Catégorie : Actualité de la Déportation

80 ans après la libération des camps nazis, un hors-série exceptionnel de l’Humanité pour ne jamais oublier

80 ans après la libération des camps nazis, un hors-série exceptionnel de l’Humanité pour ne jamais oublier

Le 27 janvier 1945, Auschwitz était libéré par l’Armée rouge. Dans un hors-série exceptionnel, l’Humanité retrace l’histoire des camps nazis, ce que fut la Shoah en Europe et en France. Récits et témoignages.

Travail de mémoire… devoir d’histoire. Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libéraient le camp d’Auschwitz, en Pologne. Derrière les portes de l’enfer et de la mort, les soldats trouvaient quand même des survivants et, surtout, découvraient l’ampleur de la tragédie en investissant le maillon essentiel de l’industrie nazie de la mort. Ce camp d’extermination n’est pas devenu « symbolique » par hasard. Par son unicité, il résume la criminalité absolue. Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants, d’abord des juifs, y furent massacrés.

Quatre-vingts ans plus tard, que faire de l’histoire des disparus et des déportés ? Comment se souvenir et transmettre cette exigence du savoir ? Auschwitz-Birkenau, Dachau, Buchenwald, Ravensbrück, Mauthausen, Chelmno, Treblinka et bien d’autres… Autant de noms évocateurs des pires moments de notre histoire collective.

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Jean Cayrol (1910-2005) : un poète en résistance

Jean Cayrol (1910-2005) : un poète en résistance

Résistant et déporté, le poète Jean Cayrol a écrit le remarquable texte de « Nuit et Brouillard » d’Alain Resnais. Également romancier, scénariste et cinéaste, il fut un grand découvreur de talents dans l’édition. Un passeur de mots, libre, toujours en alerte.

« Même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d’herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration… »

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Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

C’était mercredi à l’école Sainte Anne à Strasbourg, un nouveau temps fort dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire » avec le témoignage très puissant d’André Bauer, survivant de Bergen Belsen où il fut déporté à l’âge de 4 ans et demi.
Il est venu rencontrer les élèves, accompagné de son épouse Danièle Bauer qui l’a soutenu avec son regard plein de bienveillance tout au long de son témoignage très émouvant.
Il nous a parlé de son amnésie traumatique, qui, selon lui l’a aidé à vivre et à regarder en avant sans être envahi par sa mémoire du passé.
Sa mémoire, ce sont les paroles de sa maman et le livre de Francine Christophe, elle aussi déportée comme lui à Bergen Belsen.
Il a aussi expliqué les traces transmises aux générations qui suivent, avec le concours de la résistance gagné par son fils Ariel et le travail de mémoire réalisé par son petit fils Elie à Singapour.
J’ai présenté une valise symbolisant son trajet de déportation avec sa maman (celui du convoi 80 : de Drancy à Bergen Belsen) et celui du convoi 71 de Drancy à Auschwitz (de son grand père Jacques Moch, ses tantes Margot Moch et Alice Meyer (dont seule Margot survivra) et sa cousine Arlette Meyer.
Je montrai le portrait de Jacques Saurel qui était lui aussi dans le même convoi 80, à l’âge de 11 ans.
Je présentai aux élèves les portraits de Marceline Loridan-Ivens, Simone Veil, #ginettekolinka et Anne Lise Stern, qui étaient dans le même convoi 71.
Je présentai les portraits d’#annefrank et Evelyn Askolovitch qui étaient deux enfants déportées elles aussi à Bergen Belsen. Evelyn Askolovitch avait elle aussi 4 ans à Bergen Belsen.
André Bauer nous parla du mariage de ses parents qui débutèrent leur vie à Obernai en Alsace.
Lui est né à Mertzwiller dans la maison de ses grands-parents maternels, alors que son papa était prisonnier militaire.
la famille fut réfugiée à Chatas dans les Vosges où ils subirent le dramatique sort des juifs vosgiens: ils furent raflés, envoyés au centre d’internement d’Ecrouves, puis à Drancy.
De là pour lui et sa maman ce fut Bergen Belsen par le convoi 80. Ils partirent pour Theresienstadt dans un train, appelé «Verlorenes Transportes», « le transport perdu », «train fantôme».
Le train fut alors détourné vers Tröbitz avec un long trajet du 10 au 23 avril 1945.
Après guerre, ils retournèrent à Obernai où il grandit pour devenir médecin.
André a créé sa famille : sa femme, deux fils et 3 petits enfants, la barbarie nazie n’a pas réussi. Avec deux photos de sa famille, j’ai voulu montrer que la vie est plus forte que la mort .
Les élèves et les enseignants présents furent si touchés, que 4 élèves se proposèrent de créer deux valises racontant son histoire.
Participez au Gala du 80ème anniversaire de la Libération des Déportés CONCERT DE LA LIBERTE

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Mardi 18 mars 2025 | 20h
Théâtre du Châtelet à Paris
Informations et réservations : https://www.afmd.org