homme fascinant et enthousiasmant ». Son parcours hors norme, exemplaire, peut aider à mobiliser les jeunes générations autour des questions mémorielles.
Par Alexandre BOLLENGIER 04 mars 2020 à 05:05 | mis à jour à 10:59 – Temps de lecture : 5 min

C’était le 4 décembre 1938, à Naples. Match de football amical entre l’Italie et la France. Plus que la défaite (1 à 0), c’est l’accueil réservé à l’équipe de France qui a ulcéré Étienne Mattler, son capitaine. Elle a été sifflée durant toute la rencontre et l’hymne français n’a pas été joué avant le coup d’envoi.

À cette époque, l’Italie s’abîme dans le fascisme et l’Europe, chauffée à blanc par la fièvre nationaliste, accélère à l’approche de l’abîme.

À Naples, il chante la Marseillaise, debout sur une table

À l’issue du match, le onze tricolore est allé se désaltérer dans un bar napolitain. « Étienne Mattler est monté sur une table et a entonné la Marseillaise, reprise en chœur par ses coéquipiers, devant des Italiens sidérés », raconte Michaël Verry, directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) du Territoire de Belfort. « Pour saluer ce coup d’éclat relaté par la presse française, le président de la République, Albert Lebrun, avait offert à Étienne Mattler un vase de Sèvres. »

Voilà une anecdote qui résume bien cette personnalité hors du commun : « Un homme fascinant et enthousiasmant, un battant, un fédérateur capable d’insuffler une énergie folle à toute son équipe, un lion indomptable », s’enthousiasme-t-il.

Des missions périlleuses durant la guerre

Né le jour de Noël 1905 à Belfort, joueur emblématique du Football Club de Sochaux et de l’équipe de France , Étienne Mattler s’est aussi illustré pendant la Seconde Guerre mondiale, d’abord dans l’armée française laminée en 1940, puis dans la Résistance à partir de début 1942 (Corps Francs, groupe Ferrand). Ses actes lui ont valu deux Croix de Guerre (en 1940 et 1945) et deux citations militaires.

LIRE LA SUITE

Échirolles (Isère) : Une semaine de l’Affiche rouge en hommage au Groupe Manouchian

Échirolles (Isère) : Une semaine de l’Affiche rouge en hommage au Groupe Manouchian

Point d’orgue de la 8e Semaine de l’Affiche rouge d’Echirolles, les étrangers dans la Résistance, la commémoration solennelle du 76e anniversaire de l’exécution, par les nazis au Mont-Valérien le 21 février 1944, de Missak Manouchian et des Combattants étrangers des FTPMOI de la région parisienne, a réuni dimanche 23 février place de la Libération quelque 130 personnes à l’invitation conjointe de Renzo Sulli, maire, vice- président de Grenoble-Alpes Métropole et de Daniel Marandjian, président de l’Association des anciens combattants et résistants arméniens de l’armée française (AACRAAF).

On notait en outre la présence de Sylvette Rochas et Daniel Bessiron, conseillers départementaux, Martine Jullian conseillère déléguée et Bernard Macret adjoint au maire de Grenoble Éric Piolle, de nombreux élus ainsi que les responsables des associations d’anciens combattants, résistants, déportés et ami(e)s de la Résistance avec leurs porte-drapeaux et les représentants des associations arméniennes de l’agglomération grenobloise.

Après l’accrochage d’une gerbe sous la plaque de la rue Missak Manouchian, le cortège s’est rendu au Monument aux morts orné de chevalets présentant le portrait de Missak Manouchian et l’Affiche rouge.

Daniel Marandjian dans son discours très applaudi a salué la mémoire de « ces héros de l’ombre » que furent les combattants du groupe Manouchian. Il a réitéré avec force la demande, formulée depuis 2014, de transfert au Panthéon de la République des cendres de ces martyrs de la liberté qui attendent toujours dans leurs tombes du cimetière d’Ivry la reconnaissance suprême de la Patrie.
Aujourd’hui des voix plus nombreuses reprennent cette exigence, notamment après la disparition en 2018 d’Arsène Tchakarian dernier survivant du groupe Manouchian. C’est le cas du CCAF et de plusieurs parlementaires à l’occasion des récentes commémorations.

LIRE LA SUITE

Quimper : le journaliste Bruno Salaün raconte la vie du résistant Maurice Laval

Quimper : le journaliste Bruno Salaün raconte la vie du résistant Maurice Laval

Maurice Laval, résistant, militant de la gauche française et journaliste, a passé ses 20 dernières années à Quimper (Finistère). Le journaliste Bruno Salaün lui consacre un livre.

Le livre Laval, un résistant de Bruno Salaün, journaliste pour au Télégramme, est sorti vendredi 21 février 2020 en librairie. Il relate la vie de Maurice Laval, héros de la Résistance, militant de la gauche française et figure de la presse parisienne. L’auteur raconte :

Lorsque nous avons choisi le titre avec la maison d’édition, il nous a semblé que l’expérience de la Résistance et ses valeurs sont restées vivantes tout au long de sa vie et de ses engagements.

