LUTTER CONTRE LA HAINE SUR INTERNET

LUTTER CONTRE LA HAINE SUR INTERNET

Enfin une claire décision de justice !

Le tribunal de Paris a ordonné mardi à neuf opérateurs des télécommunications de bloquer définitivement l’accès à partir du territoire français au site internet « Démocratie participative », ouvertement raciste, antisémite et homophobe, vecteur français de l’idéologie nazie.
Parmi les cibles du site à juste titre interdit, Lucienne Nayet présidente du Musée de la Résistance nationale (communiqué du 8 novembre). Les associations du réseau Musée de la Résistance nationale avaient exigé qu’une telle mesure soit prise et étaient parties prenantes par plaintes et requêtes à l’action des associations de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie au côté de la LICRA, SOS Racisme, le MRAP, le Conseil représentatif des institutions juives de France, la Ligue des droits de l’Homme et des personnes directement visées par ce site et ses animateurs.

Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free, ainsi que cinq filiales ou sociétés de moindre importance ont 15 jours pour mettre à exécution cette décision demandée par le parquet de Paris à partir des très nombreuses plaintes déposées au travers de tout le pays.

Jusqu’à maintenant, toutes les tentatives de faire fermer ce site animé de l’étranger s’étaient heurtées à une impossibilité d’identifier ses hébergeurs et ses animateurs, alors que le  » directeur  » de cette publication est référencé par la justice comme blogueur d’extrême droite déjà condamné à de multiples reprises, présumé en exil au Japon, se revendiquant du nationalisme breton.

L’ordonnance du tribunal qui reste à devenir effective démontre que ce combat est possible et peut être gagné par l’action collective des citoyens.

« C’est une très bonne décision. Elle envoie un signal fort sur le fait qu’on ne peut pas avoir pignon sur rue avec un site dédié au racisme et à l’antisémitisme », a déclaré l’avocat de la LICRA.

Cette ordonnance devrait permettre de tarir une des principales sources de haine déversée par un site qui se pensait hors d’atteinte.

Alors qu’ils y étaient opposés, il faut se féliciter de voir imposer aux opérateurs un « filtrage » définitif.
Cette décision, qui fera jurisprudence en matière de maîtrise publique du cadre légal, impose des limites à la diffusion qui à partir de cette ordonnance ne dépendent plus du bon vouloir ou non de chacun des opérateurs selon leurs critères aléatoires.

Pour autant, cette victoire ne signifie pas la fin d’un combat qui doit rester permanent tant des propos tenus publiquement dans la période montrent que si la primeur est donc redonnée au droit, toute baisse de vigilance condamne à voir réapparaître la bête immonde.

Claude Gascard, secrétaire général du réseau
Musée de la Résistance nationale et Jean Claude Emorine, secrétaire général des Amis du Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur- Marne- 28 novembre 2018

Conférence : La répression par Vichy, l’exemple de Jean Zay

Conférence : La répression par Vichy, l’exemple de Jean Zay

Le 12 décembre à 18h30, à la préfecture des Hauts-de-Seine, aura lieu la dernière conférence des « Rendez-vous du Mont-Valérien » pour cette édition 2018. À cette occasion, Hélène Mouchard-Zay interviendra sur le sujet : « La répression par Vichy, l’exemple de Jean Zay ».

Fille cadette de Jean Zay et présidente du CERCIL – Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, elle est enga­gée dans la transmission des combats et engagements de son père, homme politique et ministre de l’Édu­cation nationale au sein du gouverne­ment du Front Populaire.
Par son témoignage Hélène Mouchard-Zay donnera à voir les positions de Vi­chy à travers l’évocation de son père, lui qui symbolisait ce que le régime de collaboration abhorrait et combattait. La figure de Jean Zay illustrera de façon éloquente ce que fut la mise en œuvre de l’idéologie portée par Vichy.

Cette rencontre, qui clôturera une année 2018 riche en interventions et en enseignements, se présente comme un rendez-vous immanquable et nécessaire dans la compréhension des politiques répressives mises en place sous le régime de collaboration.
À l’issue de celle-ci un temps d’échanges convivial sera proposé à tous les participants.

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Hommage à Robert Chambeiron

Hommage à Robert Chambeiron

La cérémonie a été ouverte par un adjoint à la maire du 16e arrondissement rappelant le rôle de Robert Chambeiron aux côtés de Jean Moulin et au CNR. Marie-Françoise Bechtel, ancienne députée de l’Aisne et vice-présidente de la Commission des lois, auteur d’un livre d’entretiens avec Robert Chambeiron ( Robert Chambeiron résistant, ed. Fayard) et amie de ce dernier a évoqué la fidélité sans faille de Robert Chambeiron aux valeurs de la Résistance qu’il avait contribué à créer et sa passion pour sa ville, Paris qu’il avait contribué à libérer.
La mairie de Paris, Anne Hidalgo, a ensuite, dans une allocution chaleureuse, fait part de sa gratitude pour l’action résistante de Robert Chambeiron avant de procéder au dévoilement de la plaque.
L’ADVR est heureuse et fière d’être née de la dernière action militante de Robert Chambeiron.
Vous trouverez ci-dessous in extenso le texte de l’allocution de Marie-Françoise Bechtel, membre de l’ADVR, ainsi que la vidéo de cette allocution. De même vous trouverez également la vidéo de l’allocution de Anne Hidalgo, Maire de Paris.

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Jean Moulin: derniers secrets sur son arrestation

Jean Moulin: derniers secrets sur son arrestation

Qui a trahi Jean Moulin ? Deux témoins clés de l’époque livrent à L’Express leurs conclusions sur le drame de Caluire.

