Catégorie : Actualité de la Déportation

Jean Pasdeloup, 99 ans, le dernier des combattants de la Résistance en Eure-et-Loir

Jean Pasdeloup, 99 ans, le dernier des combattants de la Résistance en Eure-et-Loir

A 99 ans, cet enfant de Maillebois est le dernier maquisard eurélien encore vivant, à avoir participé aux combats de la Résistance française, notamment lors de l’assaut du Mont Valérien.

Jean Pasdeloup, originaire de Maillebois, est le dernier combattant de la Résistance encore vivant, en Eure-et-Loir. Ce maquisard de 99 ans, qui vit dans une résidence senior, à Vernouillet, est un soldat, contrairement à sa “sœur d’armes” de Thivars, Simone Segouin, disparue mardi 21 février 2023.

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Qui était Simone Segouin, dernière résistante d’Eure-et-Loir, morte à 97 ans ?

Qui était Simone Segouin, dernière résistante d’Eure-et-Loir, morte à 97 ans ?

Simone Segouin s’était engagée dans la résistance eurélienne à seulement 18 ans en 1944, et avait fui les honneurs le reste de sa vie. Elle est décédée ce mardi 21 février à Courville-sur-Eure, à l’âge de 97 ans.

Une page de l’Histoire se tourne. Ce mardi 21 février, L’Écho républicain a appris le décès, à 97 ans, de Simone Segouin, survenu à Courville-sur-Eure. Cultivant une certaine discrétion, loin des honneurs et des fastes cérémoniels, elle avait pourtant participé, dès ses 18 ans, à la Résistance en Eure-et-Loir.

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Réflexion sur les images clandestines des camps de la mort

Réflexion sur les images clandestines des camps de la mort

Depuis 20 ans, Christophe Cognet mène une réflexion sur les images clandestines des camps de la mort auxquelles il a consacré plusieurs articles, un livre et quatre films documentaires.
Son livre « Éclats, prises de vue clandestines des camps nazis », publié aux Editions du Seuil et cité dans Le Monde des Livres parmi les 5 meilleurs essais de 2019, a été écrit pendant la préparation d’𝐀 𝐏𝐀𝐒 𝐀𝐕𝐄𝐔𝐆𝐋𝐄𝐒.
Ce film, construit comme une enquête historique, part sur les traces des déportés, au courage inouï, qui ont pris des photographies des camps de concentration et d’extermination, au péril de leur vie, pour en témoigner au reste du monde.
Un geste de cinéma puissant en salle dès le 15 mars.
Premier panneau d’une fresque, bientôt installée dans un parc qui portera son nom dans la Ville d’Annemasse .

Premier panneau d’une fresque, bientôt installée dans un parc qui portera son nom dans la Ville d’Annemasse .

Mila Racine, dans la forêt entre Annemasse et la Suisse.
Premier panneau d’une fresque, bientôt installée dans un parc qui portera son nom dans la Ville d’Annemasse .
Merci à la mairie et aux élus, via la médiathèque, d’avoir proposé ce fabuleux projet à The Tribe !
« Mila est la deuxième enfant de Georges et Berthe (Bassia) Hirsch dont le patronyme francisé devient Racine. Elle a un frère aîné Emmanuel et une sœur cadette Sacha. En 1926, la famille, fuyant le régime bolchevique, s’installe à Paris. Lors de la défaite de 1940, elle se réfugie à Toulouse et s’établit peu après à Luchon.
Mila Racine œuvre dans la Résistance du 5 janvier 1942 au 21 octobre 1943 (Toulouse, Gurs, Saint-Gervais, Nice, Annemasse) sous la responsabilité de Tony Gryn. Jeune de la WIZO (Women International Zionist Organisation) repliée à Toulouse puis à Luchon, elle apporte assistance aux internés des camps, spécialement à Gurs.
En 1942, elle gagne Saint-Gervais, en Haute-Savoie, où elle dirige un groupe local du Mouvement de jeunesse sioniste (MJS) qui vient d’être créé pour venir en aide aux Juifs en danger. Elle part ensuite pour Annecy. Elle fait partie des fondateurs de la filière clandestine vers la Suisse, dont son frère Emmanuel dit « Mola », travaillant en étroite collaboration avec Georges Loinger, est l’organisateur. Après l’armistice de Cassibile signé par l’Italie avec les Alliés en septembre 1943, les Juifs de la zone alpine se réfugient à Nice. Mila Racine entreprend alors de conduire des convois d’enfants et d’adultes vers Annemasse pour leur faire traverser la frontière suisse.
Le 21 octobre 1943, le convoi qu’elle dirige avec Roland Epstein est intercepté par les Allemands à Saint-Julien-en-Genevois, et conduit à Annemasse à la prison de l’hôtel Pax, siège de la Gestapo. Le choc de cette arrestation paralyse le travail de l’organisation pendant une longue période.
Le maire d’Annemasse, Jean Deffaugt, parvient à faire libérer quelques enfants, dont un bébé de quatorze mois. Il propose à Mila un plan d’évasion, mais elle refuse, craignant des représailles sur les enfants.
Ayant tu son identité juive, Marie Anne Racine est détenue à la prison Montluc de Lyon, puis déportée, via Compiègne, vers le camp de Ravensbrück, avant d’être transférée à Mauthausen pour réparer les voies ferrées détruites par les bombardements alliés. Arrivée le 7 mars 1945 à Amstetten, elle y meurt le 20 lors d’un bombardement.
Roland Epstein reviendra lui de déportation.
La mémoire de Mila Racine est associée à celle de Marianne Cohn, qui prit sa relève dans le convoyage des Juifs. Elle aussi connut une fin prématurée en raison de ces activités. »
Fabrice Grenard : « Travailler autour de la mémoire de la Résistance »

