Qui était Henri Fertet, jeune résistant dont Emmanuel Macron a lu la lettre d’adieu ?

Qui était Henri Fertet, jeune résistant dont Emmanuel Macron a lu la lettre d’adieu ?

À l’occasion du 75ème anniversaire du Débarquement, le président a lu la dernière lettre que le jeune homme, fusillé à l’âge de 16 ans, a adressée à ses parents.

Une lettre poignante, écrite par un jeune résistant français avant d’être fusillé : tel était le texte choisi mercredi matin par Emmanuel Macron lors de la cérémonie internationale du 75e anniversaire du Débarquement à Portsmouth.

À l’âge de 16 ans, Henri Fertet écrit sa dernière lettre, adressée à ses parents. “Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse et première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l’essentiel… Papa, je t’en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c’est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Adieu, la mort m’appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché”.

Un résistant arrêté à 16 ans

Fils d’instituteur, élève de seconde à Besançon, Henri Fertet avait été arrêté en 1943 chez ses parents, puis exécuté dans la même ville le 26 septembre 1943, avec quinze de ses 23 co-inculpés.

Après 87 jours d’emprisonnement et de torture, il écrit à ses parents, et conclut sa lettre par ces mots : “C’est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France”.

75 ans plus tard, ses adieux ont été repris par Emmanuel Macron, qui a choisi de ne pas faire d’autre discours. À l’issue de cette lecture, le baryton britannique Sir Willard White a interprété Le chant des Partisans, hymne de la Résistance française.

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