La première rencontre avec Maurice Laval a lieu au détour d’un article. Bruno Salaün le rencontre dans le cadre d’une enquête sur la franc-maçonnerie. « A la fin de l’entretien, il me dit qu’il a été cofondateur de L’Observateur (ancêtre du Nouvel Observateur, devenu L’Obs). »

La double casquette de héros de la Résistance et de journaliste engagé interpelle Bruno Salaün, passionné d’histoire.

En février 2014, Maurice Laval est fait commandeur de la Légion d’honneur, à Quimper. Il y vit depuis les années 90, avec sa seconde épouse Marie-France, originaire du Finistère.

Le journaliste propose à cette occasion une rencontre pour évoquer un peu plus longuement sa vie dans un nouvel article.

Une dizaine d’entretiens

Peu après, la société de la Légion d’honneur lui propose d’écrire un livre sur la vie de Maurice Laval.

Le lien s’est fait à partir de là. Je suis retourné le voir régulièrement. J’ai enregistré une dizaine d’entretiens, dont certains durent plusieurs heures.

Bruno Salaün commence à réaliser la densité de la matière qu’il est en train de récolter. Il part avec en tête quelques thématiques de sa vie : la Seconde Guerre mondiale, sa vie politique, son parcours comme franc-maçon… « Nous fonctionnions par allers-retours. Ce n’était pas chronologique. »

LIRE LA SUITE

En Avril au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse

En Avril au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse

Réservation possible au 05.34.33.17.40 Entrée libre, réservation possible
Chaque mois le Musée de la Résistance et de la Déportation vous propose une programmation culturelle, scientifique et artistique renouvellée.
Musée départemental de la Résistance et de la Déportation 52 allée des demoiselles 31400 Toulouse Toulouse Haute-Garonne

« La réflexion constitutionnelle de la Résistance à travers l’œuvre de Boris Mirkine-Guetzévitch »

« La réflexion constitutionnelle de la Résistance à travers l’œuvre de Boris Mirkine-Guetzévitch »

Ecole militaire, 23 mars 2020-23 mars 2020, Paris.

« La réflexion constitutionnelle de la Résistance à travers l’œuvre de Boris Mirkine-Guetzévitch » Ecole militaire, le lundi 23 mars à 18:00
Boris Mirkine-Guetzévitch, professeur russe, rescapé des pogroms et réfugié en France, fonde dans les années 1940 une revue « destinée à maintenir la flamme inextinguible de la civilisation française ». Quelle influence ce texte a-t-il eu sur la Résistance, au moment où celle-ci envisage une nouvelle constitution pour notre pays ?

Quels sont les apports du professeur Mirkine sur notre constitution, avant, pendant, et après la guerre ?

La conférence sera animée par Éric Callon, enseignant-chercheur en droit public, et Anne Hessel, militante politique et associative, fille de Stéphane Hessel et petite-fille de Boris Mirkine-Guetzévitch. inscription en ligne sur le site de l’INHESJ
Conférence à l’école militaire sur l’apport du Professeur Boris Mirkine-Guetzévitch à la reconstruction constitutionnelle Francaise en 1944-1945
Ecole militaire 1 place Joffre Paris Paris 7e Arrondissement Paris

Prochaine ouverture de l’exposition 1940 : les Parisiens dans l’exode

Prochaine ouverture de l’exposition 1940 : les Parisiens dans l’exode

OUVERTURE JEUDI 27 FÉVRIER

80 ans après l’exode de 1940 et pour sa première exposition dans son nouveau lieu, le musée de la Libération de Paris- musée du général Leclerc – musée Jean Moulin revient sur cette tragédie française et européenne.

Printemps 1940 en France : huit millions de personnes fuient l’avancée des armées allemandes. Deux millions de Parisiens rejoignent le flot chaotique de ces civils sur les routes. En quelques jours, toute la structure sociale et politique du pays disparaît.

Films d’époque, témoignages, dessins – d’enfants notamment – et archives, plongent le visiteur dans cette période singulière de l’histoire. Au fil de l’exposition il découvre le sentiment d’urgence qui saisit les Parisiens et leur départ en catastrophe pour se retrouver dans la masse de réfugiés qui déferle sur les routes.
Pour en savoir +
museeliberation-leclerc- moulin.paris.fr

TARIFS
Plein 6€  / Réduit 4€
Achetez vos billets en ligne

VENIR AU MUSÉE

4 avenue du colonel Henri Rol-Tanguy
75 014 Paris

Métro : Denfert-Rochereau

Du mardi au dimanche de 10h à 18h

CONFÉRENCES
AUTOUR DE L’EXPOSITION

Mercredi 25 mars / 14h
L’exode de mai-juin 1940 : du repli à la panique
Avec Eric Alary, Fabrice Virgili et Jacky Tronel

Jeudi 14 mai / 14h
Les enfants de Paris dans la guerre
Avec Lindsay Dodd, Camille Mahé et Antoine Rivière.

Mercredi 3 juin
Le statut des réfugiés au XXe siècle
En présence d’un représentant de la CIMADE