Fabrice Grenard : « Travailler autour de la mémoire de la Résistance »

Fabrice Grenard, historien et fondateur de la Fondation de la Résistance, était l’Invité d’Hubert Coudurier sur Tébéo et TébéSud à l’occasion de la sortie de son livre « Ils ont pris le maquis » aux Éditions Tallandier.

“La Fondation de la Résistance a été créée en 1993 par un collectif d’anciens résistants et des historiens avec l’idée qu’une fois disparus il y ait une France qui puisse continuer à travailler autour de la mémoire”.

“La Résistance naît dès l’été 1940. Il y a un moment très symbolique le 11 novembre 1940, à Paris il y a la grande manifestation des lycées et des étudiants parisiens, à Brest aussi, alors qu’il était interdit de commémorer l’armistice qui était une victoire française”.

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Retirada : un fonds d’archives exceptionnel bientôt numérisé

Retirada : un fonds d’archives exceptionnel bientôt numérisé

La France et l’Espagne ont convenu, en marge du sommet franco-espagnol de Barcelone du 19 janvier, de numériser les archives de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Un fonds de centaines de milliers de documents concernant 140 000 exilés, et aujourd’hui leurs descendants.

Après la Loi sur la Mémoire démocratique, votée en octobre 2022, cette ouverture du fonds français de l’Opfra représente une nouvelle étape très importante pour les descendants des victimes du franquisme. En l’occurrence ces 140 000 exilés (et leurs enfants) placés sous la protection de la France jusqu’en 1979.

Exposition : Déportées à Ravensbrück, 1942-1945

Exposition : Déportées à Ravensbrück, 1942-1945

Archives nationales | du 3 février au 16 juin 2023

Les Archives nationales présentent l’exposition « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 ». Cette exposition fait revivre l’itinéraire de seize femmes déportées depuis la France pour faits de résistance, d’abord en France, puis au camp de Ravensbrück, en Allemagne. Les documents, pour certains inédits, et les objets originaux rassemblés dans ce parcours retracent les conditions extrêmes dans lesquelles ces femmes réussirent à vivre ou survivre.

  •  De l’arrestation à la déportation

Des fonds privés d’une grande richesse, collectés auprès d’associations, d’anciennes déportées et de leurs proches, permettent d’éclairer les conditions de détention des femmes emprisonnées en France puis déportées à Ravensbrück. Parmi les documents remarquables issus de ces archives, sont exposés des lettres et billets clandestins rédigés en prison avant le départ pour l’Allemagne. Ces écrits fragiles dévoilent une détention ponctuée de violences et un engagement sans faille contre l’occupant. Des documents et objets ramenés de Ravensbrück, notamment des portraits dessinés, font revivre ces femmes déportées et sont les témoins précieux de leur quotidien.

  • Raconter le quotidien et l’après

Des fonds privés d’une grande richesse, collectés auprès d’associations, d’anciennes déportées et de leurs proches, permettent d’éclairer les conditions de détention des femmes emprisonnées en France puis déportées à Ravensbrück. Parmi les documents remarquables issus de ces archives, des lettres et billets clandestins rédigés en prison avant le départ pour l’Allemagne. Ces écrits fragiles dévoilent une détention ponctuée de violences et un engagement sans faille contre l’occupant. Des documents et objets ramenés de Ravensbrück, notamment des portraits dessinés, font revivre ces femmes déportées et sont les témoins précieux de leur quotidien.

Commissariat scientifique
Lucile Chartain, chargée d’études documentaires au département Exécutif et Législatif, Archives nationales
Marine Garnier, chargée d’études documentaires au département de la Justice et de l’Intérieur, Archives nationales.

Informations pratiques
Entrée libre et gratuite
Ouverture du lundi au samedi du 9h45 à 16h45
Fermé le dimanche et les jours fériés : voir le détail