Le 21 juin 1943, le chef du Conseil National de la Résistance est arrêté par Klaus Barbie, chef de la gestapo à Lyon. Depuis soixante-quinze ans, l’ombre de la trahison pèse sur le seul homme ayant échappé à la rafle, René Hardy, lui-même résistant. Pour l’Express, Daniel Cordier secrétaire de Jean Moulin, et François-Yves Guillin, secrétaire du chef de l’Armée secrète, expliquent comment le piège s’est refermé sur « Max ». Ces derniers grands témoins de l’époque balaient tous les doutes possibles.

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Parution et dédicaces : « Les Françaises, les Français et l’Épuration »

Parution et dédicaces : « Les Françaises, les Français et l’Épuration »

Rencontre et Dédicace – Mercredi 12 décembre 2018 à 18H00

Nous recevrons François Rouquet et Fabrice Virgili, qui ont signé aux Editions Gallimard, Folio histoire :

Les Françaises, les Français et l’Épuration. De 1940 à nos jours

« …Alors que l’orage s’éloigne, une tâche immense s’impose à tous les Français : celle de refaire notre belle France que les nazis ont souillée de leur présence. Cet écho du Travailleur de l’Oise en octobre 1944 illustre la démarche de ce livre : s’attacher non plus à la seule étude politique et institutionnelle de l’épuration, mais, dans la veine d’une historiographie renouvelée, aux Françaises et aux Français face à l’événement… »

Salon de la Fondation de la Résistance
30 Boulevard des Invalides – 75007 Paris
Merci de vous inscrire soit par téléphone soit par courriel :
Tél. : 01 45 66 92 32 – Courriel : memoresist@m-e-r.org

Les Amis de la Fondation de la Résistance
Place Marie-Madeleine Fourcade
16-18, place Dupleix
75015 Paris
Tel : 01-45-66-92-32

Mail : memoresist@m-e-r.org

Site : http://www.memoresist.org

 

Exposition « Les femmes dans la résistance »

Exposition « Les femmes dans la résistance »

Date de l’événement : Lundi 12 novembre 2018 – 08:00
Jusqu’au : Vendredi 25 janvier 2019 – 17:00

Dans le cadre de la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle de l’Université de Strasbourg, rapatriée à Clermont-Ferrand, la bibliothèque Lafayette accueille, du 12 novembre 2018 au 25 janvier 2019, une exposition du musée de la Résistance de Clermont Auvergne Métropole à Chamalières : les femmes dans la Résistance. Cette exposition rend hommage à 25 femmes, connues ou restées dans l’ombre, qui se sont battues pour leurs convictions, certaines en payant de leurs vies ces actes patriotiques au courage incontestable, afin de reconquérir notre liberté.

Leurs actions ont permis d’acquérir un nouveau droit : le Droit de Vote.

Exposition tout public

Bibliothèque Université Clermont Auvergne

EN SAVOIR PLUS

 

Journée d’étude : Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945

Journée d’étude : Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945

L’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et la Fondation pour la mémoire de la Déportation (FMD)
vous convient à la journée d’étude
sur le thème
Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945
(recherche et pédagogie)

le samedi 8 décembre 2018
de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00
à l’amphithéâtre François Furet de l’EHESS
105, boulevard Raspail, 75006 PARIS
(métro Notre-Dame-des-Champs ou Saint-Placide)

Accès sur pré-inscription nominative obligatoire par mail à direction.fmd75007@gmail.com avant le 7 décembre 2018, dans la limite des places disponibles

TÉLÉCHARGER L’INVITATION

Nouvelle exposition temporaire « Répressions et Déportations en France et en Europe, 1939-1945 »

Nouvelle exposition temporaire « Répressions et Déportations en France et en Europe, 1939-1945 »

du 2 décembre 2018 au 8 mai 2019

Cette exposition organisée par le Musée et l’association « Souvenir de la Résistance et des Fusillés du Fort de Bondues » est comme chaque année en lien avec le thème du Concours National de la Résistance et de la Déportation proposé pour l’année 2019 aux scolaires.

Cette répression prend de multiples formes : arrestation, jugement, condamnation, emprisonnement, déportation, exécution et crimes de masse dans les pays en guerre.
Sujet complexe sur un territoire étendu, l’exposition se penche sur des parcours de français et particulièrement du Nord-Pas de Calais pour analyser ces faits.

Livret de visite bientôt en téléchargement

En savoir plus sur le CNRD 2019 (www.fondationshoah.org/Brochure-CNRD )

Le suicide du résistant Pierre Brossolette

Le suicide du résistant Pierre Brossolette

Le 22 mars 1944, le « soutier de la gloire » Pierre Brossolette se suicide pour ne pas parler sous la torture. Journaliste, militant socialiste, résistant, il avait pris tous les risques pour lutter contre l’occupant nazi.

Le 22 mars 1944, Pierre Brossolette se jette du 4e étage du 84 avenue Foch, à Paris. Torturé depuis deux jours par la Gestapo, il craint de ne pouvoir tenir plus longtemps. Menotté les mains dans le dos, il réussit à ouvrir une fenêtre puis s’élance dans le vide.

Grand intellectuel (il est sorti major de l’École normale supérieure) et journaliste, Pierre Brossolette est un homme d’engagement. À la SFIO tout d’abord (il devient secrétaire fédéral de l’Aube), puis en soutien au gouvernement du Front populaire en 1936.

En 1938, il dénonce les accords de Munich et se fait exclure de la radio où il officie comme journaliste.

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