Préparer le CNRD
Préparer le CNRD
Comme tous les ans, le Musée de la Résistance & de la Déportation de la Haute-Garonne publie une plaquette pédagogique de préparation. Destinée aux élèves, elle les accompagne dans la découverte du thème, fournit les notions principales ainsi que des pistes d’approfondissement
« La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIème Reich (1944-1945)«
Le thème est abordé à travers 3 axes thématiques, et s’appuie sur les objets et archives écrite et orales du musée. Des analyses de ces documents sont proposées, ainsi que des repères géographiques et chronologiques locaux et nationaux et internationaux, et une large place est consacrée aux personnalités toulousaines et haut-garonnaises. Les candidats peuvent donc ancrer leur préparation dans des contextes proches d’eux, et sont accompagnés grâce à de nombreuses fiches méthodologiques.
Ceux du Chambon
Dernière lecture que je vous conseille, une très belle BD sur le destin de deux enfants cachés. Basé sur les souvenirs et les archives personnelles d’Étienne Weil, qui les a confiés au scénariste Matz, cet album est son histoire, celle d’une famille ordinaire cernée par les dangers, confrontée à des drames mais aussi à la bonté, et déterminée à surmonter les épreuves. Cet album est aussi un hommage à ceux du Chambon, habitants d’une ville distinguée, fait exceptionnel, comme Juste parmi les Nations par Yad Vashem, Institut International pour la mémoire de la Shoah : « Le vieil homme que je suis aujourd’hui s’émeut bien sûr de retrouver l’enfant qu’il était alors, mais plus encore de ressentir l’immense faculté qu’a l’être humain de cultiver le courage,la bonté, le dévouement, le regard sur l’autre. Merci à ceux du Chambon qui ne sont plus là, merci à ceux du Chambon d’aujourd’hui ».

Prochaine conférence proposée par l’association de Défense des Valeurs de la Résistance
Lundi 20 décembre, 16 heures, Mairie du 20°, salle des mariages.
Au terme d’une passionnante enquête, Stéphanie Trouillard nous fera découvrir André Godet, son grand-oncle, jeune maquisard breton fusillé en juillet 1944.
La Resistance des Alsaciens
Conférence sur la Résistance des habitants de Brumath et des environs durant la Seconde Guerre mondiale
Vendredi 19 novembre 2021 à la médiathèque Les Triboques de Brumath, j’ai présenté différents parcours de résistants et résistantes devant une soixantaine de personnes réunies pour l’occasion. J’ai inséré ces parcours dans l’histoire de la Résistance alsacienne mettant en relief ses spécificités notamment dans ses formes : aide aux prisonniers de guerre évadés, contre-propagande, évasion de la Wehrmacht… J’ai été très touché par les familles de plusieurs résistants venues me voir à la fin. Une belle soirée remplie d’échanges fructueux et d’émotions.
Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère
Les résistants des « Flèches Noires »
Connaissez-vous Hélène Berr ?
Comment faire l’histoire de la Résistance ?

Ce jeudi 11 novembre, Hubert Germain a rejoint le dernier caveau de la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il était l’ultime survivant des Compagnons de la Libération. Est-ce à dire que le temps des témoins est terminé, et que commence celui des historiens ?
Le général de Gaulle n’avait pas souhaité proclamer le rétablissement de la République puisque, pour lui, celle-ci n’avait jamais cessé d’être. Tel est le « mensonge sacré des patriotes », qui donne sa majuscule au grand nom de Résistance. Comment en écrire l’histoire ? Tâche difficile, assurément, qui doit naviguer entre vérité et mensonges, témoignage et archives, enquêtes et mémoire. Les historiens du futur, c’est nous aujourd’hui. Le jeudi 11 novembre 2021, Hubert Germain a rejoint le dernier caveau de la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien, qui lui était réservé en tant qu’ultime survivant des Compagnons de la Libération. Est-ce à dire que le temps des témoins est terminé, et que commence celui des historiens ?
Pour le comprendre, nous allons nous intéresser à l’avant-dernier compagnon de la Libération, mort il y a un an, presque jour pour jour, à 101 ans. Il s’agit de Daniel Cordier.
Nous en parlerons avec Laurent Douzou, historien de la Résistance, rejoint dans la seconde partie de l’émission par Paulin Ismard, dont les entretiens avec Daniel Cordier ont donné lieu, en 2013, à ce beau livre, De l’Histoire à l’histoire. Comment l’histoire peut perdre sa majuscule au moment où la Résistance la conquiert ? Comment un témoin se fait historien, avant de redevenir témoin de la manière dont il est devenu historien ?
Hommage à Renée Lévy, résistante française de la première heure

Par Marie-Jo Bonnet
Publié le 11/11/2021 à 15:26, Mis à jour le 12/11/2021 à 11:11
Petite fille d’Alfred Lévy, Grand Rabbin de France de 1907 à 1919, Renée Léa Lévy est née à Auxerre, le 25 septembre 1906, dans une famille d’universitaires. Famille Grun
FIGAROVOX/TRIBUNE – Le dernier Compagnon de la Résistance, Hubert Germain est inhumé ce jeudi 11 novembre au Mont-Valérien. À cette occasion, l’historienne Marie-Jo Bonnet rend hommage à Renée Lévy, l’une des rares femmes également inhumées au Mémorial de la France combattante.
Marie-Jo Bonnet est historienne, militante féministe et co-fondatrice des «Gouines Rouges». Elle a également participé au Mouvement de Libération des Femmes dès 1971. Auteur de plusieurs ouvrages, elle a publié «La Maternité symbolique» (Albin Michel, 2020).
Petite fille d’Alfred Lévy, Grand Rabbin de France de 1907 à 1919, Renée Léa Lévy est née à Auxerre, le 25 septembre 1906, dans une famille d’universitaires. Son père, Léon Lévy, décédé quatre ans après sa naissance, avait participé à la création des premières Amicales des professeurs de l’enseignement secondaire. Sa mère, Berthe Lévy, fait partie d’une des premières promotions de l’École normale supérieure de Sèvres. Quelques années après la naissance de sa fille, elle est nommée en 1912 professeur de Lettres au lycée Victor-Hugo à Paris.

