Lyon : le résistant Jean Nallit fait Grand-Croix de la Légion d’honneur

Lyon : le résistant Jean Nallit fait Grand-Croix de la Légion d’honneur

Il a reçu la plus haute distinction de la République française ce mercredi des mains d’Emmanuel Macron à la préfecture du Rhône.

Résistant durant la Seconde Guerre Mondiale, Jean Nallit a été fait Grand-Croix de la Légion d’honneur ce mercredi par Emmanuel Macron. “Des hommes, vous connaissez le meilleur et le pire. Vous avez connu les héros de la résistance et les bourreaux. Vous avez été un compagnon de l’ombre de Jean Moulin et un martyr de Klaus Barbie”, a débuté le président de la République. Membre du réseau Charrette, dont le chef était le neveu du général de Gaulle, il a participé a la fabrique de faux papiers depuis Lyon. “C’est pas moins de 30.000 faux papiers que vous avez contribué à fabriquer en 3 ans. En fabriquant de fausses identités vous avez contribué à maintenir l’identité profonde d’un pays qui vacillait”, a-t-il salué.

Torturé par la Gestapo, envoyé dans les camps de concentration en Allemagne, lancé dans une marche vers la mort alors que l’Allemagne nazie tombait, Jean Nallit a survécu à tout. “Vous avez su puiser en vous des réservés hors norme de vie et d’espoir grâce à la force d’âme dont un Français est capable pour son pays”, a déclaré Emmanuel Macron. Avant de conclure : “aujourd’hui République française vous rend honneur parce que vous avez contribué a sauver le sien

 

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Conférence : « La Résistance vue par ses acteurs »

Conférence : « La Résistance vue par ses acteurs »

En partenariat avec le club histoire de Montreuil, l’ADVR vous invite à la conférence de Yves Blondeau

La Résistance vue par ses acteurs

Jeudi 14 novembre à19h30
théâtre Berthelot à Montreuil
6 rue Marcelin Berthelot, 93100 Montreuil
Métro Croix de Chavaux, ligne 9

Yves Blondeau évoquera les grandes étapes de la Résistance intérieure et illustrera ses propos de portraits de résistants connus ou inconnus qui se sont engagés, se sont battus en payant souvent le prix fort, pour libérer la France et construire une société de justice et de liberté.

Y. Blondeau, docteur en histoire, est secrétaire général de l’ADVR, auteur de « Rester debout », publié en 2014 chez Tirésias, conseiller historique du film de Vincent Goubet : « Faire quelque chose », sorti en 2013.

 

DEVOILEMENT AUJOURD’HUI DANS LE PARC DES BUTTES- CHAUMONT DE LA PLAQUE EN HOMMAGE AU REPUBLICAIN ESPAGNOL Domingo TEJERO PEREZ

DEVOILEMENT AUJOURD’HUI DANS LE PARC DES BUTTES- CHAUMONT DE LA PLAQUE EN HOMMAGE AU REPUBLICAIN ESPAGNOL Domingo TEJERO PEREZ

Parmi les participant(e)s:
– Mahor CHICHE, Violette BARANDA, Philippe NAWROCKI, Dan LERT (adjoints Mairie du 19e),
– Romaric SEUZARET (représentant Catherine VIEU CHARIER, adjointe à la Mairie de Paris,
– Henri FARRENY (Président de l’amicale des anciens guérilleros en France/ AAGEF-FFI.
Pour les organisations et associations, étaient présents:
– Amicale de la Résistance Espagnole en Haute Savoie (Miguel VERA)
– Amis des combattants de l’Espagne Républicaine (ACER)
– Souvenir Français
– Association des amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD)
– Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD)
– FNDIRP
– Association des amis parisiens du MRN
– Amicale de Ravensbrück (Marie France Cabeza- Marnet)
– Amicale de Sachsenhausen (André Lassague)

Musée de la Résistance de Châteaubriant : Nouvelle exposition temporaire

Musée de la Résistance de Châteaubriant : Nouvelle exposition temporaire

1940, entrer en Résistance ?

Chaque automne, le Musée de la Résistance de Châteaubriant présente une nouvelle exposition temporaire, dont le sujet est issu du Concours National de la Résistance et de la Déportation, coordonné par le Ministère de l’Éducation nationale.

L’entrée en guerre, la débâcle et la sidération des Français sont évoqués ainsi que le sentiment d’abandon provoqué par la « drôle de guerre » voulue par Pétain, en 1940.
L’exode, les réalités de l’Occupation et la fin de la République, la collaboration, les
appels à la Résistance de l’été 40, les répressions de Vichy et du Reich sont présentés avec la Résistance pionnière, les premiers réseaux, comme la volonté de sauver le patrimoine culturel français.


Gilles Bontemps, Président de l’Association des Amis du Musée de la Résistance de Châteaubriant, et les membres du conseil d’administration sont heureux de vous convier à l’inauguration de l’exposition :

SAMEDI 19 OCTOBRE 2019 à 17h : Inauguration de l’exposition temporaire (pdf – 2.5 Mo) au Musée de la Résistance de Châteaubriant (entrée libre et gratuite).

Un hommage sera rendu à Louis Tardivel, résistant FTP, administrateur AMRC, décédé le 15 août 2019.

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“ Été 44, la Libération de l’Indre ”

“ Été 44, la Libération de l’Indre ”

Avant sa fermeture hivernale, la Maison des traditions de Chassignolles et l’Association des anciens combattants et amis de la Résistance proposent, au lendemain des commémorations du 75e anniversaire de la libération de la France, une exposition intitulée Été 44, la Libération de l’Indre, visible jusqu’au 1er novembre.
Conçue par Jean-Louis Aubry, historien ; Thomas Fontaine, directeur du Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, et de Jean-Luc Stiver, cette exposition raconte trois mois d’une lutte ouverte, entamée le 6 juin 1944 avec le débarquement de Normandie, durant laquelle la Résistance locale a joué un rôle majeur jusqu’à la fin des combats, le 10 septembre 1944. Elle met en lumière l’importance de l’activité des réseaux de l’Indre : un tiers des opérations menées en France l’ont été dans le Berry durant cette période. Les grandes parcelles de terrain ont permis des atterrissages et des parachutages.
L’Indre a eu, par ailleurs, un poids national au cours de la Résistance française, dès 1940 et dans la bataille de la Libération : 15.000 combattants dans l’Indre au moment de la libération et 70 Indriens ont été reconnus Justes parmi les nations. Le département a été libéré le 22 août ; il faisait partie des premiers départements libérés sans le concours des forces alliées. Puis le 9 septembre, il était l’un des derniers encore sous le contrôle de l’armée allemande en raison de sa situation géographique.
Objets, affiches, journaux prêtés par des collectionneurs locaux enrichissent cette exposition.
76ème anniversaire de la Libération de la Corse : Bastia rend hommage aux combattants

76ème anniversaire de la Libération de la Corse : Bastia rend hommage aux combattants

 

Première région française libérée, dès octobre 1943, la Corse a commémoré ce vendredi matin le 76ème anniversaire de l’insurrection et des combats qui permirent à la Résistance insulaire appuyée par les Forces françaises libres (FFL) de se dégager du joug fasciste et nazi.

Les cérémonies du 76ème anniversaire de la Libération de la Corse, entamées le 3 octobre avec l’hommage aux Goumiers marocains à Teghime, se sont poursuivies ce vendredi à Bastia où municipalité et préfecture ont rendu hommage aux soldats et aux combattants.

C’est à 9 heures  heures, à Montesoro, que Pierre Savelli a donné le « la » de cette célébration qui s’est poursuivie, comme chaque année, en centre-ville à Bastia devant la tourelle du sous-marin Casabianca et le monument aux morts en présence d’une foule assez nombreuse de vacanciers et de bastiais.

Après le traditionnel dépôt de gerbes, une minute de silence et l’hymne national ont rythmé la cérémonie qui s’est déroulée en présence d’une délégation d’anciens combattants.

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Seconde Guerre. Sur les traces du père, 75 ans après

Seconde Guerre. Sur les traces du père, 75 ans après

Son père, aviateur, a quitté Douarnenez pour l’Angleterre en janvier 1944 à bord du Breiz Izel : l’Australien John Carleton reviendra sur ses traces, lundi, dans le cadre d’un parcours mémoriel qui le mène de Givet (Ardennes) à Hastière-Lauvaux (Belgique), en passant par Douarnenez et Falmouth.

Lundi matin, une cérémonie se tiendra à la pointe de Tréboul à la mémoire des passagers de la pinasse Breiz Izel. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1944, ce bateau commandé par Gabriel Cloarec, un jeune patron pêcheur, quittait Douarnenez, au nez et à la barbe des Allemands, cap sur l’Angleterre. À bord, se trouvaient 18 Français fuyant l’occupant et 14 aviateurs britanniques, canadiens et américains. Paddy Carleton, un aviateur britannique, faisait partie des passagers. Son fils John et Suzie, son épouse, qui vivent dans le Queensland en Australie, seront présents lundi à la cérémonie.

Un parcours mémoriel

Biologiste marin aujourd’hui à la retraite, John Carleton effectue un parcours mémoriel sur les traces de son père. Paddy Carleton, originaire de Belfast (Irlande du Nord), s’engage dans la Royal Air Force (RAF) pendant la Seconde Guerre mondiale. La nuit du 31 juillet 1943, il est à bord d’un bombardier Stirling qui se dirige vers Remscheid pour participer à un raid aérien sur la Ruhr. L’avion de la RAF est attaqué par un chasseur de nuit de la Luftwaffe.

L’équipage du bombardier britannique est composé de sept hommes. Robert Broadbent, le mitrailleur de queue, et William Ford, le radio, sont tués dans l’attaque. Le sergent Dunbar est capturé par les Allemands. Paddy Carleton se cache dans un verger près de Givet dans les Ardennes. Une famille de la région lui fournit de la nourriture et de l’eau, avant d’organiser un rendez-vous avec la Résistance française pour le faire passer en Belgique. De l’autre côté de la Meuse, Paddy Carleton est recueilli à Hastière-Lauvaux (province de Namur) où il est soigné et habillé. La Résistance belge lui fournit des faux papiers. Les trois autres membres de l’équipage sont arrêtés par la Gestapo, suite à une dénonciation.

De gauche à droite, les aviateurs alliés : Paddy Carleton, Max Fielder, Leslie Woolard et Thomas Moor. (Collection privée. Photo DR)

 

Caché chez Désirée Kervarec

Entre août et décembre 1943, Paddy Carleton mettra cinq mois pour traverser la France et une partie de la Belgique pour finalement arriver à Douarnenez. Le 24 décembre au soir, il doit embarquer sur La Jeanne, une pinasse pour rallier l’Angleterre. Mais ce projet d’évasion programmé le soir de Noël est abandonné. Paddy Carleton et d’autres aviateurs alliés sont cachés chez Désirée Kervarec, dite Yvonne pour la Résistance. Finalement, le 23 janvier, c’est le départ, à bord du Breiz Izel. « Pour celui qui croit au bon Dieu, c’est le moment de lui faire une prière », lance Gabriel Cloarec, le patron du bateau, au moment de partir. Le Breiz Izel arrivera à Falmouth, le lendemain. L’Union Jack et le pavillon français seront hissés dans la mâture. Une croix de Lorraine a été tracée sur le pavillon tricolore avec du coaltar.

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